Championnat du monde MotoGP – Grand Prix d’Aragon

Morbidelli avec autorité

Parti à la faute à Misano, Franco Morbidelli s’est racheté sur le circuit Motorland d’Aragon en s’imposant avec autorité face à Mattia Pasini. Le leader du championnat Moto2 en profite pour consolider son avance avant la tournée outremer du mois d’octobre.

Les courses

Le fait d’avoir dû se contenter d’une place sur la deuxième ligne de la grille de départ n’a pas découragé Morbidelli. Longtemps seul en tête, le pilote du team Estrella Galicia 0,0 Marc VDS a fini la course au coude à coude avec Mattia Pasini.

« J’avais deux options, explique-t-il. Me contenter du podium en pensant au championnat ou aller chercher la victoire. J’ai préféré me battre. »

Bien lui en a pris puisqu’il a ainsi remporté sa huitième victoire de la saison. Encore handicapé par sa blessure à la hanche depuis sa chute à Misano, Alex Marquez a lui abandonné après quelques tours alors qu’il occupait la troisième place.

« J’avais une jambe complètement engourdie », confie l’Espagnol.

En MotoGP, Jack Miller et Tito Rabat sont tous les deux rentrés dans les points. Le premier s’est classé quinzième, le second treizième.

« Je visais un top dix mais nous avons eu du mal à faire fonctionner le pneu dur que nous avions choisi », raconte Miller.

Dans la catégorie Moto3, Kornfeil et Pulkkinen se classent vingt-cinquième et vingt-neuvième.

 

Le championnat

Tom Lüthi n’ayant pu monter sur le podium à Aragon, Morbidelli profite de sa victoire pour se donner à nouveau de l’air en tête du classement général Moto2. L’Italien possède désormais vingt-et-un points d’avance sur son adversaire suisse et prochain coéquipier. Alex Marquez glisse lui en quatrième position à deux points de Miguel Oliveira. En MotoGP, Jack Miller remonte à la douzième place. Tito Rabat gagne lui aussi une place, il est désormais dix-neuvième avec vingt-huit points. Pas de changement en Moto3, Kornfeil conserve sa vingt-deuxième place.

L’histoire

Si la marque Elf entretient des liens particuliers avec l’usine Kawasaki, il existe une relation tout aussi forte entre Total et Peugeot.

« Total et PSA, ce sont plus de vingt années d’étroite collaboration, résume . Et bien plus encore si l’on évoque la marque Citroën. »

Jean-François Thouin,
Responsable des relations avec le groupe PSA

 

Voilà pourquoi cette année encore, le team Peugeot MC Saxoprint engagé en Moto3 porte les couleurs du pétrolier français.

« Arrivés à une période de renouvellement de nos contrats, il était logique que nous nous intéressions aussi à la filière deux-roues »,
précise Jean-François.

D’autant que de nombreux concessionnaires autos commercialisent les scooters Peugeot, notamment en Europe, au Vietnam et au Maghreb, et qu’aujourd’hui cette entité est liée à Mahindra, le géant indien. Ce partenariat, les ingénieurs Total le prennent comme une formidable opportunité.

« Il y a une coopération technique avec la fourniture de lubrifiants pour la première monte et la recommandation qui va derrière, explique Thouin. Côté compétition, notre présence en Moto3 a deux intérêts. Le premier, c’est le moyen de faire la preuve de la qualité de nos produits. Le second, c’est de monter des opérations avec nos clients afin de créer une relation plus étroite que celle qu’il est possible de nouer durant les heures de travail. »

Développer de nouveaux produits, promouvoir la marque autour du monde tout en entretenant des liens forts avec ses clients et partenaires, autant de raisons de la présence et de l’investissement des marques Elf et Total dans la compétition moto.

Endurance, Bol d’Or, Septembre 2017

Un podium pour entamer la saison

Désormais organisée à cheval sur deux années calendaires, la nouvelle saison du championnat du monde d’Endurance a démarré avec le Bol d’Or sur le circuit Paul Ricard. Le team Kawasaki SRC est parti du bon pied en terminant deuxième.

