Championnat du monde Superbike – Qatar

Trois victoires pour conclure la saison

Quintuple champion du monde depuis l’épreuve de Magny-Cours, Jonathan Rea a conclu sa saison au Qatar sur un nouveau triplé.

Insatiable, Jonathan Rea a parachevé sa saison triomphale en décrochant la victoire lors des trois dernières courses du championnat organisées sur le circuit de Losail, au Qatar. Ce triplé, le second cette année après celui de Donington, permet au pilote Kawasaki de peaufiner ses statistiques. Le quintuple champion du monde Superbike compte désormais 88 victoires à son palmarès. « Je suis vraiment heureux de fini la saison sur un triplé, confie Rea. Cette année aura été très spéciale. Je ne pensais subir autant en début de saison, j’ai dû attendre la cinquième épreuve pour gagner ma première course. Mais nous n’avons jamais rien lâcher. On a travaillé pour faire progresser la moto et nous avons démontrer sur les dernières courses que la vitesse de pointe ne fait pas tout. Je suis fier de ce que nous avons réalisé cette année. » Pour sa dernière apparition avec le team Kawasaki, Leon Haslam a enchaîné deux cinquième places avant de terminer neuvième de sa dernière course avec la ZX-RR. « J’espérais faire un peu mieux, explique-t-il. La saison a été plus difficile que prévu, j’ai eu des difficultés toute l’année pour arrêter la moto sur les phases de freinage. Je n’ai pas su progresser comme il aurait fallu. Mais j’ai tout de même fait quelques bonnes courses, comme en Australie, en Aragon et à Misano. Je suis également heureux d’avoir remporté les Huit Heures de Suzuka avec Jonathan. » Meilleur pilote indépendant cette saison, Toprak Razgatlioglu n’a pas réussi à remonter sur le podium au Qatar. Onzième de la première course, il a fini le sprint de la Superpole en quatrième position et s’est classé cinquième de la dernière manche. En Supersport, Lucas Mahias a conclu sa saison sur une nouvelle victoire, la seconde après celle à Magny-Cours. Un succès obtenu aux forceps pour le pilote Kawasaki qui souffrait de maux ventre au départ. Hikari Okubo a lui franchi la ligne d’arrivée du circuit de Losail en huitième position.

Le championnat

Malgré un début de saison difficile, Jonathan Rea aura cette année encore écrasé la concurrence. Fort de 17 victoires, le désormais quintuple champion du monde Superbike finit avec 663 points, soit 165 points de plus que son premier dauphin, Alvaro Bautista. Leon Haslam se classe lui septième avec 281 points alors que Toprak Razgatlioglu, premier pilote indépendant, achève la saison en cinquième position avec 315 points. En Supersport, Lucas Mahias, vainqueur de deux des trois dernières courses, termine quatrième du championnat du monde avec 168 points. Cinquième, Hikari Okubo finit l’année avec 105 points.

Championnat du monde MotoGP – Grand Prix d’Australie

Marquez temporise

Avec une météo capricieuse qui a perturbé les essais et compliqué les courses, le Grand Prix d’Australie n’a pas été une partie de plaisir. Marquez y a assuré une place d’honneur pour gérer son avance au classement général.

Une fois de plus, le printemps austral a mis à rude épreuve les nerfs des pilotes sur le circuit de Phillip Island. Des averses éparses, une température de quatorze degrés et de fortes rafales de vent qui ont même contraint les organisateurs à reporter les qualifications de la catégorie MotoGP au dimanche matin. Une décision prise après la chute de Miguel Oliveira, poussé hors de la piste en bout de ligne droite par une violente bourrasque. Bien secoué par cette chute, le pilote KTM Tech 3 n’a pas pu prendre le départ de la dix-septième course de la saison. Bravant des conditions difficiles mais tout de même moins défavorables que celles de la veille, Hafizh Syahrin, son coéquipier, a réussi à terminer quinzième pour ajouter un point au classement général. En Moto2, Alex Marquez n’a pas réussi la course qu’il espérait après avoir démontré un bon rythme aux essais. Sixième sur la grille, le pilote Marc VDS n’a jamais été en mesure de se battre aux avant-postes. Il a intelligemment assuré la huitième place. « La journée a été beaucoup plus compliquée que ce que j’espérais, confesse-t-il. Dès le départ de la course j’ai compris que je n’avais pas le rythme pour jouer devant. Je me suis retrouvé en bagarre sans parvenir à m’imposer. Quand tu n’as pas le rythme et que tu manques de feeling avec ta moto, ça devient vite difficile, surtout un circuit comme Phillip Island où il faut avoir de la confiance pour aller vite. On marque néanmoins des points importants pour le championnat. » Bien parti de la quatorzième place de la grille, Xavi Vierge était à la lutte pour la cinquième position quand il est tombé au virage numéro quatre. « Je suis vraiment désolé pour l’équipe car j’avais le rythme et la moto pour monter sur le podium », explique le Catalan. Comme lui, Marco Bezzecchi est tombé en début de course alors qu’il s’était classé huitième aux essais. Percuté par un autre pilote, le pilote KTM Tech 3 n’a rien pu faire pour éviter la chute. Phillip Oettl a quant à lui franchi la ligne d’arrivée en vingt-deuxième position.

