Championnat du monde Superbike – Etats-Unis

Rea sans rivaux dans le grand Ouest américain

Implacable, Jonathan Rea a surclassé ses adversaires en Californie. Le leader du championnat a encore augmenté son avance en s’adjugeant un nouveau doublé qui fait de lui le recordman de victoires à Laguna Seca.

Les courses

La malheureuse histoire de la République tchèque appartient désormais au passé. Jonathan Rea a profité de son voyage transatlantique pour soigner ses statistiques. Le Britannique n’a pas de détails sur la piste de Laguna Seca, s’y adjugeant les deux victoires devant Chaz Davies. A chaque fois Rea a profité d’un rythme de course supérieure pour décrocher son adversaire à deux tiers du parcours. « J’étais vraiment à l’aise avec une super moto », résume le pilote Kawasaki. Pour son coéquipier, le week-end californien a été plus compliqué. Septième samedi et huitième dimanche, Tom Sykes n’a jamais réussi à sentir en confiance. « Nous ne sommes pas arrivés à régler la moto pour mon pilotage, explique l’ancien champion du monde. Elle sous-virait énormément et j’avais beaucoup de mal à ressortir des virages. » Toprak Razgatlioglu s’est blessé au pied en tombant samedi et il a dû renoncer à prendre le départ de la course de dimanche. Prochain rendez-vous le 7 juillet en Italie. Les pilotes Superbike y retrouveront leurs collègues de la catégorie Supersport qui n’étaient pas conviés aux Etats-Unis.

L’histoire

« Je ne pouvais pas vivre un plus beau week-end, c’était comme dans un rêve. Le rêve californien. » Au soir de la huitième étape du championnat du monde Superbike organisé aux Etats-Unis, Jonathan Rea a du mal à redescendre de son petit nuage. En s’offrant un nouveau doublé sur le circuit de Laguna Seca, le triple champion du monde est devenu le recordman de victoires sur le mythique circuit américain. Deux victoires magnifiques, notamment la seconde qui le vit franchir la ligne d’arrivée avec plus de cinq secondes d’avance alors qu’il s’était élancé de la troisième ligne de la grille du fait d’avoir déjà gagné la veille. « Je pensais être fort ici, mais je n’imaginais pas l’être autant, raconte le pilote Kawasaki. Ce genre de week-end est assez rare et il faut savoir l’apprécier à sa juste valeur. Un doublé à Laguna Seca, sous le soleil, devant un public incroyable… C’est un peu l’idée que je me fais du bonheur. Je dois dire un grand merci à mon équipe pour m’avoir permis de vivre cette superbe semaine. » Avant le week-end de course, Jonathan s’était offert un premier plaisir en traversant, avec Alex Lowes, Eugene Laverty, Chaz Davies, Loris Baz et Josh Herrin, le Golden Gate Bridge au guidon d’une Kawasaki ZX-10R pour aller rejoindre le square Ghirardelli où de nombreux supporters l’attendaient pour une séance d’autographes.

L’histoire

« Je ne pouvais pas vivre un plus beau week-end, c’était comme dans un rêve. Le rêve californien. » Au soir de la huitième étape du championnat du monde Superbike organisé aux Etats-Unis, Jonathan Rea a du mal à redescendre de son petit nuage. En s’offrant un nouveau doublé sur le circuit de Laguna Seca, le triple champion du monde est devenu le recordman de victoires sur le mythique circuit américain. Deux victoires magnifiques, notamment la seconde qui le vit franchir la ligne d’arrivée avec plus de cinq secondes d’avance alors qu’il s’était élancé de la troisième ligne de la grille du fait d’avoir déjà gagné la veille. « Je pensais être fort ici, mais je n’imaginais pas l’être autant, raconte le pilote Kawasaki. Ce genre de week-end est assez rare et il faut savoir l’apprécier à sa juste valeur. Un doublé à Laguna Seca, sous le soleil, devant un public incroyable… C’est un peu l’idée que je me fais du bonheur. Je dois dire un grand merci à mon équipe pour m’avoir permis de vivre cette superbe semaine. » Avant le week-end de course, Jonathan s’était offert un premier plaisir en traversant, avec Alex Lowes, Eugene Laverty, Chaz Davies, Loris Baz et Josh Herrin, le Golden Gate Bridge au guidon d’une Kawasaki ZX-10R pour aller rejoindre le square Ghirardelli où de nombreux supporters l’attendaient pour une séance d’autographes.

