Championnat du monde MotoGP – Grand Prix d’Aragon

Morbidelli consolide son leadership

Fort d’une belle onzième place, Franco Morbidelli consolide en Aragon son statut de leader au classement du “Rookie of the Year”. Solides performances en Moto2 d’Alex Marquez et Joan Mir qui se glissent de concert dans le top six.

Les courses

Malgré une pénalité infligée aux essais qui l’a contraint de s’élancer du fond de la grille de départ, Franco Morbidelli n’a pas démérité sur le circuit Motorland d’Aragon. Quatorzième au cinquième tour en embuscade derrière Bradley Smith et Takaaki Nakagami, l’Italien est passé peu après à l’attaque pour s’emparer de la onzième place. Une position qu’il a conservée jusqu’à l’arrivée. Son coéquipier, Thomas Lüthi, a longtemps cru pouvoir inscrire ses premiers points de la saison. Malheureusement, la dégradation de son pneu arrière en fin de course ne lui a pas permis de faire mieux que dix-septième. En Moto2, Alex Marquez a longtemps joué la victoire avec Brad Binder avant de baisser de rythme dans les derniers kilomètres. « J’ai trop attaqué en début de course alors que sur ce circuit, quand tu profites de l’aspiration de tes adversaires, tu peux économiser tes pneus, raconte l’ancien champion du monde Moto3. Cela été mon problème. Je suis malgré tout satisfait d’avoir tout donné durant la course même si je rate au final le podium. » Quatrième sous le drapeau à damier, Marquez termine deux places devant son coéquipier, Joan Mir, qui a payé en course sa modeste quinzième place sur la grille de départ.

Le championnat

Avec désormais trente-et-un points dans la musette, Franco Morbidelli occupe au soir de la tournée des quatre courses outremer du mois d’octobre la seizième place du championnat MotoGP et la tête du classement du “Rookie of the Year”. En Moto2, Alex Marquez remonte à la cinquième place du championnat, juste devant Joan Mir. Deux petits points séparent les deux pilotes du Team Estrella Galicia 0,0 Marc VDS.

L’histoire

Dans une équipe MotoGP gravite aujourd’hui une vingtaine de personnes. Parmi elles se trouvent les « tyremen », responsables, comme leur nom l’indique, de la gestion des pneumatiques. Chez Marc VDS, ils s’appellent Nacho Lorenzana et Martin Zabala. Dans leurs tâches, il y a pour commencer l’entretien régulier des jantes qui ne doivent pas faire plus de 2000 km en course. Contrôle, nettoyage, serrage des disques de frein et des capteurs de pression… Chaque jour, l’un et l’autre traînent leur rack jusqu’à la tente Michelin où sont montés les pneus que leur équipe a choisi pour la journée. Deux heures avant que les motos ne prennent la piste, le « tyreman » met les roues en chauffe sous des couvertures électrifiées. Les pneus slicks sont portés à quatre-vingt dix degrés, les pneus pluie à quarante-cinq degrés. Ensuite, tout au long de la journée, la pression des pneus est contrôlée grâce aux capteurs placés sur les jantes. Une pression qu’il faut constamment affiner en fonction de la température de la piste, mais aussi des conditions météos, du vent, de la température de l’air…

Des enseignements pour le futur

Une nouvelle fois compétitive, la C3 WRC a hélas vu, à l’instar de ses rivales, sa solidité habituelle être mise à l’épreuve par les agressions répétées d’un terrain particulièrement dévastateur.

LE FILM DE LA COURSE

Ce week-end était celui des premières : première du rallye de Turquie version Marmaris, dans le championnat, première fois également que Craig Breen menait une manche mondiale. Car l’Irlandais était bel et bien le plus rapide en action le vendredi sur les plus de trente-huit kilomètres du chrono d’ouverture. Calme et mesuré dans son approche, il allait ensuite rallier le terme du premier tour au deuxième rang, à seulement 6’’3 du leader, suivi comme son ombre par un Mads Ostberg pointé troisième à 8’’2, et également très bien parti. En témoigne notamment le deuxième temps réalisé dans l’ES 3, à 2’’1 du leader du championnat sur près de vingt-deux kilomètres. Faisant pourtant attention à éviter les obstacles les plus impressionnants, nos deux équipages allaient hélas connaître simultanément les affres de la crevaison l’après-midi venue. Et si Breen rétrogradait en huitième position après en avoir eu deux, Ostberg, alors encore cinquième, voyait l’agressivité du sol être fatale à l’un de ses bras de suspension, tandis que c’est une défaillance de turbo qui stoppait Khalid Al Qassimi. Mais les pistes du samedi se révélaient encore plus dures pour toutes les WRC de nouvelle génération, encore jamais soumises à pareil test d’endurance depuis leur introduction l’an passé, et Citroën Total Abu Dhabi WRT n’échappait malheureusement pas à la règle. Il faut dire que le terrain, ne résistant pas à la puissance des voitures reines de la discipline, laissait très vite apparaître pierres saillantes et autres pavés enchassés. Mads Ostberg s’arrêtait sur une panne de turbo alors que Craig Breen, remonté sixième malgré un ordre de départs défavorable (2e), renonçait après que sa monture ait pris feu. Mais le rallye se concluait sur une note positive le dimanche, avec trois deuxièmes temps consécutifs pour Mads Ostberg tandis que Khalid Al Qassimi assurait quelques points pour le championnat constructeurs.

