C3 WRC MET LE CAP SUR L’ÎLE DE BEAUTÉ

62e Tour de Corse (28-31 mars) – Présentation

Première manche de la saison courue sur de l’asphalte pur, ce quatrième rendez-vous du championnat du monde des rallyes constitue aussi l’épreuve nationale du Citroën Total World Rally Team. D’où les grandes ambitions affichées par Sébastien Ogier – Julien Ingrassia et Esapekka Lappi – Janne Ferm, ses équipages, d’autant que le remodelage important du tracé n’est pas pour leur déplaire.

Vainqueurs sortants d’une épreuve qu’ils ont menée de bout en bout l’an passé, Sébastien Ogier et Julien Ingrassia, les fers de lance du Citroën Total World Rally Team, débarquent sur l’île de Beauté avec la ferme intention d’accrocher une troisième victoire en quatre courses cette saison, après le Monte-Carlo et le Mexique. D’autant que les Français, également victorieux du Tour de Corse 2016 au tracé alors déjà sérieusement renouvelé, ont démontré par le passé leur aptitude à prendre de bonnes notes en seulement deux passages de reconnaissances, puis à se lâcher d’entrée de jeu sur les routes de plus en plus larges utilisées par le rallye insulaire. L’étape dominicale du Monte-Carlo disputée sur bitume sec, a par ailleurs confirmé qu’ils évoluaient en pleine confiance avec C3 WRC sur cette surface.

Esapekka Lappi et Janne Ferm se sont aussi faits remarquer lors de l’édition 2017 du Tour de Corse, en terminant meilleurs performers avec quatre meilleurs temps (1 ex aequo) dont la Power Stage, au plus fort de la bagarre pour les points bonus au championnat. Le duo était même en lice pour la troisième marche du podium avant une crevaison dans l’avant dernière spéciale. D’où les légitimes espoirs également affichés par le jeune pilote finlandais, sur une surface qu’il affectionne particulièrement, pour y avoir couru en karting de six à seize ans.

Longtemps aux commandes de la course en 2017, et créditée également de trois meilleurs temps l’an passé, C3 WRC s’est toujours révélée très compétitive sur ce terrain qui vit ses glorieuses aînées (Xsara Kit-Car et WRC, C4 WRC) l’emporter à six reprises par le passé. Et les nouveaux équipages des Rouges ont disposé de deux jours chacun d’essais à son volant en Corse la semaine dernière, pour passer en revue la gamme de réglages.

RÉACTIONS DE…

Pierre Budar, Directeur de Citroën Racing

« La manche française du WRC constitue forcément un événement à part pour nous et devant notre public, nous sommes déterminés à grimper sur le podium pour la quatrième fois consécutive en autant de manches. Nous savons néanmoins combien ce terrain peut se révéler impitoyable, d’autant que le parcours met l’accent sur l’endurance, et qu’à cette période de l’année, la météo pourrait également avoir son mot à dire. En tout cas, Sébastien comme Esapekka ont déjà démontré leur indéniable pointe de vitesse sur ce profil, c’est le cas aussi de C3 WRC, et la préparation effectuée sur place la semaine passée nous permet de l’aborder dans de bonnes dispositions. »

Sébastien Ogier, Pilote du Citroën Total WRT

« Le parcours a encore pas mal évolué cette année, mais c’était déjà le cas lors de mes participations précédentes, ce qui fait que j’ai souvent eu ici à découvrir de nouvelles spéciales, et ce n’est pas pour me déplaire. Cela rajoute un peu de stress et d’adrénaline à la course, et peut aussi contribuer à faire de plus gros écarts que d’ordinaire. Lorsque tu t’élances ainsi à la découverte, c’est clairement celui qui a fait du très bon travail pendant les reconnaissances, et qui ose partir à bloc en faisant confiance à ses notes, qui fait la différence. On connaît par ailleurs les qualités de C3 WRC sur l’asphalte, de même nos essais préparatoires se sont révélés bien productifs, avec de bonnes sensations derrière le volant, aussi j’aborde notre manche nationale du WRC en ayant à cœur de bien faire et de poursuivre sur notre lancée. »

Nombre de participations à l’épreuve : 5
Nombre de victoires : 2 (2016 et 2018)


Esapekka Lappi, Pilote du Citroën Total WRT

« J’ai toujours beaucoup apprécié ce rallye, et j’ai vraiment hâte d’y être. J’aime piloter sur l’asphalte pur comme ici ou en Catalogne. L’enjeu sera d’y prendre de bonnes notes d’entrée, car elles revêtent à mon sens une importance encore plus capitale sur le bitume que sur la terre, pour adopter la trajectoire idéale, et savoir quelle vitesse conserver en virages. Avec le tracé revu, on partira tous sur un pied d’égalité, et si l’exercice ne sera pas facile, c’est une opportunité à saisir pour nous, qui avons généralement une moindre grande connaissance du terrain sur les autres épreuves. Nos tests en tout cas m’ont mis en confiance et j’espère me montrer au moins aussi compétitif que l’an passé. »

