Championnat du monde MotoGP – Grand Prix d’Australie

Mir retrouve le chemin du podium

Joan Mir a mis fin à une difficile période en remontant sur le podium à l’occasion du Grand Prix d’Australie. Une deuxième place qui permet par ailleurs au champion du monde Moto3 de remonter à la cinquième place du classement Moto2.

Les courses

Malgré une qualification encore difficile et une modeste quatorzième place sur la grille de départ, Joan Mir a réalisé une course magnifique sur le circuit de Phillip Island, là où l’an dernier il avait coiffé sa couronne de champion du monde Moto3. Le couteau entre les dents, l’Espagnol est parvenu à arracher une très belle deuxième place après s’être longtemps bagarré en compagnie de Binder et Vierge. Encore sonné après une nouvelle chute aux essais, Alex Marquez s’est lui classé septième. En MotoGP, Franco Morbidelli a décroché son meilleur résultat en MotoGP en franchissant la ligne d’arrivée en huitième position. Pour la quatrième fois depuis le début de l’année, Tom Lüthi a lui fini à la porte des points en seizième position.

Le championnat

Grâce aux vingt points empochés en Australie, Joan Mir occupe désormais la cinquième place du classement Moto2 à seulement trois points du quatrième, Lorenzo Baldassari. Désormais sixième au championnat, Alex Marquez perd lui une position au profit de son coéquipier. En MotoGP, toujours quatorzième, Franco Morbidelli conforte sa première place au classement du “Rookie of the Year”.

L’histoire

Présente au calendrier des championnats du monde de vitesse depuis 1989, l’Australie organisait cette année son trentième Grand Prix. Si les deux premières éditions s’étaient déroulées à Phillip Island, l’épreuve s’était ensuite déplacée sur le circuit d’Eastern Creek, du côté de Sydney, dans l’Etat de New South Wales. Elle s’y est tenue durant six ans, avant de revenir dans l’Etat de Victoria. Depuis 1997, le circuit de Phillip Island est le théâtre de mémorables bagarres. « Cette piste est unique, explique Franco Morbidelli. Au-delà de sa situation géographie et de la vue incroyable qu’il offre sur l’océan, le circuit de Phillip Island propose un challenge unique. C’est un tracé très rapide, avec peu de freinages et de nombreuses courbes très techniques qui s’enchaînent les unes aux autres. C’est ce qui offre aux spectateurs de courses toujours très disputées. » Ajoutons à cela des conditions météos toujours très chaotiques -du vent, des averses et une température toujours très fraîche en ce printemps austral-, et tout est réuni pour un spectacle à couper le souffle.

Championnat du monde Superbike – Qatar

Un dernier succès pour Rea

Amputée d’une manche en raison de la pluie, la finale du Mondial Superbike au Qatar a permis à Jonathan Rea et à Tom Sykes de conclure la saison sur un dernier doublé.

Les courses

Dommage que la dernière course de la saison ait dû être annulée. Un comble d’ailleurs que de voir la pluie contraindre les organisateurs à renoncer à donner un départ à cause de la pluie en plein milieu du désert… « Cela m’a empêché d’aller chercher deux nouveaux records », résume Jonathan Rea. Vainqueur de la première course du week-end après avoir mené les débats du premier au dernier tour et franchi la ligne d’arrivée devant son coéquipier, le champion du monde pensait en effet pouvoir s’emparer du record absolu de victoires sur une saison. Avec dix-sept succès, il devra se contenter de le partager avec l’Américain Doug Polen. De même qu’il lui faut accepter de finir à douze points du record absolu inscrits dans la même saison. « Ce sera un challenge pour la saison prochain », réplique Rea. Tom Sykes a lui aussi bien terminé son aventure avec Kawasaki avec une nouvelle Superpole et un dernier podium. Toprak Razgatlioglu a pour sa part franchi la ligne d’arrivée en dixième position. En Supersport, Barbera s’est classé septième alors que je Japonais Okubo est tombé dès le premier tour de course à cause d’un problème avec la chaîne de transmission de sa moto.

Le championnat

Désormais quadruple champion du monde, Jonathan Rea conclut la saison avec un total de 545 points. Pour sa dernière année sous les couleurs Kawasaki, Tom Sykes termine quatrième avec 314 points. Pour sa première saison en Superbike, Razgatlioglu se hisse à la neuvième place avec 151 points. En Supersport, Okubo se classe treizième avec 39 points et Barbera dix-septième avec 27 points.

L’histoire

Avec le dernier round du Mondial Superbike au Qatar s’est tournée une nouvelle page de l’histoire de ce championnat qui met aux prises des motos dérivées de la série. L’an prochain, en effet, un tout nouveau format sera mis en place par la FIM et Dorna Sport, le promoteur du championnat. En 2019, trois courses seront programmées durant le même week-end. La première, qui aura lieu le samedi à 14h00, donnera le coup d’envoi des festivités et conservera son format actuel. La deuxième, organisée le dimanche matin à 11h00, se déroulera sous la forme d’un sprint. Le départ de la troisième, sous le format de la première, sera donné à 14h00. Daniel Carrera, Directeur Exécutif du WorldSBK, explique : « Intégrer une troisième course « sprint » dans le format du WorldSBK en 2019 est quelque chose que nous prévoyions depuis longtemps, et nous sommes ravis que cela se réalise. D’année en année, nous nous efforçons de garantir des courses excitantes pour les fans, et nous pensons que l’ajout d’une course sprint enrichira l’expérience du WorldSBK. Nous continuons à travailler sur les derniers ajustements pour faire de nouveau format un franc succès. »

Sébastien Loeb offre la victoire à Citroën !

dim, 28/10/2018 – 17:15

Auteurs d’un coup de poker pneumatique magistral ce matin, Sébastien Loeb et Daniel Elena se montraient impériaux pour remporter la 79e victoire de leur incroyable carrière en WRC. Ils permettaient du même coup à Citroën Total Abu Dhabi WRT de signer son premier succès de l’année, son 99eaussi en WRC et rester ainsi invaincu en Catalogne pour la deuxième année consécutive ! Craig Breen et Scott Martin ralliaient quant à eux l’arrivée en 9e position après avoir repris confiance tandis que Khalid Al Qassimi et Chris Patterson appréciaient à sa juste valeur leur dernière journée de course de l’année et concluaient au 21e rang.

