Championnat du monde superbike, Angleterre (Donington)

Triplé Kawasaki

Tom Sykes et Jonathan Rea en Superbike, Kenan Sofuoglu en Supersport : des trois courses organisées sur le circuit de Donington, les pilotes Kawasaki n’ont laissé échapper aucune victoire. Encore un sans-faute pour les verts.

 

 

Les courses

Depuis le début de la saison, Tom Sykes courait après sa première victoire. C’est fort logiquement sur son circuit fétiche que l’ancien champion du monde l’a obtenue. Un succès qui avait été logiquement précédé par une Superpole, le Britannique excellant toujours dans l’exercice de la chasse au chrono. C’est à six tours de l’arrivée que Sykes s’est emparé des commandes de la course en débordant son coéquipier. Imprimant un rythme aussi élevé que régulier, le pilote Kawasaki n’a plus été rejoint. Derrière, Rea est quant à lui parti à la faute pour la première fois de la saison. Une chute à haute vitesse dans le virage numéro trois, entraînée par un problème de pneumatique mais heureusement sans conséquence pour le leader du championnat. La preuve, c’est lui qui s’est imposé le lendemain devant Sykes. Les deux pilotes Kawasaki n’ont pas manqué de dédier leur succès respectif à la mémoire de Nicky Hayden, le champion américain tragiquement disparu en début de semaine des suites d’un accident de la route alors qu’il s’entraînait à vélo en Italie. Quatorzième samedi, Krummenacher n’est pas passé dimanche sous le drapeau à damier. En Supersport, Kenan Sofuoglu a décroché sa troisième victoire de rang à l’issue d’une course réduite à treize tours. Intouchable, le pilote turc n’a jamais été inquiété. Son jeune coéquipier Kyle Smith a quant à lui franchi la ligne d’arrivée en quatorzième position.

Le championnat

Malgré son premier résultat blanc de la saison, Jonathan Rea demeure le solide leader du championnat Superbike. Le double champion du monde conserve en effet cinquante-cinq points d’avance sur Tom Sykes qui repasse quant à lui en deuxième position. Le Britannique profite de sa victoire et sa deuxième place, mais aussi de la chute de Chaz Davies pour prendre vingt longueurs d’avance au pilote Ducati. Avec vingt-sept points au compteur, Randy Krummenacher ne bouge pas de la seizième place. En Supersport, Kenan Sofuoglu se hisse à la deuxième place du classement général. Si trente points le séparent encore de Lucas Mahias, le pilote Kawasaki se dit convaincu de pouvoir refaire son retard. Kyle Ryde ne bouge pas de la septième place du classement général alors que Canducci rétrograde en quatorzième position.

L’histoire

Cette année, le championnat du monde Superbike fête son trentième anniversaire. La première course de cette compétition ayant été organisée en 1988 sur le circuit de Donington, le passage de la caravane du WSBK dans le Leicestershire a bien évidemment été prétexte à quelques célébrations. L’occasion pour les plus jeunes de revisiter l’histoire de la discipline… Le 3 avril 1988, c’est un certain Roger Burnett qui s’élance de la pole position au guidon de sa Honda. Des vingt-cinq pilotes qui se pressent alors sur la grille de départ, Davide Tardozzi se montre le plus habile pour aller chercher la victoire. L’Italien, devenu aujourd’hui manager de l’équipe Ducati en MotoGP, bat sur le fil son compatriote Marco Lucchinelli tandis que le regretté Joey Dunlop monte sur la troisième marche du podium sous les acclamations du public. La deuxième manche tourne à l’avantage de Lucchinelli qui profite adroitement de la chute de Tardozzi. Fred Merkel, qui décrochera le titre de champion du monde en fin de saison, termine deuxième devant Dunlop. A cette époque, la victoire était attribuée au cumul des deux courses, et c’est donc Marco Lucchinelli qui fut déclaré vainqueur de la première épreuve de l’histoire du championnat du monde Superbike.

Andreas Mikkelsen avec Citroën au Rally Italie Sardaigne

Citroën Total Abu Dhabi World Rally Team modifie ses équipages engagés au Rally Italia Sardegna (8-11 juin), avec l’arrivée d’Andreas Mikkelsen / Anders Jaeger sur la Citroën C3 WRC n°9.

