Championnat du monde Superbike Qatar

Rea champion, Kawasaki triomphe

Pratiquement assuré du titre en arrivant au Qatar, Jonathan Rea a logiquement coiffé sa seconde couronne de champion du monde. Tom Sykes complète le succès de l’équipe Kawasaki en s’assurant la deuxième place du classement général.

Les courses

N’ayant besoin que deux points pour être couronné, Jonathan Rea n’avait aucune raison de tenter le tout pour le tout lors du dernier round de la saison organisé sur le circuit de Losail. Le Britannique s’est donc contenté d’une deuxième place samedi après-midi, non sans avoir un peu plus tôt décroché la pole position, pour décrocher son deuxième titre de champion du monde d’affilée. Quatrième de la première course, Tom Sykes se retrouvait quant à lui sous la menace de Chaz Davies, vainqueur et bien décidé à déborder le pilote Kawasaki pour s’octroyer la deuxième place du championnat. Tout s’est donc joué dimanche, sur une course réduite à dix tours à la suite d’une trace d’huile ayant nécessité le drapeau rouge. Si Davies s’est de nouveau imposé, Sykes a pu compter sur le coup de main de son coéquipier qui lui a gentiment cédé la deuxième place. Les deux pilotes Kawasaki terminent ainsi la saison 2016 aux deux premières places du championnat du monde Superbike. En Supersport, Kenan Sofuoglu a laissé échappé la victoire six millièmes de seconde. Randy Krummenacher s’est lui classé cinquième.

Le championnat

Arrivé chez Kawasaki la saison dernière, Jonathan Rea décroche cette saison son second titre de champion du monde devant son coéquipier Tom Sykes. En montant de concert sur le dernier podium de l’année, les deux Britanniques permettent par ailleurs à Kawasaki de décrocher le titre constructeur avec 582 points inscrits, soit 65 de plus que le dauphin du constructeur japonais. Titré en arrivant au Qatar, Kenan Sofuoglu n’a lui rien pu faire pour aider Randy Krummenacher dans sa quête d’une place de vice-champion du monde Supersport. Le pilote suisse termine finalement à la troisième place du classement général à deux points du deuxième, le Français Jules Cluzel.

L’histoire

Moins de deux ans après avoir introduit en compétition la nouvelle ZX-10R, l’équipe Kawasaki a cette saison tout raflé. Titre pilote, titre constructeur et titre par équipe ! Trois couronnes de champion du monde bien méritées et un magnifique doublé de la part de Jonathan Rea et de Tom Sykes.

Il y a des moments magiques et celui-ci en est indéniablement un […] Voir deux de nos pilotes aux deux premières places du championnat en dit long sur leur investissement. Il va maintenant falloir continuer à travailler car je suis certain que l’an prochain la compétition sera encore plus relevée.

Guim Roda, le team manager des verts

Pour Steve Guttridge, le manager de l’entité Kawasaki Europe Racing, cette triple couronne récompense une fois encore le travail de toute une équipe.

Je dois tirer un grand de chapeau à nos deux pilotes mais aussi à toutes les personnes qui composent ce superbe team. Sans elles, rien ne serait possible.

Steve Guttridge

Championnat du monde MotoGP, Grand Prix de Malaisie

Miller enchaîne

Dixième en Australie, huitième en Malaisie, Jack Miller s’est remis dans le sens de la marche en cette fin de saison. De bon augure pour le prochain championnat MotoGP.

Les courses

Une fois de plus, la pluie est venue perturber le week-end du Grand Prix de Malaisie. Même si les températures étaient bien plus clémentes qu’à Phillip Island, les averses ont encore compliqué le travail des pilotes et de leurs équipes. Evitant les pièges comme il avait su le faire en Australie, devant son public, Jack Miller s’est de nouveau bagarré dans le top dix. Il franchit cette fois la ligne d’arrivée en huitième position et surtout premier pilote Honda.

Manquant de feeling sur le mouillé, Rabat n’a pu faire mieux que huitième. En Moto2, les deux pilotes du Team Estrella Galicia 0,0 Marc VDS ont brillé entre les gouttes. Longtemps leader de la course, Morbidelli ne s’est incliné que dans les derniers tours face au désormais double champion du monde Johann Zarco. Marquez s’est lui racheté de son difficile week-end australien en arrachant une belle septième place.

Le championnat

Grâce à sa nouvelle deuxième place, Morbidelli n’est plus désormais qu’à désormais qu’à six points de la troisième place du championnat, détenue par Alex Rins. Marquez remonte lui en douzième position. En MotoGP, Miller gagne une place, le voilà désormais dix-septième. Rabat glisse quant à lui à la vingt-et-unième place.