Le championnat

Avec huit points de plus inscrits à Phillip Island, Marquez quitte l’Australie fort d’une avance de 28 unités sur Tom Lüthi. Le pilote Marc VDS disputera le week-end prochain en Malaisie sa première balle de match pour conquérir son premier titre de champion du monde Moto2. Malgré sa chute, Xavi Vierge se maintient à la seizième place du classement général. Pas de changement non plus pour Marco Bezzecchi, toujours vingt-deuxième. En MotoGP, Miguel Oliveira glisse en dix-septième position alors qu’Hafizh Syahrin repasse devant Sylvain Guintoli et figure désormais à la vingt-troisième place du classement général.

CITROËN DÉJÀ FOCALISÉ SUR 2020

Condamné à une course d’attente depuis l’avarie hydraulique ayant coupé Sébastien Ogier et Julien Ingrassia dans leur élan dès l’ES 2, le Citroën Total World Rally Team, bien qu’ayant confirmé les progrès de C3 WRC sur l’asphalte, ne pouvait empêcher l’attribution du titre mondial pilote et copilote.

Particulièrement bien partis le premier jour sur terre, avec un scratch dès la première ES, Sébastien Ogier et Julien Ingrassia ont malheureusement vu leurs espoirs de victoire être compromis par une avarie hydraulique dès le chrono suivant et se sont ensuite attachés à rallier l’arrivée au meilleur classement possible. Remontés 8e hier après avoir confirmé les progrès de C3 WRC sur l’asphalte avec plusieurs temps probants, ils continuaient aujourd’hui la séance d’essais grandeur nature menée sur cette surface en vue du futur.

C’était hélas insuffisant pour empêcher l’attribution du titre mondial pilote et copilote à Ott Tänak et Martin Järveoja. Désormais focalisé sur 2020 et déterminé à permettre à Sébastien Ogier et Julien Ingrassia de retrouver le numéro 1, le Citroën Total World Rally Team abordera l’ultime rendez-vous de la saison en Australie (14-17 novembre), avec la combattivité qui le caractérise, et la ferme intention de finir sa campagne 2019, déjà ponctuée de onze podiums, dont trois succès, en beauté.

En confiance au volant de C3 WRC, Esapekka Lappi et Janne Ferm étaient quant à eux montés progressivement en puissance le premier jour sur terre, au point de figurer à seulement 4’’ du podium en début de deuxième tour lorsqu’ils étaient malheureusement victimes d’une casse au niveau du moteur, qui les condamnait à un abandon définitif pour le week-end.

Citroën Racing avait par ailleurs la satisfaction de voir C3 R5 réaliser un doublé au sein des voitures de la catégorie. Mads Ostberg et Torstein Eriksen s’imposaient et s’adjugeaient le WRC2Pro, tandis qu’Eric Camilli et Benjamin Veillas, leurs dauphins, raflaient quant à eux le WRC2.

RÉACTIONS DE…

Sébastien Ogier, Pilote du Citroën Total WRT

« Ce n’est clairement pas le résultat que nous espérions en arrivant ici. Nous étions déterminés à tout donner jusqu’au bout mais cela s’est malheureusement terminé très tôt. L’adrénaline et la motivation étaient forcément différentes ensuite, mais nous avons fait en sorte de rester les plus professionnels possibles, pour travailler sur la voiture sur le bitume, et tâcher d’attaquer fort quand même. Félicitations à Ott et Martin pour ce titre mérité et remporté avec la manière. »

Esapekka Lappi, Pilote du Citroën Total WRT

« Je suis déçu de cette fin prématurée, d’autant que j’avais réalisé jusqu’à-là une première journée plutôt constante et solide en termes de vitesse. Les écarts étaient faibles et la bagarre s’annonçait belle, car je me sentais à l’aise au volant de ma C3 WRC. J’étais curieux de mesurer l’étendue des progrès réalisés sur l’asphalte et les temps signés par Sébastien et Julien vont clairement dans le bon sens. J’ai maintenant hâte d’être en Australie pour finir la saison de la meilleure façon possible. »

DEUX QUESTIONS À PIERRE BUDAR, DIRECTEUR DE CITROËN RACING

Quelle analyse faites-vous de ce week-end forcément décevant et plus largement de la saison ?