 

Cette saison, l’équipe SRC Kawasaki ne disputera pas l’intégralité du championnat du monde d’Endurance. Gilles Stafler a en effet décidé de se concentrer sur les deux seules courses de 24 heures organisées en France, sur le circuit Paul Ricard et au Mans. La première s’est plutôt bien déroulée puisque la ZX-RR n°11, pilotée par un trio inédit composé de de Puniet, Leblanc et Foret est passée sous le drapeau à damier du 80e Bol d’Or en deuxième position derrière la Suzuki du SERT. Handicapés en début de course par leurs pneumatiques quand la température de piste était la plus élevée, puis trahi par un axe de bras oscillant, les pilotes du SRC ont dû faire le dos rond avant de tout donner pour remonter jusqu’à la deuxième place. Une performance que Randy de Puniet a savouré à sa juste valeur. Lorsqu’il avait terminé deuxième aux Huit Heures de Suzuka il y a deux ans, le Parisien avait beaucoup moins apprécié l’exercice.

Je n’avais roulé que deux heures. De plus, on pouvait gagner la course mais l’équipe avait préféré faire rouler pour Waters pour assurer la deuxième place. J’avais passé quinze jours au Japon pour préparer ce rendez-vous, j’étais là pour gagner, pas pour finir deuxième.

Randy de Puniet

Au Bol d’Or, le Parisien était là pour se faire plaisir et tout a bien fonctionné :

Ça a été une belle expérience. Je me suis régalé et j’ai été l’un des pilotes les plus rapides, aussi bien le jour que la nuit.

Randy de Puniet

De quoi en redemander.

 Si l’équipe veut de moi au Mans, je crois que je dirai oui.

Randy de Puniet

A en croire Gilles Stafler, on ne voit pas trop comment il pourrait en être autrement :

Je suis enchanté de Randy, répétait le patron du SRC à l’arrivée de ce 80e Bol d’Or. Aussi bien par son travail que par son attitude.

Première victoire de la saison : Alpine avait « l’Austin Power » !

    • Partie depuis la pole position, l’Alpine A470 n°36 a dominé la catégorie LMP2 aux 6 Heures de COTA, disputées à Austin (Texas).
    • Nicolas Lapierre, Gustavo Menezes et André Negrão remportent ainsi leur première victoire de la saison.
    • Ce succès permet à Signatech Alpine Matmut de se rapprocher des deux premiers au classement général.

Dans la continuité des performances affichées à Mexico, l’Alpine A470 n°36 décrochait sa seconde pole position consécutive grâce à André Negrão et Nicolas Lapierre. Déjà, les hommes et les machines étaient soumis à rude épreuve, puisque le mercure flirtait avec les 35°C.

Il faisait encore très chaud à Austin au moment du départ, donné ce samedi à midi. Dans le sillage des quatre LMP1-H, Nicolas Lapierre conservait l’avantage sur le peloton des LMP2. Sans attendre, le pilote de l’Alpine A470 produisait son effort pour creuser l’écart avec ses rivaux.

Dès la fin du premier relais, Gustavo Menezes remplaçait Nicolas. Dépassé par Nelson Piquet (n°13) et Alex Brundle (n°37), il reprenait la deuxième place après l’erreur du Brésilien. 

C’était ensuite au tour d’André Negrão de se confronter à la fournaise texane. Particulièrement en verve, il fondait sur Brundle avant de le déposséder des commandes ! Ce superbe travail était complété par Nicolas Lapierre, de retour au volant après un peu plus de deux heures de course. À nouveau, le Haut-Savoyard se montrait souverain, au point de creuser un écart de plus de 40 secondes sur ses poursuivants.

Ces efforts étaient toutefois réduits à néant : après trois heures, alors que Gustavo Menezes venait de reprendre la piste, l’entrée de la voiture de sécurité regroupait l’ensemble du peloton.

Particulièrement motivé devant son public, Gustavo ne tardait pas à reprendre une belle avance. Après le troisième et dernier relais effectué par Nicolas, André récupérait le volant de la Signatech Alpine Matmut avec plus de 50 secondes de marge !

