Championnat du monde Superbike Donington Mai 2016

Sykes intouchable

Tom Sykes n’a visiblement aucun adversaire à sa hauteur sur le circuit de Donington. Le pilote Kawasaki s’est offert sur le circuit britannique son quatrième doublé de rang, récupérant par la même occasion la deuxième place du classement général.

Les courses

Dans son jardin du Leicestershire, Tom Sykes n’a encore fait aucun détail. Plus rapide aux essais, le pilote Kawasaki a confirmé sa domination en course en s’offrant les deux victoires du week-end. La première avoir pris la mesure de Davide Giugliano, la seconde après avoir pris l’ascendant sur Jonathan Rea. Handicapé samedi après-midi par un petit problème de boîte de vitesses qui l’a contraint à se contenter de la troisième place, le champion du monde en titre a tout de même réussi à enchaîner deux podiums puisqu’il s’est classé deuxième dimanche.

Autre belle performance des pilotes Kawasaki en Supersport avec la quatrième victoire de Kenan Sofuoglu et le nouveau podium de Randy Krummenacher. Auteur de la pole, le pilote turc s’est vite débarrassé de Jacobsen pour faire la course en tête alors que son coéquipier suisse est lui parvenu à remonter de la cinquième à la troisième place.

Le championnat

En empochant cinquante points à Donington, Tom Sykes repasse à la deuxième place du classement général et réduit son retard sur Jonathan Rea à cinquante-six points. Ce dernier qui n’est encore jamais descendu du podium depuis le début de la saison, consolide néanmoins son leadership du fait de la chute de Chaz Davies dimanche après-midi. Avec neuf victoires en quatorze courses, les deux pilotes Kawasaki confirment en tout cas leur domination sur le championnat du monde Superbike 2016.

Même constat en Supersport où Kenan Sofuoglu et Randy Krummenacher poursuivent leur cavalier seul. Avec trois victoires en poche, le champion du monde en titre devance désormais son coéquipier de vingt-six.

L’histoire

Tom Sykes n’en finit plus d’écrire l’histoire du circuit de Donington Park. Le pilote Kawasaki s’est en effet offert cette année un nouveau doublé sur le tracé du Leicestershire, son quatrième d’affilée. Huit victoires de rang sur le même circuit, un exploit que seul Carl Fogarty avait réalisé avant lui, à Assen, entre 1993 et 1996.

Tom a égalisé un autre record établi par la légende britannique du Mondial Superbike en signant ce week-end sa 35e pole position. Le pilote Kawasaki compte par ailleurs désormais dix podiums d’affilée à Donington. Il rejoint ainsi sur les tablettes un certain Colin Edwards qui, entre 1998 et 2002, était monté à dix reprises sur le podium du circuit de Monza.

« On me demande souvent pourquoi je suis si fort à Donington, glisse Tom Sykes. Et bien très franchement, je n’en ai pas la moindre idée. C’est un circuit que j’apprécie, mais il y en a d’autres. Et puis je n’ai eu l’impression d’y faire plus d’efforts qu’ailleurs. »

On mettra donc ses succès dans le Leicestershire sur le compte de la magie du sport.

Championnat du monde MotoGP – Grand Prix d’Italie (Mugello) Mai 2016

Cruel Mugello

La réussite n’a pas été pas au rendez-vous pour les pilotes du team Estrella Galicia 0,0 Marc VDS sur le circuit du Mugello. C’est Franco Morbidelli qui a obtenu le meilleur résultat avec une huitième place en Moto2.

Les courses

Huitième sous le drapeau à damier, Franco Morbidelli n’a pas obtenu le podium qu’il rêvait de conquérir devant son public. Après avoir enchaîné deux quatrièmes places à Jerez au Mans, l’Italien n’a malheureusement pas réussi à passer la vitesse supérieure au cours d’une épreuve Moto2 réduite à dix tours après qu’une chute a contraint la direction de course à stopper les débats. Victime d’un accrochage avec Luca Marini avant que ne soit sorti le drapeau rouge, Alex Marquez a dû pour sa part prendre le second départ du fond de la grille, et malgré une belle remontée l’Espagnol a échoué en seizième position, à la porte des points.

En MotoGP, la malchance s’est montrée encore plus cruelle pour les pilotes de Michael Bartholemy. Tito Rabat s’est en effet fracturé une clavicule aux essais et Jack Miller s’est retrouvé dans le bac à gravier au premier virage après avoir été percuté par Alvaro Bautista. La maladresse du pilote espagnol qui s’est emporté au freinage a également coûté une fracture du pied à Loris Baz.

Le championnat

Forfait au Mugello, Tito Rabat glisse à la dix-huitième place du classement général MotoGP. Jack Miller demeure en vingt-deuxième position avec ses deux petits points inscrits au Qatar.

En Moto2, Franco Morbidelli conserve sa neuvième place alors qu’Alex Marquez rétrograde en vingt-deuxième position. L’Espagnol compte désormais sur la prochaine épreuve en Catalogne pour remettre sa saison sur les rails.