QUESTIONS À PIERRE BUDAR, DIRECTEUR DE CITROËN RACING

Quel bilan dressez-vous de cette première venue en Turquie pour la C3 WRC ?

Le point assurément positif, c’est que la C3 WRC a une nouvelle fois montré sa pointe de vitesse sur ces secteurs chronométrés aux caractéristiques pourtant inédites. Dès le premier jour de course, Mads et Craig se battaient tous deux pour le podium, le dernier cité allant même jusqu’à signer le scratch dans la plus longue et plus dure spéciale du rallye. Et nous étions également dans le bon tempo le dimanche, signe que la performance est bel et bien là. Nous avons toutefois découvert sur place que la notion d’endurance avait sur cette course une importance bien plus haute que d’habitude, avec des sollicitations particulièrement extrêmes, et une dégradation très rapide de pistes pourtant déjà cassantes à la base, que notre C3 WRC n’avait encore jamais rencontrées. Et dans ce contexte particulier, nous avons été victimes de quelques soucis techniques jusqu’alors inconnus. Il faut dire que le championnat n’avait plus visité un rallye aussi éprouvant pour les mécaniques depuis de très longues années. Mais nous avons engrangé beaucoup d’informations tout au long du week-end, et fort de ces enseignements quant à la nature du terrain, riche aussi du passé de la marque sur des épreuves type Acropole ou Safari au Kenya, nous savons d’ores et déjà comment revenir mieux préparés.

Comment jugez-vous la prestation de votre équipe ?

Je voudrai saluer l’excellent travail réalisé sur le terrain par nos ingénieurs et mécaniciens, qui dès l’issue des reconnaissances, ont pris d’excellentes initiatives pour préserver au maximum l’intégrité de nos voitures dans ces conditions exceptionnelles de roulage. De même, à chaque assistance, ils se sont livrés sans compter pour réviser à chaque fois à neuf les autos dans des temps d’intervention pourtant très contraints. Ils ne se sont jamais contentés d’intervenir sur la C3 WRC à laquelle ils sont attachés, sautant à la voiture suivante dès lors que la leur était terminée. C’est une belle preuve de l’implication de nos éléments, et plus globalement de la cohésion qui anime notre groupe.

TEMPS FORTS

Qui dit nouveau rallye, dit nécessairement toutes nouvelles notes à prendre en seulement deux passages à allure modérée. Avec la plus longue spéciale du rallye (Çetibeli 38,10 km), la plus redoutée également, programmée d’entrée le vendredi matin, on allait vite savoir qui avait bien travaillé en reconnaissances…

Et c’est Craig Breen qui se montrait le plus rapide dans l’exercice, confirmant d’entrée les très bonnes prédispositions de la C3 WRC sur ce terrain, comme autant sa faculté à s’adapter à des pistes inédites. L’Irlandais s’emparait du même coup des commandes d’une épreuve du WRC, pour la toute première fois de sa jeune carrière. La performance est de taille, compte tenu des incessants changements de rythmes, de profils aussi au programme, sur un terrain des plus cassants, obligeant les concurrents à éviter les pierres les plus coupantes, et alors que la visibilité leur jouait également des tours, en raison d’une poussière tenace restant en suspens.

Bol d’Or – La réussite n’était pas au rendez-vous

La réussite n’était pas au rendez-vous
En tête jusqu’à deux heures et demi de l’arrivée, le team SRC Kawasaki est finalement passé sur la ligne d’arrivée du 82e Bol d’Or en septième position. Une énorme désillusion pour les hommes de Gilles Stafler.