Avec la pluie qui s’abattait sans discontinuer ce matin sur le parc d’assistance, la tentation était grande de faire le choix de la sécurité et d’opter pour les pneus slicks Michelin tendres pour la première boucle de cette ultime journée de course (61,70 km en 4 ES).

Mais Citroën Total Abu Dhabi WRT démontrait une nouvelle fois son savoir-faire en matière d’analyse de la météo, en anticipant, à l’inverse de la concurrence, l’assèchement du terrain : en collaboration avec le technicien Michelin dépêché auprès de l’équipe, Sébastien Loeb était en effet le seul à chausser quatre slicks à gomme dure. L’Alscacien faisait ensuite parler son talent pour en faire bon usage, signer deux scratches consécutifs et rallier l’assistance de mi-étape en tête avec 7’’1 d’avance sur le deuxième ! Un calage moteur de Loeb au passage du célèbre rond-point de Riudecanyes (ES 17) permettait toutefois à Sébastien Ogier de revenir à 3’’6 au départ de la dernière ES. Mais le nonuple champion du monde tenait bon pour signer la soixante-dix-neuvième victoire de sa carrière en WRC, plus de cinq ans après la dernière (Argentine 2013), avec 2’’9 d’avance. C’est également la première victoire de la saison pour le team, après trois podiums (2een Suède, 3eau Mexique, 2een Finlande).

N’ayant pas possibilité de remonter à la régulière, Craig Breen s’attachait à retrouver la confiance après ses mésaventures de la veille, pour finir à la neuvième place.

Khalid Al Qassimi profitait quant à lui de conditions de routes enfin plus constantes pour prendre un maximum de plaisir au volant, et concluait son ultime rallye de l’année en vingt-et-unième position, avec la satisfaction de ne pas avoir commis d’erreur.

ILS ONT DIT…

Sébastien Loeb

« Ça a été une grosse bagarre jusqu’au bout et quand j’ai découvert que j’avais gagné à l’arrivée de la dernière ES, c’était une sensation incroyable ! Ça fait vraiment plaisir d’avoir réussi à être de nouveau dans le coup après toutes ces années, car mes concurrents ne m’ont pas attendu en chemin et roulent vraiment sur le fil du premier au dernier mètre. Il n’a pas fallu traîner pour reprendre mes marques aussi bien sur la terre vendredi, que sur le bitume détrempé d’hier. Aujourd’hui, on a fait un bon coup avec les pneus et ensuite on a tenu bon, malgré une petite erreur. Sur le moment, vu le déroulement de la course, j’aurais tendance à dire que c’est peut-être ma plus belle victoire, et je suis ravi de l’offrir à l’équipe qui la mérite vraiment ! »

Craig Breen

« C’était un week-end difficile pour nous, même si nous avons fait montre d’une belle vitesse par moments, notamment sur la terre. Mais nous avons beaucoup perdu dans nos tête-à-queue. On n’avait plus rien à jouer aujourd’hui, mais on a retrouvé le plaisir au volant, et c’était l’objectif afin d’aborder l’Australie dans les meilleurs dispositions possibles. »

Khalid Al Qassimi

« Avec les caprices de la météo, ça n’a pas été une course évidente pour moi. Mais je suis monté en puissance sur la terre, quant à l’asphalte, si je n’étais pas à l’aise sur les routes détrempées d’hier, j’ai retrouvé la confiance aujourd’hui. »

CLASSEMENT FINAL PROVISOIRE

1 – Loeb / Elena (Citroën C3 WRC) 3:12:08.0
2 – Ogier / Ingrassia (Ford Fiesta WRC) +2.9
3 – Evans / Barritt (Ford Fiesta WRC) +16.5
4 – Neuville / Gilsoul (Hyundai i20 WRC) +17.0
5 – Sordo / Del Barrio (Hyundai i20 WRC) +18.6
6 – Tänak / Järveoja (Toyota Yaris WRC) +1:03.9
7 – Lappi / Ferm (Toyota Yaris WRC) +1:16.6
8 – Latvala / Anttila (Toyota Yaris WRC) +1:26.4
9 – Breen / Martin (Citroën C3 WRC) +2:07.0
10 – Mikkelsen / Jaeger (Hyundai i20 WRC) +2:48.2
21 – Al Qassimi / Patterson (Citroën C3 WRC) +21:28.6

CHAMPIONNAT DU MONDE PILOTES

Sébastien Ogier – 204 points
Thierry Neuville – 201 points
Ott Tänak – 181 points
Esapekka Lappi – 110 points
Jari-Matti Latvala – 102 points
Andreas Mikkelsen – 84 points
Dani Sordo – 71 points
Elfyn Evans – 70 points
Craig Breen – 61 points
Hayden Paddon – 55 points

CHAMPIONNAT DU MONDE CONSTRUCTEURS

Toyota Gazoo Racing – 331 points
Hyundai WRT – 319 points
M-Sport Ford WRT – 306 points
Citroën Total Abu Dhabi WRT – 216 points

