Championnat du monde Superbike Italie (Imola) Mai 2016

Rea plie mais ne rompt pas

Même si Chaz Davies a réussi à s’offrir les deux victoires, Jonathan Rea a parfaitement géré son week-end italien en assurant la deuxième place à l’arrivée des deux courses du week-end. Depuis le début de la saison, le champion du monde en titre n’a jamais quitté le top trois.

Les courses

Après avoir surclassé ses adversaires aux Pays-Bas, Jonathan Rea a intelligemment joué placé à Imola.

Sur un terrain très favorable à la Ducati de Chaz Davies, le pilote Kawasaki a assuré deux deuxièmes places dans des conditions difficiles :

« J’ai connu quelques petits problèmes techniques, révèle-t-il. Lors de la première course, ma roue arrière avait tendance à se bloquer, sûrement à cause d’un souci d’électronique, et dans la seconde, j’ai eu une panne de mon tableau de bord durant quelques secondes qui m’ont là-encore un peu perturbé. Au final, je ne suis pas mécontent de ce résultat. »

D’autant qu’il lui a fallu à chaque fois contenir les assauts de son coéquipier. Tom Sykes s’est en effet classé deux fois troisième sur le tracé italien.

En Supersport, Kenan Sofuoglu a remporté son deuxième succès de l’année. Randy Krummenacher a été moins heureux, une fuite d’eau sur le circuit de refroidissement de sa Kawasaki l’ayant contraint à l’abandon.

Le championnat

Deux fois deuxième sous sur la ligne d’arrivée du circuit d’Imola, Jonathan Rea lâche une dizaine de points à Chaz Davies, double vainqueur du jour. Toujours leader, le pilote Kawasaki conserve néanmoins trente-cinq points d’avance sur l’officiel Ducati. Troisième du classement général, Tom Sykes suit à trente-deux points.

En Supersport, Kenan Sofuoglu profite de sa victoire et des ennuis de son coéquipier pour s’emparer des commandes du championnat. Le Turc devance Krummenacher de quinze points.

 L’histoire

Depuis l’ouverture du championnat en Australie, Jonathan Rea n’est encore jamais descendu du podium. Dix courses, dix podiums. Depuis la création du championnat du monde de Superbike, une telle régularité ne s’était vue qu’à cinq reprises : Carl Fogarty en 1995 et 1999, Neil Hodgson en 2003, Troy Corser en 2005 et le même Jonathan Rea en 2015 pour ses débuts avec l’équipe Kawasaki. A chaque fois, l’auteur de cet enchaînement de dix podiums consécutifs a été sacré champion du monde en fin de saison. Faut-il y voir un signe pour le Britannique, champion du monde en titre ?

« Sûrement pas, assure celui-ci. Rien n’est jamais acquis. Il faut travailler pour rester sur cette dynamique, mais il faut aussi gagner car Chaz Davies est un sacré client. Il nous l’a encore prouvé à Imola en remportant les deux courses. »

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