Nombre de participations à l’épreuve : 3
Meilleur résultat : 6e (2018)

CHIFFRES-CLÉS

14 spéciales totalisant 347,51 km chronométrés
133,34 soit le nombre de kilomètres nouveaux à prendre en notes cette année pour les équipages
47,18 km pour Castigniccia, la plus longue spéciale du week-end, programmée à deux reprises le samedi
6 succès remportés par Citroën au Tour de Corse WRC : 1 avec Xsara Kit-Car (1999), 3 avec Xsara WRC (2001, 2005 et 2006), 2 avec C4 WRC (2007 et 2008)
pour la deuxième année consécutive, Citroën France est partenaire officiel et principal du Tour de Corse

PROGRAMME DU TOUR DE CORSE

(GMT+1 jusqu’au 30/03, GMT+2 à partir du 31/03)

Avec une première journée entre Porto-Vecchio et Propriano, puis une remontée en direction de la Castagniccia, du Cap Corse et du désert des Agriates, pour finir du côté de Calvi, cette nouvelle édition de la classique insulaire reste fidèle à la tradition du parcours en ligne réinstaurée ces dernières années.

Outre ces différentes régions traversées, ce Tour de Corse comporte un tas d’autres ingrédients pour être ardu : un parcours total porté à près de trois cent cinquante kilomètres (contre 333,48 km en 2018), une étape de vendredi avec uniquement une zone de changement de pneus à la mi-journée, une journée de samedi comptant 174,50 km avec deux fois 47,18 km sur les routes particulièrement sélectives de la Castagniccia, et pour finir une Power Stage plus longue (19,34 km) qu’à l’accoutumée, dans le décor majestueux du Fango.

L’autre grosse difficulté tient au renouvellement à plus de 62 % du parcours. Sur quatorze spéciales, trois seulement, à savoir l’ES 2/5 de Valinco (25,94 km) disputée en 2015, la 7/10 du Cap Corse (25,62 km) et la 8/11 du Désert des Agriates (14,45 km), toutes deux courues l’an passé, sont connues des concurrents actuels du championnat du monde. D’où la nécessité pour eux de découvrir et prendre en notes 133,34 kilomètres en seulement deux passages à allure réglementée (80 km/h). Plus que d’ordinaire encore, les reconnaissances s’annoncent donc cruciales et nécessiteront une concentration de tous les instants.

JEUDI 28 MARS

09h00 : Shakedown (Sorbo Ocagnano)

VENDREDI 29 MARS

07h00 : Départ jour 1 (Porto-Vecchio)
07h05 : Zone de changements de pneus (Porto-Vecchio – 15′)
08h29 : ES 1 – Bavella 1 (17,60 km)
09h24 : ES 2 – Valinco 1 (25,94 km)
10h32 : ES 3 – Alta-Rocca 1 (17,37 km)
12h41 : Zone de changements de pneus (Porto-Vecchio – 15′)
14h05 : ES 4 – Bavella 2 (17,60 km)
15h00 : ES 5 – Valinco 2 (25,94 km)
16h08 : ES 6 – Alta-Rocca 2 (17,37 km)
19h38 : Flexi assistance A (Aéroport de Bastia – 45′)

SAMEDI 30 MARS

06h05 : Départ jour 2 et assistance B (Aéroport de Bastia – 15′)
07h38 : ES 7 – Cap Corse 1 (25,62 km)
09h08 : ES 8 – Désert des Agriates 1 (14,45 km)
10h14 : ES 9 – Castagniccia 1 (47,18 km)
12h32 : Assistance C (Aéroport de Bastia – 40′)
14h38 : ES 10 – Cap Corse 2 (25,62 km)
16h08 : ES 11 – Désert des Agriates 2 (14,45 km)
17h14 : ES 12 – Castagniccia 2 (47,18 km)
18h34 : Flexi assistance D (Aéroport de Bastia – 45’)
20h24 : Parc fermé (Place Saint Nicolas – Bastia)

DIMANCHE 31 MARS

07h30 : Sortie parc fermé (Place Saint Nicolas – Bastia)
08h10 : Assistance E (Aéroport de Bastia – 15’)
09h45 : ES 13 – Eaux de Zilia (31,85 km)
12h18 : ES 14 – Calvi Power Stage (19,34 km)
13h18 : Arrivée (Citadelle de Calvi)
15h00 : Podium (Citadelle de Calvi)


DS TECHEETAH ET JEAN-ÉRIC VERGNE GAGNENT L’E-PRIX DE SANYA

DS TECHEETAH et Jean-Éric Vergne célèbrent leur première victoire de la saison 2018/2019 du Championnat de Formule E FIA ABB, à l’occasion de l’E-Prix de Sanya disputé en Chine.