Championnat du monde MotoGP – Grand Prix de Catalogne

Marquez retrouve le podium

Troisième à Barcelone, Alex Marquez compte désormais quatre podiums depuis l’ouverture du championnat. Une régularité qui lui permet de se maintenir dans la course au titre de champion du monde.

Les courses

Sur un circuit où il s’était l’an dernier imposé, Alex Marquez n’a pu cette fois faire que sept tours en tête. L’ancien champion du monde Moto3 n’a pas été en mesure de suivre Fabio Quartararo et Miguel Oliveira quand ces deux pilotes l’ont doublé. « La piste glissait beaucoup et dans ces conditions notre châssis est un peu en retrait, détaille le pilote Kalex. Je manquais de feeling avec l’avant. » En difficulté en début de course avec le plein d’essence, Joan Mir est lui tombé au treizième tour alors qu’il occupait la neuvième place. « C’est vraiment une grosse déception car j’espérais enchaîner un troisième podium d’affilée », commente le pilote de l’équipe Estrella Galicia 0,0 Marc VDS. En MotoGP, c’est Tom Lüthi qui est parti à la faute dès le début de course. Franco Morbidelli est lui aussi tombé, mais il a pu regagner son garage avant d’en ressortir pour reprendre la course. Et se classer quatorzième à trois tours du vainqueur.

Le championnat

En retrouvant le chemin du podium, Alex Marquez remonte à la troisième place du classement général Moto2 et réduit à vingt-cinq points son retard sur le leader, Francesco Bagnaia. Joan Mir qui signe son premier résultat blanc de la saison perd lui une place. Le Majoruin glisse en sixième position à six points du cinquième, Xavi Vierge. En MotoGP Franco Morbidelli remonte à la seizième place et passe devant Hafizh Syahrin pour la place de meilleur pilote débutant.

L’histoire

Figurant au calendrier du championnat MotoGP depuis 1992, le Grand Prix de Catalogne est l’un des rendez-vous préférés des pilotes. Rapide et technique, la piste de Barcelone a été, depuis 25 ans, le théâtre de snombreuses batailles entrées dans l’histoire. Cependant, au fil des ans le circuit catalan s’était dégradé. A tel point que l’an dernier un ultimatum avait été posé à ses propriétaires par le promoteur du championnat pour qu’ils remettent la piste en état. Sous peine de ne plus figurer au calendrier MotoGP. Plus de deux millions d’euros ont ainsi été investis dans l’opération. « Le revêtement a été entièrement refait, explique Carles Fradera, porte-parole du circuit de Montmelo. On a gratté sept centimètres d’enrobé et reposé deux couches, l’une de trois centimètres, l’autre de quatre. Nous avons également augmenté de 25 mètres le dégagement du virage treize en déplaçant les tribunes. » Ces travaux, réalisés dans le virage où Luis Salom avait trouvé la mort il y a deux ans, ont permis par ailleurs de retrouver le tracé initial en évitant aux motos la chicane réservée à la F1.

Un résultat d’équipe honorable

Après s’être rapidement retrouvés dans la situation de devoir défendre leurs positions, les équipages du Citroën Total Abu Dhabi WRT se sont montrés fiables et réguliers, pour ramener les cinquième et sixième places.

