MotoGP World Championship – Malaysian Grand Prix (Sepang), October 2017

Morbidelli World Champion

After riding a remarkable season, in Malaysia Franco Morbidelli won the title as Moto2 world champion. The Italian will make his debut next year in the MotoGP category.

The Races

Free of any pressure even before the start after Lüthi had withdrawn, Morbidelli approached the Malaysian Grand Prix with every intent to clinch his ninth victory. But as in Australia, the two KTMs of Oliveira and Binder prevented him from doing so.

I wanted to make it to the podium;  I knew this morning that Tom had withdrawn, and I’m sorry for him, but I couldn’t believe I was world champion before finishing this race. In the last laps I hesitated about trying to catch up with Binder, but the rain held me back. Finishing third was enough to get onto the podium and celebrate winning the title.

Franco Morbidelli

Victim of two falls early in the race, Alex Marquez threw in the towel after the first lap. In MotoGP, Jack Miller chalked up his second top ten in a row by placing eighth, between the two official Yamaha bikes ridden by Rossi and Viñales.

It was a good weekend for me because I rode well whether the track was dry or wet.

Jack Miller

said the Australian who is still suffering from his right leg which he recently fractured. The race having taken place in the rain, Rabat was still struggling to find his feet with his Honda RC213V. The Spaniard finished eighteenth. In Moto3, Kornfeil and Pulkkinen ranked twenty-first and twenty-third.

The Championship

Winning the world championship title in Malaysia, Morbidelli now has 288 points, 45 more than Tom Lüthi in the Moto2 standings. With his Did Not Finish at Sepang, Alex Marquez lost his third place in the championship to Oliveira, winner of the last two races. Now with 45 points, in MotoGP Miller consolidated his twelfth place, while Rabat remains in twentieth position. Abraham did not score any points in Malaysia, so the Spaniard is one point behind the Czech. In Moto3, Kornfeil has lost one place and is back in twenty-second position.

The Background

At the age of 22, Franco Morbidelli won his first World Championship title in the Moto2 class on the Sepang circuit in Malaysia. Only Thomas Lüthi could still have prevented him from doing so. But after being injured during the practice test sessions, the Swiss had to give up the race. So even before the start of the penultimate race of the season, the Marc VDS rider had won the title, rewarding a faultless season. Leader from start to finish with eleven podiums including eight victories, Morbidelli was head and shoulders above the pack in the 2017 championship.

When your childhood dream comes true, there are no words to describe how you feel ; I can never thank my parents enough for all the sacrifices they made for me.

Franco Morbidelli

Born in Rome to a modest family, Morbidelli did not arrive in Grand Prix racing the usual way.

We did not have enough money for me to race in the Spanish championship after I started in Minimoto; So I raced the 600 Superstock European Championship. I won it and was given a chance to try a Moto2.

Four years later, Morbidelli has become world champion.

 

La « Dream Team Peugeot Total » est prête pour le Dakar 2018 !

De retour d’une septième et ultime séance d’essais au Maroc, le Team PEUGEOT Total – qui a trusté les trois premières places du podium du Dakar 2017 – est désormais prêt pour la prochaine édition du rallye-raid le plus éprouvant au monde, qui se déroulera en Amérique du Sud du 6 au 20 janvier 2018. Stéphane PETERHANSEL/Jean Paul COTTRET, Sébastien LOEB/Daniel ELENA, Carlos SAINZ/Lucas CRUZ et Cyril DESPRES/David CASTERA s’aligneront au départ du Dakar 2018 au volant de la toute nouvelle lionne de course : la PEUGEOT 3008DKR Maxi.

En janvier prochain, les 4 équipages de la ‘Dream Team’ PEUGEOT aborderont un périple d’environ 10 000 kilomètres à travers le Pérou, la Bolivie et l’Argentine. Au programme : 15 étapes, des terrains variés composés de dunes, cols andéens hauts-perchés et paysages désertiques, et des conditions météorologiques extrêmes. Le parcours officiel du Dakar 2018 sera révélé par l’organisateur le 22 novembre prochain.

