MotoGP – Grand Prix d’Espagne (Jerez) 2016

Morbidelli retrouve son rang

Après deux Grands Prix difficiles, Franco Morbidelli a repris des couleurs sur le circuit de Jerez. L’Italien a franchi la ligne d’arrivée au pied du podium Moto2.

Les courses

Avec le retour du championnat du monde en Europe, Franco Morbidelli s’était promis de se remettre dans le sens de la marche. L’Italien a tenu parole sur le circuit de Jerez qui accueillait ce week-end la quatrième épreuve de la saison. Quatrième sur la ligne de départ, Franco est passé dans la même position sous le drapeau à damier.

« Je pensais pouvoir me battre pour le podium mais je n’avais pas le rythme des leaders, a-t-il honnêtement commenté. Il faisait plus chaud qu’aux essais, la piste était glissante et il y a beaucoup de chutes. Je n’ai pas tenté le diable, préférant assurer la quatrième place. Après deux courses difficiles, il était important de réaliser un résultat solide pour l’équipe. »

Alex Marquez a été moins heureux. L’Espagnol qui fêtait ce week-end son vingtième anniversaire est tombé au troisième tour de course alors qu’il pointait dans le top cinq. En MotoGP, ni Miller ni Rabat n’ont finir la course dans les points. L’Australien a souffert de sa cheville et a serré les dents pour rejoindre l’arrivée tandis que son coéquipier a peiné avec des problèmes de grip.

TITO RABAT GP Espagne Jerez
TITO RABAT SPA
PSP/ Lukasz Swiderek

Le championnat

Si Rabat se maintient à la dix-septième place du classement MotoGP, Miller glisse en vingt-et-unième position avec seulement deux points inscrits depuis l’ouverture de la saison. En Moto2, Morbidelli se hisse à la dixième place. Marquez figure lui en vingtième position.

L’histoire

Le circuit de Jerez accueillait cette année son trentième Grand Prix d’affilée. Une formidable longévité puisque seul la piste d’Assen peut revendiquer une plus longue série. Le temple de la vitesse néerlandais figure en effet au calendrier des Grands Prix depuis la création des championnats du monde en 1949. En 1987, quand Jerez accueillit son premier Grand Prix d’Espagne, rejoindre l’Andalousie n’était pas une partie de plaisir pour les équipes engagées.

« Il n’y avait pas d’autoroute et il fallait prendre son temps »,

se souvient l’un des mécaniciens du team VDS. Les choses ont bien changé. Evidemment, ce sont les pilotes espagnols qui ont obtenu le plus de victoires sur la piste andalouse : 7 en MotoGP, 4 en 500, 3 en Moto2, 6 en 250, 1 en Moto3, 6 en 125 et 3 en 80. De son côté, Valentino Rossi est le pilote qui compte le plus de succès à Jerez. Le nonuple champion du monde italien s’y est imposé à huit reprises.

Championnat du monde Superbike Pays-Bas (Assen) 2016

Rea, roi des Pays-Bas

Malmené en Espagne, Jonathan Rea a remis les pendules à l’heure sur le circuit d’Assen en s’imposant à deux reprises. Avec ce nouveau doublé, le pilote Kawasaki porte à neuf son nombre de succès aux Pays-Bas.

Les courses

Seul Fogarty a fait mieux avec douze victoires. Assen, c’est un peu chez Jonathan Rea. Le Britannique compte désormais neuf succès le tracé hollandais. Personne ne l’y a jamais battu depuis son arrivée chez Kawasaki. « Je ne sais pas pourquoi ce circuit me réussit si bien, confie le champion du monde en titre. Comme en Australie en début d’année, j’avais ce week-end un meilleur rythme que mes adversaires. L’objectif était de conforter notre avance au championnat et nous y sommes parvenus. Je peux donc être satisfait. » Sur le sec comme sur le mouillé, Rea a parfaitement maîtrisé des conditions pourtant difficiles pour empocher cinquante nouveaux points. Victime d’une chute samedi après-midi, Tom Sykes a quant à lui enregistré son premier résultat blanc avant de se racheter dimanche en montant sur la deuxième marche du podium.