L’an dernier, sur le circuit du Castellet, la Kawasaki #11 avait jeté l’éponge avant la fin de la première heure de course. Randy de Puniet avait été contraint à l’abandon, dès son premier relai, alors qu’il était largement en tête. Cette année, la réussite a de nouveau fait faux bond à l’équipe Kawasaki SRC. Pourtant, tout avait bien commencé pour les hommes de Gilles Stafler. Parti en tête après avoir établi aux essais un nouveau record de la piste en 1’54”007, Randy de Puniet tenait la forme, tout comme Jérémy Guarnoni, et David Checa, nouvelle recrue du team Kawasaki pour la saison 2018/2019. Malgré une petite panne d’essence sans conséquence après trois heures de course, le changement d’une selle au début de la nuit pour un problème d’éclairage, et une crevaison quelques heures plus tard, l’équipe de Gilles Stafler croyait tenir la victoire, forte de ses trois tours d’avance sur la Honda FCC. La mécanique allait malheureusement en décider autrement. « J’ai eu une première alerte avant de passer le guidon à Jérémy, raconte Randy de Puniet. Le shifter ne fonctionnait plus correctement et j’avais du mal à passer les vitesses. » Guarnoni devra ainsi repasser plusieurs fois par les stands pour permettre aux mécaniciens d’identifier la panne et de changer les pièces incriminées. Au final, la Kawasaki passera sous le drapeau à damier du 82e Bol d’Or en septième position à onze tours du vainqueur.

Championnat du monde Superbike – Portimao

Rea, de record en record

Pour Jonathan Rea, le week-end portugais du Mondial Superbike a donné lieu à un double six. Six victoires de suite dans le championnat et six victoires de rang à Portimao. Le pilote Kawasaki n’en finit plus d’impressionner.

Les courses

Avec Jonathan Rea, même les victoires les plus incroyables semblent d’une déconcertante facilité. Le pilote Kawasaki maîtrise aujourd’hui son sujet plus encore qu’hier. Facile vainqueur samedi après-midi, Rea a ainsi mis un point d’honneur à décrocher le lendemain un nouveau succès malgré sa neuvième place sur la grille de départ. Après avoir buté quelques tours derrière son coéquipier, le Britannique est revenu dans le sillage de Chaz Davies pour porter à soixante-six son record de victoires en Mondial Superbike. Cinquième de la première course après s’être qualifié en sixième position, Tom Sykes s’est lui classé cinquième le lendemain. Du côté de l’équipe Pucetti, Toprak Ragatlioglu a fini huitième de la première course avant de chuter dans la seconde. En Supersport, Hikari Okubo est rentré dans le top dix en signant une solide neuvième place, juste devant Hector Barbera qui a récemment rejoint l’équipe italienne.

Le championnat

En faisant à nouveau le plein de points, Rea conforte au Portugal sa position de leader. Avec quatre cent vingt points au compteur, il devance désormais de cent seize points Chaz Davies. Quatrième du classement général, Tom Sykes reste au contact de Marc Der Mark qui le précède. En Supersport, Hikari Okubo pointe à la quinzième place du championnat alors qu’il ne reste plus que trois courses à disputer.

L’histoire

Rien ni personne ne semble pouvoir empêcher la marche triomphale de Jonathan Rea vers un quatrième titre de champion du monde de suite. Au Portugal, le pilote Kawasaki a encore laissé ses adversaires sur le carreau. Large vainqueur de la première course du week-end, il est allé cherché un second succès le lendemain face à un Chaz Davies pourtant prêt à tout pour s’imposer à son tour. En vain. Jonathan Rea a eu le dernier mot, signant ainsi sur le circuit de Portimao sa septième victoire d’affilée, la sixième depuis son arrivée chez Kawasaki. Après ses deux doublés à Laguna Seca et à Misano, le Britannique ajoute deux nouvelles victoires à son impressionnante série. Déjà douze succès cette saison pour celui qui pourrait bien coiffer une nouvelle couronne lors de la prochaine épreuve à Magny-Cours. « J’ai encore vécu un week-end exceptionnel grâce au travail de toute mon équipe, a-t-il commenté. Une fois de plus, j’avais à ma disposition une super moto. » Le triple champion du monde a su parfaitement s’en servir.

Nouveau podium de Sébastien Loeb et de Peugeot en WRX à Riga

La 9ème épreuve du Championnat du Monde de Rallycross à Riga a été le théâtre d’une lutte très serrée, comme l’illustre le résultat de la 1ère manche qualificative du week-end, avec un écart de seulement 0,009 seconde entre les 2 premiers soit 23 centimètres sur la ligne d’arrivée ! À l’issue d’une compétition faite de multiples rebondissements, Sébastien Loeb termine 3ème – son 6ème podium de l’année (sur 9 courses disputées) et 3ème podium consécutif au RX Latvia. Si Timmy et Kevin Hansen n’ont pas réussi à percer sur les 6 derniers tours, et terminent respectivement 5ème et 6ème, le fait que toutes les PEUGEOT 208 WRX officielles aient pris part à la finale est une performance significative pour la Marque au Lion dans sa 1ère année d’engagement officiel en WRX. Au compteur, Sébastien Loeb s’affiche comme le 2ème performeur du week-end, et le Team PEUGEOT Total est l’équipe ayant marqué le plus de points (45). PEUGEOT Sport est compétitif et suit sa feuille de route ; prochain RDV sur le Circuit des Amériques dans 10 jours.