Qualifié en première ligne, Jean-Éric Vergne s’est emparé de la première place juste après la mi-course, avant de contrôler ses  principaux concurrents jusqu’au drapeau à damier. Son équipier André Lotterer, parti de la septième position, a terminé au quatrième rang au terme d’une course serrée.

Mark Preston, DS TECHEETAH Team Principal : « Quelle journée ! C’est notre première victoire en tant que nouvelle équipe, grâce à une prestation exceptionnelle de Jean-Éric lors de notre course à domicile. Nous avons bien travaillé depuis Hong Kong et nous savons qu’il nous reste beaucoup à faire. Mais Jean-Éric a enfin réussi à tout aligner. André a aussi apporté sa pierre à l’édifice pour marquer de gros points. Nous nous replaçons à la troisième place du classement Teams, Jean-Éric est aussi troisième des Pilotes et André est neuvième. Nous avons deux des meilleurs pilotes de la grille et une équipe incroyable. Aujourd’hui, elle a fait un travail extraordinaire et je voudrais remercier chacun de nos membres pour leurs efforts.

C’est très serré en tête du classement Teams. Les deux premiers comptent 97 et 96 points et nous sommes troisièmes avec 95 points. Je ne me souviens pas du nombre de fois que nous l’avons dit, mais je le répète : tout peut arriver dans ce championnat, lors de chaque course.

Nous ne pouvions pas espérer meilleur retour en Chine. L’évènement s’est révélé fantastique sur piste et en dehors, grâce à notre partenaire Atlantis Sanya. Ils ont accueilli nos 150 invités, qui ont suivi la course depuis une suite du 48e étage de l’hôtel. Nous voudrions les remercier pour leur grande hospitalité et nous sommes déjà impatients de revenir l’an prochain. »

Xavier Mestelan Pinon, Directeur DS Performance : « Cette victoire est un résultat fantastique pour Jean-Éric et l’équipe. Elle nous place en très bonne position pour la seconde moitié du championnat. Nous nous sommes montrés compétitifs dans tous les compartiments lors de cette course en Chine, sur un marché très important pour DS Automobiles.

C’est encourageant de revenir dans la course au titre avant les prochaines manches à Rome et à Paris. DS Performance va encore mener des essais de développement et d’autres évolutions arriveront sur les DS E-TENSE FE19 avant notre retour en Europe. »

Jean-Éric Vergne, pilote n°25 : « Ça a été une bonne course. Gagner en Chine avec une équipe chinoise est quelque chose d’incroyable, surtout après une série de trois E-Prix sans point. Je suis heureux de revenir sur la plus haute marche du podium. C’est bon pour la confiance, autant la mienne que celle de l’équipe, et nous revenons dans la course aux titres. Je pense que c’est un tournant de la saison. Nous devons continuer de travailler de la sorte lors des prochaines dates en Europe. »

André Lotterer, pilote n°36 : « Bravo à l’équipe et à Jean-Eric pour avoir gagné cette course. C’est une grande victoire à domicile ! Évidemment, j’aurais aimé être aussi sur le podium ou même gagner la course après Hong Kong… Mais ça n’a pas été un mauvais week-end en partant septième et en terminant quatrième. J’ai pu faire des dépassements grâce à une bonne voiture. Je suis impatient d’être à Rome pour aller marquer davantage de points. »

Championnat du monde Superbike – Thaïlande

Rea reste au contact

Face à un tandem Bautista/Ducati en grande forme, Jonathan Rea est parvenu à enchaîner trois deuxièmes places sur le circuit de Buriram. Des résultats qui permettent au pilote Kawasaki de rester au contact du leader du championnat.

 

Quadruple champion du monde en titre, Jonathan Rea n’est pas né de la dernière pluie. Avec l’arrivée cette année de la nouvelle Ducati Panigale et celle d’Alvaro Bautista au guidon de la moto italienne, le pilote Kawasaki sait qu’il va devoir faire le dos rond en ce début de saison. En attendant un rééquilibrage des performances des différentes machines, Rea se doit de limiter les dégâts. C’est ce qu’il a très bien fait en Thaïlande en montant à trois reprises sur la deuxième marche du podium.

