Grand Prix d’Espagne (Aragon) 2015

Rabat renoue avec le succès

Sa dernière victoire remontait au mois de mai. Tito Rabat a mis fin à une longue disette en obtenant sur ses terres un remarquable succès qui lui permet de maintenir la course au titre ouverte.

TITO RABAT SPA  ESTRELLA GALICIA 0,0 MARC VDS Kalex  Moto2  GP Aragon 2015 (Circuit Motorland Aragon) 25-27/09.2015 PSP/ Lukasz Swiderek www.photoPSP.com

Les courses

Les pilotes Moto2 du Team Estrella Galicia 0,0 Marc VDS ont judicieusement profité des essais qu’il avait réalisés au Motorland d’Aragon pour entamer le quatorzième Grand Prix de la saison sur les chapeaux de roue.

Pole position pour Rabat, sixième temps pour Marquez, soit la meilleure place en qualification pour le champion du monde Moto3 en titre depuis ses débuts en classe intermédiaire. Si la course de Rabat sera un modèle du genre, l’Espagnol s’imposant avec autorité devant Alex Rins et Sam Lowes, celle de Marquez sera nettement plus frustrante pour le jeune rookie du Moto2. Victime d’une chute alors qu’il espérait se hisser sur la troisième marche du podium, le pilote du Team Estrella Galicia 0,0 Marc VDS préfèrera se souvenir des progrès réalisés durant ce week-end d’Aragon.

« J’avais le rythme, explique-t-il. Je sais que je ne suis plus très loin de ce premier podium en Moto2. »

En MotoGP, Scott Redding a rencontré en course une série de problème technique qui ne lui ont pas permis d’obtenir le top dix qu’il visait. Avec des freins en surchauffe et un pneu arrière au comportement étrange, le Britannique a dû baisser de rythme en fin de course. Il termine quatorzième.

Le championnat

Même s’il n’empoche que deux points à Aragon, Redding conserve sa treizième place au classement général MotoGP.

En Moto2, Rabat consolide sa deuxième position. Il réduit même son retard sur le leader à soixante dix-huit points et porte à vingt-deux unités son avance sur Alex Rins. Avec un résultat blanc supplémentaire, Alex Marquez glisse quant à lui à la onzième place du classement général. Le pilote du Team Estrella Galicia 0,0 Marc VDS se retrouve à égalité de points avec le dixième, Dominique Aegerter, et le douzième, Sandro Cortese.

L’histoire

A la veille de ce Grand Prix d’Aragon, d’aucuns voyaient déjà Tito Rabat dépossédé de son titre de champion du monde avant même la tournée outremer qui conduira le mois prochain les équipe du Japon à la Malaisie en passant par l’Australie. Depuis sa première, et dernière, victoire de la saison au Mugello, le pilote du Team Estrella Galicia 0,0 Marc VDS n’avait il est vrai plus jamais réussi à devancer Johann Zarco. Il s’est racheté à Aragon, devant son public, en s’imposant brillamment après avoir la veille obtenu la pole position. Si le leader du championnat du monde Moto2 a dû se contenter d’une sixième place, Rabat n’a pas eu pour autant la partie facile. Il a dû en effet ferrailler avec Alex Rins jusqu’à la ligne d’arrivée.

« Tito a vraiment fait une course remarquable, souligne Michael Bartholemy. On sait que Rins est toujours capable d’une attaque improbable jusqu’au dernier virage, et le fait de rester derrière, en deuxième position, lui permettait de profiter de l’aspiration de Tito dans la dernière ligne droite. Ce dernier l’en a empêché en résistant jusqu’au dernier virage sans commettre la moindre erreur. »

Grâce à cette victoire, le pilote du Team Estrella Galicia 0,0 Marc VDS entretient le suspense pour l’attribution du titre de champion du monde 2015, au moins jusqu’au Japon.

Grand Prix de Chine (Shanghai) 2015

CHAMPIONS DU MONDE !*

Forte de deux nouvelles victoires, ce week-end au Japon, l’équipe Citroën Total s’est adjugé son deuxième titre mondial constructeurs.

