Rallye d’Espagne (Catalogne) 2015

UN CADEAU POUR MIKKELSEN

A la faute en vue de l’arrivée, Sébastien Ogier offre la victoire à son équipier norvégien Andreas Mikkelsen. Le Citroën Total Abu Dhabi WRT conserve le 2e rang constructeurs avec Mads Østberg et Kris Meeke aux 4e et 5e places.

Curieuse première

Andreas Mikkelsen, titulaire au sein de la « seconde » équipe Volkswagen, avait assuré dimanche après-midi une deuxième place très satisfaisante. Le Norvégien pouvait être satisfait d’avoir tenu en respect Jari-Matti Latvala, le Finlandais du team officiel. La plus haute marche du podium, elle, comme souvent, était destinée à leur leader et référence, Sébastien Ogier. Le triple champion du monde en titre, avec 50 secondes d’avance, n’avait plus qu’à boucler tranquillement la Power Stage. Eh bien non ! A quatre kilomètres de l’arrivée, le Français partait à la faute, tapait un rail, arrachait une roue ; et Mikkelsen d’hériter de la victoire, son tout premier succès en WRC ! Une juste récompense, toutefois, après 12 podiums depuis 2013. Il est le 75e pilote à remporter une manche du championnat du monde depuis sa création en 1973.

Tir groupé

Alors que Dani Sordo, toujours très performant sur ses terres et devant son public, a pris la troisième place pour le compte de Hyundai, le Citroën Total Abu Dhabi World Rally Team conserve la deuxième place du classement constructeurs devant son rival sud-coréen à la faveur d’un meilleur résultat d’ensemble : la quatrième place pour Mads Østberg devant Kris Meeke, les autres i20 derrière. Au classement, quatre longueurs d’avance pour l’équipe française alors qu’il ne reste plus qu’un rallye à disputer. Autre satisfaction, le succès en WRC3 de Quentin Gilbert, déjà sacré champion du monde Juniors en Corse aux couleurs Citroën Racing et Total.

Yves Matton (Directeur Citroën Racing) :

« C’était un rallye primordial à ce stade de la saison et nos pilotes ont parfaitement géré leur effort, avec à l’esprit la nécessité vitale de prendre des points au classement constructeurs. La course, très rapide, n’a pas été simple, mais nous avons affermie notre deuxième place au championnat avec les deux DS 3 dans le top 5. Il faut maintenant nous préparer pour le rallye de Grande-Bretagne et sa surface particulière pour y finir le travail ! ».

 

Prochain rendez-vous : rallye de Grande – Bretagne / Pays de Galles (12-15 novembre)

Grand Prix de Malaisie 2015

Redding à la porte du top dix

Comme à Phillip Island, Scott Redding a terminé le Grand Prix de Malaisie en onzième position. En Moto2, Alex Marquez est lui tombé avant de franchir la ligne d’arrivée.

Les courses

La tournée outremer, qui vient de conduire le Team Estrella Galicia 0,0 Marc VDS du Japon à la Malaisie en passant par l’Australie, n’aura pas vraiment réussi aux hommes de Michael Bartholemy.

En MotoGP, Scott Redding a conclu ses trois semaines de voyages par une onzième place. Faute de pouvoir accéder à la Q2, le Britannique a de nouveau été contraint de partir de loin. Et sur une piste qui glissait énormément, sa mission s’est révélée impossible.

SCOTT REDDING GBR  ESTRELLA GALICIA 0,0 MARC VDS HONDA MotoGP  GP Malaysia (Circuit Sepang) 23-25/10.2015 PSP/ Lukasz Swiderek www.photoPSP.com

« J’ai bien essayé de m’accrocher aux pilotes qui me précédaient, mais plus je forçais et plus l’avant m’échappait, a raconté le pilote Honda. L’arrière poussait aussi beaucoup en entrée de virage. J’avais du mal à freiner la moto à l’entrée des virages les plus lents, et j’ai fini par perdre le contact. Dans ces conditions, je ne suis pas mécontent d’avoir fini la course et ramené quelques points. Ce circuit a toujours été compliqué pour moi. »

Tito Rabat rentré en Espagne pour soigner son poignet, Alex Marquez était le seul représentant du Team Estrella Galicia 0,0 Marc VDS en Malaisie. Brillant aux essais et qualifié sur la troisième ligne de la grille, le champion du monde Moto3 en titre est tombé dès le début de course.