Au cap de la mi-saison, cette opportunité réciproque permettra à l’équipe de bénéficier de l’expérience de l’équipage troisième du Championnat du Monde 2016. Le duo norvégien pourra quant à lui faire son retour au premier plan, sur une World Rally Car

Citroën Racing reste fidèle à sa politique de détection et de formation des jeunes pilotes, ainsi qu’à ses engagements. L’équipage Stéphane Lefebvre / Gabin Moreau sera de retour sur la C3 WRC dès le Rally Poland (29 juin-2 juillet).

Pour son retour officiel en Championnat du Monde des Rallyes FIA, Citroën s’est fixé pour objectif principal de remporter des rallyes à la régulière. Avec une première victoire, obtenue à l’arrivée du Rally Guanajuato Mexico, cet objectif a été partiellement atteint.

Le déroulement de la première demi-saison a toutefois conduit Citroën Racing à étudier l’élargissement de son effectif de pilotes. Ainsi, Andreas Mikkelsen rejoint ponctuellement l’équipe à l’occasion du Rally Italia Sardegna. Troisième du Championnat du Monde 2016 avec deux victoires mais sans volant en WRC pour cette saison, le Norvégien découvrira la Citroën C3 WRC. Pour le préparer au mieux, Citroën Racing organisera une journée d’essais avant le rallye.

En raison de cet engagement, Stéphane Lefebvre ne sera pas au départ du Rally Italia Sardegna. Le Français effectuera les reconnaissances de l’épreuve, avant de se concentrer sur sa prochaine participation au Rally Poland.

En exploitant l’opportunité de faire appel à un pilote expérimenté et disponible, Citroën affirme sa détermination pour réussir pleinement son retour officiel en Championnat du Monde des Rallyes FIA.
ILS ONT DIT

YVES MATTONYves Matton
Directeur de Citroën Racing« Après les six premières manches de la saison, il apparaît que les résultats de Citroën Total Abu Dhabi WRT ne sont pas complètement à la hauteur des objectifs fixés en début de saison. Dans le même temps, Andreas Mikkelsen recherche activement un volant au plus haut niveau du rallye mondial. Nous avons donc trouvé un accord pour qu’il dispute le Rally Italia Sardegna au volant d’une de nos C3 WRC. Je crois pouvoir dire que nous sommes tous ravis de cette opportunité ! Andreas possède une bonne expérience de ce rallye, ce qui n’est pas notre cas puisque l’équipe Abu Dhabi Total WRT n’était pas présente en Sardaigne l’an passé. En raison d’une préparation limitée, Andreas n’aura pas d’objectif défini. Nous lui demanderons simplement de rouler sur un rythme cohérent avec ses sensations au volant. Nous tenons à remercier la FIA et Skoda Motorsport pour avoir autorisé ce changement, ainsi que Stéphane Lefebvre qui cède sa place sur ce rallye. Il ne s’agit nullement d’une sanction ou d’une remise en cause de notre investissement dans les jeunes pilotes, mais d’une décision destinée à optimiser les chances de Citroën. Stéphane a accepté la nécessité de se mettre au service de l’équipe ; il sera d’ailleurs présent en Sardaigne pour les reconnaissances puis en Pologne pour disputer le rallye. »

Andreas Mikkelsen « Ce n’est un secret pour personne : depuis la fin de la saison 2016, je suis à la recherche d’une solution pour continuer à évoluer au plus haut niveau du rallye mondial. Je suis donc très heureux de rejoindre Citroën Total Abu Dhabi WRT à l’occasion du Rally Italia Sardegna. Le palmarès de Citroën en WRC est impressionnant et je me réjouis de pouvoir collaborer avec une telle équipe. Victorieuse du premier rallye sur terre de la saison, la Citroën C3 WRC a démontré son potentiel et les progrès semblent réguliers. J’ai hâte de prendre mes marques en essais, puis d’attaquer la préparation du rallye. Je manquerai sans doute de roulage au moment de prendre le départ, mais l’essentiel pour moi sera bel et bien d’être de retour au tout premier plan. Je tiens à remercier tous ceux qui ont œuvré pour concrétiser cette opportunité. »

Championnat du Monde MotoGP, Grand Prix de France, Le Mans 2017

Morbidelli reprend la main

Victime d’une chute en Espagne alors qu’il menait la course, Franco Morbidelli s’est remis dans le sens de la marche sur le circuit du Mans. Vainqueur pour la quatrième fois de la saison, l’Italien conforte son statut de leader.

