GRAND PRIX DES PAYS-BAS (ASSAN), 27 JUIN 2015

Encore un podium pour Rabat

Tito Rabat a décroché son cinquième podium de suite à l’occasion du Grand Prix des Pays-Bas, le premier sur le circuit d’Assen. Alex Marquez est lui rentré dans le top dix alors qu’en MotoGP Scott Redding s’est classé treizième.

Les courses

Qualifié sur la première ligne de la grille et leader jusqu’à trois tours de l’arrivée, Tito Rabat a livré une solide partition sur le circuit d’Assen. « J’ai fait une belle course, analyse le pilote du team Estrella Galicia 0,0 Marc VDS. J’ai pris un bon départ et j’ai dû batailler pour reprendre Folger en tête de la course. La bagarre avec Zarco a elle aussi été intense. Malheureusement, Johann avait un rythme un peu meilleur que le mien et je n’ai rien pu faire quand il m’a repris à trois tours de la fin. » Alex Marquez a lui croisé le fer avec Mika Kallio. Une petite erreur à quelques kilomètres de l’arrivée a toutefois fait perdre à l’Espagnol le contact du Finlandais. Marquez passe tout de même sous le drapeau à damier en neuvième position, égalant ainsi son meilleur résultat depuis ses débuts en Moto2. Week-end difficile en revanche pour Scott Redding dans la catégorie MotoGP. Encore recalé en Q1, le Britannique termine treizième à 43 secondes du vainqueur. « Cela restera un week-end assez frustrant, admet Redding. Quand on pense faire un pas en avant on en fait deux en arrière. Il ne faut pas baisser les bras, mais j’aimerais que nous parvenions à trouver des solutions pour améliorer mes sensations avec cette moto. »

SCOTT REDDING GBR  ESTRELLA GALICIA 0,0 MARC VDS HONDA

Le championnat

Même s’il ne marque que quatre points aux Pays-Bas, Redding se maintient à la treizième place du classement MotoGP. En Moto2, Rabat consolide sa deuxième place même s’il compte désormais quarante-cinq points de retard sur Zarco. Marquez gagne encore une position grâce aux sept points inscrits à Assen. Il pointe désormais à la quinzième place du championnat.

L’histoire

A partir de l’an prochain, le Grand Prix des Pays-Bas se courra le dimanche. Une véritable révolution pour le Dutch TT, épreuve bientôt centenaire, qui se déroulait jusqu’à présent le dernier samedi du mois de juin. « A l’époque, commente Hans van der Mark, la course se déroulait sur des routes ouvertes qu’il fallait fermer à la circulation, et il était hors de question de priver les villageois de l’accès aux églises le dimanche. » La tradition a perduré. Depuis 1925, les fans néerlandais ont pris l’habitude de se rassembler fin juin du côté d’Assen pour communier autour de leur passion de la moto. Seule épreuve à figurer au calendrier des championnats du monde depuis leur création en 1949, le Grand Prix des Pays-Bas va donc faire une entorse à son goût de la tradition pour répondre aux exigences de la modernité. « Organiser les courses le dimanche va nous permettre d’accueillir davantage de spectateurs, expliquent les organisateurs du Dutch TT. Nous aurons également une meilleure couverture médiatique qui profitera à tout le monde. Il nous fallait franchir ce pas. »

Prochain rendez-vous : Allemagne, 11-12 juillet 2015

GRAND PRIX DU CASTELLET, 28 JUIN 2015

Citroën Total tient son rang à domicile.

L’équipe française a affermi son leadership aux championnats avec un quadruplé des C-Elysée WTCC dans la première course et une victoire de José María López au terme de la seconde.

Une première pour Loeb

Sébastien Loeb a signé sa toute première pole position en FIA WTCC, un avantage que l’ancien numéro 1 mondial des rallyes a conservé pour signer, dans la course 1, sa troisième victoire de la saison, la cinquième dans la discipline. Sous le drapeau à damier, il a devancé Yvan Muller, José María López et Ma Qing Hua, soit un superbe quadruplé pour l’équipe Citroën Total. Sébastien Loeb a connu moins de réussite dans la seconde course, avec une sortie de piste synonyme d’abandon.

team Citroen racing

« Pechito » reprend la main

Voilà deux meetings que le champion du monde en titre et leader 2015, José María López, voyait fondre son avance au classement sur Yvan Muller. Dans un style rageur, « Pechito » a remis les pendules à l’heure dans la course 2 avec une victoire qui lui permet de porter son avance sur le français à 39 points. A noter la troisième place de Ma Qing Hua, qui n’était plus monté sur le podium depuis Marrakech.