Solide performance de la nouvelle équipe DS Techeetah

Communiqué de Presse – Versailles, le 19 octobre 2018

DS TECHEETAH a conclu les premiers essais officiels de la saison 2018/2019 de Formula E FIA ABB sur le circuit Ricardo Tormo de Valencia. Les onze équipes de Formula E ont participé à ces essais.
Les essais ont débuté par deux journées ensoleillées avec de nouveaux records établis par les monoplaces de seconde génération, près de cinq secondes plus rapides que la précédente voiture. La dernière journée a permis à la Formula E de réaliser sa première séance d’essais sur piste humide depuis sa création.
Ces essais de Valencia ont été le théâtre de nombreuses nouveautés. Pour la première fois, les deux DS E-TENSE FE 19 ont roulé ensemble, aux côtés des autres monoplaces de nouvelle génération.
Avec 1 172 km couverts par les pilotes DS TECHEETAH, l’équipe quitte Valencia en confiance avant la première course de la saison 2018/2019, l’E-Prix de Ad Diriyah, le 15 décembre.

Mark Preston, Team Principal DS TECHEETAH : « Ce fut une bonne semaine pour l’équipe. Nous avons franchi un nouveau palier en termes de travail en commun. Les monoplaces ont été fiables et performantes et nos pilotes sont satisfaits des progrès réalisés. Nous avons eu l’opportunité de faire rouler nos deux voitures simultanément en piste pour la première fois. C’est très positif de pouvoir comparer les temps et les situations pour nos pilotes et nos ingénieurs.
La dernière journée a été très intéressante avec une vraie séance d’essais sur le mouillé dans la matinée. Nous avons pu travailler sur les réglages de la voiture et continuer à rouler sans le moindre problème. Nous possédons beaucoup plus d’expérience que l’an passé lorsque nous étions arrivés à Valencia. Avec l’appui de DS Automobiles, nous avons déjà pu profiter de quinze jours d’essais réservés aux constructeurs avant ces essais officiels. Nous sentons la différence.
Nous avons été très occupés depuis que nous faisons cause commune avec DS pour créer une équipe efficace. Le team s’est formé très rapidement. Nous avons encore progressé cette semaine en travaillant ensemble sur la piste pour la première fois. »

Xavier Mestelan Pinon, Directeur DS Performance : « Notre voiture a toujours été en haut du classement sur ces trois jours d’essais, que ce soit en mode « qualifications » ou « course ». Nous savons maintenant que nous sommes dans le match, et c’est déjà une grande satisfaction. Mais même s’il est trop tôt pour établir une hiérarchie précise des forces en présence, cela va nous aider à aborder sereinement le début de saison, car bien entendu, il reste beaucoup de travail. Le calme et la confiance nous permettront de l’effectuer efficacement. »

Jean-Éric Vergne : « Nous avons passé une bonne semaine à Valencia avec, pour la première fois, le statut d’équipe 100 % officielle. La DS E-TENSE FE 19 est compétitive et nous avons pu compléter notre programme d’essais. C’est intéressant de pouvoir se comparer à la concurrence sur ce circuit, mais il est encore trop tôt pour dire ce qu’il se passera lors des premiers E-Prix où les circonstances seront bien différentes. Comme on ne peut pas faire d’essais sur les circuits en ville, on ne peut pas savoir exactement où nous nous situons, mais nous avons une indication positive : nous sommes dans le bon wagon. »

André Lotterer : « C’est positif de passer quelques jours supplémentaires dans la monoplace et de faire des essais sur piste humide pour la première fois. J’ai aimé piloter dans ces conditions. Le travail de développement débuté cet été nous a beaucoup apporté et nous avons pu progresser et avancer où nous souhaitions aller. Je pense que nous pouvons nous attendre à quelques surprises en début de saison, car le format des épreuves évolue radicalement. Je suis prêt à relever le défi et je suis impatient d’être au départ de la première course ! »

Championnat du monde MotoGP – Grand Prix du Japon

Morbidelli contrôle

Onzième au Japon, Morbidelli enchaîne sa quatrième course dans le top 15. Et consolide sa position de leader au classement du meilleur débutant de la catégorie MotoGP.

Les courses

Malgré de sérieux problèmes de mise au point aux essais, Franco Morbidelli est parvenu à remonter de la dix-septième position qu’il occupait sur la grille de départ à la onzième place sous le drapeau à damier du Grand Prix du Japon. Victime d’une grosse chute aux essais, l’Italien a bien redresser la barre en course. « Sur un circuit qui était difficile pour nous, j’ai réussi à conserver un bon rythme et à me rapprocher du top dix, dit-il. Le bilan du week-end est plutôt satisfaisant. » Manquant de grip à l’arrière et de feeling avec sa moto, Tom Lüthi s’est classé vingtième. En Moto2, Alex Marquez a été héroïque en terminant quatrième après avoir été victime d’une terrible chute aux essais dont il s’est miraculeusement relevé sans blessure. Joan Mir a lui terminé l’épreuve japonaise en onzième position.

Le championnat

Encore un place gagnée pour Morbidelli. L’Italien pointe désormais à la quatorzième place du classement général MotoGP avec trente-huit points. Il consolide par la même occasion sa première place au classement du “Rookie of the Year” . En Moto2, Marquez et Mir demeurent cinquième et sixième du championnat provisoire avec cent trente-neuf et cent vingt-neuf points.