ILS ONT DIT…

Bruno Famin, Directeur de PEUGEOT SPORT

 » Malgré une 1ère journée plutôt difficile pour nous samedi, avec des incidents dans la 2ème manche qualificative, nous avons été capables d’opérer une belle remontée dimanche, avec 2 résultats probants en qualif 3 et 4, qui nous ont permis d’être très incisifs ensuite en demi-finale. C’était une superbe course. La finale ne s’est pas passée aussi bien, et est en quelque sorte une bonne illustration des hauts et des bas d’un week-end de course typique en WRX ! Ce qui est positif, c’est que nous avons une nouvelle fois la preuve que la voiture est performante et très rapide, ce qui a permis à Sébastien de décrocher son 6ème podium en 9 courses. D’un autre côté, il est clair que nous avons encore du travail, comme nous l’avions prévu pour cette 1ère saison, notamment au niveau des procédures de départ. Nous continuerons à nous atteler à cette tâche, et à travailler sans relâche, avec assiduité et humilité dans les semaines et les mois à venir. J’adresse une nouvelle fois mes remerciements à toute l’équipe qui œuvre assidument en coulisses. « 

Sébastien Loeb, PEUGEOT 208 WRX Evo #9 – 3ème à Riga

 » Ce week-end s’est plutôt bien passé ! Nous avons bien démarré et réussi un bon départ en Q1. Ensuite la Q2 a été un peu plus compliquée, car nous avons frotté les barrières et perdu du temps. En Q3 et Q4, nous avions une très bonne vitesse. Le plus compliqué, c’est que les 3 constructeurs engagés sont à peu près tous au même niveau et qu’il n’est pas facile de se démarquer sur la piste, d’autant plus que nous avons des progrès à faire sur les départs. J’avais presque à chaque fois déjà perdu 1 place au 1er virage et c’est exactement ce qu’il s’est passé en finale aujourd’hui. Mais je suis très heureux d’être de nouveau sur le podium, bien sûr ! Nous devons simplement franchir ce cap, aligner les planètes pour décrocher une nouvelle victoire. Cela sera, bien sûr, notre objectif principal jusqu’à la fin de la saison. Il n’y a pas de miracle dans ce sport : il faut travailler dur et comprendre comment progresser, et c’est juste une question de temps pour le Team PEUGEOT Total. « 

Timmy Hansen, PEUGEOT 208 WRX Evo #21 – 5ème à Riga

 » Je suis satisfait du résultat global de ce week-end et je pense que cette 5ème place est assez juste par rapport à ma performance en finale. Je n’ai pas réussi un très bon départ, pas assez agressif sur les 1erstours, et il nous a manqué quelques éléments pour être en mesure de nous battre pour la victoire. Mais globalement, la PEUGEOT 208 WRX va très vite, et nous avons fait des gros progrès. La preuve, c’est que nous nous sommes qualifiés avec les 3 PEUGEOT en finale. Si nous continuons sur cette trajectoire, je suis certain que nous pourrons atteindre nos objectifs. Le temps fort de ce week-end pour moi a été la 3èmemanche qualificative : c’est une course que j’ai gagnée en faisant un run propre, en profitant de chaque opportunité sans être bloqué par les autres concurrents. J’ai vraiment pris beaucoup de plaisir à piloter la PEUGEOT 208 WRX sur cette superbe piste. Prochaine étape : les États-Unis, où je participerai d’abord aux Nitro Games organisés par Travis Pastrana, avant d’enchaîner sur la prochaine course de rallycross. Tout un – super – programme. « 

Kevin Hansen, PEUGEOT 208 WRX #71 – 6ème à Riga

 » Je peux dire que je suis plus que satisfait, et vraiment heureux en fait ! C’est la 4ème fois que je me qualifie en finale cette année, et avec mon équipe on a été consistant tout au long du week-end. Je crois que nous avons été capables de bien réagir après les difficultés rencontrées samedi. Cela semblait mal engagé mais avec l’aide de l’équipe, nous avons pu reprendre le dessus et nous avons réussi à revenir dans la course. C’est une chance de travailler avec des mécaniciens et des ingénieurs de ce niveau, ils sont extraordinaires, ils ne baissent jamais les bras. J’ai l’impression d’apprendre tellement avec cette voiture… Je compte poursuivre sur cette courbe de progression et continuer à faire des progrès ! « 

