DS TECHEETAH accueille Tatiana Calderón pour les essais de l’e-prix d’ad diriyah

Tatiana Calderón pilotera la DS E-TENSE FE19 de DS TECHEETAH lors des essais qui seront organisés le dimanche 16 décembre, au lendemain de l’E-Prix d’Ad Diriyah, en Arabie Saoudite.

Après avoir été remarquée en Championnat d’Europe de Formule 3 de la FIA durant trois saisons entre 2013 et 2015, puis être passée en GP3 Series à partir de 2016, Tatiana Calderón a été promue à un rôle de pilote d’essais en F1 en 2018. Elle a piloté une monoplace de Formule 1 pour la première il y a quelques semaines à l’occasion d’essais consécutifs au Grand Prix du Mexique.

« Lorsque les organisateurs de la Formula E nous ont parlé d’une opportunité de faire rouler une pilote talentueuse lors des premiers essais en cours de saison, nous n’avons pas laissé passer cette chance. Nous avons cherché qui pourrait nous accompagner et Tatiana était en tête de liste. Elle possède un réel talent et nous sommes convaincus qu’elle fera du très bon travail durant les essais, grâce à l’expérience qu’elle apportera à notre équipe. Nous sommes impatients de lui faire découvrir le monde de la Formula E et notre DS E-TENSE FE19. J’espère qu’elle prendra goût à notre discipline et que nous la verrons en course en Formula E dans un proche avenir », explique Mark Preston, Team Principal de DS TECHEETAH.

« Je suis impatiente de tester la DS E-TENSE FE19 en décembre. La Formula E est une série très intéressante et je suis heureuse de pouvoir découvrir cet univers à l’occasion de ces essais. Ce sera ma première expérience à bord d’une monoplace 100 % électrique. Je suis curieuse de voir comment je vais adapter mon style de pilotage pour être la plus efficace possible. Je suis ravie de travailler avec DS TECHEETAH. Ils ont prouvé leur valeur avec leurs résultats de la saison dernière et je souhaite pouvoir les aider durant ces essais en cours de saison », ajoute Tatiana Calderón, pilote d’essais DS TECHEETAH lors de l’E-Prix d’Ad-Diriyah.

Elf, une marque de Total, s’associe avec le team KTM Tech3 en MotoGP et Moto2.

Paris, 20 Novembre 2018 – La saison 2019 marquera le début d’une nouvelle association entre deux grands noms de la compétition moto. Total, avec sa marque Elf, et le team KTM Tech 3 uniront en effet leurs forces dans les championnats du monde MotoGP et Moto2. Un nouveau partenariat de trois ans, aussi excitant et stimulant pour le pétrolier français que pour l’équipe de Grands Prix tricolore.

Forte de son expertise et de son savoir-faire dans le domaine des carburants et des lubrifiants, Elf accompagnera l’an prochain l’équipe Tech 3 dans son nouveau challenge au côté du constructeur KTM. La structure dirigée par Hervé Poncharal aura en effet pour mission de participer au développement des motos autrichiennes en tant qu’équipe junior. Miguel Oliveira et Hafizh Syahrin en seront les pilotes MotoGP, Marco Bezzecchi et Philipp Ôttl les représentants en Moto2.

Présente en Grands Prix moto depuis 1973, Elf a toujours fait de son engagement en compétition un formidable champ d’expériences. Par sa contribution, Elf a ainsi participé au cours de toutes ces saisons au développement de nouvelles technologies. Cet esprit pionnier et ce goût pour la quête de la performance ne pouvaient que se marier avec l’emblématique équipe Tech 3, ainsi qu’avec l’usine KTM qui, depuis deux ans, a rejoint les catégories MotoGP et Moto2 pour développer de nouveaux projets.