Si la composition du Team PEUGEOT Total reste inchangée pour le Dakar 2018, la voiture de course a subi de profondes évolutions destinées à optimiser les performances. L’équipe technique de PEUGEOT SPORT a œuvré pour rendre la lionne encore plus fiable face au défi qui l’attend ! L’architecture de la nouvelle PEUGEOT 3008DKR Maxi est calquée sur celle du SUV PEUGEOT 3008 de série, élu ‘Voiture de l’Année 2017’, avec un moteur 3 litres bi-turbo et 2 roues motrices. La modification la plus visible porte sur les voies, qui ont été élargies de 20cm, dans le but d’améliorer la stabilité. Les suspensions ont été révisées afin de rendre la voiture plus facile à piloter.

Tous les 4 pilotes et co-pilotes ont activement participé au programme d’essais, qui a permis à la PEUGEOT 3008DKR Maxi d’accumuler plus de 18 000 kilomètres cette année, au Maroc, au Portugal et en France. Ils sont cependant conscients que le nouveau règlement technique ne joue pas en leur faveur. En effet, le poids minimum imposé à la PEUGEOT a été augmenté, tandis que les voitures des adversaires ont été allégés, tout en bénéficiant d’une plus grande liberté dans d’autres domaines. Mais comme il est coutume de le dire, la plus grande difficulté du Dakar résidera également dans la physionomie de l’épreuve elle-même.

À eux seuls, les 4 équipages de la ‘Dream Team’ PEUGEOT ont accumulé, sur 2 ou 4 roues, pas moins de 19 victoires absolues et 148 victoires d’étape, qui en font la formation la plus capée de l’histoire du Dakar. Malgré ce palmarès, PEUGEOT reste humble au moment d’aborder la 40ème édition de ce grand classique de rallye-raid – la 10ème en Amérique du Sud – que PEUGEOT a remporté 6 fois : son tout premier succès remontant à 1987 avec la PEUGEOT 205T16 Grand Raid.

Bruno Famin, Directeur Peugeot Sport
« Jusqu’ici, les modifications que nous avons apportées à la 3008DKR Maxi se sont révélées efficaces, mais le Dakar est toujours un voyage vers l’inconnu, ne serait-ce qu’en raison de la variété des terrains et des difficultés qui font partie de son ADN. De plus, nous avons eu une nouvelle démonstration de la forme de nos adversaires, lors du récent Rallye du Maroc. Cela dit, les ingénieurs de PEUGEOT SPORT n’ont cessé de travailler depuis l’arrivée du Dakar 2017 et je souhaite souligner l’extraordinaire esprit d’équipe qui règne au sein du Team PEUGEOT Total. Nous sommes ravis d’avoir pu engager les mêmes équipages que l’année dernière. Ils apportent l’équilibre parfait entre vitesse pure et expérience. Dans la mesure où il s’agira de notre dernière participation au Dakar, nous aurons à cœur de conclure ce programme stimulant sur une bonne note. Mais comme je le répète toujours, rien n’est joué d’avance. Le plus difficile, quand vous avez gagné, c’est de rééditer la victoire ! »