« C’est le mieux que je pouvais espérer ce week-end, résume le Britannique. Je suis resté dans le sillage d’Alvaro tant que j’ai pu, mais dès que j’ai perdu son aspiration je n’ai rien pu faire d’autre que de le laisser s’échapper. Hormis un petit problème de stabilité au freinage, j’avais pourtant une très bonne moto ce week-end. L’équipe a, une fois encore, fait un excellent travail. »

Souffrant d’un nerf pincé au niveau du dos, et manquant de feeling avec les gros disques de frein que les pilotes ont dû utiliser ce week-end à Buriram, Leon Haslam a dû pour sa part se contenter de trois cinquièmes places. Toprak Razgatlioglu a lui enchaîné une dixième place samedi avec une treizième et une neuvième places dimanche. En Supersport, Hikari Okubo s’est classé sixième, comme il l’avait fait à Phillip Island pour l’ouverture du championnat.

« La différence, c’est que cette fois je me suis battu un long moment dans le top trois et que je termine à moins de cinq secondes du vainqueur », s’est félicité le Japonais. Condamné à s’élancer de la dernière place de la grille à cause d’une pression de pneu trop basse aux essais, Lucas Mahias est parvenu à passer sous le drapeau à damier en huitième position.

 Le championnat

Pas de changement au classement général Superbike pour les deux officiels Kawasaki. Comme en Australie, Jonathan Rea aura inscrit 49 points en Thaïlande, consolidant ainsi sa deuxième place avec un retard désormais de 26 points sur Alvaro Bautista. Leon Haslam conserve sa sixième position avec 51 points au compteur. Toprak Razgatlioglu gagne lui deux places. Le voilà neuvième avec 24 points. En Supersport, Hikari Okubo se hisse en cinquième position avec 20 points alors que Lucas Mahias pointe à la neuvième place en ayant inscrit 12 points.

Signatech Alpine Matmut toujours aux avant-postes !

  • À Sebring (États-Unis), Signatech Alpine Matmut s’est offert son sixième podium consécutif dans la catégorie LMP2 du Championnat du Monde FIA d’Endurance.
  • Deuxièmes à l’arrivée, André Negrão, Nicolas Lapierre et Pierre Thiriet reprennent les commandes du championnat pilotes.
  • L’Alpine A470 n°36 revient à cinq points de la tête du classement général avant de retrouver l’Europe pour les 6 Heures de Spa (2-4 mai) et les 24 Heures du Mans (15-16 juin).

Arrivée la semaine dernière en Floride, l’équipe Signatech Alpine Matmut entamait sa découverte du Sebring International Raceway dès samedi.

Après deux journées consacrées à l’apprentissage des pneumatiques Michelin et des subtilités de ce tracé mythique, atypique et bosselé, l’Alpine A470 n°36 terminait deuxième des trois séances d’essais libres avant que Nicolas Lapierre et Pierre Thiriet ne la qualifient au troisième rang du LMP2 jeudi soir.

Le départ était donné sous une chaleur écrasante vendredi à 16 heures. Premier à l’œuvre, Nicolas Lapierre faisait preuve de finesse pour conserver sa position avant de gagner une place dès le quatrième tour à la faveur d’une belle manœuvre à l’intérieur du premier virage.

Pierre Thiriet s’installait ensuite au volant pour son double relais. Passé un temps troisième, le Français réagissait rapidement pour reprendre son bien alors que le ciel se faisait de plus en plus menaçant.

Après le premier quart de course, la sortie d’une LMP1 provoquait une neutralisation. L’équipe faisait alors le choix de faire entrer en scène André Negrão juste avant que la voiture de sécurité n’effectue son apparition. Comme Pierre Thiriet, le Brésilien doublait son relais avant un nouveau full course yellow dans la foulée de son arrêt.

Alors que la nuit tombait sur Sebring, il devenait évident que l’épreuve s’achèverait une fois la durée limite de huit heures atteinte. En parallèle, Pierre Thiriet revenait en piste avant de laisser Nicolas Lapierre repartir à l’attaque. Ses deux relais et les deux suivants d’André Negrāo permettaient aux Bleus de consolider leur deuxième place à l’amorce de l’ultime heure.

Dans les vingt dernières minutes, les premières gouttes de pluie arrivaient et l’équipe réalisait le coup parfait en chaussant les full wet. Les efforts de Nicolas Lapierre étaient néanmoins annihilés par la sortie de Loïc Duval et l’intervention de la voiture de sécurité jusqu’au drapeau à damier.

Deuxième de sa catégorie et cinquième au classement général, l’Alpine A470 poursuivait toutefois sa série de six podiums consécutifs tout en s’offrant un deuxième top cinq au scratch en cette Super Saison 2018-2019.