En Supersport, lors d’une course réduite à six tours en raison de la pluie, Krummenacher a mené quelques kilomètres avant de lâcher du terrain après une sortie de route. En tête à l’approche du dernier tour, Kenan Sofuoglu a lui aussi commis une petite erreur sur une piste très glissante. Parvenant à éviter la chute, le champion du monde en titre a franchi la ligne d’arrivée en troisième position, juste devant son coéquipier.

Le championnat

Avec ses deux nouvelles victoires, Jonathan Rea fait le break au classement général. Le champion du monde en titre compte désormais quarante-cinq points d’avance sur Chaz Davies. Troisième du championnat, Tom Sykes devance pour sa part Michael van der Mark de trente-deux points. En Supersport, Randy Krummenacher se maintient à la première place, mais Kenan Sofuoglu ne pointe plus désormais qu’à dix points de son coéquipier.

L’histoire

Leader du championnat du monde Supersport depuis sa victoire lors de l’épreuve inaugurale en Australie, Randy Krummenacher ne regrette absolument pas les Grands Prix et le Moto2. « J’adore ma nouvelle vie, lance le pilote Kawasaki. Je suis vraiment heureux de pouvoir enfin montrer de quoi je suis capable. C’est génial, cela m’a redonné un maximum de motivation. J’ai beaucoup appris en Grands Prix, mais aujourd’hui c’est très compliqué de se mettre en valeur en Moto2 dans une équipe sans grand moyen. L’an dernier, j’avais un chef mécanicien qui s’occupait de tout. Aujourd’hui, chez Kawasaki, j’ai une équipe où chacun est à sa place. Et puis j’adore ma moto et les pneus Pirelli. L’ensemble est moins rigide et il convient mieux à mon pilotage. Je me sens bien, je suis en confiance. » Bien évidemment, Randy Krummenacher aimerait bien décrocher le titre en Supersport avant de se faire une place en Superbike.

MotoGP – Grand Prix des Amériques (Austin) 2016

Rabat enchaîne

Pour la troisième fois de suite, Tito Rabat est rentré dans les points en terminant à la treizième place du Grand Prix des Amériques. De quoi emmagasiner confiance et expérience avant la campagne européenne du championnat du monde MotoGP.

Les courses

A son rythme, Tito Rabat poursuit sa progression et son apprentissage de la classe reine. Comme au Qatar et en Argentine, l’ancien champion du monde Moto2 est rentré dans les points à l’arrivée du Grand Prix des Amériques. A la lutte avec Hernandez et Laverty, l’Espagnol est passé en treizième position sous le drapeau à damier. Blessé aux essais, Jack Miller n’a pu quant à lui prendre le départ de la course.

En Moto2, Alex Marquez a atteint son objectif en ralliant l’arrivée pour la première fois de la saison. Après deux chutes à Losail et à Termas de Rio Hondo, l’ancien champion du monde Moto3 a même marqué ses premiers points de la saison en se classant onzième. Nul doute qu’une meilleure position sur la grille de départ lui aurait permis de faire mieux. En délicatesse avec les réglages de sa moto depuis le début des essais, Franco Morbidelli a sauvé les meubles en qualification mais n’a rien pu faire en course. Neuvième sur la grille, le pilote du Team Estrella Galicia 0,0 Marc VDS a franchi la ligne d’arrivée à la quatorzième place.

Le championnat

Malgré trois nouveaux points inscrits au Texas, Tito Rabat glisse à la dix-septième place du classement de la catégorie MotoGP. Miller suit désormais en dix-huitième position.

En Moto2, Morbidelli se maintient à la onzième place alors que Marquez se rentre dans le classement en vingt-et-unième position.

L’histoire

Jack Miller ne gardera pas un très bon souvenir de sa tournée sur le continent américain. Victime d’une chute en début de course en Argentine, le pilote du Team Estrella Galicia 0,0 Marc VDS n’a même pas pris le départ du Grand Prix des Amériques. Une nouvelle chute aux essais libres a contraint l’Australien à déclarer forfait pour la séance de qualification, et donc aussi pour la course.