LOPEZ José Maria (arg) Citroen C Elysee team Citroen racing portrait ambiance MULLER Yvan (fra) Citroen C Elysee team Citroen racing portrait ambiance LOEB Sebastien (fra) Citroen C Elysee team Citroen racing portrait ambiance during the 2015 FIA WTCC World Touring Car Championship race at Shangaï from September 25 to 27th 2015, China. Photo Vincent Curutchet / DPPI.

Et de deux !

Un week-end de rêve en Chine pour l’équipe Citroën Total, qui avec deux pole positions et deux victoires, dont un triplé, s’est assuré du titre constructeurs à deux manches du terme de la saison 2015.* L’écurie française domine une fois de plus très nettement le sujet, avec 17 victoires sur les 20 courses déjà disputées.

Lopez vers un doublé

Vainqueur de la Course 1 puis troisième de la Course 2 remportée par un flamboyant Yvan Muller, José María López a confirmé son option sur le titre mondial. Au dessus du lot avec déjà huit succès cette saison, Le n°1 mondial argentin possède désormais 75 points d’avance. Largement de quoi conserver sa couronne, peut-être même dès le prochain rendez-vous en Thaïlande.

Yves Matton (Directeur Citroën Racing) :

« Je voudrais d’abord remercier nos pilotes, pour le travail effectué ensemble et pour leur fair-play. Même avec la meilleure voiture et la meilleure équipe, on ne peut pas arriver à de tels résultats sans des pilotes exceptionnels. Je voudrais particulièrement remercier Yvan, qui a été le premier à nous rejoindre et qui nous a permis d’être prêts dès le début de la saison 2014. Quand on parle de Citroën Racing, il faut inclure tous les collaborateurs de notre centre technique. On ne les voit pas à la télévision, mais ils sont indissociables de ce titre de Champion du Monde, tout comme nos partenaires. »

* Sous réserve de la publication officielle des résultats par la FIA.

 

Prochain rendez-vous : Thaïlande (Buriram, 30 sept. – 1er oct.)

Grand Prix du Japon (Suzuka) 27 septembre 2015

HAMILTON REPREND LA MAIN

Le n°1 mondial s’impose à Suzuka devant Rosberg et Vettel. Romain Grosjean termine septième, les deux monoplaces de l’écurie Infiniti Red Bull Racing sont hors des points.

RICCIARDO Daniel (aus) red bull renault rb11 action during the 2015 Formula One World Championship, Japan Grand Prix from October 25rd to 27th 2015 in Suzuka. Photo DPPI

Et de 8 !

Huitième doublé de la saison pour Mercedes, avec le retour au premier plan de Lewis Hamilton après son abandon à Singapour. Le Britannique, battu en qualifications par son coéquipier Nico Rosberg, a pris sa revanche dès les premiers instants du Grand Prix. Le champion en titre a ensuite déroulé sans jamais être menacé. Il porte son avance à 48 points sur l’Allemand en tête du championnat. Cette 41e victoire fait du Britannique l’égal d’Ayrton Senna dans le grand livre d’histoire de la discipline.

Mauvaise première

Infiniti Red Bull Racing ne marque pas le moindre point pour la première fois de la saison. Une semaine après être monté à Marina Bay sur la deuxième marche du podium, Daniel Ricciardo s’est contenté de la 15e place au Japon. En septième position sur la grille de départ, l’Australien a perdu toute chance au premier virage : touchette avec la Williams de Felipe Massa, crevaison du pneu arrière gauche, une simple quinzième place à l’arrivée. Daniil Kvyat a pris pour sa part la 13e place après être parti de la voie des stands, sa monoplace a dû être reconstruite après son accident en qualifications.

Grosjean avec mention

Huitième sur la grille de départ, septième sous le drapeau à damier et pour la sixième fois de la saison dans les points, Romain Grosjean a livré une prestation convaincante à Suzuka dans des conditions difficiles. Ces six points permettent au Français de passer à la 9e place du championnat du monde.