Ils ont dit

Philippe Sinault, Team principal Signatech Alpine Matmut

« Ce week-end atypique se conclut sur une bonne opération. Sebring est un circuit unique au calendrier avec ses bosses, de grosses différences d’adhérence, son climat extrêmement chaud et d’importantes variations de température. Nicolas a réalisé un excellent départ avant que la Jackie Chan DC Racing n°38 – notre adversaire principal – ne rencontre des soucis. Cela a rapidement changé la physionomie de la course et nous avons choisi de limiter notre prise de risques. Notre stratégie voulait que Pierre roule assez tôt et il faut saluer son double relais de jour dans de telles conditions. Il nous a permis de rester dans le duo de tête et il s’en est bien sorti de nuit malgré un pare-brise sali par une autre voiture. En parallèle, André et Nicolas ont tout donné pour garder les leaders à portée de tir jusqu’à ce final épique. Dès l’arrivée de la pluie, nous avons pris la bonne option en chaussant les full wet contrairement à nos rivaux qui avaient opté pour les intermédiaires. Sans l’accident de la TDS et la fin de course sous safety car, notre pari aurait pu payer, mais ce sixième podium d’affilée souligne notre régularité et notre statut parmi les favoris au titre ! »

Nicolas Lapierre

« Il y a beaucoup d’enseignements positifs à tirer de ce week-end, notamment en ce qui concerne la stratégie, les arrêts au stand, la bonne adaptation de l’équipe à ce tracé particulier ou encore le début de notre collaboration avec Michelin. En revanche, nous avons peut-être manqué un peu de performance quand les températures étaient plus fraîches. Je pense que nous avons cerné le problème et que nous sommes prêts à travailler sur cet aspect, mais le week-end se finit bien avec cette deuxième place et notre retour en tête du classement général chez les pilotes. »

 

 

André Negrão 

« Dès les essais du week-end dernier, nous avions trouvé de nombreuses pistes pour être plus performants en course. Cependant, nous étions moins à notre avantage quand il faisait moins chaud, comme lors des qualifications. Tout se joue à peu de choses, mais cela n’enlève rien à notre résultat. Nous sommes toujours dans le match au classement Équipes et nous repassons devant au classement Pilotes. J’ai désormais hâte de retrouver l’Europe pour nos essais de préparation en vue de Spa et du Mans. »

 

 

 

Pierre Thiriet

« Le début de course n’était pas évident avec le rythme imposé par nos adversaires. Pendant la nuit, nous avons essayé de maintenir l’écart et nous y sommes arrivés avant ce final où l’équipe a fait les bons choix pour sceller cette belle deuxième place. Ce n’était pas facile, notamment pour Nicolas qui a dû composer avec la pluie, mais je tiens à saluer ce beau travail d’équipe durant nos deux semaines à Sebring. Le bilan est donc positif et de bon augure avant les deux dernières manches de la saison ! »

 

 

 

 

1000 Miles de Sebring – LMP2
1. Jackie Chan DC Racing n°37 239 tours
2. Signatech Alpine Matmut n°36 +27’’421
3. DragonSpeed n°31 + 2 tours
4. Larbre Competition n°50 + 5 tours
5. Racing Team Nederland n°29 + 9 tours
6. Jackie Chan DC Racing n°38 + 30 tours
NC. TDS Racing n°28


Trophée FIA LMP2 Pilotes
1. Nicolas Lapierre / André Negrão / Pierre Thiriet – 125 points
2. Gabriel Aubry / Stéphane Richelmi / Ho-Pin Tung – 123 points
3. Jazeman Jaafar / Nabil Jeffri / Weiron Tan – 98 points
4. Roberto Gonzalez / Pastor Maldonado – 92 points
5. Erwin Creed / Romano Ricci – 61 points


Trophée FIA LMP2 Équipes
1. Jackie Chan DC Racing n°37 – 130 points
2. Signatech Alpine Matmut n°36 – 125 points
3. Jackie Chan DC Racing n°38 – 123 points
4. DragonSpeed n°31 – 92 points
5. Larbre Competition n°50 – 61 points
6. Racing Team Nederland n°29 – 60 points
7. TDS Racing n°28 – 30 points

Citroën remporte son deuxième succès de la saison avec Ogier-Ingrassia !

Épatants d’aisance et de lucidité, Sébastien Ogier et Julien Ingrassia ont remporté ce dimanche leur deuxième victoire de la saison en trois épreuves, à bord d’une C3 WRC omniprésente sur les podiums depuis l’ouverture de la saison au Monte-Carlo ! Avec huit succès désormais sur ces terres, Citroën Racing est plus que jamais le recordman de trophées au Mexique.

Forts de 27’’0 d’avance ce matin sur le deuxième, Sébastien Ogier et Julien Ingrassia ne tremblaient pas malgré la pression exercée par leurs poursuivants, confirmant leur mainmise sur l’épreuve, pour s’imposer avec une marge encore augmentée au terme des quelque soixante derniers kilomètres chronométrés. Avec cinq points bonus également remportés dans la Power Stage à l’issue d’un septième scratch, lequel faisait d’eux les meilleurs performers du week-end, ils réalisaient du même coup une excellente opération comptable pour se hisser à la deuxième place du championnat du monde, à seulement quatre unités du premier. 