L’histoire

On savait qu’Alex Marquez était dur au mal, mais personne n’imaginait qu’il l’était autant. A Motegi, l’ancien champion du monde Moto3 a été victime d’une terrible chute dans les dernières minutes de la deuxième séance d’essais libre Moto2. « J’ai fait une erreur, reconnaît-il. La piste n’était pas encore totalement sèche et je suis passé sur un vibreur à pleine charge. Je n’avais aucun besoin à ce moment-là de prendre un tel risque. » Propulsé à plusieurs mètres dans les airs, Marquez est lourdement retombé sur les épaules et le dos. « Je ne me suis rien cassé, mais j’ai fini le week-end avec des douleurs un peu partout. J’ai vraiment dû serrer les dents pour prendre le départ de la course. » Le pilote du team Estrella Galicia 0,0 Marc VDS a été récompensé de ses efforts. Sixième sur la grille de départ, il a en effet franchi la ligne d’arrivée en quatrième position à douze secondes du vainqueur, coincé entre les deux KTM d’Oliveira et Binder. « Après ma chute de vendredi, je suis vraiment satisfait de ce résultat, pouvait-il confier à l’arrivée. Et je remercie l’équipe de m’avoir aider à reprendre confiance après ma chute. »

Pierre Sancinéna titré au bout du suspense !

Le dernier rendez-vous de la saison a tenu toutes ses promesses en Alpine Elf Europa Cup. Malgré les efforts de Nicolas Milan (Milan Compétition), auteur d’un doublé sur le Circuit de Barcelona-Catalunya, Pierre Sancinéna (CMR) devient le premier pilote sacré en Alpine Elf Europa Cup ! There was a rather unique ceremony on Friday. 10 days after being officially and definitively declared the winners of their category in edition 86 of the 24 Hours of Le Mans, Signatech Alpine Matmut and its drivers received their trophy from ACO President, Pierre Fillon.

Pour cette finale, l’Alpine Elf Europa Cup prend la direction de la Catalogne en présence de dix-neuf concurrents avides de conclure l’année en beauté au volant de leurs Alpine A110 Cup.

COURSE 1 : PREMIÈRE POUR MILAN

Après des essais libres menés sous un temps sec, la piste est humide au moment d’aborder les qualifications. Dans son ultime effort, Nicolas Milan arrache la pole position à Marc Guillot (Milan Compétition) et Jean-Baptiste Méla (Autosport GP).

Au départ, Nicolas Milan conserve les commandes à l’intérieur du premier virage, mais Marc Guillot prend l’avantage au suivant avant la réplique immédiate du poleman. Derrière, Jean-Baptiste Méla rétrograde et Sylvain Noël (Racing Technology), Laurent Hurgon (Autosport GP) et Julien Neveu (Autosport GP) en profitent pour se placer dans le sillage du duo de tête.

Au deuxième tour, la voiture de sécurité fait son apparition pour sortir l’Alpine A110 Cup de Pierre Macchi (Autosport GP) des graviers. Quand le peloton est libéré, Nicolas Milan contient Marc Guillot tandis que Laurent Hurgon ravit la troisième place à Sylvain Noël. Un peu plus loin, Vincent Beltoise (CMR) voit s’envoler ses derniers espoirs de titre en étant contraint à l’abandon.

Le groupe de chasse s’anime également sous l’impulsion de Gaël Castelli (Milan Compétition), Pierre Sancinéna et Julien Neveu. Les trois hommes se livrent une somptueuse bataille pour la cinquième position pendant plusieurs boucles. Quand Laurent Hurgon doit abandonner à trois tours de l’arrivée, Gaël Castelli prend définitivement l’avantage et dépasse Sylvain Noël pour se hisser au troisième rang.

En tête, Marc Guillot tente de trouver l’ouverture sur Nicolas Milan, mais l’Agenais résiste avec brio pour s’offrir sa première victoire en Alpine Elf Europa Cup pour 142/1000e d’avance. Gaël Castelli complète ce podium monopolisé par Milan Compétition, qui signe le premier triplé dans l’histoire de la discipline.

Quatrième, Julien Neveu devance Sylvain Noël, qui scelle son titre dans la catégorie Gentlemen. Pierre Sancinéna se classe sixième, suivi par le Junior Marc De Fulgencio (Team VRT), inéligible aux points. Mathieu Blaise (Racing Technology), Jean-Baptiste Méla et Thomas Padovani (Milan Compétition) bouclent le top dix dans cet ordre.

COURSE 2 : FINALE À COUTEAUX TIRÉS

Dimanche matin, ils sont encore trois à pouvoir prétendre au titre : Pierre Sancinéna (128 points), Nicolas Milan (117 points) et Sylvain Noël (113 points).

En qualifications, Laurent Hurgon s’offre la pole position pour dix millièmes d’avance sur Marc Guillot. Parmi les prétendants, Nicolas Milan se classe quatrième, juste devant Pierre Sancinéna, qui avait signé le meilleur temps avant de le perdre pour non-respect des limites de la piste. Dixième, Sylvain Noël sait qu’il est désormais condamné à réaliser l’exploit en course.

Lorsque le peloton est relâché, Laurent Hurgon se fait immédiatement déborder par Nicolas Milan, Marc Guillot et Gaël Castelli. Pierre Sancinéna reste cinquième, un résultat qui ne lui suffit pas pour être couronné si Nicolas Milan l’emporte !

Au troisième tour, l’abandon de Pierre Combot (Autosport GP) entraîne l’intervention de la voiture de sécurité. Le classement évolue peu à la relance, mais le groupe de tête est extrêmement serré à mi-course puisque les douze premiers se tiennent en six secondes. Julien Neveu en profite d’ailleurs pour tirer son épingle du jeu et remonter au sixième rang après l’accrochage entre Vincent Beltoise et Sylvain Noël.