« Il faisait beaucoup plus chaud qu’aux essais, et je n’avais plus le même feeling avec la moto, raconte l’Espagnol. Je glissais de l’avant et de l’arrière… J’ai quand insisté parce que je voulais finir dans le top dix, c’est comme cela que je suis allé à la faute. »

Le championnat

De nouveau dans les points en Malaisie, Scott Redding consolide sa treizième place au classement du championnat MotoGP.

En Moto2, Alex Marquez rétrograde en quatorzième position en enregistrant son quatrième résultat blanc de la saison.

Bien qu’absent depuis trois courses, Tito Rabat figure toujours à la troisième place du classement général.

L’histoire

Quand un pilote MotoGP prend la piste, il ne se demande jamais si ses pneus sont suffisamment chauds pour lui permettre d’aller chercher la limite. Quelle que soit la température extérieure, les gommes de Grands Prix sont toujours protégées par des couvertures chauffantes.

« On met les pneus à chauffer au moins deux heures avant leur utilisation »,

témoigne Chris, le chef mécanicien de Scott Redding.

Cela leur laisse le temps d’atteindre la température optimale de 85 degrés avant de se retrouver au contact de l’asphalte. Moins exigeants, les pneus pluie se contentent eux d’une température de l’ordre de soixante degrés. Aujourd’hui, la plupart des équipes de Grands Prix comptent une quarantaine de couvertures chauffantes régulièrement contrôlées pour vérifier leur bon fonctionnement. Branchées sur un rack spécifique où s’affichent leur température, elles restent en place sur les roues quand celles-ci sont installées sur les motos.

« On ne les enlève qu’au dernier moment pour éviter que la gomme refroidisse », ajoute Chris.

Grand Prix des Etats-Unis (Austin) 2015

TRIPLE COURONNE POUR HAMILTON

Le Britannique s’impose au terme d’un Grand Prix tendu et décroche son troisième titre mondial*. Infiniti Red Bull Racing mal récompensée de ses efforts avec Ricciardo dixième sous le drapeau à damier.

RICCIARDO daniel (aus) red bull renault rb11 action    during the 2015 Formula One World Championship, United States of America Grand Prix from october 22nd to 25nd 2015 in Austin, Texas, USA. Photo DPPI

Lewis 1er

Battu par son coéquipier Nico Rosberg dans la chasse à la pole, Lewis Hamilton lui a fait un intérieur sauvage au premier freinage pour prendre les devants sur une piste mouillée. La course allait ensuite être hachée, entre le passage aux pneus slicks, deux périodes de neutralisation virtuelles et deux sorties de la voiture de sécurité. Les Mercedes ont finalement pris le meilleur sur les Red Bull, avec Rosberg en tête conservant l’espoir de pousser Hamilton aux prolongations pour le titre au Mexique. Mais l’Allemand est finalement parti à la faute, ouvrant au Britannique la voie royale vers le sacre à la grâce de sa 10e victoire de l’année. C’est la première fois de l’histoire qu’un n°1 mondial britannique parvient à aligner deux titres mondiaux consécutifs. Vettel complète le podium.

Daniel et Daniil tombent de haut

Le dernier point de la distribution, celui de la dixième place de Daniel Ricciardo, récompense mal les efforts de l’équipe Infiniti Red Bull Racing à Austin. Les RB11, performantes sur piste mouillée et qualifiées en deuxième ligne derrière les Mercedes, leur ont disputé la victoire sur près de la moitié de la course, avec Ricciardo en temps en tête et Kvyat en troisième position. Reste que lorsque la piste est allée en s’asséchant, le niveau de performance des Red Bull ne fut plus le même en pneus slicks. D’autant que la monoplace de Ricciardo allait être endommagée au 36e tour suite à une touchette. Kvyat, pour sa part, a été contraint à l’abandon peu après suite à une sortie de piste.