Les sextuples champions du monde s’étaient portés en tête dès le deuxième passage dans El Chocolate (31,57 km), soit le chrono le plus technique du premier jour, avant de conclure l’étape initiale avec quatre scratches et une avance de 14’’8 sur le deuxième, malgré leur troisième position en piste. Un temps privés des commandes le lendemain, après s’être vus attribués un temps forfaitaire (ES 10 neutralisée) tenant compte de la crevaison lente alors contractée, les Français, bien que sans roue de secours, étaient repartis à l’assaut et avaient repris la tête dès l’ES suivante d’Otates, suite à un deuxième temps à seulement 1’’2 du premier. Avant carrément de s’adjuger l’ultime ES de la boucle matinale. L’après-midi les avait également vus s’octroyer leur sixième meilleur temps du week-end, en dépit du handicap d’être les seuls à embarquer deux roues de secours. Cette performance leur avait du même coup permis de se constituer une avance leur permettant de gérer, avec la maîtrise qu’on leur connaît, sur cette ultime étape.

Onze ans après leurs débuts en championnat du monde sur cette même épreuve en Citroën C2 Super 1600, Sébastien et Julien signent leur cinquième victoire au Mexique, après celles déjà glanées en 2013, 2014, 2015 et 2018. C’est également leur deuxième succès de la saison, après le Monte-Carlo, et la troisième fois en autant d’épreuves en 2019 que Citroën Total World Rally Team figure sur l’une des deux premières marches du podium, confirmation de sa compétitivité certaine. 

En se couvrant de lauriers pour la deuxième fois en Amérique Centrale après 2017, C3 WRC a également marqué de son empreinte cette épreuve pourtant réputée comme particulièrement exigeante en raison de ses températures et altitudes extrêmes, tandis que Citroën Racing porte son record de victoires sur cette manche à huit unités.

Pour leur deuxième participation seulement au Mexique, Esapekka Lappi et Janne Ferm faisaient rapidement montre de leur indéniable potentiel. Avec un 4etemps à 6’’2 de leurs équipiers dans El Chocolate (31,57 km), puis carrément un 2e à deux dixièmes du scratch (ES 7) le vendredi après-midi, ils terminaient la première journée à une prometteuse cinquième position, à seulement 2’’ du quatrième. Le tempo imprimé dès la reprise le lendemain confirmait qu’ils évoluaient en osmose avec C3 WRC, hélas un changement soudain d’adhérence leur valait de se faire piéger et d’en rester là. Cette dernière journée de course abordée en positions d’ouvreurs leur permettait de continuer à emmagasiner de l’expérience, tout en préparant les prochaines échéances sur terre, et le point glané dans la Power Stage, au plus fort de la bagarre pour le championnat, rappelle qu’il faudra compter avec eux pour la suite !

RÉACTIONS DE…

Sébastien Ogier, Pilote du Citroën Total WRT

« Le Mexique est décidément un endroit à part pour moi et je suis particulièrement heureux d’accrocher cette cinquième victoire ici, en faisant en plus le plein de points au championnat ! On était venus pour ça, et si ce n’était pas un week-end de tout repos, nous l’avons bien géré du début à la fin. Le potentiel que j’avais décelé dans la C3 WRC continue à se vérifier, elle nous a permis d’être meilleurs performers ce week-end, à nous désormais de continuer à travailler d’arrache-pied, car le championnat s’annonce plus serré que jamais. En attendant, je tiens à remercier toute l’équipe pour le beau travail effectué ! Nous irons désormais aller en Corse avec un objectif similaire. »

Esapekka Lappi, Pilote du Citroën Total WRT

« Je suis content d’avoir appris comment piloter sur cette surface particulière avec ma C3 WRC et d’avoir également progressé dans ma compréhension de la stratégie pneumatique pour ces spéciales. Maintenant, nous allons nous concentrer sur le Tour de Corse, avec l’intention de renouer avec les avants postes. »

DEUX QUESTIONS À PIERRE BUDAR, DIRECTEUR DE CITROËN RACING

Que vous inspire cette huitième victoire de Citroën Racing au Mexique, la deuxième également de la saison ?
Elle nous réjouit, car c’est le résultat d’un excellent travail d’équipe ! Gagner ici n’est jamais anodin, tant la combinaison des hautes altitudes et des températures estivales en fait un challenge ultime pour les hommes comme les mécaniques. Mais tout le monde a fait preuve d’une vigilance de tous les instants et ce succès constitue une juste récompense. Cette épreuve reste atypique, mais c’est également toujours positif de s’adjuger la première manche terre du championnat, car c’est la surface majoritaire sur la saison, et s’il ne nous faut pas nous relâcher, c’est la confirmation que nous sommes bien dans le match avec C3 WRC. Trois podiums en autant de courses, on ne pouvait rêver meilleure entame de campagne avec nos deux nouveaux équipages. Tout ça n’aurait évidemment pas été possible sans une prestation majuscule de Sébastien et Julien. Chaque jour, ils ont fait l’étalage de leur palette de qualités : vitesse, science de la course, capacité de réaction, de gestion aussi. On le savait déjà mais ils ont définitivement tout pour eux !