Pierre-Gautier Caloni, Directeur Total Sponsoring & Compétition explique : « nous sommes très heureux de pouvoir annoncer que Total, via sa marque Elf, sera l’an prochain partenaire de l’équipe KTM Tech 3, en MotoGP ainsi qu’en Moto2. Derrière la structure Tech 3, il y a un homme, Hervé Poncharal, avec lequel nous sommes ravis de pouvoir désormais travailler. En créant son équipe il y a de ça trente ans, Hervé Poncharal a donné naissance à ce qui est devenu une référence et un emblème dans le paddock des Grands Prix moto. Le sérieux et le professionnalisme du team Tech 3 sont d’ailleurs, non sans raison, montrés en exemple. Avec Tech 3, nous allons par ailleurs pouvoir collaborer avec KTM, constructeur jeune et ambitieux, mais aussi leader européen sur le marché de la moto. Je suis persuadé que tous ensemble nous allons obtenir des résultats à la hauteur de ce que nos entités représentent, tout en continuant à développer nos produits et notre savoir-faire. »

Hervé Poncharal, Team Manager KTM Tech 3 ajoute : « pour une écurie comme Tech 3, engagée en MotoGP et en Moto2, qui plus est française, c’est un honneur que de pouvoir porter les couleurs de la marque Elf. Je suis vraiment très heureux de pouvoir aujourd’hui m’associer à ce grand nom des sports mécaniques. Au-delà de la marque et de son histoire, il y a aussi la technologie et la qualité des produits qui en ont fait la réputation. En fait, plus qu’un nouveau partenariat, ce sont des retrouvailles que nous célébrons aujourd’hui, puisqu’en 1995 déjà, le team Tech 3 avait pour partenaire la marque Elf. Pour mémoire, cette année-là nous faisions courir Jean-Philippe Ruggia et Olivier Jacque dans la catégorie 250. Plus tard, en 2001 et 2002, nous fîmes nos débuts en classe reine avec le soutien du pétrolier français. Elf, c’est aussi et surtout des carburants spéciaux et des lubrifiants qui vont nous aider dans notre quête de performance à l’heure où nous nous engageons dans une nouvelle aventure avec l’usine KTM. Pour Tech 3, la saison 2019 s’annonce excitante à plus d’un titre. »

Signatech Alpine Matmut poursuit sa série de podiums à Shanghai

  • Nicolas Lapierre, André Negrão et Pierre Thiriet ont signé leur cinquième podium en autant de courses disputées cette saison à l’occasion des 6 Heures de Shanghai.

  • Au terme d’une épreuve hachée, Signatech Alpine Matmut pointe désormais au deuxième rang du Championnat du Monde d’Endurance en LMP2.

  • Toute l’équipe va désormais mettre à profit la trêve hivernale pour retrouver la tête aux 1000 Miles de Sebring, le 15 mars 2019.

Retardée plusieurs jours par un problème technique sur son vol Paris-Shanghai, l’équipe Signatech Alpine Matmut était contrainte à une escale inattendue en Sibérie. Malgré ce retard, tous les membres de l’équipe parvenaient à s’installer à temps, aidés pour l’occasion par certains concurrents du Championnat du Monde d’Endurance FIA WEC.

Dès les premiers tours de roue, les Bleus montaient au front sous le ciel très capricieux du Circuit International de Shanghai. Après avoir essayé plusieurs configurations aérodynamiques et les deux types de pneumatiques pluie vendredi, le soleil faisait son apparition contre toute attente le lendemain.

Grâce au travail acharné mené lors des trois séances d’essais libres, Nicolas Lapierre signait le meilleur temps des qualifications dans la catégorie LMP2. L’Alpine A470 n°36 devait toutefois se contenter de la quatrième place à l’issue de l’exercice, Pierre Thiriet se faisant piéger dans son apprentissage du tracé chinois sur le sec.

De fortes averses s’abattaient sur Shanghai dimanche. Le départ était donné derrière le safety car et les débats étaient neutralisés après le premier quart d’heure. Installés au volant, Nicolas Lapierre et ses adversaires devaient attendre une heure avant le retour du drapeau vert. Le Français en profitait néanmoins pour se hisser au troisième rang avant d’être surpris par les conditions dantesques avant une deuxième interruption.

Une fois de plus, la course reprenait sous le régime de la voiture de sécurité, qui restait en piste plus longtemps que prévu puisque plusieurs concurrents partaient à la faute, voire en aquaplanning dans la ligne droite des stands ! L’équipe choisissait alors cet instant pourréadapter sa stratégie en fonction de la météo.