Le film de la course

Réussir sa première étape sur la terre est déterminant, sous peine, avec l’inversion des classements pour la définition des ordres de départ des deux autres jours de course, de se retrouver à devoir nettoyer les pistes de leur pellicule de poussière pour les suivants. Avec l’apparition inopinée de la pluie le vendredi, sur une île qui n’en voit d’ordinaire que très peu à pareille époque de l’année, Citroën Total Abu Dbabi WRT voyait ses affaires se compliquer d’entrée : dans cette situation-là, il n’est jamais avantageux en effet d’avoir à s’élancer parmi les derniers du peloton des WRC (8e pour Craig Breen, 10e pour Mads Ostberg), sur des chemins qui se pommadent de boue au fil des passages. Mais l’équipe ne s’avouait pas vaincue pour autant, en témoignent notamment les deux deuxièmes temps signés par Mads (ES 2 et 9) au plus fort de la bagarre, preuve de ses progrès réalisés dans le maniement de la C3 WRC. Mais une accumulation de petites mésaventures de Mads (touchette contre une pierre ES4) et Craig (tout droit ES 2, trois calages moteur ES 6, tout droit ES 7), conjuguée à un choix de pneus pas complètement optimal dans les deux passages du chrono de Tergu – Osilo, les empêchait de faire mieux que cinquième et septième le vendredi. Condamnés dès lors, avec le retour du beau temps et l’assèchement du terrain, à balayer le samedi et le dimanche, ils s’attachaient ensuite à préserver leurs positions, embarquant notamment deux roues de secours par sécurité le samedi après-midi sur des ES connues pour mettre les gommes à rude épreuve. Particulièrement tenace, Mads Osterg n’en maintenait pas moins le quatrième sous pression pendant longtemps, avant de devoir se rendre à l’évidence, et le Norvégien terminait finalement cinquième, son meilleur résultat avec la C3 WRC, après les deux sixièmes places signées en Suède et au Portugal. Craig Breen de son côté, complétait la prestation honorable d’ensemble, en s’emparant de la sixième place, tout en ayant progressé dans la compréhension d’une épreuve où il accusait jusqu’alors un déficit d’expérience par rapport à la concurrence.

 

Question à Pierre Budar, directeur de Citroën racing

Comment jugez-vous la copie rendue sur ce rallye disputé dans la foulée quasi immédiate de votre changement de politique « pilotes » ?

Dans le contexte qui est actuellement le nôtre, nous avons atteint nos nouveaux objectifs. Nous avons ramené nos deux voitures intactes à l’arrivée, dans les points, et elles n’ont connu aucun problème de fiabilité. Si notre position éloignée dans l’ordre des départs n’était alors pas forcément un avantage avec l’apparition de la pluie, on a réalisé plusieurs petites erreurs le vendredi qui se sont révélées coûteuses en temps et nous ont de surcroît condamnés à ouvrir la piste les deux jours suivants, aussi nous ne pouvions pas espérer mieux. À partir de là, on ne pouvait avoir d’autre but que d’engranger quelques points et des datas, pour revenir encore mieux préparés l’année prochaine.

Comment l’équipe traverse-t-elle la période actuelle ?

S’ils sont toutes et tous de vrais compétiteurs, et à ce titre ont soif de meilleurs résultats, ils ont bien compris que nous étions en train de reconstruire sur de nouvelles bases, saines, pour aller de l’avant, avec 2019 en ligne de mire, et que cela pouvait prendre un peu de temps. Aussi, dans cette phase de transition que nous vivons actuellement, tous les membres du team restent soudés et concentrés sur leurs tâches respectives. Nous savons que nous disposons avec la C3 WRC d’une bonne auto, compétitive sur tous les terrains, que nous nous attachons sans cesse à optimiser un peu plus, et dès lors que tous les ingrédients seront réunis, nous retrouverons le haut de la hiérarchie.

 

Sam Bird réduit l’écart au championnat avec un podium à Zürich

Communiqué de Presse, Zürich, le 10 juin 2018

Pour la première course sur un circuit suisse en 64 ans, Sam Bird termine à la deuxième place.

Ce résultat lui permet de revenir à 23 points du leader du championnat à deux courses de la fin de la saison.

DS Virgin Racing ira à New York avec le statut de prétendant aux titres Pilotes et Teams.

Sam Bird réduit l’écart sur le leader du championnat Jean-Éric Vergne de près de la moitié en terminant à la deuxième place de l’E-Prix de Zürich.

Ce résultat permet au pilote DS Virgin Racing de revenir à 23 points du leader, avant les deux dernières courses qui auront lieu à New York. L’an passé, Sam Bird y avait signé un doublé. DS Virgin Racing est également en lice pour le titre Teams.