Nous n’avons pas été à la hauteur collectivement pour lutter et nous devons nous mobiliser pour hausser encore notre niveau de performance si nous voulons être en mesure de briguer un titre l’an prochain. Le projet que nous avons mis en route début 2019, avec de nouveaux équipages, et une équipe technique renouvelée, s’annonçait difficile face à des formations rodées, avec des pilotes ayant déjà l’expérience de leurs montures. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’il s’inscrit depuis le début dans la durée. Nous avons commencé fort au Monte-Carlo où Sébastien et Julien sont toujours redoutables, avant de confirmer au Mexique où Citroën a toujours très bien su gérer le paramètre chaleur et altitude. Peut-être qu’ensuite nous avons un peu subi la jeunesse de notre équipe. Il fallait que chacun trouve ses marques et que l’on s’accorde sur la direction à suivre. Nous n’avons sans doute pas su non plus tirer la quintessence de toute l’expérience du team sur l’asphalte, où nous n’avons pas été au rendez-vous en Corse puis en Allemagne. 

La saison 2020 commence-t-elle déjà en Australie ?

Elle a déjà commencé pour nous, puisque nous avons plusieurs travaux déjà en cours pour faire évoluer la voiture dès la première course de l’année. Toutes nos équipes de développement sont sur le pied de guerre pour que l’on soit capables d’être au meilleur niveau dès ce rendez-vous inaugural. Nous avons un programme d’essais intensif que nous nous réservons encore la possibilité d’étoffer. J’espère que 2020 nous permettra de tirer les fruits de tout ce que nous avons initié cette année, nous faisons en tout cas tout pour. Ce week-end, nous sommes tous déçus, atteints même, tant personne n’a jamais relâché ses efforts tout au long de ces intenses semaines. Mais nous restons soudés, et nous allons tirer de nouveaux enseignements de cet échec, pour continuer à grandir ensemble et revenir meilleurs.

CLASSEMENT FINAL PROVISOIRE

1. Neuville / Gilsoul (Hyundai i20 WRC) 3h07’39’’6
2. Tänak / Järveoja (Toyota Yaris WRC) +17’’2
3. Sordo / Del Barrio (Hyundai i20 WRC) +17’’6
4. Loeb / Elena (Hyundai i20 WRC) +53’’9
5. Latvala / Anttila (Toyota Yaris WRC) +1’00’’2
6. Evans / Martin (Ford Fiesta WRC) +1’14’’2
7. Suninen / Lehtinen (Ford Fiesta WRC) +1’47’’6
8. Ogier / Ingrassia (Citroën C3 WRC) +4’20’’5
9. Ostberg / Eriksen (Citroën C3 R5) +8’24’’6 (1ers RC2 & WRC2Pro)
10. Camilli / Veillas (Citroën C3 R5) +8’47’’2 (2èmes RC2 & 1ers WRC2)

CHAMPIONNAT DU MONDE PILOTES

1. Ott Tänak – 263 points
2. Thierry Neuville – 227 points
3. Sébastien Ogier – 217 points
4. Andreas Mikkelsen & Elfyn Evans – 102 points
5. Kris Meeke – 98 points
6. Jari-Matti Latvala – 94 points
7. Teemu Suninen & Dani Sordo – 89 points
8. Esapekka Lappi – 83 points

* sous réserve de la publication des classements officiels par la FIA

CHAMPIONNAT DU MONDE CONSTRUCTEURS

1. Hyundai WRT – 380 points
2. Toyota Gazoo Racing – 362 points
3. Citroën Total WRT – 284 points
4. M-Sport Ford WRT – 218 points

* sous réserve de la publication des classements officiels par la FIA

Championnat du monde MotoGP – Grand Prix du Japon

Marquez contrôle et se rapproche du titre

Malgré une course difficile, Alex Marquez a assuré l’essentiel en terminant sixième. Le leader du championnat du monde Moto2 maintient ainsi ses adversaires à distance.