Qu’avez-vous pensé de la course d’Esapekka Lappi et Janne Ferm ?
Il y a eu cette petite erreur, qui leur a coûté cher, mais je préfère retenir la manière dont ils ont appréhendé les difficultés de ce terrain qu’ils ne maîtrisent pas encore pleinement, pour hausser progressivement le ton, jusqu’à imprimer un rythme plus qu’honorable. Ils ont eu de très bonnes sensations sur la terre avec C3 WRC et c’est de bon augure pour la suite du championnat.  

LES TEMPS FORTS DU WEEK-END

Ingénieur d’exploitation de Sébastien Ogier et Julien Ingrassia, Thomas Breton revient sur la première journée de course parfaitement négociée par son équipage.

«Ils m’ont vraiment impressionnés le vendredi. Évidemment, notre ordre de départs était meilleur que celui de Tänak et Neuville, mais d’autres à l’inverse bénéficiaient de pistes bien plus balayées. D’autant que ce sont des conditions de roulage toujours difficiles à travailler et à reproduire en essais. On leur a donné une voiture facile et eux en ont fait bon usage ! Car ils ont cette grande faculté à adapter leur rythme aux circonstances, à en rajouter dès lors que ça devient nécessaire, à contrôler quand il n’est pas opportun de prendre des risques inconsidérés. » 

CLASSEMENT FINAL PROVISOIRE

1. Ogier / Ingrassia (Citroën C3 WRC) 3h37’08’’0
2. Tänak / Järveoja (Toyota Yaris WRC) +30’’2
3. Evans / Martin (Ford Fiesta WRC) +49’’9
4. Neuville / Gilsoul (Hyundai i20 WRC) +1’27’’0
5. Meeke / Marshall (Toyota Yaris WRC) +6’06’’2
6. Guerra / Zapata (Skoda Fabia R5) +15’35’’5
7. Bulacia Wilkinson / Cretu (Skoda Fabia R5) +18’51’’5
8. Latvala / Anttila (Toyota Yaris WRC) +18’55’’9
9. Sordo / Del Barrio (Hyundai i20 WRC) + 22’44’’1
14. Lappi / Ferm (Citroën C3 WRC) +1h03’40’’5

CHAMPIONNAT DU MONDE PILOTES

1. Ott Tänak – 65 points
2. Sébastien Ogier – 61 points
3. Thierry Neuville – 55 points
4. Kris Meeke – 35 points
5.Elfyn Evans – 28 points
6. Esapekka Lappi – 20 points
7. Sébastien Loeb – 18 points
8. Jari-Matti Latvala – 14 points
9. Andreas Mikkelsen – 12 points 

CHAMPIONNAT DU MONDE CONSTRUCTEURS

1. Toyota Gazoo Racing – 86 points
2. Citroën Total WRT – 78 points
3. Hyundai WRT – 77 points
4. M-Sport Ford WRT – 45 points

Championnat du monde MotoGP

Grand Prix du Qatar

Oliveira impressionne
Même s’il a manqué de réussite sur le circuit de Losail, Miguel Oliveira a fait forte impression pour ses débuts en MotoGP. Un rookie à suivre !

« J’avais de plus en plus de vibrations à l’arrière de la moto, raconte-t-il. J’avais l’impression que mon pneu allait exploser. Je termine finalement dix-septième en étant déçu de ne pas avoir pu marquer mes premiers points en MotoGP. »

Nul doute que ça n’est que partie remise. En manque de confiance, Hafizh Syahrin a lui franchi la ligne d’arrivée en vingtième position. En Moto2, ce sont les pilotes du team Estrella Galicia 0,0 Marc VDS qui ont le mieux tiré leur épingle du jeu en rentrant de concert dans le top dix. Deuxième sur la grille de départ, Xavi Vierge a bouclé le premier tour en tête avant de rétrograder jusqu’à la dixième place à cause d’un manque de grip de l’arrière en milieu de virage. Alex Marquez a pour sa part fini la course en septième position. Du côté des pilotes KTM Tech 3, Marc Bezzecchi est tombé dès le premier tour alors que Philipp Oettl s’est classé
vingt-troisième.