Romain Grosjean (Lotus F1 Team) :

« Nous plaçons les deux autos dans les points et c’est une réelle satisfaction ! Pour ce qui concerne ma course, nous étions un peu trop lents face au Force India. Nous avons essayé de nous battre contre Nico Hülkenberg, mais en vain. J’ai vraiment rencontré des difficultés avec les pneus sur la fin. Il semble que les nouveaux Pirelli nous handicapent plus que nos rivaux, donc nous devons travailler sur ce point d’ici la prochaine course. Mais au bout du compte, c’est un bon résultat d’équipe. »

Prochain rendez-vous : GP de Russie (Sotchi – 11 octobre)

6h du circuit des Amériques (Austin) 20 septembre 2015

PORSCHE ETEND SON EMPRISE

Nouvelle victoire, à Austin, de la 919 Hybrid #17. Le constructeur allemand domine pour l’heure Audi et vise légitimement un doublé au championnat du monde. Dans la catégorie LM P2, Signatech Alpine termine sixième. cr2

La #17 double la mise

Dans la catégorie reine, deuxième victoire consécutive après le Nürburgring pour la Porsche 919 Hybrid #17. A Austin, l’équipage Bernhard-Webber-Hartley s’est imposé devant l’Audi R18 e-tron quattro #7 de Fässler, Lotterer et Tréluyer. Ces derniers, avec un cinquième podium consécutif, restent en tête du championnat du monde, mais ils ne comptent plus que 10 points d’avance sur l’équipage Porsche du moment. A signaler, avec la troisième place, le tout premier podium 2015 de l’Audi #8 (di Grassi-Duval-Jarvis), devant la Toyota Toyota TS 040 – Hybrid des champions en titre Davidson et Buemi. Associés à Nakajima à Austin, ils ont été impuissants avec la quatrième place à deux tours. Toyota subit pour l’heure la loi des marques allemandes. Porsche mène ainsi la danse devant Audi au championnat constructeurs du WEC. En bonus, tout comme au Nürburgring, un nouveau doublé en GTE Pro avec les 911 RSR du Team Manthey. Enfin, la Ferrari 458 Italia #72 de SMP Racing reste invaincue en GTE Am depuis les 24 Heures du Mans.

Retour en terre américaine

Plus de cinquante ans après le premier engagement officiel d’Alpine aux États-Unis, où Mauro Bianchi et José Rosinski avaient évolué avec la M63 aux 12 Heures de Sebring en 1964, la marque était de retour outre-Atlantique ce week-end à l’occasion des 6 Heures du circuit des Amériques. Fidèles à la l’Alpine A450b #36, Nelson Panciatici, Paul-Loup Chatin et Vincent Capillaire ont terminé à la sixième place LM P2, à un tour des vainqueurs (G-Drive Racing / Rusinov, Canal, Bird). Neuvième au classement du Trophée des équipes LMP2, Signatech Alpine chasse toujours son premier podium mondial, après avoir pris des points sur trois des cinq épreuves jusqu’à présent disputées.

Philippe Sinault (Team Principal Signatech Alpine) :

« Nous sommes très déçus d’échouer à vingt secondes du podium et à seulement 8/10e de la quatrième place. Nous avions choisi une stratégie osée pour nous arrêter une fois de moins que l’ensemble de nos concurrents. Ça a failli payer. Aux États-Unis, nous avons montré que nous étions de vrais candidats à un podium. L’Alpine A450b était en tête après trois heures et Nelson a signé le deuxième meilleur tour en course. Depuis le début de la saison, nous n’avions jamais été aussi compétitifs. Le travail effectué par l’équipe sur la performance et sur la gestion des pneumatiques et du carburant est remarquable. L’Alpine A450b continue de progresser et l’écart avec les premiers est considérablement réduit. Tout le monde est dans un mouchoir et ça laisse présager d’une belle fin de saison en Asie. »

Prochain rendez-vous : 6 Heures de Fuji (11 octobre)

Championnat du monde Superbike Espagne (Jerez) – 20 septembre 2015

Rea champion du monde

Même si, pour la première fois de la saison, Jonathan Rea n’est pas monté sur le podium, le Britannique a logiquement coiffé en Espagne la couronne de champion du monde. Kawasaki s’assure pour sa part le titre constructeur alors qu’il reste encore deux épreuves à disputer.