Alors qu’il avait signé la pole position, Alex Marquez a dû se contenter d’une sixième place sous le drapeau à damier à l’arrivée du Grand Prix du Japon. Moins à l’aise qu’il ne l’avait été aux essais, le leader du championnat a dû composer avec une machine devenue nerveuse à l’accélération. « On termine sixième, ça n’est pas un mauvais résultat, commente Marquez. Mais c’est vrai que nous attendions beaucoup mieux après les essais. On a changé des choses sur la moto entre le warm up et la course, et je pense que ça n’était pas la meilleure idée que nous ayons pu avoir. Nous allons devoir analyser tout ça avant l’Australie pour retrouver les avant-postes et se remettre tout de suite dans le rythme. » Xavi Vierge a lui vécu un week-end très compliqué. En retrait aux essais à cause de problèmes au freinage, et seulement vingtième sur la grille, le pilote du team Estrella Galicia 0,0 Marc VDS a pris un bon départ. Il était remonté en douzième position avant d’être accroché par l’Italien Manzi qu’il venait de doubler. Un nouveau résultat blanc pour le coéquipier de Marquez. Du côté du team Tech 3 KTM, les pilotes Moto2 ont eux aussi souffert. Malade, Marco Bezzecchi a abandonné à mi-course alors qu’il se battait pour une place dans le top dix. Quant à Phillip Oettl, il a franchi la ligne d’arrivée en vingtième position. En MotoGP, Miguel Oliveira a égalé son deuxième meilleur résultat de la saison en se classant douzième. Une belle performance pour le Portugais victime d’une très grosse chute aux essais. « Les premiers tours ont été difficiles dans le trafic, explique-t-il. Mais j’ai pu prendre mon rythme au fil des tours et finir bien. Physiquement j’étais beaucoup mieux qu’en Thaïlande, c’est de bon augure avant le Grand Prix d’Australie. » Hafizh Syahrin s’est lui bagarré avec le Japonais Nakagami avant de perdre pied dans les cinq derniers tours. Il se classe vingtième à 46 secondes du vainqueur, Marc Marquez.

Le championnat

En se classant sixième à Motegi, Marquez empoche dix points supplémentaires. Alors qu’il ne reste plus que trois courses à disputer, le leader championnat du monde Moto2 compte désormais 36 points d’avance sur Thomas Lüthi, son nouveau dauphin. Xavi Vierge perd lui une nouvelle place au classement général. Le voilà seizième. Même punition pour Marco Bezzecchi qui glisse en vingt-deuxième position. En MotoGP, Miguel Oliveira remonte à la seizième place tandis qu’Hafizh Syahrin conserve sa vingt-quatrième position.

DS TECHEETAH dévoile la DS E-TENSE FE20 pour la saison 2019/2020 du championnat ABB FIA FORMULA E

DS TECHEETAH, vainqueur du championnat ABB FIAFormula E, a dévoilé ses couleurs de la saison 6.

Pour la saison 2019/2020, la désormais célèbre livrée noire et or renforce son allure sportive grâce à une trame rappelant ses couleurs disposée avec élégance sur plusieurs parties de la voiture. La technologie gagnante du team arborera également une couronne de laurier sur chaque monoplace et la voiture du champion en titre de Formula E, Jean-Éric Vergne, sera décorée de deux étoiles dorées pour célébrer ses deux titres « pilote ». Avec cette livrée retravaillée par le studio design de DS Automobiles, la DS E-TENSE FE20 incarne plus que jamais l’audace et l’esprit de performance. D’un point de vue technique, la DS E-TENSE FE20 est le fruit d’un travail de développement basé sur les qualités de la double championne DS E-TENSE FE19.

Xavier Mestelan Pinon, Directeur de DS Performance : « L’équipe a utilisé l’expérience qui nous a permis de remporter les deux titres pour développer davantage le potentiel de la voiture. Nos ingénieurs ont optimisé la plupart des éléments sans pour autant repenser complètement la monoplace. Le moteur, l’inverter et la boîte de transfert ont évolué mais les changements les plus profonds sont au cœur des systèmes embarqués. Tout cet ambitieux travail de recherche et développement vise à offrir aux pilotes une voiture qui leur permette de se battre pour gagner et défendre les deux titres lors de la prochaine saison qui débutera le 22 novembre à Riyad ».

Keith Smout, Directeur commercial, DS TECHEETAH : « La DS E-TENSE FE20 est une évolution de notre voiture championne. Nous voulions rester fidèles à notre passé et continuer à célébrer et à honorer notre succès en conservant la livrée noire et or désormais emblématique. Si vous regardez de plus près, vous pouvez voir que le motif est fait à partir de notre logo de tête de guépard, ce qui témoigne également de nos actions pour soutenir le combat du Big Cat Sanctuary qui lutte pour sauver les guépards et autres grands félins. Un sujet plus urgent que jamais et une cause qui nous tient à cœur ».

Championnat du monde Superbike – Argentine

Deux victoires de plus pour Rea

Dans la foulée de son cinquième titre de champion du monde obtenu fin septembre à Magny-Cours, Jonathan Rea a enchaîné trois nouveaux podiums en Argentine. Et à deux reprises, le pilote Kawasaki s’est hissé sur la plus haute marche.