Les courses

Meilleur temps en course, Franco Morbidelli a fait forte impression sur le circuit Bugatti. Face à Tom Lüthi, donné favori sur un tracé que le Suisse affectionne tout particulièrement, le pilote du Team Estrella Galicia 0,0 Marc VDS n’a jamais renoncé. Bien au contraire. S’emparant de la première place dès le premier tour de course, Morbidelli n’a pas laissé longtemps Lüthi lui faire de l’ombre. L’Italien a donné le rythme jusqu’à la ligne d’arrivée pour finalement s’imposer avec près de deux secondes d’avance sur Francesco Bagnaia. Alex Marquez termine lui quatrième, au pied du podium, après avoir longtemps croisé le fer avec Tom Lüthi sur la seconde partie de la course.

 

En MotoGP, Jack Miller et Tito Rabat terminent tous les deux dans les points. L’Australien se classe huitième après une grosse chute aux essais alors que Rabat décroche une méritoire onzième place après s’être élancé de dernière ligne de la grille de départ. En Moto3 Kornfeil a marqué ses premiers points de la saison en terminant onzième et Pulkkinen s’est classé vingt-troisième d’une course réduite à seize tours.

Le championnat

Sur les quatre courses qu’il a terminées cette saison, Morbidelli n’a jamais laissé échappé la victoire. Malgré son résultat blanc de Jerez, l’Italien pointe donc à la première place du classement général Moto2 avec vingt points d’avance sur Lüthi. Alex Marquez poursuit son ascension dans la hiérarchie. L’Espagnol occupe désormais la troisième place à dix-huit points du pilote suisse. En MotoGP, Jack Miller remonte en dixième position alors que Tito Rabat grimpe de deux places. Le voilà dix-septième après cinq épreuves. Kornfeil rentre pour la première au classement du championnat Moto3. Le pilote Peugeot y occupe désormais la vingt-quatrième position.

L’histoire

S’il espérait mieux en course, Jack Miller a sacrément fait parler de lui durant les essais de ce Grand Prix de France, cinquième épreuve du championnat du monde MotoGP. Meilleur temps de la première journée d’essais avec une avance de plus d’une seconde sur Marc Marquez et Johann Zarco, troisième chrono au cumul des trois premières séances libres, qualifié directement en Q2, le pilote du Team Estrella Galicia 0,0 Marc VDS a été par ailleurs victime d’un très spectaculaire accident durant la FP4. Miller a en effet perdu le contrôle de sa Honda RC213V à l’entrée de la chicane Dunlop à plus de 200 km/h. Sa machine a glissé de l’avant pour ensuite raccrocher et foncer vers l’extérieur de la piste.

Effrayant à voir,. Jack a percuté le mur à 190 km/h en ayant à peine le temps de sauter de sa moto avant qu’elle ne se disloque.

Michael Bartholemy,
Manager du Team Estrella Galicia 0,0 Marc VDS

L’Australien s’en est miraculeusement sorti avec de simples contusions à une main et un genou. Ce qui ne l’a pas empêché de participer dans la foulée à la séance de qualification. Et, le lendemain, de décrocher une héroïque huitième place

Solide comme Craig Breen !

Rally du Portugal (18-21 mai 2017) – Arrivée

Alignant pour la première fois quatre C3 WRC, l’équipe Citroën Total Abu Dhabi WRT a emmené la totalité de son effectif à l’arrivée du Rallye du Portugal. Comme ce fût déjà le cas lors de leurs précédentes participations cette saison, Craig Breen et Scott Martin ont été les meilleurs représentants de l’équipe, avec une cinquième place finale.