Le championnat

Seuls les deux pilotes du team Estrella Galicia 0,0 Marc VDS ont réussi à rentrer dans le classement du championnat Moto2 à l’arrivée de la première course de la saison. Alex Marquez pointe à la septième place et Xavi Vierge à la dixième.
Les pilotes KTM Tech 3 devront patienter jusqu’au prochain Grand Prix en Argentine pour tenter d’aller chercher leurs premiers points de la saison.

Le carnet de notes du Mexique par… Sébastien Ogier

Révélé à une époque où les Français avaient souvent l’étiquette de spécialistes de l’asphalte, le Haut-Alpin s’est très vite affirmé comme un pilote complet. Il revient sur sa découverte de la terre et sur sa relation au Mexique en quelques questions.

Quand as-tu piloté pour la première fois sur terre ?

« En rallye, ça devait être avec Rallye Jeunes peu avant le début de la saison 2006, car le Volant Peugeot 206 débutait alors par le terre de l’Auxerrois. Avant ça, dès l’âge de huit ans, mon père m’avait récupéré un petit kart cross et j’avais eu l’occasion d’en faire sur le circuit de Saint-Laurent-du-Cros, non loin de chez moi. »

Qu’as-tu alors pensé des sensations ressenties sur cette surface ?

« C’est vrai qu’en France, on a eu pendant longtemps une culture plutôt asphalte, mais de mon côté, les sensations terre sont venues très vite. Je m’y suis presque plus rapidement senti à l’aise, que sur le bitume. Peut-être est-ce ce côté glisse qui se rapprochait du ski. En tout cas, j’ai eu la chance dès le début de ma carrière de pouvoir disputer un championnat mixte et c’est la meilleure chose qui pouvait m’arriver. Aujourd’hui, il y a de moins en moins de spécialistes de telle ou telle surface, et les nordiques sont aussi devenus très performants sur le tarmac, ce qui fait que c’est également plus disputé quelle que soit la course. »

Quel est ton meilleur souvenir du Mexique ?

« Assurément l’édition 2008. C’était alors ma toute première manche mondiale, et elle s’était soldée par une victoire en championnat du monde Junior. Débarquer ainsi dans cet univers et que ça se passe de suite aussi bien, c’était un peu comme vivre un rêve éveillé ! »

Après un départ donné en plein cœur de Mexico, sur la célèbre place Zocalo en 2017, l’organisation est revenue à la traditionnelle cérémonie à Guanajuato. Qu’en penses-tu ?

« C’était exceptionnel d’aller ainsi au centre de Mexico, même si l’aspect logistique avait été un peu plus délicat, mais Guanajuato reste un endroit à part où nous prenons beaucoup de plaisir à revenir chaque année. L’ambiance y est unique, et c’est la seule cérémonie de départ de la saison où on ressent une telle ferveur populaire ! »

Qu’as-tu fait des paires de santiags habituellement offertes au vainqueur ?

« J’avoue que je ne les ai jamais remises en dehors du podium, si ce n’est l’an passé pour conduire la moto utilisée pour rallier l’aéroport de suite après l’arrivée ! Mais j’en ai gardé en souvenirs, j’ai aussi conservé tous mes trophées de victoires, sauf un du Mexique justement, qui était sans doute un peu trop beau et qui a malheureusement disparu dans un voyage. Je n’ai pas d’espace qui leur est dédié chez moi mais c’est un projet que j’ai pour plus tard, j’ai toutefois encore l’espoir d’en remporter quelques-uns donc j’attends pour avoir une idée concrète de la place nécessaire ! »

SECRETS DE ROUGES

Repérés par Citroën courant 2007, Sébastien Ogier et Julien Ingrassia se sont vus propulser en Championnat du Monde Junior l’année suivante, après deux saisons seulement en France. Le deuxième cité se souvient de l’édition 2008 du Mexique, théâtre de leur toute première apparition en WRC :

« Au niveau émotionnel, c’était fort de se retrouver ainsi à l’autre bout du monde pour notre première course internationale ! Surtout que c’est l’une des manches les plus dépaysantes du championnat. Autant vous dire que le niveau de stress était relativement haut… Avec le soutien important dont on disposait de la part de Citroën et de la FFSA, on avait une certaine pression sur les épaules. À l’époque, je baraguinais seulement quelques mots d’Anglais et Seb, encore moins. Puis on passait d’une 206 Volant assez basique à une C2 Super 1600, qui était pour le coup une véritable voiture de course, avec un moteur qui prenait des tours, une boîte séquentielle également. Je revois encore Seb dès notre premier run d’essais, se forcer à prendre l’habitude de freiner avec son pied gauche, ce qui était complètement nouveau pour lui aussi. Au final, cela s’était très bien passé, puisque dès la première spéciale, on avait signé le scratch avec un bel écart et on avait mené de bout en bout, ce qui avait idéalement lancé notre campagne. Forcément, on en garde tous deux d’excellents souvenirs ! »