L’histoire

Je ne pensais pas que Johann allait attaquer comme ça en fin de course. Il aurait quand même pu rester derrière moi puisqu’une deuxième place lui suffisait pour le titre…

Franco Morbidelli

A l’arrivée du Grand Prix de Malaisie qu’il conclut sur une nouvelle deuxième place, sa quatrième depuis le début de la saison, Franco Morbidelli ne se départit pas de sa bonne humeur. Sympathique, le pilote du Team Estrella Galicia 0,0 Marc VDS qui vient d’enchaîner son quatrième podium de rang est aussi de plus en plus performant. Sociétaire de la VR46 Academy, l’Italien est un élève apprécié par le maître Valentino Rossi.

Franco n’est plus très loin de la victoire, assure le nonuple champion du monde. C’est un jeune pilote plein de talent et travailleur. Dès qu’il aura gagné son premier Grand Prix, il s’installera dans une nouvelle dynamique. Il a tous les atouts pour devenir dès l’an prochain un candidat au titre de champion du monde Moto2.

Valentino Rossi

Pour l’heure, Franco aimerait bien prendre l’avantage sur Rins lors de la prochaine course à Valence pour s’octroyer la troisième place du classement général.

MotoGP : Grand Prix d’Australie (Phillip Island)

Morbidelli à un centième de la victoire

En tête à la sortie du dernier virage du circuit de Phillip Island, Franco Morbidelli s’est fait souffler sur la ligne d’arrivée sa première victoire en Grand Prix. Ce n’est que partie remise.

 

FRANCO MORBIDELLI ITA  ESTRELLA GALICIA 0,0 MARC VDS  KALEX Moto2  GP Australia 2016 (Circuit Phillip Island) 21-23/10.2016   PSP/ Lukasz Swiderek  www.photoPSP.com

Les courses

Cette fois, Franco Morbidelli était tout près de monter sur la première marche du podium. Après deux journées d’essais compliquées et quelques chutes qui n’ont finalement pas réussi à ébranler sa confiance, le pilote italien a réalisé un Grand Prix d’Australie presque parfait. En tête à la sortie du dernier virage, Morbidelli s’est malheureusement fait souffler la victoire par Tom Lüthi.

L’expérience a parlé, mais on ne peut rien reprocher à Franco, il a très bien roulé et je suis certain que sa première victoire n’est plus très loin.

Michael Bartholemy

Son coéquipier n’a pour sa part pas pris le départ. Victime aux essais d’une grosse chute après avoir percuté Julian Simon qui était tombé en panne d’essence, Alex Marquez a passé la nuit de samedi à dimanche à l’hôpital de Melbourne. De retour sur le circuit pour le warm up malgré de vives douleurs au dos et à l’abdomen, l’Espagnol souffrait trop pour disputer la course. En MotoGP, Jack Miller a obtenu une belle dixième place alors que Tito Rabat a échoué en seizième position, à la porte des points.

 Le championnat

Avec vingt points empochés en Australie, Franco Morbidelli se hisse à la quatrième place du championnat Moto2. Ayant dû déclarer forfait, Marquez glisse lui en quatorzième position. Pas de changements en MotoGP. Miller et Rabat se maintiennent aux dix-huitième et vingtième places.

 L’histoire

Cette fois, Jack Miller a été à la hauteur. Devant ses supporters, le pilote du Team Estrella Galicia 0,0 Marc VDS a parfaitement géré la pression de son Grand Prix national et réalisé sans nul doute son meilleur week-end depuis sa victoire aux Pays-Bas. Une performance d’autant plus méritoire que les conditions étaient particulièrement exécrables le week-end dernier à Phillip Island. Un froid polaire, des averses incessantes et des rafales de vent infernales.

C’était très compliqué, Surtout aux essais car l’état de la piste changeait sans arrêt. Il fallait avoir les bons pneus au bon moment.

Jack Miller

Cinquième sur la grille, Jack a signé sa meilleure qualification de la saison. Et en course, il s’est battu jusqu’au dernier tour pour la septième place en compagnie de pilotes tels que Bradley Smith, Scott Redding, Danilo Petrucci ou encore Stefan Bradl. Parti avec un pneu avant qu’il n’avait pas eu le temps d’évaluer aux essais, l’Australien a régalé le public en rendant coup pour coup à ses adversaires.

L’important était de franchir la ligne d’arrivée avec quelques points et j’y suis parvenu.

Jack Miller

Superbike – Grand Prix d’Espagne (Jerez)

La moisson a commencé

Vainqueur en Espagne, Kenan Sofuoglu est le premier pilote Kawasaki champion du monde de la saison. Le constructeur japonais s’est par ailleurs déjà assuré les titres constructeurs Superbike et Supersport.