LE FILM DE LA COURSE
Jeudi soir, les concurrents débutaient le rallye avec la super spéciale du circuit de Lousada. Après une nuit en parc fermé, il fallait mettre le cap au nord pour rejoindre les premières « vraies » spéciales sur terre, tracées près de la frontière espagnole.

Sans round d’observation, une bagarre à coups de dixièmes de secondes s’engageait entre une demi-douzaine de pilotes. Parmi eux, Kris Meeke et Craig Breen assuraient leur part du show. Ainsi, les deux pilotes Citroën signaient le meilleur temps de l’ES4, à égalité avec Tanak. Après la boucle de la matinée, Kris était deuxième à 5/10e, tandis que Craig occupait la quatrième position à 1’’4 du leader.

En revanche, Stéphane Lefebvre n’était plus dans le peloton de tête. À cause d’une incompréhension lors de l’annonce d’une note, le Français était parti en tonneau dans l’ES3. Il parvenait à rester en course, mais à sept minutes de la tête.

L’intensité de la bagarre ne diminuait pas le vendredi après-midi, mais le second passage dans Ponte de Lima (ES7) s’avérait critique pour plusieurs concurrents. Parmi eux, Kris Meeke était contraint de s’arrêter après avoir cassé une suspension contre un bloc de béton.

Dans cette même spéciale, Craig Breen composait avec un amortisseur cassé lors d’un choc avec une pierre échouée en pleine trajectoire. Il ne perdait qu’une dizaine de secondes, mais ne pouvait profiter d’une stratégie pneumatique construite pour cette spéciale très exigeante. À l’issue de la première journée, Craig occupait la cinquième place à 12’’9.

Samedi, de nouveaux faits de course avaient pour conséquence de fixer les positions. Contrairement à la veille, lorsque les spéciales étaient nouvelles pour tous les concurrents, Craig Breen payait son inexpérience des routes du nord du Portugal. Au cours de la matinée, il parvenait à gagner une place, mais l’écart avec le premier augmentait à 46’’2.

La dernière spéciale du jour, Amarante 2 (ES15), réservait un sort cruel au pilote de la C3 WRC n°8. À cause d’une erreur de sélection des pneumatiques à l’assistance, il perdait une demi-minute avec une monte inadaptée et rétrogradait au cinquième rang.

Dimanche, il ne restait que quatre courtes spéciales – dont deux passages dans le mythique secteur de Fafe – pour venir à bout de ce rallye. À nouveau, Craig Breen devait adopter un rythme adapté à sa méconnaissance du terrain. Gérant parfaitement son effort, il venait à bout des 349,17 km de spéciales pour terminer à la cinquième place, un résultat déjà obtenu au Monte-Carlo, en Suède et au Tour de Corse.

Stéphane Lefebvre ralliait l’arrivée en treizième position. Au cours des deux dernières étapes, il avait dû adapter ses réglages et son pilotage aux conditions inhérentes à son ordre de départ. À l’inverse, Kris Meeke profitait d’une position idéale en raison de son passage par le Rally2. Alignant les temps dans le top 10, le Britannique retrouvait progressivement la confiance et il signait le deuxième chrono dans l’avant-dernière spéciale.

Kris terminait le rallye juste derrière Khalid Al Qassimi. Le pilote d’Abu Dhabi effectuait sa première apparition à bord de la Citroën C3 WRC. Tout au long des trois étapes, il travaillait pour acquérir de nouveaux automatismes et adapter les réglages, en vue d’obtenir une voiture aussi facile à conduire que possible.

DES OBJECTIFS QUI RESTENT À ATTEINDRE

« Nous avions abordé ce rallye avec des objectifs conservateurs, en demandant à nos équipages de placer deux voitures dans le top 5. À la lecture du classement de ce rallye, il faut reconnaître que n’avons pas atteint notre but », reconnaît Yves Matton, Directeur de Citroën Racing. 