PROCHAINE COURSE (#10/12) – États-Unis, 29 & 30 septembre

La prochaine manche du Championnat du Monde FIA de Rallycross se déroulera dans 2 semaines seulement sur le Circuit des Amériques à Austin au Texas. C’est ce même circuit qui accueille le Grand Prix de F1. La piste de rallycross est entièrement nouvelle, et créée spécialement pour l’événement, entre les virages 12 et 15. Le site est comme un amphithéâtre, avec une vue qui surplombe l’ensemble du tracé depuis les gradins. L’événement promet d’être un véritable festival avec animations et concerts prévus en marge de la course.

Championnat du monde MotoGP – Grand Prix de Saint-Marin

Morbidelli repasse devant Syarhin

En terminant à la douzième place du Grand Prix de Saint-Marin, Franco Morbidelli repasse devant Hafizh Syahrin au classement du “Rookie of the Year”.

Les courses

En verve aux essais, neuvième après quatre tours de course, Franco Morbidelli a bien entamé son Grand Prix national, lui qui vit à quelques kilomètres du circuit de Misano. A la lutte avec Bautista et Iannone, le champion du monde Moto2 en titre a malheureusement souffert quand ses pneus ont commencé à se dégrader. « Au fil des tours j’ai commencé à rencontrer des problèmes et j’ai dû baisser de rythme car je ne pouvais plus freiner correctement, explique-t-il. Je perdais également trop de temps à l’accélération. » Douzième sous le drapeau à damier, le pilote du team Estrella Galicia 0,0 Marc VDS était finalement satisfait d’avoir pu marquer de précieux points dans son jardin. Pour Tom Lüthi, la treizième épreuve de la saison a tourné au calvaire. Incapable de trouver les bons réglages aux essais, le Suisse a dû se contenter de vingt-deuxième place. « J’ai eu du mal à finir la course, je ne pouvais pas attaquer », regrettait-il à l’arrivée. En Moto2, Joan Mir s’est classé cinquième. « J’ai bien fini la course après avoir eu du mal à trouver mon rythme durant la première partie de ce Grand Prix, soulignait le champion du monde Moto3 en titre. Nous allons devoir comprendre ce qui nous a manqué pour faire mieux lors de la prochaine épreuve à Aragon. » Percuté par un adversaire peu après le départ, Alex Marquez est parvenu quant à lui à remonter courageusement de la 32e à la 18e place.

Le championnat

En inscrivant quatre points à Misano, Morbidelli repasse à la seizième place du championnat MotoGP et devance désormais Hafizh Syahrin au classement du “Rookie of the Year”. En Moto2, Alex Marquez glisse à la sixième place classement général, juste derrière son coéquipier Joan Mir qui profite pour sa part de son nouveau top cinq pour remonter dans la hiérarchie et se rapprocher désormais de Lorenzo Baldassari.

L’histoire

L’an prochain, l’équipe Estrella Galicia 0,0 Marc VDS ne sera plus présente dans la catégorie MotoGP. Ainsi en a décidé son président. « Notre histoire a commencé dans la classe Moto2, dès sa création en 2010, rappelle Marc van der Straten. Nous y avons fait grandir notre équipe et remporté de nombreuses victoires au fil des saisons, allant jusqu’à décrocher le titre de champion du monde en 2014 avec Rabat, puis en 2017 avec Franco Morbidelli. Que ce soit avec Tito, Franco, Alex, ou plus avant avec Scott Redding et Mika Kallio, nous avons obtenu une trentaine de victoires et plus de quatre-vingt podiums en Moto2. Nous sommes ainsi devenus le team de référence de la classe intermédiaire des Grands Prix. En 2015, nous avons décidé de nous lancer également en MotoGP, mais les résultats n’ont jusqu’à présent jamais été ceux que nous espérions. Ce choix de courir dans la classe reine n’a jamais été vraiment le mien, et c’est donc pour cela que j’ai décidé l’an prochain que le team Marc VDS reviendrait à ce qu’il était à ses origines, une équipe familiale destiné à servir de tremplin à de jeunes pilotes talentueux. » En parallèle de ce programme, l’équipe Marc VDS sera également engagée dans les cinq épreuves de nouvelle Coupe du Monde MotoE.