Comme en 2016, c’est à Gustavo que revenait l’honneur de franchir la ligne d’arrivée. Ce dernier relais n’était pas de tout repos pour le Californien, qui devait attaquer pour effectuer un ‘splash and dash’, assorti d’un changement de bloc arrière pour réparer un feu arrière défectueux. 

Malgré une frayeur dans le trafic lors de l’avant-dernier tour, c’est bien l’Alpine n°36 qui franchissait la ligne d’arrivée en tête, avec un tour d’avance sur le deuxième !

Après une troisième place au Nürburgring et une deuxième position à Mexico, Signatech Alpine Matmut remportait donc sa première victoire de la saison. Lors des trois dernières courses, l’équipage n°36 est celui qui a marqué le plus de points en LMP2. Au classement général, les écarts se resserrent : Signatech Alpine Matmut n’est plus qu’à 8 points du deuxième et à 28 unités du leader !

La prochaine manche du Championnat du Monde FIA WEC se déroulera de l’autre côté de l’océan Pacifique : les 6 Heures de Fuji (Japon) auront lieu le 15 octobre.

Ils ont dit

Bernard Olivier, Directeur général-adjoint d’Alpine
«À Austin, Alpine a réalisé un carton plein avec la pole position, la victoire et le record du tour. Nous souhaitions que cette course constitue un tournant dans notre saison : l’objectif est atteint. L’équipe a su trouver les meilleurs réglages et mettre en place une stratégie offensive pour aller chercher cette première victoire de la saison. Les trois pilotes ont su exploiter le package mis à leur disposition et ils ont tous fait preuve de panache pour dépasser leurs concurrents et creuser l’écart. L’Alpine A470 semble avoir trouvé son rythme de croisière et nous comptons bien poursuivre sur notre lancée en Asie, pour défendre notre titre jusqu’au bout !»

Philippe Sinault, Team principal Signatech Alpine Matmut
«Nous avions choisi d’appliquer une stratégie qui avait déjà bien fonctionné en 2016. En utilisant les pneus durs, nous acceptions d’être un peu moins performants sur un tour, sachant que cela paierait sur l’ensemble de la course. Dès le premier relais, nous avons vu que nous étions plus rapides que la concurrence, qui devait gérer la dégradation de ses gommes. Avec la voiture de sécurité, l’écart a été réduit à néant, mais nous savions que nous pourrions reconstruire cette avance. Tout aurait pu basculer lors du dernier arrêt, avec le changement de bloc arrière imposé par la direction de course. Cette manipulation n’a rien d’anodin, mais les gars ont été parfaits. L’objectif de remporter la course a été atteint. Nous serons dans la bagarre jusqu’à la fin de la saison !»

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Signatech Alpine n°36


Nicolas Lapierre

«Je suis content pour toute l’équipe Signatech Alpine Matmut ! Nous avions le rythme pour gagner très largement. Quelques faits et incidents de course nous ont un peu compliqué la tâche, mais personne n’a paniqué et nous avons décroché cette victoire tant attendue. C’est un moment important, après lequel nous courrions depuis le début de la saison. Il s’agit également d’une bonne opération pour le championnat.»

Gustavo Menezes
«C’était une course fantastique grâce à une stratégie parfaitement maîtrisée. C’était difficile d’accepter de perdre nos quarante secondes d’avance lorsque la voiture de sécurité est entrée, mais nous avons aussitôt repris le large. André et Nico ont fait du super boulot par la suite. Mon dernier relais n’a pas été évident, je devais attaquer pour compenser le changement de bloc arrière. Je dois reconnaître que ça n’était pas si difficile, car la voiture était vraiment fantastique à piloter. Bravo à tous, je suis très fier de gagner chez moi, aux États-Unis !»

André Negrão
«Nous l’avons fait ! Toute l’équipe mérite vraiment cette victoire et je suis très heureux d’y avoir contribué. J’ai déjà l’esprit tourné vers le Japon, car nous avons entamé notre retour au classement général et je pense que nous avons le potentiel pour poursuivre de la sorte jusqu’à la fin de la saison.»

 

Championnat du monde Superbike (Portimao) Portugal, septembre 2017

Carton plein pour Kawasaki

Jonathan Rea et Kenan Sofuoglu ont encore dominé leur sujet au Portugal. Vainqueurs en Superbike et en Supersport, les deux pilotes Kawasaki n’ont jamais été aussi près de la reconduction de leur titre.