Avant-dernière épreuve de la saison de Mondial Superbike, l’étape argentine organisée sur le circuit Villicum de San Juan a une fois de plus permis aux pilotes Kawasaki de se mettre en valeur. Troisième aux essais et deuxième à l’arrivée de la première course, Jonathan Rea a raflé deux victoires dimanche en prenant l’ascendant sur Alvaro Bautista, le vainqueur de la veille. « Je suis très content de la manière dont nous avons géré ce week-end, détaille le quintuple champion du monde. Nous l’avons entamé sur une piste très sale qui nous a posé de nombreux problèmes, notamment au niveau de l’usure des pneumatiques. Mais après chaque séance et après chaque course l’équipe a fait un super boulot en faisant évoluer à chaque fois les réglages de ma moto. Dimanche, son comportement était parfait. Les conditions s’étaient améliorées, le grip était meilleur, et j’ai pu tenir tête à Bautista qui est un gros freineur. J’ai pu conserver un super rythme qui m’a même permis de le lâcher assez rapidement. » En difficulté aux essais, Leon Haslam a souffert en s’élançant à chaque départ d’assez loin. Sixième samedi, le pilote britannique qui, contrairement à ses adversaires découvrait le tracé de San Juan, s’est classé huitième de la course sprint et dixième de la dernière manche du week-end. Belles performances en revanche de Toprak Razgatlioglu qui, comme Rea, a enchaîné trois podiums sur le sol argentin. Trois fois troisième, le pilote turc a confirmé sa montée en puissance sur cette seconde partie de championnat. En Supersport, Lucas Mahias a terminé son week-end sur la deuxième marche du podium. « Je manquais de feeling aux essais, raconte le Français. En début de course, je n’étais toujours pas très à l’aise sur la moto. Mais en observant mes adversaires, j’ai commencé à modifier quelques trajectoires et je me suis mis à rouler dans un très bon rythme. J’étais même le plus rapide sur la seconde partie de la course. Malheureusement, Jules Cluzel avait pris trop d’avance pour que je puisse le rejoindre. Quoi qu’il en soit, ce nouveau podium est une très bonne chose pour toute l’équipe Kawasaki. » Son coéquipier Hikari Okubo est passé sous le drapeau à damier en douzième position à cause d’un problème de vibrations sur sa machine.

Le championnat

Bien que titré depuis l’antépénultième épreuve du championnat organisée en France, Jonathan Rea ne semble pas rassasié de victoires. Le pilote Kawasaki a encore augmenté l’écart sur ses adversaires en Argentine. Ce sont désormais 141 points qui le séparent d’Alvaro Bautista. Plus loin, Leon Haslam se maintient à la sixième place du classement général avec 257 points, juste derrière Toprak Razgatlioglu qui n’est plus qu’à cinq et six points d’Alex Lowes et Michael Van der Mark. Déjà assuré du titre de meilleur pilote indépendant, le Turc peut encore espérer déborder les deux officiels Yamaha et finir le championnat sur la troisième marche du podium. En Supersport, Lucas Mahias consolide sa quatrième place. Cinquième avec 46 points de retard, Hikari Okubo ne peut plus espérer rattraper son coéquipier.

CITROËN ET OGIER EN BRONZE AU PAYS DE GALLES

45e Wales Rally GB (3– 6 octobre 2019) – Arrivée

Fidèle à sa réputation d’épreuve particulièrement sélective en raison notamment de sa météo toujours très instable, cette édition du rallye de Grande-Bretagne voyait Sébastien Ogier et Julien Ingrassia grimper sur la troisième marche du podium, tandis qu’Esapekka Lappi et Janne Ferm, contraints à recourir au Rallye 2 pour voir l’arrivée, emmagasinaient une expérience considérable.

Avec une dernière journée longue seulement de 38,42 kilomètres, et tracée sur des ES très bien connues de tous, la partie s’annonçait compliquée pour que Sébastien Ogier et Julien Ingrassia puissent refaire leur retard sur les deux premiers. D’autant plus que l’étape était amputée de l’ES de Great Orme (4,74 km), propice à des écarts l’an passé, et annulée cette fois-ci pour raisons de sécurité. Les Français s’attachaient dès lors à passer au travers des nombreuses embuches du jour, avant de tout donner à nouveau dans la Power Stage, pour assortir leur troisième place de quatre points supplémentaires, grâce à un deuxième temps dans cet exercice.

Ce résultat constitue le onzième podium du Citroën Total World Rally Team en douze manches cette saison, leur huitième personnel également, et leur vaut de se maintenir au 2e rang du championnat, à vingt-huit unités du premier.