« Je n’ai pas pris le temps de faire chauffer correctement mes pneus et j’ai perdu le contrôle de la moto à l’accélération, a-t-il expliqué. Je suis malheureusement tombé sur ma cheville droite, celle opérée cet hiver après mon accident en motocross. Les radios ont révélé une petite fracture d’un métatarse, et vraisemblablement un petit déplacement d’une des vis que l’on m’avait posées. Je souffrais trop pour pouvoir piloter sur ce circuit très exigeant physiquement. »

L’équipe a donc décidé de le mettre au repos jusqu’à la prochaine course en Espagne.

Les 24h du Mans Moto 2016

Kawasaki frappe d’entrée

En remportant les 24 Heures du Mans avec neuf tours d’avance sur le Team April Moto Motors Events et la structure japonais FCC TSR Honda, l’équipe SRC Kawasaki a parfaitement entamé le championnat du monde d’Endurance 2016.

Hormis une petite chute en début de course et sous la pluie, la Kawasaki #11 aura réalisé un véritable sans-faute sur le circuit du Mans qui, pour deux tours d’horloge, accueillait la première épreuve du Mondial d’Endurance. Gregory Leblanc s’est d’ailleurs vite fait pardonner sa précipitation du départ en assurant la remontée de son équipage.

Battant à douze reprises le record du tour, le pilote Kawasaki a remis les siens sur le bon chemin. La suite ne fut presque qu’un long fleuve tranquille.

« C’était tout de même compliqué car les conditions étaient très difficiles à cause de la pluie et du froid,

tempère Gilles Stafler, le team manager de l’équipe SRC Kawasaki.

Mais nous avions des pneus Pirelli parfaitement adaptés à l’état de la piste, et cela nous a été précieux. »

Se partageant le guidon d’une ZX-10R tournant comme une horloge, Gregory Leblanc, Fabien Foret et Matthieu Lagrive iront jusqu’à compter jusqu’à douze tours d’avance avant de rendre un peu la main à l’approche de l’arrivée. Leader au cap de la quatrième heure, l’équipe SRC Kawasaki passera finalement sous le drapeau à damier avec neuf tours d’avance sur ses dauphins. Grâce à ce succès, son cinquième, Gregory Leblanc rejoint Alex Vieira au palmarès des 24 Heures du Mans alors que Matthieu Lagrive remporte quant à lui son première victoire dans la Sarthe.

Une victoire limpide et bonifiée d’une vingtaine de points, la Kawasaki #11 ayant viré en tête au cap de la huitième heure et à celui de la seizième heure.

« On ne pouvait pas mieux entamer le championnat »,

conclut Stafler.

Championnat du monde Superbike – Espagne (Aragon), 2/3 avril 2016

Le plein de podiums

Si Chaz Davies a privé de la victoire Jonathan Rea et Tom Sykes, les deux pilotes Kawasaki n’ont pas démérité en se glissant sur les deux podiums du week-end. Carton plein en Supersport pour Kenan Sofuoglu et Randy Krummenacher.

Superbike Aragon Espagne
PSP / Mateusz Jagielski

Les courses

Derrière un Chaz Davies particulièrement en verve sur la piste d’Aragon, Tom Sykes et Jonathan Rea ont assuré l’essentiel en montant l’un et l’autre sur le podium des deux courses du week-end espagnol. Sykes, qui a commencé par obtenir la 32e Superpole de sa carrière, s’est classé troisième samedi avant de terminer deuxième dimanche. Le Britannique compte désormais six podiums à Aragon, soit trois de moins qu’à Donington et un de moins qu’à Imola. « Le bilan du week-end est satisfaisant car il nous manquait un petit quelque chose pour aller chercher Chaz sur ce circuit », a commenté le pilote Kawasaki. Satisfaction également pour Rea, deuxième samedi et troisième dimanche. Le champion du monde en titre compte désormais soixante-et-onze podiums à son crédit, soit autant qu’un certain Max Biaggi. En Supersport, Kenan Sofuoglu et Randy Krummenacher n’ont pas fait de détails en terminant premier et deuxième de la troisième épreuve de la saison.