« Il existe néanmoins de réels motifs de satisfaction. En premier lieu, il faut souligner la prestation de Craig Breen. Le premier jour, lorsque les spéciales étaient nouvelles pour tout le monde, il a été en mesure de signer des temps de tout premier ordre. Ensuite, il a su gérer sa course pour rallier l’arrivée en cinquième place, sans avoir fait de grosse erreur. Il semble aussi que le travail accompli lors des deux dernières séances d’essais porte ses fruits. Nous voyons clairement les bénéfices de nos efforts et cela confirme que nous allons dans la bonne direction », poursuit Yves Matton. « La variété des terrains rencontrés ce week-end nous a permis de confirmer les axes de travail prioritaires. Les données emmagasinées orienteront le contenu des prochaines séances d’essais. Il faut en outre souligner la fiabilité de nos voitures. Nos quatre C3 WRC sont à l’arrivée d’un rallye très exigeant, sans que nous ayons rencontré d’ennui significatif. »

Le Championnat du Monde des Rallyes 2017 franchira le cap de la mi-saison à l’occasion du Rally Italia Sardegna, organisé du 8 au 11 juin. Aucune séance d’essais n’est programmée d’ici là, mais les ingénieurs de Citroën Racing sont confiants dans le potentiel de la C3 WRC sur ce terrain.

« Les performances et la satisfaction des pilotes lors de la première étape sont deux indicateurs qui nous permettront d’arriver en Sardaigne avec optimisme », conclut Yves Matton.

Championnat du monde Superbike Italie (Imola)

Sofuoglu dans les quarantièmes rugissants

Kenan Sofuoglu a confirmé sur le circuit d’Imola son retour au premier plan. Le champion du monde s’est en effet imposé en Italie, empochant ainsi sa quarantième victoire en Supersport. Jonathan a conforté sa place de leader en Superbike avec deux solides deux deuxièmes places.

Les courses

Bonne nouvelle, Kenan Sofuoglu a totalement récupéré de ses blessures du début d’année. En Italie, le pilote Kawasaki a fait la preuve de sa forme étincelante en remportant sa deuxième victoire en deux courses après son succès aux Pays-Bas quinze jours plus tôt. Un succès obtenu au terme d’une course arrêtée à trois reprises pour divers incidents, et finalement réduite à onze tours. Sofuoglu s’y est imposé avec une avance de plus d’une seconde sur Lucas Mahias. C’est la quarantième victoire en Mondial Superbike pour le pilote turc qui est par ailleurs monté quatre-vingt fois sur le podium en cent dix-neuf départs. Victime d’une chute en début de course, Kyle Ryde a été moins heureux. Quant à l’Italien Canducci il a marqué deux points en terminant quatorzième.

En Superbike, Jonathan Rea n’a rien pu faire à Imola face à Chaz Davies. Le double champion du monde en titre a dû se contenter de deux deuxièmes places.

J’aurais peut-être pu rester avec lui en deuxième manche si je n’avais pas commis une petite erreur ; nous manquions un peu de stabilité au freinage. Le bilan du week-end est quoi qu’il en soit positif car on sait que sur ce circuit “stop and go” Chaz est très fort. Je conforte ma place de leader au championnat, et c’est cela l’essentiel.

Jonathan Rea

Quatrième samedi et troisième dimanche, Tom Sykes a lui pas mal souffert sur la piste italienne.

La chaleur m’a handicapé car je manquais de feeling avec mon pneu avant, commente le Britannique. Nous étions à la limite.

Tom Sykes

Randy Krummenacher a pour sa part enchaîné une treizième et une quinzième places sur un tracé difficile.

Le championnat

Même si, pour la première fois de la saison, la victoire s’est refusée à lui, Jonathan Rea n’en a pas moins conforté à Imola sa place de leader. Le pilote Kawasaki compte en effet au soir de l’épreuve italienne soixante-quatorze points d’avance sur Chaz Davies. Désormais troisième, Tom Sykes ne compte quant à lui qu’un point de retard sur le pilote Ducati, auteur d’un doublé à Imola. Randy Krummenacher reste lui en seizième position au classement général. En Supersport, Sofuoglu remonte à la quatrième place. Le champion du monde en titre pointe à trente-cinq longueurs de Mahias, leader du classement général. Ryde rétrograde en septième position alors que Canducci glisse à la onzième place.