Christian Horner (Team Principal, Infiniti Red Bull Racing) :

« Le niveau de performance de nos autos fut très encourageant sur la première moitié de la course. Nous étions très compétitifs en pneus intermédiaires, ce qui a permis à Ricciardo de prendre la tête avant que nous opérions un double arrêt dans le même temps. Les mécaniciens l’ont bien mené et Kvyat est passé troisième. Nous semblions bien placés, mais ensuite notre niveau de performance fut moindre sur piste sèche comparé à celui des Mercedes et Ferrari. Nous avons été confrontés à de réelles difficultés lorsqu’il s’est agi de faire monter les pneus en température lors des relances, particulièrement après la seconde neutralisation. Ensuite, tout s’est mal enchaîné avec l’accident de Daniil et la collision entre Daniel et Sainz. L’issue de la course est donc décevante après une très bonne entame. Félicitations à Lewis Hamilton, c’est un champion très méritant. »

*Sous réserver de la publication officielle des résultats par la FIA

 

Prochain rendez-vous : GP du Mexique (Mexico – 1er novembre)

Grand Prix de Philip Island (Australie) 2015

Redding à nouveau dans les points

S’il n’a pas réussi cette fois à se glisser dans le top dix, Scott Redding a tout de même obtenu une honnête onzième place. En Moto2, Alex Marquez s’est classé neuvième alors que Tito Rabat a dû mettre un terme à sa saison.

Les courses

Après avoir réussi à se glisser directement en Q2 sans avoir à passer par la Q1, Scott Redding était prêt à en découdre sur l’une de ses pistes préférées. Le Britannique a malheureusement raté son départ. « Je me suis retrouvé coincé derrière l’Aprilia de Bautista, et avec ses pneus tendres j’ai eu du mal à m’en défaire, raconte Redding. Il a fallu ensuite que je me débarrasse des Ducati de Petrucci et de Dovizioso qui étaient elles très rapides en ligne droite. Puis j’ai commencé à revenir sur la Yamaha de Smith. Malheureusement, pour avoir trop tapé dans mon pneu avant dans les premiers tours, je n’ai pas pu finir sur le même rythme. » En Moto2, Alex Marquez a effectué une belle remontée de la dix-huitième à la neuvième place après avoir connu pas mal de soucis aux essais. Quant à Tito Rabat, il a dû mettre un terme prématuré à sa saison après avoir été victime d’une nouvelle chute aux essais. Touché au bras qu’il s’est cassé à l’entraînement avant le départ pour le Japon, le champion du monde Moto2 a été contraint de jeter l’éponge pour passer de nouveaux examens.

SCOTT REDDING GBR  ESTRELLA GALICIA 0,0 MARC VDS HONDA MotoGP  GP Australia (Circuit Phillip Island) 16-18/10.2015 PSP/ Lukasz Swiderek www.photoPSP.com

Le championnat

Pour la treizième fois de la saison dans les points, Scott Redding conserve la treizième place du classement MotoGP. En Moto2, Tito Rabat perd sa deuxième place au profit d’Alex Rins alors qu’Alex Marquez demeure lui aussi en treizième position.

L’histoire

L’an prochain, le team Marc VDS alignera deux pilotes en Moto2 et deux pilotes en MotoGP. Dans la catégorie intermédiaire des Grands Prix, Alex Marquez fera équipe avec l’Italien Franco Morbidelli. Deux jeunes espoirs prometteurs qui ont auront pour objectif de jouer régulièrement le podium. En classe reine, Tito Rabat succédera à Scott Redding. Le champion du monde Moto2 2014 fera ainsi son apprentissage du MotoGP au guidon d’une Honda RC213V au côté de l’Australien Jack Miller, dernière recrue de la structure dirigée par Michael Bartholemy.