Sébastien Ogier et Julien Ingrassia se positionnaient dans le trio de tête dès le premier véritable chrono du rallye, avant de réaliser un deuxième tour du vendredi particulièrement offensif et ponctué notamment de deux meilleurs temps, confirmant leur intention de tenter d’accrocher une sixième victoire sur ces terres. Si bien qu’ils concluaient cette étape d’ouverture à seulement 3’’4 de la tête. Décidés à poursuivre leur assaut le samedi, sur la journée de course la plus longue du week-end, qui plus est privée d’assistance de mi-parcours, les sextuples champions du monde mettaient une nouvelle fois beaucoup de cœur à l’ouvrage dans une bagarre haletante à la seconde, mais ne pouvaient complètement soutenir la comparaison avec les deux autres prétendants au titre. D’où leur classement à 17’’3 du premier et 6’’3 du deuxième ce matin.

Après une première véritable spéciale abordée prudemment, le temps de s’approprier le comportement de C3 WRC sur pareil terrain gras, Esapekka Lappi et Janne Ferm haussaient immédiatement le rythme avec un 4e temps à 4’’0 dans l’ES suivante de Penmachno (16,19 km). Un 3e chrono à 1’’0 dans l’ES 5 d’Aberhirnant (10,26 km) leur valait même de rallier la mi-première journée à seulement 7’’8 du podium. Mais ils faisaient hélas les frais de l’un des nombreux changements d’adhérence du parcours, en surestimant le niveau de grip sur un freinage dès l’entame de la deuxième boucle et devaient momentanément en rester là. Repartis en Rallye 2 le samedi, ils se concentraient dès lors à parfaire leur connaissance des subtilités de l’épreuve et de ce que c’est de s’élancer en premier sur ces chemins gras, parfois inondés de flaques d’eau. Ils n’en démontraient pas moins au passage leur pointe de vitesse, avec notamment un 3e chrono à moins d’une seconde du scratch dans la Power Stage.

RÉACTIONS DE…

Sébastien Ogier, Pilote du Citroën Total WRT

« La Power Stage résume notre week-end, nous avons à chaque fois été une paire de dixièmes derrière. Nous avons pourtant fait tout notre possible, mais il nous manque un peu de performance tandis que Ott a réalisé un super week-end. Ce n’est pas une bonne opération au championnat, avec encore deux rallyes à disputer, mais nous allons continuer à nous battre farouchement tant qu’il y aura une chance mathématique de remporter le titre. »

Esapekka Lappi, Pilote du Citroën Total WRT

« C’est sûr que c’est regrettable de s’être retrouvés ainsi hors du jeu dès le vendredi. Mais j’en retiens quand même du positif car nous avons encore beaucoup appris. J’ai également été agréablement surpris par le niveau de performances que nous avons pu afficher avec C3 WRC après avoir pourtant connu une météo parfaitement sèche pendant nos essais préparatoires. »

DEUX QUESTIONS À PIERRE BUDAR, DIRECTEUR DE CITROËN RACING

Comment analysez-vous ce week-end en demi-teinte ?

Le bilan est effectivement contrasté. Il y a évidemment plusieurs motifs de satisfaction, à commencer par celui de ramener à la marque un onzième podium en douze manches cette saison. Nous avons aussi affiché une fiabilité exemplaire avec C3 WRC, notamment le samedi où il fallait parcourir la moitié du rallye sans assistance. D’un autre côté, nous espérions avoir un plus haut niveau encore de compétitivité pour permettre à Sébastien et Julien de continuer leur remontée au championnat, d’autant qu’ils ont encore fait preuve d’une pugnacité exemplaire sur ce rallye qu’ils maîtrisent particulièrement bien. En atteste notamment leur performance dans la Power Stage. Au lieu de quoi, ils perdent encore un peu de terrain. De même, nous visions mieux pour Esapekka et Janne, mais ils ont manqué un peu de réussite avec leur petit écart de trajectoire effectué au mauvais endroit. On l’a vu ensuite, le rythme affiché pouvait clairement leur permettre de ramener un bon résultat, mais il faut beaucoup de métier pour lire l’adhérence sur ces chemins boueux et ils en sont encore en train d’en accumuler. Ils ont d’ailleurs beaucoup appris par la suite, en étant réguliers.

Comment envisagez-vous les deux derniers rendez-vous ?

La situation au championnat se complique clairement et il va nous falloir un petit coup de pouce du destin pour que ça tourne dans le bon sens. Mais nous ne rendons pas les armes. À nous de travailler pour fournir à Sébastien et Julien une voiture leur permettant de jouer la gagne sur ces deux ultimes manches. La semaine passée, Sébastien a effectué une journée de roulage asphalte chez nous à Satory, une autre a également été réalisée cette semaine au même endroit, et nous serons dès la semaine prochaine pour quatre jours en tests en Espagne. Nous allons tout donner pour ne pas avoir de regrets.