Sébastien Loeb : « C’était une première satisfaction que de m’élancer depuis la pole position pour la première fois en FIA WTCC. Mon départ n’a pas été très bon et j’ai dû défendre ma position dans le premier tour. Après avoir pris quelques longueurs d’avance grâce à la bagarre que se livraient Yvan et Pechito, j’ai pu piloter sereinement. J’ai pris un bon départ dans la course 2 mais j’ai fait une erreur stupide. Il y avait trop de dégâts et j’ai abandonné. Malgré cette troisième victoire de la saison, j’ai du mal à tirer un bilan positif car je perds des points au championnat. »

Prochain rendez-vous : Portugal (Vila Real, 10 – 12 juillet).

WSK Misano (Italie), 21 juin 2015

Kawasaki fait la loi

Une fois de plus, les pilotes Kawasaki n’ont pas fait de détail à l’occasion de la huitième épreuve du championnat du monde Superbike. Sykes et Rea se sont partagé les victoires sur le circuit de Misano, confortant ainsi leur domination au classement général.

Les courses

Parti de la pole position, sa troisième de la saison, la vingt-cinquième de sa carrière en Superbike, Tom Sykes a survolé la première course de la journée en menant les débats du premier au dernier tour. En délicatesse avec le grip de son pneu arrière, le pilote Kawasaki a toutefois dû se contenter de la cinquième place à l’arrivée de la seconde course. « Je pourrais être content de mon week-end, a confié Sykes. Pas mal de pilotes seraient satisfaits d’avoir gagné une course après avoir fait la pole. Pour ma part, je suis déçu de ne pas avoir réussi à signer la même performance lors de la deuxième course. »

Jonathan Rea a mieux joué le coup en changeant de choix entre les deux courses. Qualifié sur la deuxième ligne de la grille, le leader du championnat s’est classé deuxième de la première manche avant de s’imposer dans la seconde. « Je suis content car j’ai bien géré l’usure de mes pneus dans la deuxième course, a-t-il expliqué. Je sais qu’il faut commencer à penser au championnat, mais aujourd’hui j’avais vraiment envie d’aller chercher une victoire. » La vingt-sixième de sa carrière en Superbike.

En Supersport, Kenan Sofuoglu est allé à la faute dans le dernier tour. Le triple champion du monde a tout de même pu reprendre la piste pour passer sous le drapeau à damier en onzième position. Marco Faccani s’est lui classé neuvième.

Le championnat

Pour Jonathan Rea, les courses se suivent et se ressemblent. Avec deux nouveaux podiums, dont une victoire, le leader du championnat compte désormais cent trente-trois points d’avance sur son coéquipier. Solide deuxième, Tom Sykes possède quant à lui seize points de plus que le troisième. En Supersport, malgré sa contre-performance, Kenan Sofuoglu conserve vingt points d’avance sur Jules Cluzel alors que Marco Faccani glisse à la dixième place du classement général avec quarante-trois points à son tableau de chasse.

L’histoire

Les dix dernières courses du championnat du monde Superbike ont été remportées par l’équipe Kawasaki. Impériale, depuis l’ouverture de la saison, la ZX-10 RR lamine la concurrence. A Misano, Tom Sykes et Jonathan Rea se sont encore partagé les victoires, récitant leur partition avec virtuosité, et réduisant une fois de plus leurs adversaire à un simple rôle de faire-valoir.

Depuis la création du Mondial Superbike, seule l’usine Ducati avait jusque-là réussi une telle série. Avec dix-sept podiums de rang, Jonathan Rea caracole par ailleurs en tête du classement général avec cent trente-trois points d’avance sur son coéquipier. Il faut remonter à la saison 1995 pour retrouver trace d’une telle domination. Cette année-là, après seize courses, Carl Fogarty devançait Troy Corser de cent trente-six points. Avec seize podiums de suite, le leader du championnat égale par ailleurs une performance dont seul Troy Corser avait été jusqu’à présent crédité. C’était en 2005.

Grand Prix de Slovaquie, 21 juin 2015

Loeb retrouve la lumière

En ballottage à Moscou, l’équipe Citroën Total a repris la main en monopolisant les podiums sur le Slovakia Ring. Sébastien Loeb en a profité pour renouer avec la victoire.