Les efforts de l’équipe portaient leurs fruits puisque Nicolas Lapierre remontait en deuxième position avant de céder le volant à André Negrão, chaussés de pneus intermédiaires. Le premier relais du Brésilien était marqué par une nouvelle neutralisation et le retour de la pluie avant qu’il ne soit relayé par Pierre Thiriet à l’amorce de la cinquième heure.

Dans des conditions toujours aussi difficiles, les deux hommes continuaient de s’échanger le baquet tout en donnant le meilleur d’eux-mêmes alors que la luminosité déclinait rapidement. Repassé quatrième, Pierre Thiriet parvenait tout de même à finir le travail en évitant les ultimes écueils de cette épreuve et en ramenant l’Alpine A470 en troisième place sur la ligne d’arrivée.

 

Ils ont dit

Philippe Sinault, Team principal Signatech Alpine Matmut
« C’était une course très difficile pour les nerfs et la stratégie. Nicolas a réalisé un bon départ avant la première interruption. Afin de couvrir un éventuel drapeau rouge définitif, nous avons adapté notre stratégie avant de la réajuster puisque les conditions s’annonçaient ensuite un peu plus clémentes. Comme il y avait moins de pluie sur la piste, la pression des pneus nous a joué des tours, mais André a su garder le contact tandis que Pierre a fait de son mieux dans des conditions qu’il découvrait. Pierre a d’ailleurs repris le volant en fin de course pour atteindre son temps minimum de conduite et sceller un podium bien mérité pour toute l’équipe. Ce cinquième podium est une satisfaction. Nous savions que le rendez-vous de Shanghai serait difficile, nos principaux adversaires évoluant à domicile. Nous comptons désormais dix points de retard et le championnat est encore long, d’autant plus avec deux courses à gros coefficients. Nous restons donc dans le match et le moindre point comptera ! »

Nicolas Lapierre
« Les conditions ont rendu cette course extrêmement difficile. Il fallait faire des paris sur la stratégie et nous nous en sommes bien tirés. Mon rythme était un peu en-deçà à mi-course, mais la performance était au rendez-vous et nous avons su aller chercher cette troisième place. Nous allons désormais mettre à profit la pause pour reprendre la tête du championnat à la rentrée. »

est simplement du faux texte employé dans la composition et la mise en page avant impression. Le Lorem Ipsum est le faux texte standard de l’imprimerie depuis les années 1500, quand un imprimeur anonyme assembla ensemble des morceaux de texte pour réaliser

André Negrão
« Avec les nombreuses interruptions, je pense que nous avons obtenu le meilleur résultat à notre portée aujourd’hui. C’était très compliqué de prendre le rythme et de le maintenir. J’avais passé les intermédiaires au moment où la piste commençait à sécher, mais la pluie s’est à nouveau intensifiée et j’ai préféré rouler prudemment pouréviter de perdre de gros points. Tout reste encore à faire l’an prochain et nous continuerons de nous battre jusqu’aux 24 Heures du Mans ! »

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Pierre Thiriet
« La nervosité était au rendez-vous au volant entre les conditions extrêmes et la visibilité médiocre ! Je crois que nous avons bien tiré notre épingle du jeu tant les pièges étaient nombreux. Même si nous arriverons à Sebring en deuxième position au championnat,nous pouvons être fiers du travail accompli sur la semaine. L’équipe n’a commis aucune erreur sur le plan de la stratégie ou lors des ravitaillements. Le bilan reste donc positif et nous donnerons tout à Sebring. »

Classement 6 Heures de Shanghai – LMP2

1. Jackie Chan DC Racing n°38 109 tours
2. DragonSpeed n°31 + 13’’013
3. Signatech Alpine Matmut n°36 +53’’375
4. Jackie Chan DC Racing n°37 + 1 tour
5. Racing Team Nederland n°29 + 9 tours
6. Larbre Competition n°50 + 11 tours
NC. TDS Racing n°28