Après une bonne performance lors des qualifications, Sam Bird prend le départ depuis la deuxième ligne pour rester aux avant-postes durant toute la première partie de l’E-Prix, tandis que son rival pour le titre est au milieu du peloton. Juste avant la mi-course, un incident entre Vergne et Rosenqvist entraîne une neutralisation. Tous les pilotes en profitent pour changer de monoplace.

Bird revient en piste au cinquième rang, alors que Vergne est neuvième. Mais le leader du championnat et quatre autres pilotes sont pénalisés pour un excès de vitesse sous Full Course Yellow. Tous sont contraints de passer par les stands. Sam Bird récupère alors la deuxième place derrière Lucas di Grassi et croise la ligne d’arrivée dans cette position pour décrocher le quinzième podium de sa carrière.

Sam Bird : « Nous avons eu un peu de chance aujourd’hui, mais toute l’équipe a réalisé un travail formidable pour obtenir ce résultat. Nous sommes dans une très bonne position pour jouer le titre à New York et nous savons ce qu’il s’est passé là-bas l’an passé ! Je sais ce qu’il nous reste à faire. Je dois le battre (Vergne) dans la première course et nous aurons une vraie opportunité. »

Nous avons eu un peu de chance aujourd’hui, mais toute l’équipe a réalisé un travail formidable pour obtenir ce résultat. Nous sommes dans une très bonne position pour jouer le titre à New York et nous savons ce qu’il s’est passé là-bas l’an passé ! Je sais ce qu’il nous reste à faire. Je dois le battre (Vergne) dans la première course et nous aurons une vraie opportunité.

Alex Lynn : « C’est un résultat frustrant. J’ai le sentiment qu’on nous a volé de gros points, car nous avions du rythme. Nous ne savons pas exactement quel est le problème, mais nous allons l’analyser. Il va falloir faire de notre mieux à New York pour aider l’équipe. »

Xavier Mestelan Pinon, Directeur de DS Performance : « Ce fut un week-end positif pour nous avec un podium pour Sam Bird et dix-sept points repris à Jean-Éric Vergne dans le course au titre des pilotes. Les deux dernières courses se dérouleront à New York où nous avions gagné les deux E-Prix l’an passé. Toute l’équipe va faire le déplacement avec une grande détermination. »

L’ultime rendez-vous de la saison de Formula E se composera de deux courses dans les roues de New York les 14 et 15 juillet.

Championnat formula E FIA ABB 2018
E-Prix de Zürich (10ème manche) – Résultats (39 tours)

1. LUCAS DI GRASSI, AUDI SPORT ABT SCHAEFFLER, 39 TOURS (25PTS)
2. SAM BIRD, DS VIRGIN RACING, +7.542S (18PTS)
3. JEROME D’AMBROSIO, DRAGON, +16.822S (15PTS)
4. ANDRE LOTTERER, TECHEETAH, +20.295S (12PTS, FL)
5. SEBASTIEN BUEMI, RENAULT E.DAMS, +26.692S (10PTS)
6. NICK HEIDFELD, MAHINDRA RACING, +28.059S (8PTS)
7. MITCH EVANS, PANASONIC JAGUAR RACING, +30.631S (6PTS, P)
8. ANTONIO FELIX DA COSTA, ANDRETTI FORMULA E, +31.301S (4PTS)
9. OLIVER TURVEY, NIO FORMULA E, +32.180S (2PTS)
10. JEAN ERIC VERGNE, TECHEETAH, +32.833S (1PT)
16. ALEX LYNN, DS VIRGIN RACING, +51.842S

Classement pilotes 

1. JEAN ERIC VERGNE, 163PTS
2. SAM BIRD, 140PTS
3. LUCAS DI GRASSI 101PTS
4. SEBASTIEN BUEMI, 92PTS
5. FELIX ROSENQVIST, 86PTS

Classement équipe 

1. TECHEETAH, 219PTS
2. AUDI SPORT ABT SCHAEFFLER, 186PTS
3. DS VIRGIN RACING, 157PTS
4. MAHINDRA RACING, 116PTS
5. PANASONIC JAGUAR RACING, 105PTS