« C’était important de faire grandir l’équipe, explique le manager belge. On le voit cette saison avec Scott, quand on n’a qu’un pilote et qu’on se retrouve en difficulté, on cherche les réglages sans pouvoir faire de comparaisons. Travailler avec deux pilotes nous permettra d’avancer plus vite. L’arrivée de Jack est une très bonne nouvelle. Nous devions l’engager cette saison pour le Moto2 mais il a préféré aller directement du Moto3 au MotoGP. On va donc le récupérer avec une année d’expérience en classe reine. Le challenge s’annonce excitant, d’autant que nous aurons une nouvelle moto, de nouveaux pneus et une nouvelle électronique. Le championnat 2016 sera très ouvert. »

Grand Prix de Losail (Qatar), 2015

Kawasaki rafle tout

Après avoir obtenu les titres pilotes Superbike et Supersport avec Jonathan Rea et Kenan Sofuoglu, Kawasaki s’est offert au Qatar les couronnes de champion du monde des constructeurs dans les deux catégories.

Les courses

Bien qu’un peu déçu de ne pas avoir conclu sa première saison avec la Kawasaki ZX-10RR sur une nouvelle victoire, Jonathan Rea peut être fier de son parcours. A Doha, le Britannique s’est incliné derrière Jordi Torres pour 0,7 seconde en première manche avant de connaître son premier abandon de la saison lors de la deuxième course alors qu’il était une fois en mesure en mesure de s’imposer. Tom Sykes est lui monté à deux reprises sur le podium malgré un problème de traction control durant la première course. En Supersport, Kenan Sofuoglu a fait huit tours en tête avant de laisser la première place à Kyle Smith. Marco Faccani a franchi pour sa part la ligne d’arrivée en neuvième position.

2015 WSBK, Round 12, Magny Cours, France

Le championnat

Titré depuis le rendez-vous espagnol de Jerez, Jonathan Rea finit le championnat du monde Superbike avec une avance de cent trente deux points sur Chaz Davies. Tom Sykes termine pour sa part troisième à dix-sept longueurs du pilote Ducati. En Supersport, Kenan Sofuoglu, couronné à Magny-Cours, conclut la saison avec deux cent trente trois points, soit trente sept de plus que son dauphin, l’Américain Patrick Jacobsen. Marc Faccani atteint lui son objectif en rentrant dans le top dix. Neuvième du championnat, le jeune Italien aura réussi à marquer cette année soixante six points.

L’histoire

La saison 2015 s’est donc achevée sous les projecteurs du circuit de Losail, mais aussi sur le triomphe de la marque Kawasaki. Couronné depuis le mois de septembre, Jonathan Rea a logiquement conclu son premier championnat en vert en montant sur le podium au côté de Tom Sykes. Si ce dernier n’a pas réussi à déloger Chaz Davies de la deuxième place du classement général, les deux Britanniques ont tout de même permis à Kawasaki de décrocher son premier titre de champion du monde « constructeurs » en Superbike. Sur les vingt-six courses de l’année, les pilotes Kawasaki en ont gagné dix-huit, quatorze pour Rea et quatre pour Sykes. Un succès équivalent dans la classe Supersport obtenu en grande partie par Kenan Sofuoglu, vainqueur cette saison à cinq reprises et sacré lui aussi avant même d’arriver au Qatar.

6 heures de Fuji 2015

PREMIER PODIUM POUR SIGNATECH ALPINE !

Alors que Porsche signe un impressionnant doublé en LM P1, l’équipe Signatec Alpine s’adjuge une superbe deuxième place en LM P2.

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Top 3 !

Double championne ELMS en titre, l’écurie Signatech Alpine, après avoir flirté à plusieurs reprises avec le top 3, a signé au Japon son premier podium de la saison dans le Championnat du monde. Nelson Pantiatici, Paul-Loup Chatin et Vincent Capillaire ont ainsi pris la deuxième place sur l’Alpine A450b #36. Philippe Sinault, qui dirige l’équipe, a par ailleurs annoncé une nouvelle auto pour 2016. La course, très animée, voit la victoire de la Ligier JS P2 – Nissan # 26 (G-Drive Racing / Bird, Canal, Rusinov) pour prendre la tête des championnats, après avoir forcé à un arrêt au stand, sur un contact musclé, sa rivale la Oreca 05 – Nissan # 47 (KCMG / Bradley, Tandy, Howson) !