 2015 Superbike World Championship, Round 11, Jerez, Spain, 18-20 September 2015, Kawasaki Racing Team

Les courses

Une fois n’est pas coutume, Jonathan Rea n’est pas monté sur le podium à l’arrivée des deux courses organisées sur le circuit de Jerez. Il est vrai que le pilote Kawasaki n’avait besoin que de six points pour s’assurer le titre de champion du monde. Il n’a donc pas tenté le diable et s’est contenté de deux quatrièmes places. Tom Sykes a lui remporté la première course avant de terminer cinquième dans la seconde.

« Je suis content car c’est la première fois que je m’impose sur ce circuit de Jerez, a commenté le champion du monde 2013. Je pense que j’aurais pu faire aussi bien dans la seconde course si je n’avais pas un mauvais choix de pneu. J’étais un peu moins bien, je manquais de feeling avec l’avant, et je n’ai pas réussi à tenir la même cadence. Ce qui est positif, c’est que Kawasaki est d’ores et déjà assuré du titre de champion du monde constructeur. »

En Supersport, Kenan Sofuoglu a lui aussi conclu son week-end par une nouvelle victoire. Le pilote Kawasaki s’impose avec plus d’une seconde d’avance sur Jacobsen alors que Marc Faccani obtient une méritoire sixième place.

Le championnat

Auteur d’une saison irréprochable, Jonathan Rea décroche à Jerez son premier titre de champion du monde.

« C’est un rêve de gosse qui se réalise, affirme le pilote Kawasaki. Depuis que j’ai six ans, je cours après cet objectif, et j’ai du mal à réaliser qu’aujourd’hui il s’est concrétisé. J’ai fait beaucoup de sacrifices et j’ai énormément travaillé pour en arriver là. Il y a eu des hauts et des bas, des blessures… C’est fantastique. »

Avec 331 points au compteur, Tom Sykes demeure à la troisième place du classement général avec vingt-deux points de retard sur Chaz Davies.

En Supersport, Kenan Sofuoglu consolide sa place de leader. Le Turc compte désormais trente-trois points d’avance sur Jacobsen, son nouveau dauphin. Jules Cluzel s’étant sérieusement blessé en chutant aux essais, le pilote américain est le seul à pouvoir encore empêcher Sofuoglu de coiffer une nouvelle couronne de champion du monde. Belle opération également pour Marco Faccani qui se hisse dans le top dix.

 L’histoire

Avec seulement six points à marquer pour décrocher le Graal, Jonathan Rea était quasiment assuré de repartir du circuit de Jerez avec le titre de champion du monde en poche. Une récompense largement méritée pour le pilote Kawasaki, auteur d’une saison particulièrement remarquable. Depuis l’ouverture de la compétition en Australie, Rea n’était en effet jamais descendu du podium avec l’épreuve de Jerez. Avec douze victoires, six deuxièmes places, et deux troisièmes places, le Britannique a survolé les débats pour décrocher en Espagne la couronne mondiale alors qu’il reste encore deux épreuves disputer.

A 28 ans, Jonathan Rea obtient ainsi sa première récompense majeure. Vice-champion de Grande-Bretagne Superbike en 2007, vice-champion du monde Supersport l’année suivante, troisième du Mondial Superbike en 2014, le coéquipier de Tom Sykes aura dû attendre de rejoindre l’équipe Kawasaki pour concrétiser son immense talent. Pour le constructeur japonais, c’est le troisième titre depuis la création du Mondial Superbike en 1988. Scott Russel s’était imposé en 1993, imité vingt ans plus tard par Tom Sykes.

Bol d’Or (Castellet) 20 septembre 2015

Une victoire historique

Malchanceux depuis l’ouverture du championnat du monde, le team Kawasaki SRC a renoué avec le succès à l’occasion du 79e Bol d’Or. Une épreuve qui effectuait cette année son retour sur le mythique circuit Paul Ricard.