Stéphane PETERHANSEL, Pilote du Team PEUGEOT Total
« C’était une sensation extraordinaire de remporter à nouveau le Dakar en 2017 ! Cette victoire-là restera l’une des plus mémorables de ma carrière, en raison de la bagarre intense mais respectueuse qui nous a opposés à Sébastien et Daniel. Le problème c’est que plus on gagne, plus on veut continuer de gagner ! Cette année, le challenge promet d’être encore plus passionnant dans la mesure où il s’agit de la 40ème édition du rallye et de ma 29ème participation. Le Dakar m’apporte un certain équilibre : il s’agit d’un rituel qui vous occupe une année entière. On doit recharger ses accus, tout en se préparant à la fois physiquement et sur le plan mental. La tension commence à monter d’un cran à partir de septembre. Puis, en décembre, vous ne pensez plus qu’à partir et à avaler des kilomètres. C’est très grisant. Arrive enfin le moment du départ, un mélange d’excitation et de stress, et puis vous êtes à fond jusqu’à l’arrivée. C’est du pur plaisir de pouvoir courir dans ces paysages magnifiques, à bord d’une machine aussi incroyable. La PEUGEOT 3008DKR Maxi est tout simplement la meilleure voiture que j’ai conduite : la technologie qu’elle embarque, la beauté de ses formes, ses éléments en carbone, sans oublier sa fiabilité, sa performance et le plaisir qu’elle offre au volant, …. L’objectif de tout le monde, au sein du Team PEUGEOT Total, est de faire gagner PEUGEOT une nouvelle fois et de conclure ainsi ce programme en beauté. »

 

Sébastien LOEB, Pilote du Team PEUGEOT Total
« Je suis très satisfait de la vitesse à laquelle nous nous sommes adaptés à cette discipline, même si nous aurions besoin d’être un peu plus réguliers afin de transformer cela en victoire. Tout au long de l’an passé – lors du Dakar 2017, du Silk Way Rally et du Rallye du Maroc – nous avons prouvé que nous faisons partie des meilleurs et que nous sommes proches du but. Cela dit, nous n’avons que 6 rallyes-raid à notre actif et, forcément, nous manquerons toujours d’un peu d’expérience par rapport aux autres… La PEUGEOT 3008DKR était déjà une excellente voiture mais, en tant que pilotes, nous ne cessons de demander davantage de performance. Les ingénieurs de Peugeot Sport ont repoussé les limites avec la nouvelle 3008DKR Maxi. Elle est non seulement fiable mais aussi capable d’aller partout, de tout encaisser. C’est un régal de la piloter, je me sens vraiment en confiance pour la pousser. Elle a évolué, tout comme Daniel et moi-même avons progressé aussi, en tous points. Le Dakar est, par définition, imprévisible et nous mettons toutes les chances de notre côté pour le gagner cette année. »

 

Cyril DESPRES, Pilote Team Peugeot Total
« Mes préparatifs personnels pour le Dakar 2018 sont plus ou moins identiques au programme que j’ai suivi ces 17 dernières années, en mettant l’accent sur l’entraînement physique. Tout s’est très bien passé jusqu’ici et nos récents essais au Maroc ont confirmé le bon feeling que je ressens. Lorsque vous passez entre 6 et 8 heures par jour dans l’habitacle, être au meilleur de sa forme fait la différence. Suite à nos bons résultats au Dakar 2017, puis la victoire au Silk Way Rally cet été, nous attendons, avec David, beaucoup de cette édition 2018 du Dakar. Je suis ravi des progrès que nous avons accomplis d’année en année et je compte poursuivre sur cette courbe ascendante. L’an dernier, nous avons terminé à la 3ème place, alors il n’y a que 2 façons de faire mieux cette fois-ci ! Nous avons l’impression que l’édition 2018 du Dakar sera un vrai rallye-raid, avec de la navigation difficile et des dunes au départ au Pérou. La complexité des étapes et la compétitivité de nos adversaires ajouteront à la difficulté. Je suis tombé éperdument amoureux de la nouvelle 3008DKR Maxi. Avec PEUGEOT, nous nous sommes rendus au Maroc tous les ans depuis 2014 et cette version « Maxi » est indéniablement la voiture la plus rapide que nous avons eue entre les mains. Je suis impressionné par sa stabilité, sa puissance et sa fiabilité. L’auto que nous avions pilotée au Silk Way Rally était déjà performante, mais celle-ci met la barre encore plus haute. Le travail des ingénieurs a été sans relâche et je suis très impatient de repartir en course ! »