Porsche à sa main

Quitte à dominer le WEC depuis Le Mans, Porsche, outre un nouveau doublé en LM P1, s’est autorisé des consignes d’équipe pour maximiser ses chances au classement pilotes. Victoire de la 919 Hybrid #17 aux mains de Timo Bernhard, Mark Webber et Brendon Hartley, leur troisième succès de rang, offert par l’équipage de la #18 (Jani, Dumas, Lieb). De quoi hisser l’équipage de la #17 en tête du classement, pour un point de plus que la triplette de l’Audi #7 (Fässler, Lotterer, Tréluyer), troisième à Fuji, après avoir elle aussi bénéficié de consignes.

Well done Patrick !

Retour en grâce de la F458 Italia #51 avec le succès de Toni Vilander et Gianmaria Bruni en GTE Pro, alors que l’acteur Patrick Dempsey signe sa première victoire dans le Championnat du monde, en GTE Am, associé à Patrick Long et Marco Seefried sur la 911 RSR #77 du Proton Porsche Team…

Nelson Pantiatici (Signatech Alpine) :

« Cette deuxième place concrétise les efforts et le travail de tout le monde. Je suis bien entendu heureux à titre personnel mais surtout pour toute l’équipe qui a su nous donner les bons outils pour nous battre. On a abordé cette course en pleine confiance, pour preuve notre meilleur temps dans la première séance des essais. Cela nous a conforté sur notre compétitivité et sur nos espoirs de podium. L’équipe a élaboré une bonne stratégie, ce qui n’était pas facile dans des conditions météo délicates, et mes coéquipiers ont été excellents. Il reste encore deux courses pour essayer de monter à nouveau sur le podium avec pourquoi pas une victoire. Le challenge est difficile mais on a tous envie de le réussir ! »

Prochain rendez-vous : 6 Heures de Shanghai (1er novembre)

Grand prix de Russie (Sotchi) 2015

HAMILTON VERS LE SACRE

Vainqueur à Sotchi alors que Rosberg a été contraint à l’abandon, le Britannique roule vers une troisième couronne mondiale, alors que Mercedes est déjà assurée du titre constructeurs.*

RICCIARDO Daniel (aus) red bull renault rb11 action during the 2015 Formula One World Championship, Russia Grand Prix from October 8th to 11th 2015 in Sotchi, Russia. Photo Francois Flamand / DPPI

Un grand pas

Si Nico Rosberg avait signé la pole position devant Lewis Hamilton en Russie, l’Allemand n’a pas été en mesure de s’exprimer, en proie à des problèmes de pédale d’accélérateur et contraint à l’abandon dès le huitième tour. Cette neuvième victoire de la saison permet à Hamilton de posséder 73 longueurs d’avance au classement sur son équipier, sachant que 100 points restent sur la table. Autant dire que le Britannique se dirige vers un troisième titre mondial. Et Mercedes vers un nouveau doublé, puisque le trophée des Constructeurs est déjà dans la poche.

Vettel en dauphin ?

Onzième podium de la saison pour Sebastian Vettel, qui passe devant Nico Rosberg au classement. L’Allemand peut ainsi détourner Mercedes d’une saison parfaite s’il parvient à rester devant son compatriote. De quoi souligner ses excellents débuts avec Ferrari, la seule équipe à avoir été en mesure de gêner les Flèches d’argent cette année.

Pérez sur la boîte

Un arrêt judicieux pendant la deuxième neutralisation de la course, un long relais sur les pneus tendres, et voilà Sergio Pérez dans le top 3 pour la cinquième fois de sa carrière. C’est le deuxième podium de Force India depuis sa création.