Les derniers tours sont riches en rebondissements. Tout d’abord, Pierre Sancinéna reprend le contrôle de son destin en surprenant Laurent Hurgon, mais Julien Neveu le dépasse dans la foulée. En parallèle, Gaël Castelli est contraint à l’abandon et doit renoncer à la troisième place.

Aux avant-postes, Nicolas Milan s’impose à nouveau devant Marc Guillot. Julien Neveu prend la troisième position, suivi par Pierre Sancinéna, finalement sacré pour un point face à son adversaire. Cinquième, Jean-Baptiste Méla l’emporte chez les Juniors, tout comme Sylvain Noël chez les Gentlemen. Thomas Padovani, Marc De Fulgencio, Laurent Hurgon et Matthieu Blaise complètent le top dix à l’arrivée.

Ils ont dit

Pierre Sancinéna (Vainqueur de l’Alpine Elf Europa Cup 2018) .

« J’ai du mal à trouver mes mots… C’était à la fois dur et génial, mais la conclusion est juste extraordinaire. Quand Alpine a annoncé la création de cette compétition, je n’ai pas hésité une seule seconde à m’engager en raison de mon passé avec la marque. J’ai de la famille dieppoise et mon premier stage d’ingénieur a eu lieu à l’usine de Dieppe. J’ai beaucoup d’affection envers Alpine et c’est donc une immense fierté de devenir le premier champion de l’Alpine Elf Europa Cup avec le A fléché sur ma poitrine. Je savais que la finale serait tendue et que je devais éviter de prendre le moindre risque. J’étais conscient que la cinquième place ne suffirait pas dimanche, mais je n’ai jamais douté. Les deux derniers tours ont été très longs… Ce titre récompense une saison magnifique. Je tiens vraiment à remercier toutes les personnes qui ont contribué à cette victoire : ma famille, mes partenaires, l’équipe CMR et Alpine, bien sûr ! »

Nicolas Milan (2e du classement général, vainqueur courses 1 et 2) 

« Je suis très heureux de remporter mes deux premières courses en Alpine Elf Europa Cup. Je n’avais pas été assez rapide en début d’année, j’ai ensuite manqué de réussite et ces victoires arrivent un peu trop tard, mais le titre s’est vraiment joué à peu de choses. La deuxième place reste un résultat très satisfaisant, d’autant qu’elle était loin d’être acquise puisque j’étais au pied du podium avant ce week-end. Heureusement, j’ai pu compter sur les performances de mon équipier Marc Guillot. Nous avions bien préparé ce rendez-vous pour travailler les réglages et nos efforts ont payé. Cela donne envie de poursuivre l’an prochain et de ne jamais sous-estimer nos adversaires. C’était en tout cas une très belle saison et j’ai pris beaucoup de plaisir à piloter cette voiture. »

Sylvain Noël (3e du classement général, titré chez les Gentlemen)

« J’étais venu il y a trois semaines dans le cadre du Championnat de France FFSA GT et j’ai pensé que cela suffirait. Nous avons peut-être sous-estimé ce rendez-vous, car nous n’avons pas su combler le déficit avec nos concurrents qui s’étaient mieux préparés. Nous avons atteint notre objectif du début de saison qui était le titre en Gentlemen, mais je suis convaincu que nous aurions pu viser plus haut si nous nous étions donné un peu plus de moyens et si nous avions eu un peu plus de réussite à certains moments. Après une pause de six ans, je reste néanmoins très satisfait de mon retour en compétition ! »

Esapekka Lappi rejoint Citroën Total Abu Dhabi WRT !

Communiqué de presse

Désireuse d’aligner deux équipages de pointe l’année prochaine, l’équipe Citroën Total Abu Dhabi WRT est ravie d’officialiser l’engagement à compter de 2019, d’Esapekka Lappi et Janne Ferm, son copilote, aux côtés de Sébastien Ogier et Julien Ingrassia.

Fidèle à sa tradition de faire confiance à des jeunes pilotes, pour les accompagner ensuite jusqu’aux sommets, Citroën Racing a choisi avec Esapekka Lappi, le plus prometteur d’entre eux. Le Finlandais de 27 ans s’est en effet affirmé ces dernières saisons comme un futur champion et compte déjà un palmarès éloquent eu égard à sa faible expérience (40 départs en championnat du monde, dont 19 au volant d’une WRC). C’est en 2012, à l’occasion du rallye de Finlande, qu’Esapekka se fait pour la première fois remarquer à l’échelon mondial, en tenant longtemps la dragée haute à un certain Sébastien Ogier à monture équivalente. Titré dans son pays cette année-là, il suit une ascension méthodique, en devenant également champion d’Europe en 2014, avant de remporter le WRC2 en 2016. Depuis le rallye du Portugal 2017, et son accession à la catégorie reine, Esapekka n’a cessé d’impressionner, s’affirmant lui aussi comme un « Flying Finn », ces Finlandais volants qui marquèrent l’histoire de la discipline, avec une première victoire sur ses terres l’an passé pour sa quatrième course seulement aux commandes d’une WRC. Cette saison, il a de nouveau confirmé ces bonnes prédispositions en se montrant à la fois régulier et rapide sur toutes les surfaces (3e en Sardaigne, en Allemagne et en Grande-Bretagne). Au point de figurer aujourd’hui à la quatrième place provisoire du championnat, derrière les trois hommes forts qui se disputent le titre mondial. Preuve qu’avec Janne Ferm, son navigateur depuis 2010, ils sont parfaitement complémentaires à Sébastien Ogier et Julien Ingrassia, premières recrues annoncées de l’équipe. Mélange d’expérience et de jeunesse, le duo Ogier-Lappi a assurément fière allure et aura pour mission de briguer la victoire sur tous les terrains dès 2019.