TEAM SRC KAWASAKI Gregory LEBLANC / Matthieu LAGRIVE / Fabien FORET Kawasaki ZX10R Formula EWC  Bol d'Or 2015 (Circuit Paul Ricard) 19-20/09.2015 PSP/ Lukasz Swiderek www.photoPSP.com

Après quinze éditions organisées à Magny-Cours, le Bol d’Or retrouvait cette année le circuit Paul Ricard, un site historique qui avait déjà accueilli la plus célèbre des courses d’Endurance entre 1978 et 1999. Pour célébrer cet événement, le team Kawasaki SRC s’est adjugé la victoire au terme de deux tours d’horloge rondement menés. Parti de la pole position, l’équipage composé de Gregory Leblanc, Fabien Foret et Matthieu Lagrive a su éviter de nombreux pièges pour décrocher sa première victoire de la saison et s’offrir un succès bienvenu après les galères des trois premières épreuves : une chute au Mans les privant de la lutte pour la victoire, des problèmes de pneus à Suzuka, et un moteur cassé à Oschersleben.

Avec onze victoires au Bol d’Or, Kawasaki s’empare ainsi du record dans la plus célèbre des courses d’Endurance.

Pour Gilles Stafler, c’est le quatrième succès de rang. Un succès à domicile qui tenait à cœur au manager installé au Cannet des Maures, à quelques dizaines de kilomètres du circuit Paul Ricard.

« C’est vrai que celle-ci je la voulais vraiment, confie le patron du team SRC. Non seulement parce qu’on est à la maison, mais aussi parce qu’il fallait effacer les déceptions d’une saison où la réussite n’a pas été vraiment à nos côtés. Depuis que cette moto est sortie en 2011, nous n’avions jamais eu le moindre problème. Pour nos partenaires, il était important de gagner ici. »

Fabien Foret n’en pense pas moins :

« Après ma chute au Man, j’avais à cœur de me racheter, confie le vétéran de l’équipe Kawasaki. Je suis ravi de l’avoir fait. »

Mais comme le dit Grégory Leblanc, ce succès n’a pas été acquis facilement.

« On avait une moto fiable et rapide, ce qui nous a été favorable avec cette longue ligne droite, souligne le pilote Kawasaki, mais à chaque fois que nous pensions avoir fait la différence et qu’on se croyait à l’abri, un pépin nous arrivait. Une consommation excessive sur un relais, un problème de pneu sur un autre, un phare défaillant dans la nuit… Au final on s’impose, et je dois dire que ça fait vraiment du bien de remporter notre première victoire de la saison. »

Grand Prix de Singapour, 20 septembre 2015

RICCIARDO TOUT SOURIRE

Le pilote australien de l’écurie Infiniti Red Bull Racing monte sur la deuxième marche du podium alors que la victoire revient à Sebastian Vettel. Abandon pour Lewis Hamilton, Nico Rosberg quatrième.

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Vettel en arbitre

Le quadruple champion du monde a confirmé à Singapour qu’il était le seul pilote capable de gêner Lewis Hamilton et Nico Rosberg, tout du moins d’être le premier bénéficiaire de leur éventuelle méforme : troisième victoire 2015 pour Sebastian Vettel, depuis la pole position que les Mercedes occupaient depuis 23 Grands Prix. Les Flèches d’argent, en manque de grip dans la chaleur et privées des lignes droites et courbes rapides qu’elles affectionnent, ont souffert en qualifications comme en course. Nico Rosberg s’est contenté de la quatrième place, soit des points précieux au regard de l’abandon de Lewis Hamilton, lâché par son groupe propulseur. Ferrari en a donc profité, avec Kimi Räikkönen troisième, pour placer ses deux autos sur le podium pour la première fois depuis 45 Grands Prix.

Daniel opportuniste

Deuxième podium et meilleur résultat de la saison pour Daniel Ricciardo, parti en première ligne derrière Sebastian Vettel et dans ses échappements à l’arrivée. L’Australien a parfaitement tiré parti d’une RB11 à son aise sur ce tracé atypique. Daniil Kvyat, qui avait également brillé en qualifications avec le quatrième temps, termine sixième, piégé par la voiture de sécurité alors que le top 3 était envisageable.