Daniil fait le job

La belle cinquième place à domicile de Daniil Kvyat, pourtant parti onzième sur la grille permet à Infiniti Red Bull Racing de sauver les meubles alors que Daniel Ricciardo a dû renoncer (suspension). Romain Grosjean (Lotus F1 Team), pour sa part, est sorti de la piste au 12e tour.

Christian Horner (Team Principal, Infiniti Red Bull Racing) :

« C’est vraiment dommage pour Daniel. Lors de la première intervention de la voiture de sécurité, nous avons pris le risque d’un arrêt anticipé pour le faire passer en pneus durs. Cela a superbement bien fonctionné puisqu’il a pu contenir Bottas et Räikkönen avant que le premier ne le double lorsqu’ils sont arrivés sur un pilote attardé. Juste après, l’auto a développé un problème de suspension, d’où l’abandon. Sur une stratégie plus conventionnelle afin de nous couvrir, Daniil signe une cinquième place honorable devant son public. »

Prochain rendez-vous : GP des Etats-Unis (Austin – 25 octobre)

 *Sous réserve de la publication officielle des résultats par la FIA

Grand Prix du Japon (Motegi) 2015

Redding dans le top dix

Scott Redding a atteint l’objectif qu’il s’était fixé en terminant à la dixième place du Grand Prix du Japon. Tito Rabat forfait, Alex Marquez a porté seul à Motegi les couleurs du Team Estrella Galicia 0,0 Marc VDS en Moto2. L’Espagnol termine dix-huitième.

SCOTT REDDING GBR  ESTRELLA GALICIA 0,0 MARC VDS HONDA MotoGP  GP Japan (Circuit Motegi) 9-11/10.2015 PSP/ Lukasz Swiderek www.photoPSP.com

Les courses

Après la déception du Grand Prix d’Aragon, Scott Redding a plutôt bien entamé la tournée de trois courses outremer qui conduira les pilotes du Japon à la Malaisie en passant par l’Australie. A Motegi, le Britannique a commencé par se faire une place en Q2 en parvenant à terminer deuxième de la Q1. En course, le pilote Honda a profité d’un choix de pneu audacieux pour passer sous le drapeau à damier en dixième position. Alors que la pluie rinçait la piste depuis le matin et que tout le monde avait opté pour une gomme pluie tendre à l’arrière, Scott a pris le départ avec une gomme dure.

« Je n’étais pas à l’aise dans les premiers tours car mon pneu avait du mal à chauffer, explique-t-il. Mais quand la trajectoire a commencé à sécher j’ai tiré bénéfice de mon choix pneumatique. J’ai pu remonter et doubler plusieurs pilotes pour me glisser dans le top dix, ce qui était mon objectif en arrivant au Japon. »

En Moto2, Alex Marquez pouvait lui aussi espérer un bon résultat. Longtemps dans le top dix, l’Espagnol est malheureusement sorti de la piste en rattrapant un violent highside.

« A partir de là, je n’avais plus aucun feeling avec la moto et j’ai eu du mal à remettre dans le rythme »

raconte le pilote Kalex qui franchit la ligne d’arrivée à la dix-huitième place.

Le championnat

Avec six points de plus récoltés au Japon, Scott Redding consolide sa treizième place au classement général. Le pilote Honda n’est plus qu’à une petite longueur de Maverick Viñales.

En Moto2, Tito Rabat se maintient en deuxième position malgré son forfait au Japon. Alex Rins n’ayant terminé qu’onzième, le pilote du Team Estrella Galicia 0,0 Marc VDS conserve dix-sept points d’avance sur son compatriote. Alex Marquez perd pour sa part deux places. Le voilà désormais treizième, à égalité de points avec Dominique Aegerter.

L’histoire

Cette fois c’est sûr, Tito Rabat ne conservera pas sa couronne de champion du monde Moto2. Le pilote du Team Estrella Galicia 0,0 Marc VDS l’a cédée au Japon à Johann Zarco, avant même le départ de la course, en devant déclarer forfait au terme de la première séance d’essais libre. Victime d’une fracture du radius lors d’une chute à l’entraînement, quelques jours plus tôt, sur le circuit d’Almeria, Tito a dû se faire poser une plaque et quelques vis avant de prendre l’avion pour Motegi.