L’histoire

Circuit unique planté entre deux verdoyantes collines sur la commune toscane de Scarperia, le Mugello fait l’unanimité parmi les pilotes et le public. Ce tracé, aujourd’hui propriété de Ferrari, offre il est vrai un incroyable éventail de difficultés avec du relief, des enchaînements de virages à couper le souffler et une ligne droite interminable au bout de laquelle les pilotes frôlent les 350 km/h.

Le Mugello a accueilli son premier Grand Prix en 1976. Cette année-là, Barry Sheene avait remporté la course des 500 avec sa Suzuki devant Phil Read. Le Britannique était alors en route vers son premier titre de champion du monde.

Il est à noter qu’en quarante ans, la piste italienne longue de 5,245 km n’a pratiquement pas changé.

Championnat du monde Superbike Malaisie (Sepang) Mai 2016

Sykes gagne, Rea consolide

L’équipe Kawasaki a bien négocié l’étape malaisienne du Mondial Superbike. Sykes a remporté la première course et Rea, avec ses deux podiums, conforté sa place de leader du classement général.

Les courses

Après avoir obtenu sa 34e Superpole, Tom Sykes a obtenu samedi en Malaisie sa 28e victoire en Mondial Superbike. Un succès limpide pour le pilote Kawasaki qui a su gérer sa supériorité de bout en bout d’une première course disputée dans de très bonnes conditions. Malheureusement, la seconde manche n’a pas été aussi heureuse pour le Britannique. Parti sous la pluie, le champion du monde 2013 a été à la peine sur une piste qui a séché au fil des tours.

« Nous n’avions pas les bons réglages et je n’ai fait que perdre du terrain »,

regrettait-il après avoir franchi la ligne d’arrivée en huitième position.

Deuxième samedi après-midi, Jonathan Rea est lui parvenu à remonter sur le podium le lendemain en arrachant la troisième place à Chaz Davies.

« Le week-end a été compliqué mais au final je parviens à deux reprises à prendre des points sur Chaz qui est actuellement mon plus sérieux rival dans la course au titre »,

s’est félicité le leader du championnat.

En Supersport, Kenan Sofuoglu et Randy Krummenacher ont tous les deux souffert des mauvaises conditions météorologiques. Ils terminent respectivement sixième et huitième.

Le championnat

Après avoir lâché du lest en Italie, Jonathan Rea est parvenu en Malaisie à augmenter à nouveau son avance sur Chaz Davies au classement général. Le leader du championnat compte désormais 42 points de plus que le pilote Ducati. Tom Sykes conserve sa troisième place avec 62 points d’avance sur le quatrième, le néerlandais Michael van der Mark.

En Supersport, Kenan Sofuoglu se maintient en tête du championnat avec une avance de 17 points sur son coéquipier suisse.

L’histoire

Jonathan Rea pilotera à nouveau sous les couleurs Kawasaki en 2017 et en 2018. Le champion du monde en titre vient en effet de reconduire son contrat avec le constructeur japonais pour deux saisons supplémentaires.

« Je suis très heureux d’avoir l’opportunité de prolonger mon contrat aussi tôt dans la saison, a déclaré le leader du classement général. Cela va me permettre de me concentrer sur la suite du championnat afin de défendre au mieux ma couronne. Cela va aussi nous permettre de poursuivre le développement de notre ZX-10 R en toute sérénité. Compte tenu des excellentes relations que j’entretiens avec toute l’équipe, rester chez Kawasaki était pour moi une évidence. »

Depuis son arrivée chez les Verts l’an dernier, Jonathan Rea a remporté dix-neuf victoires et décroché son premier titre de champion du monde. S’il parvenait cette année à le conserver, le Britannique deviendrait le premier pilote depuis Carl Fogarty en 1999 à coiffer deux couronnes d’affilée.

MotoGP – Grand Prix de France MAI 2016

Morbidelli enchaîne

Quatrième à Jerez, quatrième au Mans, Franco Morbidelli enchaîne les places d’honneur et se rapproche du podium. Moins de réussite en revanche pour les autres pilotes de l’équipe Estrella Galicia 0,0 Marc VDS qui n’ont pas franchi la ligne d’arrivée du Grand Prix de France.

Les courses

Le podium n’est plus très loin pour Franco Morbidelli. Comme il y a quinze jours en Espagne, le pilote italien est passé en quatrième position sous le drapeau à damier. Deuxième à l’issue du premier tour, Morbidelli manquait d’un peu de rythme pour tenir la cadence des leaders. Il a néanmoins brillamment résisté au Japonais Nakagami en fin de course.

« On avance dans la bonne direction, assure-t-il. Le podium n’est plus très loin, il faut continuer à travailler comme on le fait depuis quelques semaines. »

En difficulté aux essais, Alex Marquez est de nouveau allé à la faute. Victime d’une chute à douze tours de l’arrivée alors qu’il pointait dans les points, l’Espagnol accumule les déceptions puisqu’il n’a terminé qu’un Grand Prix depuis le début de la saison. Chutes également en MotoGP pour Jack Miller et Tito Rabat qui pouvaient espérer ramener des points de leur déplacement dans la Sarthe.