ILS ONT DIT…

Pierre Budar, Directeur de Citroën Racing

« Nous tenions à engager l’an prochain deux équipages très compétitifs et l’arrivée d’Esapekka constitue donc une excellente nouvelle ! C’est dans l’ADN de notre marque de faire confiance à des jeunes et il a assurément le profil idéal. Talentueux, déterminé, appliqué, il devrait former une paire à la fois complémentaire et redoutable avec Sébastien. Il dispose encore d’une marge de progression, aussi nous allons faire en sorte de le mettre dans les meilleures dispositions pour qu’il poursuive son impressionnante ascension. »

Esapekka Lappi

« Je suis évidemment ravi de rejoindre l’équipe et d’être le futur équipier de Sébastien. C’est une bonne opportunité pour moi de continuer à progresser. Après avoir appris au contact de Jari-Matti Latvala l’an passé, et de Ott Tänak cette année, j’aurais toutes les cartes en mains pour être encore meilleur si je parviens aussi à m’inspirer de Seb ! Je suis convaincu que la voiture a beaucoup de potentiel, à l’instar de l’équipe, qui a une grande histoire dans la discipline. L’envie affichée par Pierre, de me recruter, a également beaucoup compté dans mon choix. Puis c’est aussi un beau challenge que d’essayer de gagner ensemble. »

Championnat du monde Superbike – Argentine

Un nouveau titre pour Kawasaki

En s’imposant en Argentine, Jonathan Rea permet à Kawasaki de décrocher un nouveau titre de champion du monde constructeur. Encore une saison riche en succès pour l’équipe de Guim Roda.

Les courses

Intouchable en cette fin de saison, Jonathan Rea a ajouté deux nouvelles victoires à son palmarès en Argentine. Le pilote Kawasaki en est désormais à dix succès de rang. « Le week-end a été une fois encore parfait, s’est réjouit le quadruple champion du monde. Ma moto était fantastique et je ne peux que remercier toute mon équipe de m’avoir permis de devenir le premier vainqueur de cette nouvelle épreuve en Amérique du Sud. » En difficulté dans les nombreux changements de direction du circuit de San Juan, Tom Sykes s’est classé sixième samedi, et cinquième dimanche. Toprak Razgatlioglu est monté sur le podium de la première course avant de se classer septième le lendemain. En Supersport, Okubo et Barbera ont pour leur part franchi la ligne d’arrivée aux huitième et neuvième places.

Le championnat

Le titre de champion du monde des pilotes acquis depuis la dernière épreuve à Magny-Cours, ne manquait plus à Kawasaki que de décrocher le titre des constructeurs. Jonathan Rea s’en est chargé en Argentine en s’imposant samedi après-midi. Un nouveau succès pour les Verts qui réjouit bien évidemment Guim Roda, le team manager KRT : « Ce titre veut dire beaucoup pour nous car cette année le règlement technique était très restrictif, et l’inversion des grilles de départ pour la deuxième course a souvent réduit l’avantage que nous pouvions afficher naturellement. Etre une fois de plus champions du monde signifie que nous avons fait du très bon travail. » Côté pilotes, Tom Sykes se maintient à la quatrième place du classement général alors qu’il ne reste plus qu’une épreuve au programme. Razgatlioglu se hisse en huitième position alors qu’en Supersport Okubo est désormais douzième. Barbera conserve la dix-neuvième place du championnat.

L’histoire

Après la Thaïlande en 2015, c’est au tour de l’Argentine de rejoindre cette année le calendrier du championnat du monde Superbike. Une nouvelle étape, organisée sur le tout nouveau circuit de San Juan Villicum, qui permet à la compétition de retrouver le continent sud-américain pour la plus grande joie de Jonathan Rea. « C’était ma première visite en Amérique du Sud et j’ai vraiment adoré l’accueil qui nous a été réservé, a commenté le tout frais quadruple champion du monde, reçu en grandes pompes par le Sergio Unac et Jorge Chica, respectivement Gouverneur et Secrétaire des Sports de la Province de San Juan. Les autorités locales ont assuré une organisation irréprochable et le public a été super enthousiaste, chaleureux et bienveillant. Quant à ce nouveau circuit, il s’est avéré lui aussi à la hauteur de nos attentes. Technique, avec des variations de relief… Un très beau terrain de jeu. » L’Argentine est le vingt-quatrième pays à figurer au calendrier du Mondial Superbike et San Juan Villicum le quarante-huitième circuit à y accueillir une épreuve. A noter par ailleurs que trois pilotes argentins ont jusqu’à présent couru en Superbike : Nestor Amoroso à Monza en 1993, Leonardo Esteban à Misnao en 1994, et Leandro Mercado qui participe au championnat du monde depuis 2012.

Quatre à la suite pour Signatech Alpine Matmut

  • Avec la troisième place de Nicolas Lapierre, André Negrão et Pierre Thiriet, Signatech Alpine Matmut termine sur le podium pour la quatrième année consécutive au Fuji Speedway (Japon).

  • Avec quatre podiums en autant de manches disputées cette saison, l’Alpine A470 garde la tête du Championnat du Monde d’Endurance en LMP2 avant de se rendre à Shanghai (16-18 novembre).

  • Signatech Alpine Matmut s’est vu remettre ce week-end son trophée de vainqueur des 24 Heures du Mans.

Le vendredi était marqué par une cérémonie un peu particulière. Dix jours après avoir été déclarés officiellement et définitivement vainqueurs de la 86e édition des 24 Heures du Mans dans leur catégorie, Signatech Alpine Matmut et ses pilotes ont reçu leur trophée des mains de Pierre Fillon, le président de l’ACO.