« J’ai essayé de rouler mais c’était trop dangereux, explique-t-il. Je manquais de force, et sur ce circuit où il y a de gros freinages, j’aurais pris trop de risques. On verra la semaine prochaine si je vais mieux pour Phillip Island. J’aimerais quand même pouvoir défendre la deuxième place du championnat face à Rins. »

Après une clavicule cassée en juillet, c’est la deuxième fois cette année que Rabat se blesse sérieusement en s’entraînant. Pour Michael Bartholemy, cela doit conduire à une prise de conscience.

« Je comprends qu’un pilote ait besoin de s’entraîner, dit le patron de l’équipe belge. Mais cela doit se faire dans des conditions de sécurité optimisée. Tito ne peut pas rouler et s’occuper de la mécanique tout seul comme il l’aime le faire. Il faudra qu’on l’encadre de plus près à l’avenir. »

Championnat du Monde Superbike France (Magny-Cours) 2015

Sofuoglu écrit l’histoire

En terminant deuxième de l’épreuve Supersport de Magny-Cours, Kenan Sofuoglu s’est assuré un quatrième titre de champion du monde Supersport. Un exploit inédit dans la discipline.

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Les courses

Champion du monde depuis l’épreuve de Jerez, Jonathan Rea a dignement étrenné sa couronne en remportant les deux courses organisées en France, sur le circuit de Magny-Cours. Sa première victoire de la journée, le Britannique l’a disputée à son coéquipier sur une piste séchante.

« Les conditions étaient difficiles, raconte le pilote Kawasaki. La piste était très piégeuse dans les premiers tours, j’ai pu augmenter le rythme petit à petit pour prendre l’avantage sur Tom. »

La seconde, Rea l’a décrochée aux dépens de Chaz Davies, leader durant quatre tours avant de s’incliner face au nouveau champion du monde.

Deuxième de la première manche, Tom Sykes a lui terminé troisième de la seconde, montant ainsi sur son treizième podium de la saison.

« J’ai pris le départ de la deuxième course avec les réglages des essais, mais le grip de la piste était très différent et j’ai usé très vite mes pneus. Même si je monte sur le podium, je suis un peu déçu de ne pas avoir pu prendre l’avantage sur Davies. »

En Supersport, Kenan Sofuoglu était en tête avec cinq secondes d’avance quand la course a été arrêtée à la suite de la chute d’un pilote. Reparti pour une épreuve raccourcie à onze tours, le pilote Kawasaki a sagement assuré la deuxième place, suffisante pour lui offrir le titre alors qu’il reste encore une épreuve à disputer. Marco Faccani s’est quant à lui classé dixième.

 Le championnat

Assuré du titre depuis le rendez-vous espagnol de Jerez, Jonathan Rea a tranquillement rajouté 50 points à son compteur à Magny-Cours. Alors qu’il reste encore une épreuve à disputer, le 18 octobre, au Qatar, le pilote Kawasaki compte désormais 528 points, soit 145 de plus que Chaz Davies.

Troisième du classement général avec 367 points, Tom Sykes a pour sa part encore deux courses devant lui pour récupérer la place de vice-champion du monde. Il devra pour atteindre cet objectif empocher 16 points de plus que Chaz Davies sur le circuit de Losail.

En Supersport, Kenan Sofuoglu a coiffé à Magny-Cours sa quatrième couronne de champion du monde Supersport. Marco Faccani consolide quant à lui sa dixième place au classement général.

 L’histoire

Quadruple champion du monde à 31 ans, Kenan Sofuoglu vient d’accomplir ce qu’aucun pilote n’avait encore jamais réussi depuis la création du championnat du monde Supersport. En 103 courses dans la discipline, le pilote turc sera monté à 62 reprises sur le podium, dont 32 fois sur la plus haute marche. Titré en 2007, 2010 et 2012, Sofuoglu a ainsi ajouté cette année une quatrième étoile à son maillot de champion du monde.