LE TEMPS FORT DU WEEK-END

Jusqu’au terme de la Power Stage, le Citroën Total World Rally Team aura tout tenté pour limiter le débours de points au championnat, avec une stratégie d’équipe qui frôla le sans faute. 

Malgré leur mésaventure du premier jour, Esapekka Lappi et Janne Ferm n’ont eu de cesse de rappeler leur compétitivité sur ce terrain, dès lors que les conditions de roulage ne leurs étaient pas trop défavorables. D’où l’intérêt de les encourager à exprimer leur talent dans la Power Stage, dans le cadre d’une stratégie d’équipe visant à chiper un maximum de points à la concurrence. Une tâche dont ils s’acquittaient avec succès, en détenant longtemps le meilleur temps provisoire, jusqu’à ce que Sébastien Ogier et Julien Ingrassia ne les devancent de moins de cinq dixièmes. Puis Neuville butait sur les deux équipages des Rouges, et seul finalement Tänak se montrait plus rapide, pour seulement à peine plus de quatre dixièmes.

CLASSEMENT FINAL PROVISOIRE

1. Tänak / Järveoja (Toyota Yaris WRC) 3h00’58’’0
2. Neuville / Gilsoul (Hyundai i20 WRC) +10’’9
3. Ogier / Ingrassia (Citroën C3 WRC) +23’’8
4. Meeke / Marshall (Toyota Yaris WRC) +35’’6
5. Evans / Martin (Ford Fiesta WRC) +48’’6
6. Mikkelsen / Jaeger (Hyundai i20 WRC) +58’’2
7. Tidemand / Floene (Ford Fiesta WRC) +5’23’’8
8. Breen / Nagle (Hyundai i20 WRC) + 9’25’’0
27. Lappi / Ferm (Citroën C3 WRC) +35’53.7

CHAMPIONNAT DU MONDE PILOTES

1. Ott Tänak – 240 points

 Sébastien Ogier – 212 points

1. Thierry Neuville – 199 points
2. Andreas Mikkelsen – 102 points
3. Kris Meeke – 98 points
4. Elfyn Evans – 90 points
5. Jari-Matti Latvala – 84 points
6. Esapekka Lappi – 83 points
7. Teemu Suninen – 83 points
8. Dani Sordo – 72 points

* sous réserve de la publication des classements officiels par la FIA

CHAMPIONNAT DU MONDE CONSTRUCTEURS

1. Hyundai WRT – 340 points
2. Toyota Gazoo Racing – 332 points
3. Citroën Total WRT – 278 points
4. M-Sport Ford WRT – 200 points

* sous réserve de la publication des classements officiels par la FIA

ASTON MARTIN VANTAGE GTE DOMINATES IN SIX HOURS OF FUJI

– Aston Martin Racing clinches first Vantage GTE victory of WEC season
– First double-class victory first for Aston Martin Vantage GTE in WEC
– Team earns first double-podium for Vantage as sister car finishes third
– TF Sport captures first win in WEC to cap an amazing month for team

Sunday 6 October, 2019, Fuji Speedway, Japan. The Aston Martin Vantage GTE clinched its first double victory in the FIA World Endurance Championship, with the car winning both the GTE Pro and Am classes of the 6 Hours of Fuji. It was Aston Martin’s first double triumph since the team managed it in Mexico in 2016.

Marco Sørensen and Nicki Thiim delivered a perfectly-judged performance with the #95 Aston Martin Racing Vantage GTE Pro car in Japan, to deliver their first win of the 2019-2020 season and their second since the car was introduced in May 2018.

Meanwhile in GTE Am TF Sport dominated the race with a lights-to-flag victory, having started from the class pole position. Sørensen began the race from third, but quickly moved up to second in a first hour that stood out for its fantastically close racing between the three manufacturer teams in the Pro class. Once in front, thanks to a brilliant pass for the lead by the Dane on the pit straight using the tow of backmarker, he and team-mate Nicki Thiim (DEN) were able to establish control of the race. The duo did briefly lose the lead to their team-mates Alex Lynn (GB) and Maxime Martin (BEL) in the #97 car, who undercut the #95 on an alternative strategy in the second hour, but after that the Danes managed the race and the intermittent rainy conditions perfectly. Lynn and Martin brought the sister Vantage GTE home in third, marking the first time the car has recorded a double-podium finish in GTE Pro.

It was the fifth win for Thiim and Sørensen in the Dane Train, and the third victory for the Vantage GTE in the last six WEC events. It means that the Danes are now second in the GTE Pro drivers’ standing, one point off the lead, while Aston Martin is also second in the Manufacturers’ Championship with 65 points.