Trophée FIA LMP2 Équipes

1. Jackie Chan DC Racing n°38 – 112 points
2. Signatech Alpine Matmut n°36 – 102 points
3. Jackie Chan DC Racing n°37 – 98 points
4. DragonSpeed n°31 – 73 points
5. Racing Team Nederland n°29 – 47 points
6. Larbre Competition n°50 – 46 points
7. TDS Racing n°28 – 30 points

Championnat du monde MotoGP – Grand Prix de Valence

Deux “Rookies of the Year”

Franco Morbidelli en MotoGP, et Joan Mir en Moto2 terminent tous les deux leur saison avec le titre de meilleur débutant. Une belle récompense pour le Team Estrella Galicia 0,0 Marc VDS.

Les courses

La météo n’était pas au rendez-vous pour le dernier Grand Prix de la saison. De la première journée d’essais à la course, la pluie a fait la loi. Difficile dans ces conditions d’éviter les pièges du circuit Ricardo Tormo. En MotoGP, ni Franco Morbidelli ni Tom Lüthi n’ont rallié l’arrivée. Les deux hommes sont tombés avant que la course ne soit interrompue du fait d’un niveau d’eau trop important sur la piste. Et ni l’un ni l’autre n’ont pu prendre le second départ. Morbidelli occupait la cinquième place quand il est tombé, Lüthi était dix-septième. En Moto2, si Joan Mir a quitté la course dès le premier tour, Alex Marquez a réussi à accrocher devant son public son sixième podium de la saison. L’Espagnol aurait même pu gagner s’il n’était pas tombé à dix tours de l’arrivée. Il a heureusement pu repartir pour se classer troisième.

Le championnat

Franco Morbidelli termine sa première saison en MotoGP avec 50 points et la quinzième place au classement général. Tom Lüthi finit lui l’année sans aucun point. En Moto2, Alex Marquez profite de son dernier podium pour s’assurer la quatrième place du championnat avec 173 points inscrits. Joan Mir se classe lui sixième avec 155 points au compteur.

L’histoire

Si le Team Estrella Galicia 0,0 Marc VDS n’a pas goûté cette année à la saveur de la victoire, le bilan de la saison 2018 demeure largement positif pour la structure belge. En MotoGP comme en Moto2, les hommes de Marc Van der Straten ont effet décroché les titres de “Rookie of the Year”. Franco Morbidelli s’est imposé en classe reine face à son coéquipier Tom Lüthi, mais aussi face à Hafizh Syahrin qui fut son plus sérieux adversaire, à Takaaki Nakagami et Xavier Simeon. « Finir meilleur débutant était mon objectif du début de saison, rappelle l’Italien, champion du monde Moto2 en 2017. Tout n’a pas été facile, j’ai eu beaucoup de choses à découvrir et les embûches n’ont pas manqué. Avoir réussi malgré tout à mener à bien ma mission est la meilleure façon de remercier et dire au-revoir à mon équipe. » En Moto2, Joan Mir a lui aussi dominé ses adversaires dans la course au “Rookie of the Year”, en l’occurrence Bo Bendsneyder, Joe Roberts, Jules Danilo et Federico Fuglini. Seul débutant à avoir réussi cette année à monter sur le podium, l’Espagnol courra l’an prochain en MotoGP.

Une saison terminée crescendo !

En grimpant sur le podium pour la cinquième fois de la saison en Australie, grâce à Mads Ostberg et Torstein Eriksen cette fois-ci, Citroën Total Abu Dhabi WRT a une nouvelle fois fait l’illustration de sa montée en puissance sur la deuxième moitié d’année.