« Pour différentes raisons, c’est certainement le titre le plus difficile que j’ai obtenu »,

a-t-il commenté. Cette nouvelle couronne, le pilote Kawasaki l’a en effet coiffée au terme d’une saison durant laquelle il lui a fallu combattre contre de redoutables adversaires, mais aussi affronter la douleur de la perte de son fils, Hamza, décédé quelques semaines après sa naissance des suites d’une hémorragie cérébrale. Alors qu’il menait le championnat avec 45 points d’avance après avoir notamment enchaîné quatre victoires de rang, Kenan vit son avance sur Jules Cluzel fondre à 13 points à la veille de la course de Jerez.

La blessure du Français durant les essais de l’épreuve espagnole mit un terme au suspense, le leader du classement général n’ayant plus alors qu’à assurer pour décrocher son quatrième titre.

« Jules méritait autant que moi de décrocher le titre cette saison, a élégamment déclaré Kenan. Nous avons peut-être eu un peu de réussite sur les dernières épreuves, mais nous avons tout de même eu notre part de douleur. »

Rallye de France – Tour de Corse 2015

LATVALA PUISSANCE 3

Troisième victoire 2015 pour le Finlandais. Kris Meeke et Mads Østberg, dans les points, permettent à Citroën Total de repasser à la deuxième place constructeurs.

03 Citroen Total Abu Dhabi WRT, Meeke Kris, Nagle Paul, DS3 WRC, Action during the 2015 WRC World Rally Car Championship, Tour de Corse rally from october 1 to 4th at Ajaccio, France. Franois Baudin / DPPI

Une Polo chasse l’autre

Récemment sacré champion du monde pour la troisième fois, Sébastien Ogier n’a pas été en mesure de briller à domicile ce week-end. Une crevaison d’entrée, dans le troisième chrono, puis surtout un changement de boîte de vitesses, lui ont valu de n’évoluer qu’en Rally2 à partir du samedi. Son coéquipier, Jari-Matti Latvala, ne s’est pas fait prier pour reprendre le flambeau aux couleurs Volkswagen. Le Finlandais signe sa 15e victoire mondiale, la seconde sur asphalte après l’Alsace l’an dernier, et conforte sa deuxième place au championnat.

Festival Evans

Elfyn Evans a livré une superbe prestation le vendredi sur l’asphalte détrempé, et seul Jari-Matti Latvala a été en mesure de le détourner par la suite de sa toute première victoire mondiale. Le Gallois a finalement résisté au retour d’Andreas Mikkelsen au cours de la Power Stage pour boucler ce Tour de Corse en deuxième position, son deuxième podium 2015, son meilleur résultat en WRC à ce jour.

Meeke et Østberg aux points

Si Kris Meeke et Mads Mads Østberg n’ont pas été en mesure de se battre pour le podium en Corse, leur classement dans le top 6 n’en est pas moins important pour le  Citroën Total Abu Dhabi World Rally Team qui repasse ainsi à la deuxième place du classement constructeurs.

Quentin Gilbert champion du monde

Monté en puissance tout au long du rallye, Quentin Gilbert, secondé par Renaud Jamoul, a signé en Corse sa quatrième victoire de la saison en Junior WRC. L’équipage franco-belge évoluant sur Citroën DS3 R3T s’est ainsi adjugé le titre mondial.

Yves Matton (Directeur Citroën Racing) :

« L’un des objectifs de notre saison est de terminer à la deuxième place du Championnat du Monde des Constructeurs. Placer deux DS 3 WRC dans le top 6 du Tour de Corse nous permet de récupérer la deuxième position de ce classement. Le résultat est donc satisfaisant à l’issue de cette épreuve qui s’est révélée atypique. Il nous reste deux rallyes pour conforter notre rang. En Espagne et en Grande-Bretagne, nous devrons être aussi concentrés et appliqués pour atteindre notre but. »

Prochain rendez-vous : rallye d’Espagne (22 – 25 octobre)