 

Les courses

C’est un véritable sans faute qu’a réalisé Jonathan Rea sur le circuit de Portimao. Auteur de la pole position, le champion du monde en titre et leader du classement général Superbike s’est en effet adjugé les deux courses du week-end. Tom Sykes a eu en revanche beaucoup moins de réussite. Victime d’une chute spectaculaire durant les essais libres, l’ancien champion du monde s’est fracturé la main gauche et a dû renoncer à la suite de la compétition pour partir se faire opérer à Barcelone. De son côté, Randy Krummenacher a signé sa meilleure performance de l’année en enchaînant une septième et une huitième places. En Supersport, Kenan Sofuoglu a décroché sa cinquième victoire de la saison après avoir lui aussi obtenu la pole position aux essais. Kyle Ryde a franchi la ligne d’arrivée en onzième position alors que Michael Canducci s’est classé dix-septième.

Le championnat

Avec deux victoires de plus à son compteur, Jonathan Rea compte désormais 431 points, soit 120 de plus que son coéquipier qui, malgré son forfait à Portimao, conserve la deuxième place du championnat du monde Superbike. Le Britannique qui devrait pouvoir reprendre le guidon de sa Kawasaki pour la prochaine course à Magny-Cours compte néanmoins encore 15 points d’avance sur Chaz Davies. Randy Krummenacher se maintient à la quinzième place alors qu’en Supersport Kenan Sofuoglu s’empare des commandes du classement général avec un avantage de quatre points sur Lucas Mahias. Pas de changement pour Kyle Ryde et Michael Canducci, respectivement dixième et quinzième du classement général.

L’histoire

Grâce à son nouveau doublé magistralement réalisé à Portimao, Jonathan Rea compte désormais 49 victoires en Mondial Superbile. Avec 34 de ses succès obtenus sous les couleurs Kawasaki, le Britannique est désormais le plus brillant représentant que la marque japonaise a compté dans ses rangs. Cette année, le double champion du monde Superbike semble évoluer sur une tout autre planète que celle où roulent ses adversaires. Rien n’y personne ne paraît en effet en mesure de lui barrer la route d’un troisième titre d’affilée. Même la nouvelle règle qui relègue le vainqueur de la première course à la neuvième place de la grille de départ de la seconde manche du week-end.

J’ai toujours été performant sur les premiers tours. Je dois cela à mon expérience du tout-terrain et à mon entraînement. Quand je courais plus jeune en motocross, mon père m’a appris à doubler très vite quand je revenais sur un adversaire afin de ne pas me retrouver bloqué derrière lui. Dans cette discipline, il faut savoir être incisif et improviser sans se poser de questions. C’est pour ça que même en partant dans le paquet j’arrive très vite à me retrouver devant. Il faut dire que j’ai aussi la chance de rouler sur une moto très agile qui facilite les dépassements.

Jonathan Rea

 

 

 

 

 

Championnat du monde MotoGP – Grand Prix de Saint-Marin, Septembre 2017

Miller retrouve le top six

En difficulté depuis la reprise du championnat MotoGP début août, Jack Miller a profité de la pluie à Misano pour décrocher son second top six de la saison.

 

Les courses

Après deux belles journées d’essais sous un beau et chaud soleil, les protagonistes du Grand Prix de Saint-Marin ont eu droit à une pluie bien maussade pour les courses. Jack Miller, vainqueur de son premier Grand Prix MotoGP l’an dernier sous un déluge aux Pays-Bas, en a profité pour se remettre dans le sens de la marche après un mois d’août décevant côté résultats. Domptant les éléments, l’Australien a en effet décroché à Misano une méritoire sixième place sur les talons de Michele Pirro. Tito Rabat a eu moins de chance. L’Espagnol qui s’était pourtant mis en évidence aux essais sur le sec est allé à la faute à neuf tours de l’arrivée alors qu’il pointait en treizième position. Franco Morbidelli s’est lui aussi fait piéger par la pluie italienne. Le leader du championnat Moto2 est tombé alors qu’il menait son Grand Prix national. Un Grand Prix auquel Alex Marquez avait dû renoncer après s’être blessé à la hanche dès la première journée d’essais. En Moto3, si Pulkkinen est tombé à un tour de l’arrivée, Kornfeil a signé sa meilleure performance de la saison en se classant septième.