Une épreuve à domicile sans pitié pour le team Peugeot Total en France

World RX #8/12 – Lohéac, 1/2.09.2018

Ce fut un week-end riche en émotions pour le Team PEUGEOT Total, en compétition à domicile, à Lohéac, pour la 8ème manche du Championnat du Monde FIA de Rallycross – le 3ème plus grand rendez-vous de sport automobile en France. En lutte pour la victoire, l’équipe française n’a pas su concrétiser en finale et conclut sur une note frustrante : une 5ème et 6ème place respectivement pour Timmy Hansen et Sébastien Loeb. La PEUGEOT 208 WRX Evo a néanmoins fait preuve d’un potentiel de performance évident, et de pointes de vitesse impressionnantes, poussée par la ferveur des quelques 80 000 fans qui avaient fait le déplacement. Le junior, Kevin Hansen, s’est montré très incisif et déterminé ; il terminera 1er réserviste à l’issue de la demi-finale. Le rendez-vous est donné pour la prochaine course en Lettonie, dans 2 semaines, où PEUGEOT Sport entend bien concrétiser avec un résultat à la hauteur de ses ambitions.

ILS ONT DIT…

Bruno Famin, directeur de Peugeot Sport, a déclaré : « On a vu ce week-end à Lohéac toute la difficulté du sport automobile, et du rallycross en particulier, tout le plaisir et la frustration que ce sport peut générer. Il est clair que le résultat brut est en deçà de nos attentes, néanmoins nous avons vu de très belles choses. Le potentiel de la voiture est là, avec une bonne vitesse de pointe ; nous avons réalisé des très bons temps au tour. Sébastien fait une demi-finale d’anthologie, en remontant de la 6ème à la 2ème place, ce qui se voit rarement en rallycross – sans fait de course notoire, c’est à dire à la régulière. Le plus beau moment de la saison 2018 jusqu’ici ! Mais nous n’avons pas réussi à aligner toutes les planètes. Cela a commencé par un tirage au sort pas très favorable, puis des manches qualificatives qui ne se sont pas déroulées de la meilleure manière, des faits de course pénalisants comme le contact entre Loeb et Chicherit, qui mettent la voiture en panne d’assistance de direction, avec au final un 18e temps pour Seb en Q3, qui l’a fait dégringoler à la 12ème place au général. C’est toute la difficulté du rallycross ! C’est un cercle vertueux, ou vicieux : il faut assurer des bons résultats du début à la fin, peu importe les conditions. Ce week-end, même si ni la fiabilité ni la performance pure de la 208 WRX ont été remis en question, nous n’avons pas réalisé le résultat escompté. Nous avons encore du travail, nous devons nous améliorer et faire en sorte de se dégager une petite marge de sécurité, pour être moins sensible aux aléas et faits de course, et in fine, arriver en meilleure position en finale pour décrocher la victoire. »

Timmy Hansen, Peugeot 208 WRX Evo #21 – 5ème à Lohéac « C’était génial d’être ici, en France, à Lohéac, dans une atmosphère incroyable, devant tous ces fans qui sont venus soutenir PEUGEOT. Les tribunes étaient pleines à craquer ! Évidemment, j’espérais obtenir un meilleur résultat, pour le team et tous ceux qui nous encouragent. 5ème, ce n’est pas si mal, mais nous espérions faire mieux. Nous n’avons pas de déception à avoir car nous avons fait tout ce que nous pouvions, mais nous devons maintenant reprendre le travail, s’améliorer et bien finir la saison. Toutes les pièces du puzzle sont là, il faut juste arriver à les assembler. Nous avons déjà tout ce qu’il faut en terme de stratégie de départ, châssis et moteur ! » 

Sébastien Loeb, Peugeot 208 WRX Evo #9 – 6ème à Lohéac « Globalement, cela a été un week-end frustrant, notamment en raison de qualifications compliquées. J’ai hérité d’un mauvais tirage au sort qui m’a mal placé sur la grille en Q1 et je n’ai jamais réussi à sortir de cette spirale. Je me suis souvent retrouvé à subir, englué dans le trafic, à perdre du temps dans la bagarre et dans la poussière, alors que quand tu sors en tête du premier virage, la course prend forcément une autre tournure. C’est comme ça, c’est le rallycross. En sortant 12ème des qualifications, je réussis tout de même une bonne demi-finale en remontant 2ème. C’est le point positif du week-end. En finale, la bataille a été intense. Je termine 6ème, ce qui est bien sûr décevant mais pas si mal compte-tenu de ma 12ème place à l’issue des qualifications. Ce n’est pas le résultat que nous espérions mais nous devons l’accepter et avancer. Ce dont je suis sûr, c’est que nous avons toutes les clés en main et j’espère que nous pourrons tout mettre bout à bout en Lettonie. »