 

Carlos SAINZ, Pilote du Team PEUGEOT Total
« Je me sens confiant. Les essais que nous avons effectués – notamment depuis le Rallye du Maroc – se sont tous très bien déroulés. Même si nous ne nous sommes pas imposés au Maroc, ce rallye aura été très positif, dans la mesure où il a révélé des problèmes qui auraient pu nous faire perdre beaucoup de temps au Dakar. Le rallye-raid nécessite une vraie régularité et je pense que nous avons su trouver le bon rythme au Maroc. Après tout ce travail, nous nourrissons de grands espoirs pour le Dakar. Notre préparation est toujours la même : dès septembre nous faisons le maximum pour nous aligner au départ avec la meilleure forme physique possible, prêts à aborder les hautes altitudes. Ces dernières années, nous avons toujours eu la vitesse nécessaire pour emporter le Dakar ; nous aurons juste besoin d’un peu plus de chance cette fois-ci. Je n’ai aucun doute sur la compétitivité, la vitesse et la fiabilité de la nouvelle PEUGEOT 3008DKR Maxi. Les domaines dans lesquels la 3008DKR pouvait être encore améliorée ont été évoqués dès le lendemain de l’arrivée du Dakar 2017, et cette nouvelle version est vraiment efficace. Le staff technique du Team PEUGEOT Total a réalisé un travail formidable et il me semble que l’ensemble de l’équipe, y compris les équipages, se sent encore plus serein qu’à ce stade l’an dernier. Tout est prêt, nous attendons désormais le départ au Pérou avec impatience. Le règlement a changé et les véhicules à quatre roues motrices auront quelques atouts supplémentaires cette année encore. Cela va nous compliquer la vie, bien sûr, mais j’ai une confiance absolue dans les qualités de notre équipe ! »

Superbike World Championship – Spain (Jerez), October 2017

Another title for Kawasaki

Thanks to Jonathan Rea’s new twin-win on the Jerez circuit, in Spain Kawasaki made sure they’d clinched the World Championship title. A new reward for an exceptional season.

The Races

On a circuit where he has never really shone before, Jonathan Rea chalked up a new twin-win, bringing his number of victories this season to fourteen. And while he made the most of Melandri’s technical problems on Saturday afternoon, his success the next day was due to no-one other than himself.

I just had a perfect bike today, I could not have dreamed better.

Jonathan Rea

Making the podium of the first race, Tom Sykes had to settle for fifth place in the second. Finishing six seconds behind the winner, the Brit complained of a traction control problem. Called in to replace Randy Krummenacher at Pucetti Racing, Sylvain Guintoli showed his stuff by taking sixth and eighth place. In Supersport, Anthony West was tasked with replacing the unfortunate Kenan Sofuoglu who suffered a fractured pelvis when he fell in Portugal. The eclectic Australian rider rose to the challenge by making it to the podium. Canducci crossed the finish line in eleventh position while Bassani, Ryde’s replacement, took the points for 14th place.

The Championship

After the rider’s title, the manufacturer’s title. For Kawasaki, it’s the third in a row.

The manufacturers’ world championship title is not only due to the bike, the rider, the staff or the team of engineers. It is the result of the work of each person involved since the beginning in this project, whether on the track or at the race service in Japan. Everyone has made a difference and I am very proud to have contributed.

Jonathan Rea

In the riders’ standings, Chaz Davies joined Tom Sykes in second place. The battle for the title of vice-world champion will be fought during the final race of the season in Qatar. In Supersport, Kenan Sofuoglu retained his second position despite his absence in Jerez. Kyle Ryde is now thirteenth and Canducci fourteenth.

The Background

Although the category is subject to particularly strict regulations, Superbike riders do not use just any old fuel. At Kawasaki, they use a gasoline specially developed in the Total laboratories of the Solaize Research Centre. Before being used in the race, this fuel is tried out on the test bench, and then confirmed in use on a circuit.