« Même si de nombreux pilotes sont tombés, dont le double champion du monde MotoGP Marc Marquez et les deux officiels Ducati, c’est une cruelle déception pour notre équipe »

déplorait Michael Bartholemy à l’issue de ce Grand Prix de France.

Le championnat

Pas de changement au classement général MotoGP pour Tito Rabat, toujours dix-septième, les trois pilotes le précédant au championnat n’ayant pas non plus marqué de point au Mans. Jack Miller perd lui une place, le voilà désormais en vingt-deuxième position. En Moto2, Franco Morbidelli se hisse à la neuvième place avec un total de trente-sept points inscrits. Alex Marquez, toujours vingtième, ne compte que cinq points au compteur.

TITO RABAT SPA ESTRELLA GALICIA MARC VDS HONDA
TITO RABAT SPA
ESTRELLA GALICIA MARC VDS HONDA

L’histoire

Cette saison, les pilotes MotoGP ont changé de pneumatiques, troquant leurs Bridgestone pour des Michelin, mais ils ont aussi hérité d’un nouveau système de gestion électronique unique ainsi que de deux litres de carburant supplémentaires. Cela influence-t-il le travail des ingénieurs et des chimistes du groupe Total Elf ? « Non, pas vraiment », répond Romain Aubry, qui travaille au développement des carburants spéciaux. Les changements au niveau de l’électronique donnent du boulot aux équipes techniques qui ont en charge la mise au point des motos, mais pour nous le travail reste le même. Nous cherchons toujours à améliorer les performances des moteur tout en réduisant leur consommation. Ce sont nos contraintes, comme celle qui consiste à chercher à optimiser l’évaporation du carburant pour éviter le phénomène de « vapor lock » au travers du choix de nouvelles molécules. Un travail continu que les ingénieurs évaluent au banc d’essai dans leurs centres de recherche avant d’envoyer leurs matrices aux différents constructeurs.

Championnat du monde Superbike Italie (Imola) Mai 2016

Rea plie mais ne rompt pas

Même si Chaz Davies a réussi à s’offrir les deux victoires, Jonathan Rea a parfaitement géré son week-end italien en assurant la deuxième place à l’arrivée des deux courses du week-end. Depuis le début de la saison, le champion du monde en titre n’a jamais quitté le top trois.

Les courses

Après avoir surclassé ses adversaires aux Pays-Bas, Jonathan Rea a intelligemment joué placé à Imola.

Sur un terrain très favorable à la Ducati de Chaz Davies, le pilote Kawasaki a assuré deux deuxièmes places dans des conditions difficiles :

« J’ai connu quelques petits problèmes techniques, révèle-t-il. Lors de la première course, ma roue arrière avait tendance à se bloquer, sûrement à cause d’un souci d’électronique, et dans la seconde, j’ai eu une panne de mon tableau de bord durant quelques secondes qui m’ont là-encore un peu perturbé. Au final, je ne suis pas mécontent de ce résultat. »

D’autant qu’il lui a fallu à chaque fois contenir les assauts de son coéquipier. Tom Sykes s’est en effet classé deux fois troisième sur le tracé italien.

En Supersport, Kenan Sofuoglu a remporté son deuxième succès de l’année. Randy Krummenacher a été moins heureux, une fuite d’eau sur le circuit de refroidissement de sa Kawasaki l’ayant contraint à l’abandon.

Le championnat

Deux fois deuxième sous sur la ligne d’arrivée du circuit d’Imola, Jonathan Rea lâche une dizaine de points à Chaz Davies, double vainqueur du jour. Toujours leader, le pilote Kawasaki conserve néanmoins trente-cinq points d’avance sur l’officiel Ducati. Troisième du classement général, Tom Sykes suit à trente-deux points.

En Supersport, Kenan Sofuoglu profite de sa victoire et des ennuis de son coéquipier pour s’emparer des commandes du championnat. Le Turc devance Krummenacher de quinze points.

 L’histoire

Depuis l’ouverture du championnat en Australie, Jonathan Rea n’est encore jamais descendu du podium. Dix courses, dix podiums. Depuis la création du championnat du monde de Superbike, une telle régularité ne s’était vue qu’à cinq reprises : Carl Fogarty en 1995 et 1999, Neil Hodgson en 2003, Troy Corser en 2005 et le même Jonathan Rea en 2015 pour ses débuts avec l’équipe Kawasaki. A chaque fois, l’auteur de cet enchaînement de dix podiums consécutifs a été sacré champion du monde en fin de saison. Faut-il y voir un signe pour le Britannique, champion du monde en titre ?

« Sûrement pas, assure celui-ci. Rien n’est jamais acquis. Il faut travailler pour rester sur cette dynamique, mais il faut aussi gagner car Chaz Davies est un sacré client. Il nous l’a encore prouvé à Imola en remportant les deux courses. »