Élevé sur les toboggans scandinaves, Mads Ostberg a souvent eu un faible pour les rallyes au profil roulant et rapide, or l’Australie est justement de ceux-là. Pourtant à court de rythme depuis la Grande-Bretagne, date de sa dernière participation, le Norvégien ne tardait pas à le rappeler en s’emparant de la tête de la course à la faveur d’un scratch dès l’ES 3 – Sherwood (26,68 km), plus longue ES au menu du vendredi, pour ne plus les quitter jusqu’au terme de la journée. Une première journée qui voyait également Craig Breen briller. Deuxième derrière son équipier au premier passage dans Sherwood, il y allait également de son meilleur temps au second, confirmant ainsi l’indéniable équilibre de la C3 WRC sur ce terrain pourtant difficile à reproduire en essais européens. En ex-kartman de talent, il démontrait aussi son aisance sur les deux passages dans la super-spéciale majoritairement asphaltée pour conclure alors en deuxième position. Hélas, la course allait prendre une autre tournure pour lui dès l’entame du lendemain, avec d’abord un léger souci d’accélérateur bloqué, puis une petite faute qui lui valait d’endommager la suspension arrière gauche et de chuter au dixième rang. Mads quant à lui s’attachait à résister à une concurrence déchainée et ne cédait les commandes de l’épreuve que sur le troisième chrono (ES 11) de la deuxième journée. Malgré un premier passage dans la super-spéciale (ES 17) couru sous la pluie, à l’inverse de ses deux rivaux directs pour le podium, il voyait sa persévérance et son engagement récompensés, en restant à l’affut d’un potentiel podium le samedi soir. Sa quatrième place, à seulement 20’’3 de celui qui le précédait au classement, lui autorisait en effet encore des espoirs à la veille d’une dernière étape annoncée comme dantesque, en raison de violentes perturbations météorologiques. Elle allait en effet être fatale à deux des prétendants au titre mondial, mais Mads lui, en osmose avec sa C3 WRC sur une surface aux allures pourtant de patinoire par endroits, ne tremblait pas. Il se mettait d’abord à l’abri d’un possible retour par l’arrière, avant de profiter des faits de course, pour grimper en troisième position dans l’avant dernier secteur chronométré, et signer ainsi son second podium de l’année, après la deuxième place déjà conquise en Finlande. Sa performance valait à Citroën Total Abu Dhabi WRT de figurer dans le trio de tête pour la cinquième fois de la saison, après la Suède (2e), le Mexique (3e), la Finlande (2e) et le succès espagnol. Craig Breen et Scott Martin ralliaient quant à eux l’arrivée en septième position.

 

ILS ONT DIT…

TROIS QUESTIONS À PIERRE BUDAR, DIRECTEUR DE CITROËN RACING

Quel bilan dressez-vous de cet ultime rendez-vous ?

« Il est forcément satisfaisant, avec ce nouveau podium, dans la foulée de notre succès en Espagne. Nous avons notamment réalisé une excellente première étape, en exploitant parfaitement notre bonne position sur la piste, pour placer nos deux voitures aux commandes de la course. Et si le samedi nous a un peu moins souri, avec quelques erreurs, Mads a tout de même réussi à se maintenir en embuscade. Or on savait, compte tenu du profil des spéciales comme autant des prévisions météorologiques, que tout pouvait encore se passer sur l’étape dominicale. Quand les conditions de roulage dantesques en ont piégé plus d’un, Mads, en confiance avec sa C3 WRC, s’est alors montré extrêmement solide pour aller chercher cette troisième place. C’est une juste récompense pour l’équipe, qui a rendu une copie parfaite tout au long de la semaine, malgré dix heures de décalage horaire pas toujours facile à encaisser. »

Quelle analyse faites-vous de cette saison 2018 qui se termine ?

« On a évidemment connu des hauts et des bas, mais je retiens que la deuxième partie de saison était plutôt meilleure, avec nos podiums en Finlande (2e) et ici-même, ainsi que notre victoire en Espagne. À ce titre, je tiens d’ailleurs à remercier chaleureusement aussi bien Mads et Torstein que Craig et Scott, pour leur apport respectif. En se donnant toujours à fond, ils ont intimement contribué à ce redressement de situation et nous avons en plus tissé des liens forts avec eux. Une tendance de fond s’est installée dans le fonctionnement de l’équipe, laquelle nous permet d’envisager 2019 avec plus de sérénité. Si nous sommes toujours en cours de transformation, et qu’il nous faut pour cela continuer à travailler fort et encore progresser, les choses se mettent progressivement en place et vont clairement dans le bon sens. »

L’heure est donc déjà à 2019…

« En effet, nous n’avons pas de trêve. Dès notre retour en Europe, nous allons nous préparer à repartir en essais avec nos nouveaux équipages, pour qu’ils découvrent la C3 WRC et que nous poursuivions son développement. Cela fait désormais quelque temps que nous savons que nous allons travailler ensemble, cela devient désormais concret, et c’est particulièrement motivant pour tout le team de passer à l’action ! »

TEMPS FORTS

Le vendredi, Citroën Total Abu Dhabi WRT réalisait l’étape parfaite, en plaçant ses deux C3 WRC en tête pour la première fois de la saison.