L’histoire

Depuis maintenant une vingtaine d’années, les ingénieurs du groupe Total travaillent main dans la main avec les motoristes de l’usine Kawasaki. Cette collaboration a démarré en MotoGP avant de s’orienter vers le Mondial Superbike quand le constructeur japonais a décidé de revoir la stratégie de son engagement en compétition. Aujourd’hui, la collaboration entre la marque Elf et l’usine Kawasaki concerne également le Supersport, l’Endurance et le motocross avec la structure Bud Racing.

Depuis la fin des années 2000, nous avons commencé à développer un lubrifiant de couleur verte associé à l’image Kawasaki. Une nouvelle famille de “lubes” est ainsi née avec des produits qui reprennent bien évidemment les qualités des “lubes” Elf en termes de performances et d’agrément.

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Cette gamme de produits Vent Vert séduit aujourd’hui de nouveaux marchés, comme celui de la Thaïlande où sont assemblés certains modèles Kawasaki.

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MotoGP – Grand prix d’Espagne

Marquez triomphe devant les siens

Après avoir décroché sa première pole position en Moto2 samedi après-midi, Alex Marquez a enfoncé le clou en remportant à Jerez sa première victoire dans la classe intermédiaire des Grands Prix. Un succès signé de main de maître et devant son public.

Les courses

En Argentine, Alex Marquez avait cru pouvoir remporter son premier Grand Prix Moto2. Longtemps dans la roue de Franco Morbidelli, l’Espagnol était malheureusement tombé à l’approche de l’arrivée après avoir tenté de déborder son coéquipier. A Jerez, pour la première course européenne de la saison, c’est l’Italien qui est parti à la faute après avoir été mis sous pression par le cadet des frères Marquez. Dès lors, plus rien ni personne ne pouvait empêcher ce dernier de filer vers son premier succès en Moto2.

« C’était une course difficile car il faisait très chaud, raconte le pilote Marc VDS. Quand j’ai vu Franco tomber devant moi j’ai mesuré qu’une erreur pouvait vite arriver. J’ai donc un peu baissé de rythme car j’étais vraiment à la limite avec l’avant, je me suis contenté de contrôler l’écart avec mes adversaires. »

En MotoGP, les deux pilotes du Team Estrella Galicia 0,0 Marc VDS n’ont pas récolté les points qu’ils espéraient marquer. Jack Miller a été le premier à jeter l’éponge. Alors qu’il occupait la huitième place, l’Australien s’est fait percuter par Bautista et n’a pas pu éviter la chute. En délicatesse avec le manque d’adhérence de la piste dû à la chaleur, Miller est tombé deux tours plus tard alors qu’il était remonté de la dix-huitième à la treizième place. Dix-huitième et vingt-sixième sous le drapeau à damier de la course Moto3, Kornfeil et Pulkkinen n’ont toujours pas réussi à inscrire leurs premiers points.

Le championnat

Malgré son premier résultat blanc de la saison, Franco Morbidelli conserve la première place du classement du championnat Moto2 avec onze points d’avance sur Tom Lüthi. Alex Marquez gagne deux positions et passe lui à la quatrième place. L’Espagnol ne compte que dix points de retard sur le troisième, le Portugais Oliveira. En MotoGP, Miller n’a pas pu enchaîner le quatrième top dix qu’il espérait. Le voilà douzième du classement général à cinq points de Petrucci et Redding. Rabat perd lui aussi une place, il est désormais dix-neuvième.

L’histoire

Depuis l’an passé, Alex Marquez a bien progressé.

« C’est un gros travailleur, souligne Emilio Alzamora, le manager de la fratrie espagnole. Marc est plus doué, mais Alex a toujours tracé son chemin en essayant de ne pas rester dans l’ombre de son frangin. Il a une énorme volonté et bosse énormément. »

Après deux premières saisons de Moto2 plutôt laborieuses, l’ancien champion du monde Moto3 a franchi un cap cet hiver.