Le championnat

Avec dix points inscrits à Misano, Jack Miller remonte à la treizième place du classement MotoGP. Rabat glisse lui en vingtième position. Malgré son résultat blanc –le second de la saison-, Morbidelli conserve la tête du championnat Moto2 avec neuf points d’avance sur Lüthi. Alex Marquez profite quant à lui de la chute d’Oliveira pour garder la troisième place. En Moto3, Kornfeil gagne une position au général. Le voilà désormais vingt-deuxième.

L’histoire

Cinquante ans, ça n’est pas rien. Cinquante ans, ça se fête. Voilà pourquoi Jack Miller et Tito Rabat arboraient sur leurs motos, à Misano, une toute nouvelle décoration faisant la part belle aux couleurs Elf.

Nous tenions à nous associer à l’anniversaire de notre fidèle partenaire. Nous travaillons ensemble depuis une douzaine d’années, soit le quart de l’histoire de la marque Elf. Cet engagement sur le long terme est pour nous quelque chose de très précieux, tout autant sur le plan humain que financier.

 Michael Bartholemy,
Manager de la structure Marc VDS.

Responsable de la fourniture du carburant dans le paddock MotoGP, Jacky Hutteau se souvient très précisément du lancement de la marque Elf.

Comme si c’était hier ; quatre mille cinq cent stations services avaient été peintes en blanc, et dans la nuit du 26 avril 1967 ce sont les douze mille employés de la société qui y ont apposé le logo, ce fameux rond rouge dont on nous annonçait l’arrivée depuis plusieurs semaines au travers de spots publicitaires. C’était un coup génial.

Jacky Hutteau

Très vite, ensuite, est arrivé l’engagement en compétition, la plupart des pilotes français recevant alors le soutien d’Elf. Cinquante ans plus tard, la passion demeure.

Signatech Alpine réussit sa rentrée avec une belle deuxième place à Mexico

    • Très performante pour la rentrée du FIA WEC, l’équipe Signatech Alpine termine deuxième des LMP2 aux 6 Heures de Mexico.
    • Après avoir signé la pole position, Nicolas Lapierre, Gustavo Menezes et André Negrão obtiennent le meilleur résultat de l’Alpine A470 n°36 cette saison.
    • Le Championnat du Monde d’Endurance FIA WEC se poursuivra dans deux semaines à Austin (États-Unis).

Dès les premiers essais libres, Signatech Alpine donnait le ton en réalisant le meilleur temps d’une séance où la piste était successivement détrempée, humide et sèche. Le travail se poursuivait lors des deux autres séances d’entrainement.

Pour les qualifications, André Negrão et Nicolas Lapierre étaient chargés d’emmener l’Alpine A470 à la limite sur l’autodrome des frères Rodriguez. Maitrisant leur sujet, les Bleus confirmaient leur bonne forme et décrochaient la première pole position 2017 d’Alpine, avec 3/10e de marge !

Dimanche midi, le ciel était encore gris lorsque les voitures s’élançaient pour six heures. À trois de front au premier freinage, les pilotes du LMP2 enflammaient l’ambiance dans les tribunes ! Nicolas Lapierre conservait l’avantage, mais il cédait vite la tête à Bruno Senna (n°31). Désireux de préserver le potentiel des pneus et de la voiture pour ses équipiers, le pilote Alpine ne cherchait pas à résister inutilement à Alex Lynn (n°26), qui passait avant le premier arrêt.

Gustavo Menezes s’installait alors au volant pour un double relais. Lors de la seconde partie de sa mission, le Californien se lançait à l’assaut de la deuxième place de Roman Rusinov (n°26). Il finissait par trouver l’ouverture… avant d’être contraint de rendre sa position par la direction de course, qui avait jugé la manœuvre trop audacieuse.