En piste, le ciel couvert restait clément pour les deux premières séances d’essais libres. Malgré de nombreuses interruptions dues à des vibreurs récalcitrants, les boudins jaunes étant mal fixés, l’équipe menait un véritable travail de fond et s’offrait le meilleur temps de la deuxième session.

Après une ultime séance dédiée à l’évaluation de la stratégie des pneumatiques, les qualifications étaient confiées à André Negrão et Pierre Thiriet. L’exercice se révélait extrêmement disputé, et le duo plaçait l’Alpine A470 au quatrième rang du LMP2.

Dimanche, la course débutait sur une piste détrempée. Dans ces conditions difficiles, Nicolas Lapierre réalisait un départ parfait pour se hisser à la deuxième position avant de prendre la tête dans la première demi-heure. Au fil des passages, la trajectoire s’asséchait tout en restant assez grasse. Après une relance, Nicolas Lapierre était d’ailleurs piégé par ce terrain en constante évolution et rétrogradait en cinquième place au terme de la première heure.

L’équipe réagissait immédiatement en lui faisant chausser des pneus slicks pour la fin de son triple-relais. Avant d’entamer la troisième heure de course, l’Alpine n°36 était ainsi revenue sur le podium provisoire. Pierre Thiriet enchaînait avec deux très beaux relais lui permettant de distancer ses poursuivants tout en se rapprochant de la la Jackie Chan DC Racing n°38.

André Negrão accomplissait également sa part du travail lors de son double relais avant de passer le témoin à Nicolas Lapierre, solide troisième à l’amorce de la dernière heure. Le Brésilien reprenait le volant à une demi-heure de l’arrivée avec Ho-Pin Tung dans son viseur. S’il parvenait à réduire l’écart, le temps lui manquait pour faire la jonction et il devait se contenter de la troisième place au drapeau à damier.

Ils ont dit

Philippe Sinault, Team principal Signatech Alpine Matmut
« La déception l’emporte un peu, mais nous avons de nombreux points positifs à retenir. Nous avons affiché un niveau de performances supérieur à celui de Silverstone. Tout le monde a su progresser, qu’il s’agisse de l’équipe au niveau des arrêts, des réglages et de la préparation de la voiture, ou des pilotes, à l’image de Pierre qui a réalisé une très belle course. Cela nous a permis de prendre la tête assez rapidement et nous l’avons occupée à trois reprises au gré des ravitaillements. Malgré un malheureux fait de course inhérent aux conditions, nous avons bien réagi en reprenant une bonne partie de la minute perdue dans l’opération. Nous gardons les commandes du championnat et c’est le plus important pour rester mobilisés et concentrés. La saison est encore longue et nous n’en sommes qu’à la moitié. Il faudra être toujours présent aux avant-postes et c’est ce que nous faisons depuis le début de l’année. »

Régis Fricotté, Directeur commercial et compétition d’Alpine
« Ce résultat conclut de belle manière ce week-end durant lequel le réseau et les clients japonais d’Alpine ont pu s’essayer au volant de l’Alpine A110 sur le circuit de Fuji tout en découvrant l’univers Alpine en compétition. Même si nous visons toujours la victoire, cette troisième place nous permet de conserver la tête du classement général et c’est le plus important pour reconquérir le titre mondial. »

Nicolas Lapierre
« Je suis partagé sur ce résultat. Nous avions clairement la vitesse pour gagner, mais nous avons manqué de réussite et mon tête-à-queue dans mon deuxième relais nous coûte probablement la victoire. Grâce au travail de toute l’équipe, nous avions une voiture performante tout au long du week-end et cela nous a permis de revenir sur le podium. L’objectif à Shanghai sera de repartir en tête du championnat, nous ferons donc tout y arriver ! »

est simplement du faux texte employé dans la composition et la mise en page avant impression. Le Lorem Ipsum est le faux texte standard de l’imprimerie depuis les années 1500, quand un imprimeur anonyme assembla ensemble des morceaux de texte pour réaliser

André Negrão
« Nous avons fait du bon travail. Le rythme était là tout au long du week-end et les réglages étaient idéaux, qu’importe les conditions. La victoire était à notre portée, mais le sport automobile est parfois fait ainsi. Nous sommes toujours en tête du classement général, certes pour un point, mais c’est la position qui compte. Nous allons poursuivre nos efforts en vue de Shanghai pour conserver cette dynamique jusqu’à la fin de la Super-Saison !

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Pierre Thiriet
« Même si le résultat n’est peut-être pas à la hauteur de nos espérances, je préfère retenir les points positifs et il y en a bien plus que de négatifs. Je suis ravi du rythme que nous avons affiché en course. Nous avons fait de grands progrès depuis Silverstone et c’est de bon augure pour la suite de la saison. Je suis convaincu que nous arriverons à Shanghai avec une voiture performante et la rage de vaincre. »

Classement 6 Heures de Fuji – LMP2

1-Jackie Chan DC Racing n°37 217 tours
2-Jackie Chan DC Racing n°38 +26’’087
3-Signatech Alpine Matmut n°36 +44’’398
4-TDS Racing n°28 + 1 tour
5-Larbre Competition n°50 + 6 tours
6-DragonSpeed n°31 + 12 tours
7-Racing Team Nederland n°29 + 13 tours

Trophée FIA LMP2 Équipes

1-Signatech Alpine Matmut n°36 – 87 points
2-Jackie Chan DC Racing n°38 – 86 points
3-Jackie Chan DC Racing n°37 – 86 points
4-DragonSpeed n°31 – 55 points
5-Larbre Competition n°50 – 38 points
6-Racing Team Nederland n°29 – 37 points
7-TDS Racing n°28 – 30 points

Dans le rythme des meilleurs

Longtemps en bagarre pour le podium avec Craig Breen, Citroën Total Abu Dhabi WRT revient de Grande-Bretagne, avec la satisfaction d’avoir vu la C3 WRC se montrer une nouvelle fois compétitive, sur un terrain où il faut s’adapter à l’évolution permanente du niveau d’adhérence.