SOFUOGLU Kenan (TUR) Kawasaki Puccetti Racing Kawasaki ZX-6R Supersport  WSBK Lausitzring 2016 (Circuit Lausitzring)  16-18.09.2016  PSP / Mateusz Jagielski  www.photoPSP.com

Les courses

Alors qu’il pensait décrocher le titre à Magny-Cours, Kenan Sofuoglu avait été contraint reporter son objectif à cause d’une malheureuse chute. Le pilote Kawasaki s’est rattrapé en Espagne en s’imposant de main de maître. Ce succès, le 38e de sa carrière en Supersport, lui permet de décrocher son cinquième titre de champion du monde. En Superbike, Jonathan Rea est lui aussi tout près d’une nouvelle couronne. A Jerez, le tenant du titre est monté à deux reprises sur le podium, tout comme Tom Sykes. Les deux pilotes se sont partagés les deuxièmes et troisièmes places des deux courses du week-end, remportées par Chaz Davies.

Le championnat

Kenan Sofuoglu n’aura donc pas attendu la dernière course au Qatar pour coiffer sa cinquième couronne de champion du monde Supersport. Vainqueur à Jerez, le pilote turc remporte son troisième titre sous les couleurs Kawasaki. Randy Krummenacher était le seul à pouvoir encore l’inquiéter. Une chute en début de course, alors qu’il était en tête, a ruiné les derniers espoirs du pilote suisse qui ne compte plus que trois points d’avance sur Jules Cluzel. En Superbike, Jonathan Rea devance désormais Tom Sykes de quarante-huit points. Le champion du monde en titre n’a plus besoin que deux points pour conserver sa couronne.

L’histoire

Kenan Sofuoglu n’a pas été le seul à se voir couronné à Jerez. La première course de ce week-end de Mondial Superbike en Andalousie a en effet suffi à Kawasaki pour décrocher le titre de champion du monde des constructeurs, avant même d’obtenir le même sacre en Supersport.

Une juste récompense pour le travail accompli par toute l’équipe et pour les performances de nos deux excellents pilotes.

Steve Guttridge
Manager de Kawasaki Europe Racing

.Cette année, et alors qu’il reste encore une épreuve à disputer au Qatar, la ZX-10R a déjà remporté quatorze victoires. Jonathan Rea et Tom Sykes sont par ailleurs monté à trente-huit reprises sur le podium, dont huit fois en assurant le doublé pour l’équipe Kawasaki.

Nous pouvons être fiers de ce que nous avons accompli, gagner le titre dès la première saison avec un nouveau modèle démontre combien celui-ci est performant.

Gim Roda
Team manager

De bon augure pour la suite, car comme le dit Tom Sykes :

Nous sommes encore loin d’exploiter tout le potentiel de notre nouvelle machine.

Voilà les adversaires des verts prévenus pour la saison prochaine.

MotoGP – Grand Prix du Japon

Morbidelli enchaîne

Comme à Alcañiz il y a trois semaines, Franco Morbidelli est à nouveau monté sur le podium Moto2 au Japon. Tito Rabat a lui retrouvé les points en MotoGP.

 

FRANCO MORBIDELLI ITA  ESTRELLA GALICIA 0,0 MARC VDS  KALEX Moto2  GP Japan 2016 (Circuit Twin Ring Motegi) 14-16/10.2016   PSP/ Lukasz Swiderek  www.photoPSP.com

Les courses

En terminant troisième comme lors de la dernière course en Aragon, Morbidelli a obtenu au Japon son cinquième podium en huit courses. Une série de résultats qui confirme la montée en puissance du pilote de l’équipe Estrella Galicia 0,0 Marc VDS. Parti de la première ligne, Morbidelli a roulé un bon moment derrière Lüthi, futur vainqueur, avant de devoir laisser la deuxième place à Zarco. Attaqué en fin de course par Nakagami, l’Italien a immédiatement répliqué pour conserver son podium. En quête lui aussi de son second podium de rang, Alex Marquez est malheureusement tombé en début de course alors qu’il venait de s’emparer de la septième place. En MotoGP, Tito Rabat a terminé quatorzième après deux Grands Prix à l’issue desquels il n’avait pu inscrire le moindre point. Moins de réussite en revanche pour Jack Miller qui revenait à la compétition après de longues semaines d’absence. L’Australien a chuté au septième tour alors qu’il espérait finir dans le top dix.

Le championnat

Profitant de son podium et de la chute de Sam Lowes, Franco Morbidelli n’est plus qu’à cinq points de la quatrième place du championnat Moto2. Marquez perd en revanche une place au classement général, le voilà désormais treizième. En MotoGP, Rabat se maintient en vingtième position alors que Miller glisse à la dix-huitième place.

L’histoire

Avec le Grand Prix du Japon, les équipes du championnat du monde MotoGP entament une série de trois courses en trois semaines qui, après Motegi, va les conduire en Australie puis en Malaisie.