Kevin Hansen, Peugeot 208 WRX Evo #71 « Quel week-end ! Ça a été un peu difficile pendant les essais mais on est rapidement revenus dans la bataille. Nous avons réalisé de belles courses, on avait une top-vitesse, mais je n’ai pas réussi à conserver ce rythme jusqu’à la fin. Compte-tenu du nombre de voitures officielles engagées, je que c’est tout de même un résultat satisfaisant, de terminer aux portes de la finale. Je suis content de ma performance, même si j’aurais évidemment préféré aller en finale ! Je sais que je suis encore jeune et que j’ai beaucoup de choses à apprendre. Lohéac a toujours été une course spéciale pour moi, et c’était, cette année encore, incroyable d’avoir tous ces fans pour nous soutenir. Je repars rempli de ces moments inoubliables et formateurs ! »

Résultats de la finale de Lohéac

1. Johan KRISTOFFERSON – 03:44.787
2. Andreas BAKKERUD – 03:45.127
3. Petter SOLBERG – 03:45.571
4. Mattias EKSTRÖM – 03:45.945
5. Timmy HANSEN – 03:46.210
6. Sébastien LOEB – 03:46.362

Classement provisoire pilotes – après Lohéac
(manche 8/12)

1. Johan KRISTOFFERSSON / Volkswagen Polo R – 224 pts
2. Andreas BAKKERUD / Audi S1 – 165 pts
3. Petter SOLBERG / Volkswagen Polo R – 160 pts
4. Timmy HANSEN / PEUGEOT 208 WRX – 158 pts
5. Mattias EKSTRÖM / Audi S1 – 157 pts
6. Sébastien LOEB / PEUGEOT 208 WRX – 151 pts
7. Niclas GRÖNHOLM / Hyundai i20 – 95 pts
8. Kevin HANSEN / PEUGEOT 208 WRX – 86 pts
9. Janis BAUMANIS / Ford Fiesta – 68 pts
10. Timur TIMERZYANOV / Hyundai i20 – 66 pts
11. Guerlain CHICHERIT / Renault Mégane RS – 44 pts
12. Robin LARSSON / Ford Fiesta – 22 pts
14. Kevin ERIKSSON / Ford Fiesta – 15 pts
15. Tommy RUSTAD / Volkswagen Polo – 14 pts

Classement provisoire team – après Lohéac
(manche 8/12)

1. PSRX Volkswagen Sweden – 384 pts
2. EKS Audi Sport – 322 pts
3. Team PEUGEOT Total – 309 pts
4. GRX Taneco – 161 pts
5. GC Kompetition – 103 pts
6. Olsbergs MSE – 67 pts

Prochaine course – Circuit Bikernieki, Lettonie

La prochaine manche du Championnat du Monde FIA de Rallycross, 9ème épreuve sur 12, se tiendra dans 2 semaines seulement en Lettonie. Le circuit Bikernieki, rapide mais technique, est situé à 15 minutes du centre de la capitale, à Riga. La piste, de 1,294 kilomètre, est composée à 60% d’asphalte et 40% de terre. Sébastien Loeb y a décroché la victoire en 2016 et compte bien, avec ses coéquipiers Timmy et Kevin Hansen, réaliser un résultat solide au volant de sa PEUGEOT 208 WRX Evo.

GCK impressionne la foule lors de sa course à domicile, à Lohéac

2 Septembre, Lohéac, France

La huitième manche du Championnat du monde de rallycross de la FIA a accueilli 80 000 fans à Lohéac, en France, pour l’un des plus grands évènements de la saison. 25 supercars se sont affrontées sur le bitume et la terre battue, sous un soleil éblouissant. GCK a célébré sa course « à domicile » et le retour du pilote britannique, Liam Doran, après son hiatus de 2 ans, et les deux Ménages R.S. RX ont atteint les demi-finales.

Après deux jours de tests, en France, pour Guerlain Chicherit et le tout nouveau pilote GCK, Liam Doran, les deux garçons ont rapidement montré des vitesses prometteuses aux essais libres du vendredi. Liam Doran a surpris tout le monde avec le 5ème temps le plus rapide, et Guerlain Chicherit à signé le 12ème temps, qu’il a amélioré aux essais libres du samedi matin en remontant à la 9ème position.

Les choses se sont vite réchauffées quand Guerlain Chicherit s’est aligné sur la grille de départ, pris en sandwich entre Ekström et Baumanis, pour la 3ème course de la Q1. Après un bon départ Chicherit a été coincé au premier virage, il s’est donc retrouvé à l’arrière du peloton, d’où il s’est battu pour terminer 4ème. Juste après s’est déroulé la Q1 de Liam, qui était à la 5ème position sur la grille de départ tout à l’extérieur. Réalisant un dépassement par l’extérieur, il a battu Kristofferson au premier virage et prit la tête de la course pour le plus grand plaisir des fans. Kristofferson a réussi à dépasser Doran à la sortie du virage 3, qui à son tour a continué de poursuivre Johan jusqu’à la ligne d’arrivée qu’il a franchi en 2ème position. Liam s’est alors classé 8ème au général lors de sa première course après son retour en rallycross.