Puis André Negrão prenait le relais, peu avant la mi-course, franchie en quatrième position à la défaveur des ravitaillements. Le Brésilien avait raison de Rusinov, puis il gagnait une position supplémentaire face à Jean-Éric Vergne (n°24).

À 1h30 de la fin, au moment où Nicolas Lapierre venait de reprendre le volant, la n°24 et la n°31 menaient avec moins de trente secondes d’avance sur l’Alpine. Nicolas produisait son effort jusqu’à l’ultime vague de ravitaillements. Il récupérait la deuxième place, juste devant Hanley (n°24) ! Attaqué par ce dernier, Lapierre était contraint de court-circuiter un virage pour éviter l’accrochage. Il lui était alors demandé de laisser passer son rival.

L’ultime rebondissement survenait à moins de cinq minutes du drapeau à damiers : en partant en tête-à-queue, Hanley permettait à Lapierre de récupérer une deuxième place, synonyme de gros points pour consolider la troisième place au classement des Équipes LMP2.

Ils ont dit

Bernard Olivier, Directeur général-adjoint d’Alpine
«Je veux d’abord saluer la performance d’André et Nicolas en qualifications : cette première pole position met en évidence notre compétitivité. Dans ce contexte, nous espérions le meilleur pour la course. Nous terminons deuxièmes en sachant pourquoi nous n’avons pas gagné : nous avons perdu du temps en début de course avec une stratégie moins agressive que celle des futurs vainqueurs, puis en ayant des difficultés à dépasser sur ce circuit sinueux. Pour compenser cela, les pilotes et les mécaniciens ont fait preuve de beaucoup de volonté pour gagner des secondes sur la piste et dans les stands. Nous pouvons être satisfaits d’enregistrer notre meilleur résultat de la saison. C’est encourageant pour les prochaines épreuves.»

Philippe Sinault, Team principal Signatech Alpine Matmut
«Je retiendrai en premier lieu qu’il s’agit de notre meilleur résultat de l’année. La pole position a démontré que la performance est bien là. Il faut reconnaître que la stratégie de la Rebellion n°31 était meilleure que la nôtre. Nous avons rectifié le tir dès la fin du premier relais, mais l’écart était déjà significatif. Ensuite, Gustavo est resté coincé pendant 29 tours derrière Roman Rusinov. Cela nous coûte une trentaine de secondes et peut-être la victoire. Une fois passée la déception de n’être ‘que’ deuxièmes, nous pouvons tirer un bilan positif de ce premier déplacement hors d’Europe. Pour sa première course avec l’équipage n°36, André a répondu présent ; le trio formé avec Nicolas et Gustavo nous place dans une bonne dynamique pour la suite de la saison.»

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Signatech Alpine n°36


Nicolas Lapierre

«C’est globalement un bon résultat pour l’équipe, avec une performance solide et une bonne intégration d’André à l’équipage. Nous avons passé une bonne partie de la course à essayer de rattraper la n°31, qui était plus rapide en début de course. L’écart s’est stabilisé et nous sommes revenus sur la fin, mais pas suffisamment pour les inquiéter. Bravo à l’équipe de mécaniciens, qui a été la plus rapide dans les stands aujourd’hui ! J’espère que nous serons bientôt de retour sur la plus haute marche du podium ! »

Gustavo Menezes
«C’était un week-end particulièrement intense. Nous étions confiants avant le départ et nous avons été un peu surpris de ne pas avoir un meilleur rythme en course. Tout au long de ces six heures, nous nous sommes bagarrés pour revenir sur la tête. Nous avons longtemps été deuxièmes, puis troisièmes avant d’avoir un petit coup de pouce du destin pour récupérer notre place. Nous avons maintenant deux semaines pour préparer Austin, mon rendez-vous à domicile !.»

André Negrão
«J’ai donné tout ce que j’ai pu lors de mes deux relais ! Les conditions n’étaient pas idéales, il faisait très chaud lorsque j’étais au volant et je pense que cela accentuait le survirage. Au début, je n’ai pas trop attaqué car je voulais préserver mes gommes sur les deux relais. Plus je me rapprochais de la fin et plus j’attaquais, je voulais vraiment donner mon maximum pour l’équipe.»