« Une intense séquence tout aussi excitante que compliquée à négocier ; Il faut en effet gérer la fatigue de cet enchaînement tout en évitant la blessure qui pourrait compromettre la suite. »

Michael Bartholemy
Patron de l’équipe Estrella Galicia 0,0 Marc VDS.

Délicate, cette tournée outremer l’est aussi pour les hommes du groupe Total qui assurent la fourniture du carburant. Dès le mois d’août, ce sont effet 18 000 litres d’essence, fabriquées dans le centre de recherche Total ACS à Givors, qui ont quitté le port de Rotterdam pour rejoindre le Japon, l’Australie et la Malaisie sur trois bateaux différents.

« Il faut anticiper d’éventuels retard dans le transport maritime ou encore de possibles problèmes de dédouanement, explique . Heureusement, nous disposons pour cela d’un service de logistique très performant. »

Jacky Hutteau,
en charge de la distribution du carburant Elf sur le circuit

Championnat du monde Superbike France – Magny Cours

Kawasaki champion Supersport

Le titre de champion du monde Supersport ne peut plus désormais échapper à l’un des deux pilotes Kawasaki. Avec encore deux courses à disputer, c’est Kenan Sofuoglu qui tient la corde pour coiffer une cinquième couronne.

Les courses

Après avoir décroché samedi après-midi une nouvelle pole position, Kenan Sofuoglu pensait bien monter dimanche sur la plus haute marche du podium du circuit de Magny-Cours afin de décrocher son cinquième titre de champion du monde.

Kenan Sofuoglu TUR Kawasaki ZX-6R  Kawasaki Puccetti Racing Supersport  WSBK Magny Cours 2016 (Circuit Magny Cours) 01-02/10.2016   PSP/ Lukasz Swiderek  www.photoPSP.com

Je suis parti en tête et je roulais vraiment sans forcer, je creusais l’écart sur mes adversaires, et puis au douzième tour je suis tombé sans comprendre pourquoi. Il me reste heureusement encore deux courses pour décrocher ce cinquième titre.

Kenan Sofuoglu

Cinquième sur la ligne d’arrivée après avoir pointé en douzième position en début de course, Randy Krummenacher entretient ainsi le suspense.

En Superbike, Jonathan Rea et Tom Sykes ne sont pas quittés durant les deux courses du week-end. La première s’est déroulée sur une piste séchante qui a contraint les deux pilotes Kawasaki, partis en pneus pluie, à changer de gommes en cours de route. Sykes a réussi à obtenir la troisième marche du podium tandis que Rea a dû se contenter de la quatrième place. Dimanche après-midi, Jonathan a pris sa revanche en devançant son coéquipier. Les deux pilotes Kawasaki sont montés de concert sur le podium d’une course remportée comme la veille par Chaz Davies.

Le championnat

Malgré son résultat blanc, Kenan Sofuoglu conserve 42 points d’avance sur Randy Krummenacher. Le leader du championnat possédant par ailleurs 55 points d’avance sur Jules Cluzel, le titre de champion du monde Supersport ne peut plus échapper à l’un des deux pilotes Kawasaki. En Superbike, ce sont 48 points qui séparent Jonathan Rea et Tom Sykes au soir de l’épreuve française du championnat du monde Superbike. Ce dernier précède Chaz Davies de 33 points.

L’histoire

Après le World SBK et le World SSP 600, voici le World SSP 300 ! C’est cette nouvelle compétition qui prendra place l’an prochain au calendrier du championnat du monde Superbike aux côtés de la classe reine et de la catégorie intermédiaire. A l’image de ce qu’est le Moto3 au MotoGP, la catégorie World SSP sera réservée aux jeunes pilotes et aux nouvelles sportives de 300 cm3 que la plupart des constructeurs développent aujourd’hui, notamment pour le marché de l’Asie du sud-est. Kawasaki pourra ainsi engager son bicylindre Ninja 300 avec une limite de poids minimum de l’ordre de 140 kg.

Cette nouvelle compétition qui sera accessible dès l’âge de quinze ans sera destinée à dénicher de nouveaux talents. Nous souhaitons par ailleurs que cette catégorie SSP 300 se développe dans l’ensemble des championnats nationaux. Et pas uniquement dans les pays émergents.

Vito Ippolito
Président de la Fédération Internationale de Motocyclisme

Pour les constructeurs, cette nouvelle catégorie World SSP 300 pourra bien évidemment servir de réservoir avec la création de véritables filières.

Nous aurons ainsi une série abordable pour de jeunes pilotes avec un véritable ascenseur vers la catégorie Superbike.

Javier Alonso,
Directeur Exécutif du World SBK.