Championnat du monde Superbike – République Tchèque

Un record et une chute pour Rea

Week-end mouvementé pour Jonathan Rea sur le circuit de Brno. Le champion du monde en titre a commencé par établir un nouveau record avant de finir la deuxième course du week-end dans la poussière…

Kawasaki Racing Team

Les courses

Victime d’un accrochage avec son coéquipier Tom Sykes, Jonathan Rea a moins bien terminé son week-end tchèque qu’il ne l’avait commencé. Après avoir en effet établi un nouveau record de victoires en Superbike, le pilote Kawasaki n’a pas vu le drapeau à damier de la deuxième course organisée à Brno. «Ce sont des choses qui arrivent, a-t-il commenté sur un ton léger. Le bilan du week-end reste satisfaisant car au-delà du record j’étais vraiment bien sur la moto, et je ne fais pas non plus une trop mauvaise opération au championnat.» Vainqueur samedi après-midi, Rea a en effet confirmé son statut de patron. Troisième de la première course, Tom Sykes est malheureusement parti à la faute dimanche après-midi. «Je n’ai pas trop compris pourquoi», glissait le Britannique à l’arrivée après avoir pu reprendre la piste pour se classer seizième, à la porte des points. En Supersport, Okubo a franchi la ligne d’arrivée en treizième position alors que Morais a été victime d’une chute en début de course.

Le championnat

Malgré son résultat blanc, Jonathan Rea conserve soixante-cinq points d’avance sur Chaz Davies au classement général. Tom Sykes garde lui sa quatrième place bien qu’il lâche dix-sept points à Michael van der Mark. En Supersport, Sheridan Morais se maitient quinzième malgré sa chute. Okubo gagne lui une place et se hisse en dix-huitième position.

L’histoire

Jonathan Rea n’en finit plus d’écrire l’histoire du championnat du monde de Superbike. En remportant en République tchèque la soixantième victoire de sa carrière, le triple champion du monde est devenu le pilote comptant le plus de succès dans cette discipline qu’il incarne aujourd’hui de toute sa grandeur. C’est donc à Brno que Jonathan Rea a réussi l’exploit de passer devant la légende Carl Fogarty. Et dire qu’il y a six ans le Britannique ne comptait que dix victoires en Mondial Superbike. En rejoignant l’équipe Kawasaki, Rea a enfin pu passer la vitesse supérieure. «Tout a changé pour moi depuis mon arrivée chez Kawasaki en 2015», souligne Jonathan. Quatorze victoires cette année-là, neuf la suivante, seize en 2017 et déjà six cette saison. «Honnêtement, ce nombre me dépasse, lançait le pilote Kawasaki à l’arrivée de la course tchèque. En tout cas, je suis content d’avoir atteint ce record sur le circuit où j’avais remporté ma première course en Supersport.»

8 Heures d’Oschersleben

Le SRC sur le podium

Malmené en Slovaquie, le team Kawasaki SRC s’est rassuré en Allemagne en montant sur le podium des Huit Heures d’Oschersleben. Une deuxième place arrachée de haute lutte dans la dernière heure de course.

Team SRC Kawasaki

Avant-dernière épreuve du championnat du monde d’Endurance 2017/2018, les Huit Heures d’Oschersleben ont encore donné lieu à une féroce bataille entre les habitués de la discipline. Parmi ces derniers : Randy de Puniet, Mathieu Gines, Jeremy Guarnoni et la Kawasaki ZXR du team SRC. Sur la grille de départ, le trio de Gilles Stafler s’était pourtant contenté de la sixième place. « Nous n’avons pas cherché le chrono aux essais, expliquait Randy de Puniet au soir de la qualification. Nous avons préféré économiser nos pneus pour pouvoir changer l’avant à chaque relai. Ce circuit est très exigeant et avec la chaleur, les pilotes et les motos vont souffrir. » Avec sept équipages se tenant en moins d’une demi seconde, la lutte pour la victoire ne pouvait qu’être intense. «Malheureusement, nous avons eu beaucoup de mal à rester au contact de la Honda #5 et de la Yamaha #94, confie Gilles Stafler. Notre problème, c’est que nous ne disposons pas d’une gestion électronique aussi aboutie que celle de nos adversaires. Notre moto est plus brutale et nous avons plus de mal à gérer sa consommation.» Et sur un circuit aussi physique qu’Oschersleben, cela se paie comptant. «Nous n’avons pas pour autant baissé les bras, reprend Randy de Puniet. Nous sommes toujours restés au contact et nous avons pu nous battre jusqu’à l’arrivée.» C’est d’ailleurs comme ça que l’ex-pilote de MotoGP est allé chercher la deuxième place dans le dernier tour de course en poussant Mike Di Meglio à la faute. «Cette deuxième place est pour nous inespérée», conclut le patron du team SRC Kawasaki.