LE FILM DE LA COURSE

Le rallye de Grande-Bretagne a ceci de particulier qu’il est préférable, une fois n’est pas coutume, de s’élancer parmi les premiers sur cette terre imbibée d’eau, avant qu’elle ne se transforme littéralement en gadoue. Avec leurs dixième et onzième positions respectives sur la route le vendredi, soit les dernières parmi les WRC, Mads Ostberg et Craig Breen étaient donc loin d’être avantagés. Mais mis en confiance par la motricité et le comportement prévenant de sa C3 WRC, le deuxième cité allait pourtant réaliser le tour de force de rester au contact du peloton de tête, en rentrant sixième le soir à moins de 13’’ du quatrième, tandis que Ostberg, plus en délicatesse avec les conditions, pointait alors huitième. Craig Breen confirmait sa très bonne forme le samedi en se rapprochant à moins de deux secondes du podium en fin d’étape, après avoir notamment signé deux deuxièmes temps l’après-midi (ES 15 et 18). La performance de l’équipe était d’autant plus concluante que Mads Ostberg effectuait lui aussi une belle remontée jusqu’à la cinquième place, àla faveur notamment d’un scratch et d’une impressionnante série de trois deuxièmes temps consécutifs (ES 12, 13 et 14). Autant dire que les pilotes du Citroën Total Abu Dhabi WRT étaient bien décidés à jouer les premiers rôles jusqu’au bout ! Ils se lançaient donc à l’offensive dès le petit matin le dimanche, sur des pistes toujours incroyablement glissantes, mais une petite faute, au plus fort de la bagarre, éloignait Breen de la lutte pour le podium, lequel n’en signait pas moins une probante quatrième place. Mads Ostberg, également auteur d’un tête à queue, devait quant à lui se contenter de la huitième position.

DEUX QUESTIONS À PIERRE BUDAR, DIRECTEUR DE CITROËN RACING

Quelle analyse faites-vous de ce Wales Rally GB ?

Je tiens à souligner la performance de notre équipe, encore une fois exemplaire, et de notre voiture. Non seulement elle s’est montrée parfaitement fiable, notamment le samedi où il y avait plus de cent cinquante kilomètres chronométrés au programme sans assistance de mi-journée, mais elle s’est en plus révélée très compétitive sur une surface, pourtant toujours très difficile à cerner. Au cours de la deuxième étape par exemple, sur neuf spéciales disputées, nous avons figuré à six reprises dans le top trois avec au moins une de nos C3 WRC, quand ce n’était pas les deux, à la faveur notamment d’un scratch. Alors que nos rivaux se disputent les titres en cette fin de saison, c’est le signe que nous sommes dans le match, et ce quelles que soient les conditions de roulage. Car le niveau de grip était alors plutôt faible le samedi matin, avant que les pistes ne s’assèchent l’après-midi venue. C’est un vrai motif de satisfaction.

Le podium était tout proche ce week-end…

En effet, en étant revenus à 1’’7 du troisième le samedi, on devait jouer notre carte à fond lors de la dernière journée de course et c’est ce que Craig a fait sans complexes. Or à ce niveau d’engagement, d’attaque, une petite erreur est vite arrivée, surtout sur un sol aussi glissant. Je constate en tout cas avec plaisir que nos équipages ont fait preuve de beaucoup de pugnacité tout au long du week-end, en ne s’avouant jamais vaincus malgré un ordre de départs le premier jour qui auraient pu d’emblée compromettre leurs chances de bien figurer. C’est animés de cette combativité que nous allons désormais nous tourner vers l’Espagne et redoubler d’efforts, pour être encore meilleurs là-bas.

TEMPS FORTS

Témoin privilégié de la performance de Craig Breen ce week-end, Thomas Breton, son ingénieur exploitation, revient sur la manière dont l’Irlandais est parvenu à rester au contact le vendredi (sixième à 48’’8), en dépit d’un ordre de départ particulièrement désavantageux (11e), avant de passer à l’offensive le samedi…

« Craig est arrivé sur la course à la fois très motivé et libéré, pensant uniquement à conduire. Il s’est retrouvé relativement dans le rythme dès le début, sans se mettre le couteau sous la gorge, du coup il a réalisé qu’en haussant un peu le rythme, il pouvait faire quelque chose de pas mal. C’est un rallye qu’il connaît mieux que certains autres, et puis quand les conditions, bien que piégeuses, sont ainsi constantes, il est plutôt bon, tout simplement ! Il ne s’est jamais démobilisé non plus, même quand il réalisait un chrono un peu moins probant, car il en connaissait les raisons. En même temps, cela fait déjà quelques manches qu’il est plus fort mentalement, mais cela ne s’est pas forcément remarqué sur le résultat, car il y avait toujours ce petit grain de sable qui venait enrayer la machine. Je pense que ça va lui faire du bien d’avoir ainsi effectué un rallye à la bagarre. Depuis la Suède, les aléas ont fait qu’il a souvent été contraint à une course d’attente et subi le fait d’avoir connu un vendredi en demi-teinte. Là, il va pouvoir aborder l’Espagne de façon plus sereine ! »