« Winning a race like the one we did today is why we all do it, » said Sørensen. « It was great to be involved in the fight for the lead in the first hour of the race, and because we were leading, after that the race seemed to fly by. This was an important win for Aston Martin and and I am very proud for the team. I’m delighted. » Thiim added: « It is a great feeling to be standing here as a winner. WEC GTE Pro has some of the best racing on the planet as you saw today. It was so close that we had to split strategies on the two cars to cover off the competition. That worked well for us and I’m really proud of the team who have worked so hard for this. They kept their focus and had the right mentality today which was why we were able to capitalise on the car’s pace.
This is a fantastic result for Aston Martin. »

In only the second race since the Vantage GTE became eligible to race in the Am class, TF Sport produced an outstanding performance. Having started from pole position the bright red #90 car led all the way. Salih Yoluc became the first Turkish driver to win a WEC event, while for AMR works drivers Jonny Adam (GB) and Charlie Eastwood (IRL) it was the end of a long wait. TF Sport has finished second four times in the last two seasons prior to this win.

Aston Martin Racing Managing Director John Gaw added, “This result is the perfect demonstration of the Vantage GTE’s potential. It was a great performance by the two Danes. Marco drove extremely well in the first hour and Nicki was outstanding throughout his stint and when the rain came. This was also the first opportunity for us to see our Technical partner Michelin’s new tyres in action on an equal footing in the dry against our rivals, and I think we’ve proven that we are very much in the fight. That Alex and Max also finished on the podium rounded off an excellent team effort. It was indeed a great day for Aston Martin, and I would like to wish TF Sport congratulations on an excellent and long overdue win in the GTE Am class.”

The next round of the FIA WEC takes place at Shanghai, in China, on 10 November.

Championnat du monde MotoGP Grand Prix de Thaïlande

Marquez conforte son leadership

Alors qu’il ne reste plus que quatre courses à disputer, Alex Marquez compte désormais quarante points d’avance au classement du championnat du monde Moto2. Le titre se rapproche…

Première des quatre épreuves de la tournée Asie/Pacifique, le Grand Prix de Thaïlande n’a pas été une formalité pour les pilotes qui ont dû composer avec des conditions climatiques éprouvantes et une piste dont l’adhérence a évolué d’une journée à l’autre. Alex Marquez a bien géré son affaire. Auteur de sa cinquième pole position en sept Grands Prix, l’Espagnol a bouclé le premier tour de course en tête avant de céder la première place à Luca Marini. Il s’est ensuite bagarré avec Iker Lecuona, Brad Binder et Augusto Fernandez avant de franchir la ligne d’arrivée en cinquième position. « La course a été plus difficile que prévu, confie le leader du championnat. Dès ce matin au warm up j’ai vu que j’avais un peu de mal à tenir le rythme. Les conditions étaient sensiblement différentes des essais et disons que ça a été plus délicat pour moi. Malgré tout on a fait une bonne course, je me suis battu assez longtemps devant, en mesure de jouer le podium. Ça n’a pas été possible, mais le week-end reste positif, je termine cinquième avec de bons points pour le championnat. » Xavi Vierge n’a pas pour sa part jamais vu le drapeau à damier. Alors qu’il s’était qualifié en septième position, le Catalan est tombé au onzième tour en essayant de revenir sur les leaders. Du côté de l’équipe Tech 3, Marco Bezzecchi a obtenu son deuxième top dix de la saison après Assen. « La moto fonctionnait bien et j’ai réussi à conserver de l’énergie pour la fin de course malgré la chaleur éprouvante, raconte l’Italien. C’est ce qui m’a permis de doubler plusieurs pilotes dans les six derniers tours. » Phillip Oettl est lui passé sous le drapeau à damier en vingt-deuxième position. En MotoGP, Miguel Oliveira a fini à la porte des points, handicapé par une douleur à l’épaule due à une chute aux essais. « J’avais un bon rythme sur la première partie de la course mais je n’ai malheureusement pas pu le conserver », regrettait le pilote portugais. Hafizh Syahrin s’est quant à lui plaint d’un manque de puissance de son moteur vraisemblablement dû à la chaleur. Il se classe vingtième.

Le championnat

S’il lâche deux points à Augusto Fernandez à l’issue du Grand Prix de Thaïlande, Alex Marquez consolide néanmoins sa position de leader puisqu’à quatre courses de la fin du championnat il possède désormais quarante longueurs d’avance sur son adversaire espagnol. Xavi Vierge glisse à la quinzième place du classement tandis que Marco Bezzecchi remonte à la vingt-et-unième. Dans la catégorie MotoGP, Miguel Oliveira conserve sa dix-septième place et Hafizh Syahrin demeure pour sa part en vingt-quatrième position.