We have a key partner with Akira, the preparer of the Japanese brand’s engines, which also allows us to test potential fuels between two championships. Because in Superbike, to limit costs, development is prohibited from the first race onwards.

Romain Aubry
one of the engineers assigned to research

It’s now been twenty years since Total’s engineers started working hand-in-hand with the engine manufacturers at the Kawasaki plant. The cooperation started in MotoGP before focusing on the Superbike World Championship, when the Japanese manufacturer decided to revise the strategy of its commitment in motorsports

MotoGP World Championship – Australian Grand Prix, October 2017

Miller, Hero at Home

Absent in Japan because of fractured femur, Jack Miller made a brilliant comeback to competition in front of his family and friends in Australia. Three weeks after surgery on his leg, the Estrella Galicia 0.0 Marc VDS rider crossed the finish line in seventh place.

The Races

Fifth in the practice test sessions, seventh in the race, at Phillip Island Jack Miller had his best weekend of the season. A performance all the more heroic in that the Australian rider had to skip the previous Grand Prix, in Japan, because of a fractured femur.

The injury didn’t bother me and I must admit that this circuit is very special for me. I had to slow down at the end of the race because I overstretched my rear tyre during the first laps.

Jack Miller

at the finishing line of the penultimate race of the season. The Australian even completed a few laps leading the pack to the cheers of the public. For Tito Rabat, the weekend in Australia was more difficult. The Spaniard finished it in sixteenth position, just short of a few points.

The Grand Prix was still useful for me. I learned a lot by riding in mixed conditions during the three days. That will serve me in the future.

Tito Rabat

In Moto2, Franco Moribelli made it to the podium behind the two KTMs of Oliveira and Binder, while Alex Marquez finished sixth after skidding off the track. After winning in Japan, the Spaniard suffered more physically on the Phillip Island circuit.

I’m still not back one hundred percent but I didn’t give up.

Alex Marquez

In Moto3, Kornfeil confirmed his return to form by finishing twelfth, but Pulkkinen fell.

The Championship

In chalking up six points more than Tom Lüthi, Morbidelli has consolidated his leading position in Australia. With only two races left in the season, the leader of the Moto2 championship is now twenty points ahead of his Swiss rival. Marquez has slipped back to fourth place with one point less than Oliveira. In MotoGP, Miller has moved up to twelfth place while Rabat has dropped down to twentieth position. The Spaniard, however, is only one point behind Abraham. There was no change in the Moto3 standings, Kornfeil retaining his twenty-first position.

The Background

Whether racing at Le Mans, Jerez, Motegi or Phillip Island, Elf riders all use fuel made at the Total ACS research and development centre in Givors. Packaged in 50-litre drums, the fuel is transported to the various circuits by truck, but also by freighter when it comes to shipping it to the other side of the world. For the overseas tour of October, for example, there are three specific consignments of 7,500 litres of special fuel that are organized from the port of Rotterdam, in the Netherlands. The first bound for Tokyo, the second for Melbourne and the third for Port Klang.

The shipments are made two months before each Grand Prix. We have to take into account the risks of delay due to transport problems, customs formalities or eventual strikes.

Jacky Hutteau
in charge of the management of orders
and distribution on the race circuits

LE BROUILLARD PRIVE ALPINE DE LA VICTOIRE

  • Signatech Alpine Matmut termine à la deuxième place LMP2 des 6 Heures de Fuji.
  • Nicolas Lapierre, André Negrão et Gustavo Menezes n’ont pas pu concrétiser leur domination, la majeure partie de la course ayant été perturbée par les conditions météo.
  • Malgré cette situation frustrante, l’équipage n°36 réduit l’écart sur le leader du championnat à deux courses de la fin.