« Le nouveau châssis Kalex lui convient beaucoup mieux, détaille Michael Bartholemy. Il a un bien meilleur feeling de l’avant et réussit beaucoup mieux ses débuts de course. L’an dernier, il était à la peine dans les premiers tours avec le plein d’essence. Il est aujourd’hui plus à l’aise, plus agressif et sûr de lui. »

Ne restait plus qu’à concrétiser. Ce qu’il a fait de main de maître et devant son public.

« Je ne pouvais pas rêver mieux », conclut le cadet de la famille

Marquez qui n’a pas manqué de dédier son premier succès en Moto2 à sa mère, Roser.

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Championnat du monde Superbike, Pays-Bas

Rea sur une autre planète

Avec sept victoires en huit courses, Jonathan continue à dominer la saison 2017 de la tête et des épaules. A Assen, le champion du monde en titre s’est imposé à deux reprises devant son coéquipier, Tom Sykes. En Supersport, Kenan Sofuoglu a quant à lui décrocher son premier succès de l’année.

Les courses

« Je suis très heureux de ce nouveau doublé », a déclaré Jonathan Rea sur le circuit d’Assen, aux Pays-Bas, hôte de la quatrième étape du championnat du monde Superbike. « Il y a toujours beaucoup de pression quand tu débarques sur un circuit où tout le monde t’attend. Y résister pour s’imposer est une énorme satisfaction. J’adore ce tracé et il convient très bien à notre moto avec ses courbes rapides. » S’il a profité des problèmes techniques de Chaz Davies pour s’imposer samedi, le pilote Kawasaki n’a dû sa victoire du lendemain qu’à lui même. Pour réussir son doublé, Rea a dû en effet se surpasser pour résister à Tom Sykes dans la dernière chicane sur circuit hollandais. Deux fois deuxième, ce dernier réalise lui aussi un excellent week-end, d’autant qu’il était encore physiquement diminué. Onzième et quatorzième, Randy Krummenacher rentre pour sa part dans les points à l’arrivée des deux courses. En Supersport, Kenan Sofuoglu termine sa première course et remporte sa première victoire de l’année au terme d’un cavalier seul. « J’étais très tendu, reconnaît le champion du monde. La saison était très mal partie, mais cette premier succès va me permettre d’être un peu plus relax pour la suite. » Canduci septième et Ryde douzième complètent le tableau de chasse des pilotes Kawasaki.

Le championnat

En remportant la 45e victoire de sa carrière en Mondial Superbike, la 30e sous les couleurs Kawasaki, Jonathan Rea s’envole au classement général. Le Britannique compte désormais soixante-quatre points d’avance sur Tom Sykes qui reprend pour sa part la deuxième place du championnat à Chaz Davies. Krummenacher occupe la seizième place avec vingt-et-un point au compteur. En Supersport, Sofuoglu profite de ses premiers points pour apparaître enfin au classement général en neuvième position, juste devant Canduci. Kyle Ryde occupe lui la cinquième place à cinq points du troisième, l’Italien Rolfo.

L’histoire

De tous les pilotes de la grille du Mondial Superbike, Tom Sykes est sans nul doute le plus gros freineur. « Cela a toujours été l’une de mes qualités et l’une de mes forces, affirme le pilote Kawasaki. C’est un avantage pour doubler quand on se bat en groupe, surtout quand on dispose d’une moto très rapide en bout de ligne de droite. » Revers de la médaille, un pilote qui freine très fort a souvent plus de mal à ressortir correctement des virages. « On cherche toujours à obtenir une moto très stable », détaille Marcel Duinker, le chef mécanicien de l’ancien champion du monde. « Ce qui pénalise parfois l’agilité générale de la machine. » Pour freiner fort, un pilote doit également compter sur un pneu avant robuste et un moteur n’ayant pas trop d’inertie. Or, cette année, avec le nouveau règlement technique, il n’est plus possible pour les motoristes de toucher aux masses du vilebrequin. « Et elles sont assez lourdes d’origine, explique Duinker. Ce qui fait que la moto pousse sur les freins en entrée de virage. Nous sommes revenus à la problématique de 2015, et nous devons chercher de nouveaux réglages pour aider Tom à exploiter au mieux son pilotage. »

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