Le championnat

Seul pilote à être monté sur le podium à l’arrivée de chaque course depuis l’ouverture du championnat en Australie, Jonathan Rea continue sa course en tête. Le champion du monde en titre compte désormais vingt-six points d’avance sur Chaz Davies. Toujours à vingt-neuf points de son coéquipier, Tom Sykes revient lui à la troisième place du classement général. En Supersport, Randy Krummenacher conserve les commandes du championnat, mais Kenan Sofuoglu, deuxième au général, réduit son retard à treize points.

L’histoire

Etape historique du calendrier du championnat du monde de Superbike, le circuit de Monza n’accueillera pas la dixième épreuve de la saison 2016 comme cela était initialement prévu. Les responsables du tracé italien n’ont pu effet réaliser les travaux exigés l’hiver dernier par le promoteur du WorldSBK pour assurer la sécurité des pilotes. Des travaux qui, semble-t-il, posaient problèmes pour la tenu du Grand Prix d’Italie de Formule1. L’épreuve de Monza ne sera pas transférée à Vallelunga, comme cela avait un temps été imaginé, le circuit romain n’étant pas prêt lui non plus à accueillir une manche de championnat du monde. Si le calendrier du WorldSBK se retrouve aujourd’hui réduit à treize épreuves, le promoteur du championnat affirme néanmoins chercher une solution pour assurer le remplacement de Monza. Celle-ci pourrait passer par le Portugal et le circuit d’Estoril.

MotoGP – Grand Prix d’Argentine, 03 avril 2016

Un premier top dix pour Rabat

Tito Rabat a profité d’un Grand Prix disputé dans de difficiles conditions pour engranger de l’expérience et signer son premier top dix en MotoGP. En Moto2, Franco Morbidelli est encore passé tout près du podium.

 

Moto Gp Argentine
PSP/ Lukasz Swiderek

Les courses

Pour son deuxième Grand Prix dans la classe reine, Tito Rabat a été copieusement servi. Des conditions difficiles aux essais comme en course, un Grand Prix disputé en deux temps avec l’obligation de changer de moto en cours de route… « Cela m’a permis d’apprendre et d’engranger pas mal d’expérience, se félicite l’ancien champion du monde Moto2 qui est parvenu à rester sur ses roues pour terminer en neuvième position. Je me suis bagarré avec Smith et Crutchlow et j’ai vécu mon premier Grand Prix “flag to flag”. Ce solide résultat me donne confiance pour la prochaine épreuve au Texas. » Un peut trop gourmand, Jack Miller est allé à la faute dès le troisième tour alors qu’il essayait de lâcher Jorge Lorenzo, le champion du monde en titre. En Moto2, Franco Morbidelli s’est à nouveau bagarré pour le podium de bout en bout de la course. Mais alors qu’il venait de s’emparer de la deuxième place, l’Italien est tombé dans le dernier tour. Alex Marquez était lui aussi allé au tapis dès le premier tour.

Le championnat

Avec sept points inscrits en Argentine, Tito Rabat se maintient à la quatorzième place du classement MotoGP. Jack Miller rétrograde lui en dix-septième position. En Moto2, Morbidelli glisse à la onzième place alors qu’Alex Marquez n’a toujours pas réussi à ouvrir son compteur.

L’histoire

Comme cela avait été le cas en Australie en 2013, sur le circuit de Phillip Island, le Grand Prix d’Argentine s’est couru cette année en deux temps. De vingt-trois tours, la course a même été ramenée à deux fois dix tours avec l’obligation pour les pilotes de s’arrêter entre le neuvième et le onzième tour pour changer de moto. Une décision prise par mesure de sécurité après le problème de pneu arrière rencontré par Scott Redding aux essais. Les pilotes auraient normalement dû disputer l’intégralité de la course avec le pneu de secours que le manufacturier est obligé de fournir dans de telles circonstances, mais la pluie n’ayant pas permis de le tester dimanche matin une solution de fortune a dû être mise en place.

« Cela a permis de sauver le Grand Prix dans des conditions acceptables, à la fois pour les équipes et le public »,

soulignait Nicolas Goubert, le directeur technique de la compétition Michelin.