Typique du Japon à cette période de l’année, la météo pluvieuse s’invitait dès les essais. Chargés de qualifier l’Alpine A470 n°36 sur une piste détrempée, Nicolas Lapierre et André Negrão réalisaient le quatrième temps combiné.

Dimanche, il pleuvait encore au moment de donner le départ des 6 Heures de Fuji. Après un quart d’heure passé derrière la voiture de sécurité, la course était lancée. Dès le premier virage, Nelson Piquet (n°13) partait en tête-à-queue juste devant Nicolas Lapierre, qui l’évitait de justesse. Après un tour, l’Alpine occupait la cinquième place de la catégorie LMP2.

Très à l’aise malgré les conditions, Nicolas entamait une superbe remontée en débordant successivement James Rossiter (n°26), Oliver Jarvis (n°38) et Alex Brundle (n°37). Il revenait ensuite dans le sillage de Bruno Senna (n°31), mais la voiture de sécurité faisait son retour à cause du brouillard enveloppant le tracé nippon. Après une heure de course, Nicolas et ses rivaux en profitaient pour effectuer leur premier passage par les stands.

Les conditions ne s’améliorant pas, le drapeau rouge était brandi après 1h20 de course. À ce stade, l’Alpine n°36 était classée en troisième position des LMP2. Après une demi-heure d’interruption – au cours de laquelle le compte à rebours des six heures continuait de s’égrener – la course était relancée et Nicolas Lapierre reprenait sans tarder la deuxième place. Améliorant régulièrement le record du tour, le pilote Alpine revenait progressivement sur la tête de la course.

Lors d’une nouvelle neutralisation, Nicolas passait le volant à André Negrão. Une fois le Brésilien au volant, les panneaux « SC » étaient encore brandis à plusieurs reprises, pour que les commissaires puissent dégager les voitures sorties de la piste. Grâce à une stratégie offensive, consistant à s’arrêter avant les autres prétendants à la victoire, la Signatech Alpine Matmut s’installait en tête au 85e tour.

Après une sixième intervention de la voiture de sécurité, les 6 Heures de Fuji étaient relancées alors qu’il restait un peu plus de deux heures à disputer. Lancé à la poursuite de Ho-Pin Tung (n°38), André Negrão finissait par reprendre la deuxième place au prix d’une splendide manœuvre. Alors qu’il revenait sur le leader, la course était de nouveau interrompue au drapeau rouge à cause du brouillard.

À l’issue d’une très longue attente, la direction de course s’apprêtait à relancer le peloton pour les dix dernières minutes, mais l’absence de visibilité annulait ces velléités et les voitures regagnaient le parc fermé sans même voir le drapeau à damiers.

L’équipage n°36, qui aurait bénéficié d’une stratégie consistant à ne plus s’arrêter jusqu’à l’arrivée, ne gravissait « que » la deuxième marche du podium. À défaut d’avoir pu s’installer à bord de l’Alpine A470, Gustavo Menezes trempait sa combinaison de champagne !

Au classement général, Signatech Alpine Matmut reprend trois points au leader et reste ainsi dans la course au titre. Après cette manche frustrante pour une bonne partie du plateau, le FIA WEC se poursuivra dans trois semaines avec son avant-dernière manche, courue sur le Circuit International de Shanghai (5 novembre).

Ils ont dit

Bernard Ollivier, Directeur général-adjoint d’Alpine
« Nous avons vécu une course incroyable, avec de multiples rebondissements : six entrées de la voiture de sécurité, un ‘Full Course Yellow’, deux drapeaux rouges… En premier lieu, je tiens à féliciter la direction de course et l’organisation, qui ont tout fait pour que cette course ait bien lieu, ainsi que l’ensemble des pilotes qui ont démontré un niveau très relevé dans ces conditions extrêmes. Mais le sentiment qui prédomine est la déception. Notre voiture était la plus rapide, nos pilotes étaient extraordinaires et l’équipe adaptait en permanence sa stratégie. Si la course avait été à son terme, nous aurions pu rallier l’arrivée sans marquer d’arrêt supplémentaire et la victoire aurait sans doute été acquise. Malgré ce panache, le résultat n’est donc pas à la hauteur. En tous cas, je suis très fier de l’équipe Signatech Alpine Matmut. »