Grosjean hors des points

Passé en Q3 pour la dixième fois cette année, Romain Grosjean n’a eu d’autre choix que de défendre sa place dans les points une fois en course, aidé par un undercut stratégique. Mais le Français s’est finalement incliné devant les Toro Rosso et Sauber, avant d’abandonner à l’approche de l’arrivée.

Daniel Ricciardo (Infiniti Red Bull Racing) :

« Je pense que c’est à ce jour notre meilleure chance de victoire et comme nous en sommes passés tout près, nous pouvons être fiers de nous. Nous avons converti la plupart de notre potentiel ici. Au départ, Seb s’est envolé, puis je suis revenu sur lui. Sans la voiture de sécurité, nous aurions été assez proches et un undercut aurait peut-être été possible lors des arrêts. Mais la voiture de sécurité a finalement dicté le scénario de la course. Nous signons à la fin le meilleur tour en course et c’est une fierté. Suzuka est d’ordinaire une bonne piste pour nous, même si je ne pense pas y faire aussi bien qu’ici, mais nous pouvons viser le top cinq. C’est bon de renouer avec le podium, je suis vraiment heureux pour l’équipe. Le châssis a pris vie depuis quelques courses, merci aux gars pour ça. »

Prochain rendez-vous : GP du Japon (Suzuka – 27 septembre)

Rallye d’Australie, 13 septembre 2015

MEEKE SUR LE PODIUM ! 

Protagoniste tout au long du rallye, Kris Meeke s’adjuge la troisième place aux couleurs Citroën-Total. La victoire revient à Sébastien Ogier (Volkswagen) qui décroche son troisième titre mondial.

Triple couronne

Septième victoire de la saison pour Sébastien Ogier, qui aligne son troisième titre mondial de rang. Seuls Sébastien Loeb, nonuple champion du monde, Juha Kankkunen et Tommi Mäkinen, avec quatre titres chacun, ont été plus prolifiques dans l’histoire du WRC. Avec également les points de la deuxième place de Jari-Matti Latvala, Volkswagen décroche un troisième titre constructeur.

Meeke renoue avec le top 3

Kris Meeke n’avait plus placé sa DS 3 WRC sur le podium depuis fin avril et sa victoire en Argentine. Le Britannique, pointé en tête du rallye à plusieurs reprises (ES 4 à 7, puis 9 à 11), a livré une excellente prestation sur la terre australienne pour compléter le podium derrière les deux Polo R WRC. Il gagne ainsi une place au classement du championnat pour figurer au sixième rang. 

Lefebvre apprend vite

Suite au forfait de Mads Østberg, blessé lors des reconnaissances, le jeune français Stéphane Lefebvre a pris le volant de la seconde DS 3 officielle au pied levé. Pour sa première sortie sur terre au volant d’une WRC, il a signé une honorable treizième place. A la clé, un point pour l’équipe au championnat constructeurs. 

Kris Meeke (Citroën Total Abu Dhabi World Rally Team) :

« Nous avons atteint l’objectif premier qui était d’être à l’arrivée au terme d’une course régulière. Je retiens que nous avons été en tête du rallye durant presque deux jours. Je pense que le travail a été bien fait et que l’on ne pouvait pas prétendre à beaucoup plus lors de la dernière étape. Il faut continuer à travailler dur.  »  

 Prochain rendez-vous : rallye de France – Tour de Corse (1 – 4 octobre)

Course du Japon (Motegi) 13 septembre 2015

LOPEZ ENFONCE LE CLOU 

Septième victoire 2015 du n°1 mondial de l’équipe Citroën Total qui creuse l’écart en tête du championnat.

Citroën ou Citroën ?

En s’imposant dans la Course 1, José María López a fait un nouveau pas vers un deuxième sacre mondial. Alors qu’il reste trois rendez-vous, soit six courses à disputer, le titre ne peut arithmétiquement plus échapper aux pilotes de l’équipe Citroën Total. Il reviendra à l’Argentin, à moins qu’Yvan Muller et Sébastien Loeb soient en mesure d’inverser la tendance. 