DS Virgin racing dans la course au titre à Zurich

Communiqué de Presse, Versailles, le 4 juin 2018

La dixième manche du Championnat Formula E se déroulera à Zurich le dimanche 10 juin.

Cette épreuve marque le retour d’une course sur un circuit suisse depuis plus de soixante ans.

Deuxième du classement, Sam Bird tentera de se rapprocher du leader du championnat.

 

Le Britannique Sam Bird et l’équipe DS Virgin Racing continueront leur course au titre à Zurich. La Formula E marque le retour d’une épreuve de sport automobile sur un circuit suisse après plus de soixante ans d’absence.

Organisé le dimanche 10 juin, l’E-Prix de Zurich se déroulera sur un circuit urbain de 2,46 km. Situé au bord du lac, le tracé serpente au cœur du quartier des banques avant de passer à travers le centre-ville. La ligne de départ est placée face au port d’Enge avec une vitesse maximale de 220 km/h.

La dernière course organisée sur un circuit suisse remonte à 1954. Une modification de la règlementation est intervenue en 2015 pour autoriser la tenue d’une épreuve 100 % électrique.

Prétendant au titre, Sam Bird aura l’objectif de réduire l’écart sur son rival Jean-Éric Vergne avec trois manches à disputer et 87 points à prendre.

Sam Bird : « Comparé à la course précédente à Berlin, le tracé de Zurich me correspond davantage avec des virages à 90°, des chicanes et des épingles serrées. Nous savons que nous possédons une monoplace rapide. Si nous parvenons à nous qualifier aux avant-postes, ce que nous avons fait tout au long de la saison, nous pourrons nous battre devant. »

Alex Lynn : « Depuis Berlin, nous avons beaucoup travaillé dans le simulateur et à notre base de Silverstone afin d’être prêts pour l’E-Prix de Zurich. Avec trois courses à disputer, le championnat approche de son dénouement et tout reste à jouer. Nous allons tout faire pour marquer de gros points afin d’améliorer notre troisième place au classement des équipes. »

Sylvain Filippi, Responsable Technique de DS Virgin Racing : « C’est fantastique de voir une course sur circuit se faire en Suisse, qui plus est à Zurich, l’une des villes les plus avancées en termes de durabilité. Nous réalisons notre meilleure saison de l’histoire. Toute l’équipe est extrêmement motivée pour continuer à se battre aussi bien au classement des pilotes qu’au championnat des teams. »

Xavier Mestelan Pinon, Directeur de DS Performance : « L’objectif principal est de rester dans la course au titre. Par rapport à Berlin, le tracé de Zurich est bien plus représentatif d’une épreuve en ville. Il devrait davantage nous convenir et nous permettre de nous battre pour de bons résultats. »

E-Prix de Zurich – Programme
10ème manche : Dimanche 10 juin (CET)

09H00-09H45 ESSAIS LIBRES
109H00-09H45 ESSAIS LIBRES 1
11H30-12H00 ESSAIS LIBRES 2
14H00-14H36 QUALIFICATIONS
14H45-15H00 SUPERPOLE
18H00 COURSE (39 TOURS)

LONGUEUR 2,465 KM
VIRAGES 11SENS
ANTIHORAIREHASHTAG #ZURICHEPRIX

Classement pilotes 

1. JEAN-ERIC VERGNE 162 POINTS
2. SAM BIRD 122 POINTS
3. FELIX ROSENQVIST 86 POINTS
4. DANIEL ABT 85 POINTS
5. SEBASTIEN BUEMI 82 POINTS
14. ALEX LYNN 17 POINTS