En s’élançant depuis les huitième et onzième positions respectives sur la piste, par une météo qui restait finalement au sec, Craig Breen et Mads Ostberg avait toutes les cartes en main pour bien faire sur ce terrain réputé pour se balayer. Mais ils étaient plusieurs dans cette situation et c’est pourtant le Norvégien qui émergeait aux commandes le vendredi soir, suivi à seulement 6’’8 par son équipier irlandais. Preuve de leur compétitivité et de celle de leur monture sur cette épreuve. La performance était d’autant plus belle pour les Rouges que Mads passait cinq des huit spéciales au programme de ce premier jour en tête, signe de sa régularité aux avants-postes. Craig se hissait quant à lui progressivement dans la hiérarchie, s’emparant de la troisième place à la faveur notamment d’un scratch au deuxième passage dans Sherwood (26,68 km), la plus longue ES au menu. Mais il poursuivait son effort jusque dans les deux dernières super-spéciales pour chiper la deuxième place provisoire.

Championnat du monde MotoGP – Grand Prix de Malaisie

Morbidelli prêt du but

En s’assurant la douzième place du Grand Prix de Malaisie, Franco Morbidelli a conforté sa position de leader au classement du “Rookie of the Year” de la catégorie MotoGP. Il ne reste plus qu’une course à disputer pour le champion du monde Moto2.

Les courses

Seulement dix-neuvième d’une séance de qualification disputée sur une piste détrempée, Franco Morbidelli est parvenu à remonter jusqu’à la douzième place avant de passer sous le drapeau à damier du circuit de Sepang. « Le week-end a été compliqué du fait de la météo, mais nous avons fait du bon boulot avec l’équipe », s’est félicité l’Italien, longtemps à la lutte avec Aleix Espargaro. Une fois de plus Tom Lüthi a échoué à la porte des points en terminant seizième sur les talons de Bradley Smith. En Moto2, Alex Marquez s’est mis en évidence aux essais en décrochant sa troisième pole positon de la saison. La course a été plus difficile pour l’Espagnol. Sur un bon rythme jusqu’à la mi-course, il a ensuite dû rendre la main. Il termine septième. Joan Mir, qui était monté sur le podium en Australie, n’a quant à lui jamais trouvé de bonnes sensations au guidon sa Kalex. « J’ai donné le maximum mais je ne pouvais pas faire mieux que cette dixième place », a-t-il confié à l’arrivée.

Le championnat

Avec désormais cinquante points, Morbidelli se maintient à la quatorzième place du classement général. L’Italien devance surtout de dix points Hafizh Syahrin dans la course au “Rookie of the Year”. En Moto2, Marquez a repris la cinquième place du championnat à Joan Mir. Les deux coéquipiers du Team Estrella Galicia 0,0 Marc VDS se tiennent néanmoins toujours en deux points. Le dernier round à Valence sera décisif.

L’histoire

Beau joueur, Alex Marquez n’a pas manqué de féliciter Francesco Bagnaia et le team SkY VR46 à l’arrivée du Grand Prix de Malaisie. En terminant troisième d’une course remportée par son coéquipier, Luca Marini, l’Italien succède cette année à Franco Morbidelli au palmarès de la catégorie Moto2. « Ils ont fait une super saison, a commenté le pilote du Team Estrella Galicia 0,0 Marc VDS. De notre côté, il nous aura manqué un petit quelque chose cette année pour être davantage compétitifs. Il nous reste maintenant une course à Valence, devant mon public, et j’espère y faire quelque chose de bien. L’heure viendra ensuite de préparer la saison 2019 avec une nouvelle moto. »