Ambitions en terre chinoise

Quand bien même les pilotes des Citroën C-Elysée WTCC ont joué de malchance dans la Course 2 après avoir fait le spectacle, le team Citroën Total pourrait bien décrocher le titre constructeurs dès le prochain week-end de course programmé à Shanghai : Citroën ne devra pas y concéder plus de 37 points… 

Xavier Mestelan (Directeur-adjoint Citroën Racing) :

« Malgré nos 60 kg de lest, très pénalisants sur un circuit de ce type, nous avons réussi à afficher un niveau de performance satisfaisant. Il faut en premier lieu saluer la victoire de Pechito López, auteur d’un magnifique départ puis d’une course parfaite. Il n’a pas connu la même réussite lors de la seconde manche, mais c’est parfois le lot des courses en peloton. Sébastien Loeb, Ma Qing Hua et Yvan Muller ont offert leur part du spectacle et je pense que le public de Motegi a assisté à deux belles courses de WTCC ! »

 Prochain rendez-vous : Chine (Shanghai, 25 – 27 septembre).

Grand Prix de Saint-Marin, 13 septembre 2015

Premier podium en MotoGP pour Redding

Alors qu’il peinait depuis le début de la saison à s’adapter à sa Honda d’usine, Scott Redding a fait sensation en Italie en montant sur son premier podium en classe reine. Belle course également de Rabat en Moto2, deuxième sous le drapeau à damier.

SCOTT REDDING GBR  ESTRELLA GALICIA 0,0 MARC VDS HONDA MotoGP  GP San Marino 2015 (Circuit Misano) 11-13/09.2015 PSP/ Lukasz Swiderek www.photoPSP.com

Les courses

Après sa belle sixième place en Angleterre, Scott Redding confirme sa progression à Misano en montant sur le podium au côté de Marc Marquez et Bradley Smith. Une performance d’autant plus héroïque que la course s’est déroulée dans des conditions très délicates, la pluie s’invitant après quelques tours. Les pilotes ont ainsi dû passer par les stands à deux reprises pour changer de motos.

En Moto2, Tito Rabat a effectué une superbe remontée après des premiers tours difficiles dus à un manque de feeling avec son pneu avant. Cravachant sa Kalex de main de maître, l’Espagnol est parvenu à se hisser sur la deuxième marche du podium.

Moins de réussite en revanche pour Alex Marquez qui est tombé dans les premiers tours. Après deux prometteuses quatrième places à Brno et Silverstone, le pilote Marc VDS repart de Misano sur une grosse déception.

Le championnat

Si son podium ne change rien à sa place au classement MotoGP, il permet néanmoins à Scott Redding de revenir à trois points d’Aleix Espargaro. Treizième, le Britannique ne compte par ailleurs que seize points de retard sur le dixième, Cal Crutchlow.

En Moto2, Tito Rabat profite de la chute d’Alex Rins pour reprendre la deuxième place du championnat. L’Espagnol compte toutefois quatre-vingt treize points de retard sur le leader, Johann Zarco.

Malgré son résultat blanc, Alex Marquez se maintient pour sa part en dixième position.

L’histoire

Monter sur son premier podium en MotoGP après être tombé en début de course, voilà l’exploit qu’a réalisé Scott Redding sur le circuit de Misano.

« Quand il a commencé à pleuvoir, je n’avais rien à perdre et j’ai attaqué fort avec mes pneus slicks, raconte le pilote du team Estrella Galicia 0,0 Marc VDS. Mais j’ai fini par en faire un peu trop et je suis rentré dans les graviers. Je suis tombé et je pensais que la course était terminée, mais j’ai pu regagner les stands assez vite. Je suis reparti en pneus pluie, mais j’avais un mauvais feeling. C’est pour ça que je suis très vite repassé par les stands quand la piste a commencé à sécher pour changer à nouveau de moto et repartir en slicks. Je ne pensais avoir aucune chance quand j’ai vu P4 sur mon panneau. J’ai cru que c’était une erreur… Mais non.. J’ai mis la tête dans le guidon pour aller chercher Baz, qui était devant moi avec sept secondes d’avance, avant que la pluie ne revienne. J’étais loin d’imaginer que j’allais monter sur le podium en me réveillant ce matin. C’est génial pour moi et surtout pour l’équipe qui ne m’a jamais lâché de toute la saison. »