Classement équipe 

1. TECHEETAH 205 POINTS
2. AUDI SPORT ABT SCHAEFFLER 161 POINTS
3. DS VIRGIN RACING 139 POINTS
4. MAHINDRA RACING 108 POINTS
5. PANASONIC JAGUAR RACING 96 POINTS

 

Championnat du monde MotoGP – Grand Prix d’Italie

Mir enchaîne

En enchaînant son deuxième podium d’affilée à l’occasion du Grand Prix d’Italie, Joan Mir confirme les promesses qu’il fait miroiter depuis son arrivée en Moto2. La victoire se rapproche.

Italy 2018 (Circuit Mugello)

Les courses

Après sa troisième place au Mans, Joan Mir a retrouvé le chemin du podium dès la course suivante sur le circuit du Mugello. Neuvième sur la grille, le pilote du team Marc VDS s’est rapidement glissé dans groupe de tête. Et malgré un petit temps faible à mi-parcours, il a su redonner un coup de rein dans les trois derniers tours pour devancer Bagnaia et finir sur les talons d’Oliveira et de Baldassari. « J’ai fini totalement épuisé mais ce nouveau podium est une belle récompense, confie Mir. J’ai hâte maintenant de me retrouver à Barcelone sur un circuit que j’adore. » Bien parti de la première ligne et leader au premier tour, Marquez a lui souffert d’un problème de drible qui ne lui a pas permis de jouer le podium. L’Espagnol s’est finalement classé cinquième. En MotoGP, Morbidelli s’est illustré aux essais en s’offrant pour la première fois un passage direct en Q2. La course a été plus compliquée mais le champion du monde Moto2 en titre a tout de même pu se glisser dans les points en terminant quinzième. Tom Lüthi a été moins heureux. Le Suisse est en effet tombé dès le deuxième tour quand Abraham est parti à la faute sous ses roues.

Le championnat

Avec son nouveau top cinq, Alex Marquez compte désormais soixante-dix-huit points au classement général. L’Espagnol pointe en quatrième position au cap du premier tiers du championnat Moto2. Joan Mir se hisse en cinquième position avec soixante-quatre points au compteur. En MotoGP, Morbidelli se retrouve lui à égalité de points avec Hafyzh Syarhin en dix-septième position.

L’histoire

La chute de Michele Pirro qui a nécessité l’interruption de la deuxième séance d’essais libres du Grand Prix d’Italie, vendredi après-midi, restera dans les mémoires. Lancée à plus de 300 km/h, la machine du pilote d’essais Ducati déleste sur la bosse qui prolonge la longue ligne droite du circuit toscan puis se met à guidonner… La roue avant se bloque et l’Italien s’envole dans une effrayante cabriole. Par miracle, il s’en sortira avec une grosse commotion cérébrale mais rien de cassé. Une fois de plus se pose la question de la sécurité sur ce freinage de San Donato et cette bosse sur laquelle les motos décollent à plus de 300 km/h juste avant le freinage d’un virage qui ne négocie à moins de 100 km/h. Cinq secondes en plantant les freins sur une distance équivalente à trois terrains de football… « C’est l’endroit le plus effrayant de la saison », témoigne le nonuple champion du monde Valentino Rossi. En 2007, la cylindrée des moteurs des MotoGP avait été réduite à 800 cm3 pour limiter la puissance et la vitesse. Cela n’avait pas vraiment ralenti ces machines qui restent toujours aussi délicates à piloter. Sur ce même circuit du Mugello, il y a quatorze ans, Shinya Nakano s’était fait une terrible frayeur en éclatant le pneu arrière de sa Kawasaki en pleine ligne droite. Marc Marquez était lui aussi tombé au freinage de San Donato à plus de 300 km/h. « On n’arrivera jamais au risque zéro, quoi qu’on fasse ce sport sera toujours dangereux », conclut Franco Morbidelli qui découvre cette année les frissons du MotoGP.