Philippe Sinault, Team principal Signatech Alpine Matmut
« C’est rageant de voir la victoire nous échapper, alors que nous étions les plus rapides. Les ingénieurs ont effectué un travail fantastique et notre voiture était la plus rapide dans ces conditions précaires. Notre stratégie était parfaite et nous avions tout mis en place pour ne plus avoir à ravitailler jusqu’à la fin. Nous étions sereins et les pilotes apportaient la dernière touche à cet effort collectif. Après la victoire acquise sous la canicule d’Austin, nous avons démontré que nous sommes désormais au plus haut niveau de performance, quelles que soient les conditions. Nous n’avons pas gagné, mais nous avons tout de même repris quelques points au leader du championnat. La fenêtre est plus étroite, mais nous allons continuer à tout donner jusqu’à la fin de la saison. »

Signatech Alpine Matmut n°36

 

Nicolas Lapierre

« Lors des qualifications, nous n’avions clairement pas le meilleur rythme et nous avons remis les choses à plat pour préparer la course. L’équipe Signatech Alpine Matmut a démontré sa capacité de réaction, car nous étions clairement les plus rapides aujourd’hui. Le résultat brut est donc plutôt frustrant, mais nous gardons des espoirs d’être titrés en réduisant l’écart avec les premiers. Il faudra compter avec nous lors des deux dernières manches ! »

 

Gustavo Menezes

« C’est bien la première fois que je monte sur un podium sans avoir pris le volant de la voiture ! Dans le garage, j’ai vécu avec passion les changements de stratégie et je partage la frustration de l’équipe, car nous avions les capacités de gagner cette course. Je ne peux qu’être impatient de me retrouver à bord de l’Alpine A470 à Shanghai… »

 

 

André Negrão

« Après une entame de week-end assez difficile, nous avons beaucoup progressé dans nos réglages pour piste humide. Nous n’avons pas gagné alors que le potentiel était là, mais nous ne pouvons rien nous reprocher. Le brouillard n’était pas notre allié, mais nous terminons tout de même deuxième en conservant des chances de jouer le titre jusqu’à la fin. Rendez-vous en Chine ! » 

 

MotoGP World Championship – Grand Prix of Japan (Motegi), October 2017

Marquez Masters the Rain

Handicapped for the last two Grands Prix after a fall in Misano, in Japan Alex Marquez was rewarded for his efforts by chalking up his third victory in Moto2. Morbidelli, meanwhile, confirmed his leading position at the end of a race held in appalling conditions.

 

The Races

Three days of rain, three days of cold … The first stage of a three-week overseas tour, the Grand Prix of Japan wrecked havoc on minds and material. Alex Marquez prevailed in Motegi under cataclysmic conditions. Starting from pole position, the Spaniard waited patiently to find his feet under a deluge of rain before wrestling first place from Japanese rider Nakagami. And he never let it go from then on. It was a fine reward for Marquez who is still suffering from hip pain since his fall in Italy. Fifteenth on the starting grid after free practice sessions that were complicated, Morbidelli managed to take the checkered flag in eighth position, getting the points he needed, since his rival in the title race finished behind him. In MotoGP, Rabat managed to get the point for fifteenth place, despite conditions that the Spaniard has always hated.

The weekend taught me to ride better on a wet circuit, making the most of it.

Tito Rabat

Replacing Jack Miller, injured in training and forfeit in Japan, Hiroshi Aoyama complained of a power control problem and could finish no better than eighteenth. In his defence, the Honda test rider had not raced for a year. Kornfeil had a good race in the Moto3 category, the Peugeot rider signing his best performance of the season in Japan by finishing eighth. Pulkkinen crossed the finish line in twenty-second place.