Lors de la Q2, Guerlain a rapidement franchi la ligne puis s’est replacé derrière Eriksson en évitant les contacts au premier virage. Guerlain a signé le 4ème temps le plus rapide de la journée en terminant 2ème, ce qui lui a valu la 11ème position au classement général. Pendant sa Q2, Liam a été poussé dans le gravier, ce qui lui a fait perdre du temps, mais il a rapidement pris le joker dès le premier tour et, est revenu sur les talons de Kevin Hansen, d’où il a continué sur son rythme pour rattraper Baumanis et terminer 4ème, il a ainsi terminé 10ème du classement général. Les deux Méganes R.S. RX étaient dans le top 12 après ce premier jour.

Le dimanche les deux pilotes GCK étaient déterminés à améliorer leurs temps, ce que Liam a très vite réalisé en remportant sa Q3, et en inscrivant le meilleur temps au tour pour la journée en cours. En dépit d’une course féroce et rapide, Liam a su éviter les collisions pour obtenir une solide 4ème place au général après la Q3. Guerlain a effectué un bon départ en Q3, mais un contact dans le premier virage l’a poussé dans la terre, d’où il a réussi à se sortir pour terminer 3ème derrière Timmy Hansen et Petter Solberg. Une conduite souple et agressive lui ont permis de passer le drapeau à damier devant Loeb et Kevin Hansen, se plaçant ainsi à la 8ème place du classement général.

Lors de la Q4, GC a terminé 3ème devant Baumanis et Eriksson. Après avoir réalisé un bon départ, il s’est battu dans le premier virage et a continué de pousser tout au long de la course, qu’il a terminé derrière Timmy Hansen et Petter Solberg. Liam a lui aussi pris un bon départ en Q4 et s’est placé derrière Kristofferson, quand un impact, provenant de l’une des Audi, dans le virage 2 l’a poussé dans le gravier. Il a continué de suivre les autres et franchi l’arrivée 5ème en réalisant un bon temps. Au terme des qualifications, Liam s’est classé 6ème et Guerlain 11ème, qualifiant ainsi les deux Mégane R.S. RX GCK pour les demi-finales.

Guerlain a affronté Ekström, Kristofferson, Timmy et Kevin Hansen ainsi que Grönholm, lors de la première demi-finale, tandis que Liam a affronté Bakkerud, Solberg, Timerzyanov, Eriksson et Loeb dans la seconde. Guerlain a perdu du temps dans le premier virage, mais a montré un impressionnant rythme et a terminé 5ème devant Grönholm. Une excellente démonstration des améliorations majeures effectuées sur la voiture et un grand tremplin pour cette nouvelle équipe.

Liam a réalisé un bon départ dans sa demi-finale, cependant, le contact en début de course lui a valu une crevaison et la 6ème position.

Guerlain Chicherit a commenté : « Quel super weekend ! Cela a pris des semaines et des mois de folie pour toute l’équipe qui travaille si dure afin de développer continuellement notre Mégane R.S. RX GCK le plus loin possible et essayer de nouvelles choses pour la rendre vraiment compétitive. Avoir Liam à bord pour Lohéac était génial – son expérience et sa contribution étaient non seulement utiles pour la Mégane mais aussi pour moi et ma conduite. Courir devant le public à domicile et voir l’incroyable soutien était le meilleur. Je suis si heureux que nous ayons pu leur montrer une belle performance, et leur donner une idée de ce dont la Mégane est capable. »

Liam Doran a ajouté : « J’ai absolument adoré ce week-end – je suis tellement content d’avoir eu l’opportunité de revenir en rallycross. La voiture est géniale, l’équipe est géniale et l’environnement professionnel est parfait ! C’était probablement le meilleur week-end de course pour moi, cela me permettait de vraiment me concentrer sur la course et de tirer le meilleur parti de la voiture – bien sûr, le résultat n’est pas tout à fait ce que je voulais mais c’est le sport auto. Travailler avec l’équipe pour améliorer la voiture et être en mesure d’aider également Guerlain était extrêmement satisfaisant ! Je suis enchanté d’avoir eu l’occasion de courir, et je pense que la décision de me donner cette chance et de la saisir était sans aucun doute la bonne. La Mégane R.S. RX GCK a un énorme potentiel et c’était formidable de pouvoir le montrer aux fans et aux autres pilotes ce week-end. »