The Championship

Although his eighth place was one of his worst results of the season, Morbidelli nevertheless managed to to consolidate his leadership, benefiting from Lüthi’s underperformance in 11th place. The Italian now has a twenty-four point lead in the championship. Third in the overall standings, Marquez is fifty-two points behind the Swiss rider. In MotoGP, Rabat is still in nineteenth position while Miller, forfeit in Motegi, has slipped back to thirteenth place. In Moto3, Kornfeil has stepped up to twenty-first position.

The Background

Every Grand Prix weekend, Jacky Hutteau delivers more than six thousand litres of fuel to the paddock.

It’s delivered in fifty-litre drums.

Jacky Hutteau
Total group’s technical adviser
on the MotoGP championship

Depending on the country, the drums are delivered under the Elf or Total brand. Transferred from the Total ACS research and development centre – additives and special fuels – located in Givors, near Lyon, the drums are delivered to the various teams before the first day of free practice sessions and recovered after the races.

Since last year we’ve been in charge of repatriating all the empty drums to Givors; That makes between 120 and 140 drums to bring back to the research centre.Where they are cleaned and recycled. It’s impossible to reuse them as they are. Each batch of fuel is different, so there would be a risk of pollution that we cannot allow with products reserved for racing

Jacky Hutteau

 

Superbike World Championship France

Rea Right On!

Jonathan Rea became the first rider to win three Superbike World Championship titles in a row this weekend on the Magny-Cours circuit. Quite an event even for the Kawasaki biker…

 

The Races

After taking pole position, Jonathan Rea won the first race of the French leg on a track that looked more like a skating rink. It was a decisive victory since it allowed him to win a new world champion title while there are still two events left to race. The Kawasaki rider had less success the next day. Just as he thought he would be able to celebrate his new crown with an extra victory, Jonathan had to retire at the start of the race after crashing into Laverty’s bike, who had fallen in front of him. With an injured foot, the triple world champion had to be given a medical examination that fortunately revealed nothing serious. Tom Sykes, whose hand has been injured since falling in Portimao, bravely managed to reach the third step of the podium on Saturday afternoon. The Brit ranked seventh in the second race on Sunday. Randy Krummenacher was also injured, and was unable to race in France. In Supersport, Kenan Sofuoglu lost more than the race at Magny-Cours. The Kawasaki rider fractured his pelvis when he crashed during the practice test sessions. After being operated, no doubt he will be unable to get behind the handlebars of a bike before the end of the season. Michael Canducci finished seventh and Kyle Ryde twenty-second.

The Championship

Jonathan Rea has won the Superbike 2017 World Championship with two more races to go in Spain and Qatar. With 456 points now on the counter, the Kawasaki rider can no longer be caught up. Tom Sykes, his teammate, stays in second place overall with 336 points to his credit. Despite his absence at Magny-Cours, Randy Krummenacher stays in fifteenth place. In Supersport, Kenan Sofoglu has been forced to hand over the championship to Lucas Mahias. Kyle Ryde slips back to twelfth place while Michael Canducci remains in fifteenth place.

The Background

Jonathan Rea starting writing his legend the day he joined the Kawasaki team. In winning the first race of the weekend at Magny-Cours, the third leg of the 2017 season, the Brit bagged his third world championship title in a row. An achievement that no other rider has managed to accomplish so far. Jonathan Rea also scored his fiftieth victory in the discipline, and his twelfth of the season. With a hundred and eight podiums now under his belt, he is now only a length behind Carl Fogarty, his illustrious compatriot.

I have no words to describe my emotion . I’ve made so many sacrifices to get here. My family as well… My parents who allowed me to start racing, my wife and children who support me every day. And then the whole team, without whom a success like this would never have been possible.

Jonathan Rea

A team that also took advantage of the weekend in the Nièvre region to win the “Teams” title as well.