 CR

Deux triplés pour Citroën Total

45e victoire, au terme de la course 1, pour Yvan Muller devant José María López et Sébastien Loeb, et le tiercé dans l’ordre inverse sur le podium de la course 2 avec le nonuple champion du monde des rallyes vainqueur devant José María López et Yvan Muller. Les Citroën C-Elysée WTCC se sont montrées impitoyables en Slovaquie.

Seb puissance 4

Vainqueur en Argentine en début de saison, Sébastien Loeb a renoué avec le succès en remportant la course 2. Auteur d’un départ époustouflant, le Français, huitième sur la grille de départ, s’est hissé en deuxième place après le premier virage, avant de prendre le meilleur sur Gabriele Tarquini un tour plus tard. L’ancien n°1 mondial du rallye compte désormais 4 victoires en WTCC.

Carlos Tavares, PDG de PSA Peugeot Citroën :

« Citroën Racing a une nouvelle fois démontré ses qualités, sa combativité et son esprit d’équipe. C’est un exemple pour tout le groupe PSA, qui illustre ce que nous devons faire au quotidien : repousser nos limites pour accomplir ce que nous n’avions jamais réussi à faire auparavant. Nous devons y parvenir chaque jour, en travaillant tous ensemble et dans la confiance. »

Prochain rendez-vous : France (Paul Ricard, 26 – 28 juin).

Grand Prix d’Autriche (Spielberg) 21 juin 2015

Ricciardo sauve l’honneur 

Le point de la 10e place du pilote australien ne satisfait pas Infiniti Red Bull Racing, il est vrai pénalisée à l’issue des qualifications en vertu du règlement sur les moteurs. Nouveau doublé Mercedes, Rosberg devant Hamilton.

Les RB11 pénalisées

La décision de changer les propulseurs des deux Red Bull, au delà de l’allocation réglementaire de quatre moteurs par monoplace pour la saison, fut ce week-end synonyme de pénalité. Daniil Kvyat et Daniel Ricciardo se sont ainsi élancés depuis les 15e et 18e positions. L’Australien, en prenant le meilleur sur Felipe Nasr en fin de course, a pris le dernier point de la distribution. Un Grand Prix à domicile décevant pour l’écurie autrichienne. 

Rosberg ne lâche rien

De nouveau dominé par Lewis Hamilton en qualifications, Nico Rosberg n’en a pas moins pris un meilleur départ que le Britannique en lui faisant l’intérieur au premier virage. Dès lors, l’Allemand a contrôlé son n°1 mondial de coéquipier pour signer son troisième succès de l’année. A la clé le cinquième doublé Mercedes. Hamilton ne possède plus que 10 points d’avance sur Rosberg au classement du championnat. 

Grosjean contraint à l’abandon

En neuvième position après avoir évité les affres d’un premier tour chaotique, puis huitième sur une stratégie décalée afin d’éviter le trafic, Romain Grosjean a été contraint à l’abandon au 36e tour, lâché par la boîte de vitesses de sa Lotus. 

Christian Horner (Infiniti Red Bull Racing – Team Principal) :

« Nous voulons retrouver les premières lignes de la grille et l’ensemble de notre personnel à Milton Keynes travaille incroyablement dur pour nous y ramener. »

 Prochain rendez-vous : GP de Grande-Bretagne (5 juillet)

24h du Mans

DESILLUSION POUR SIGNATECH ALPINE

Sortie de piste et abandon en pleine nuit pour l’Alpine A450b alors qu’elle occupait la 3e place de la catégorie LMP2, remportée par KCMG. Doublé Porsche en LMP1.

Des promesses au chagrin…

Cinquième LMP2 sur la grille de départ, troisième après plus de neuf heures de course, l’Alpine A450b #36 abordait la nuit sur un podium virtuel lorsque

Paul-Loup Chatin en a perdu le contrôle à Mulsanne. Il a tout tenté pour ramener l’auto au stand, en vain. Les champions d’Europe en titre ont été contraints à l’abandon. 

Porsche puissance 17

Dix-septième victoire au Mans (nouveau record), la première depuis 1998 pour le constructeur allemand. La Porsche 919 Hybrid #19 (Nico Hülkenberg, Earl Bamber, Nick Tandy) s’est imposée (395 tours) devant la #17 (Webber, Hartley, Bernhard) et l’Audi R18 e-tron quattro #7 (Fässler, Lotterer, Tréluyer).

L’exploit de Corvette

Une seule C7.R officielle au départ, la #64, mais victorieuse à l’arrivée en GTE Pro aux mains d’Oliver Gavin, Tommy Milner et Jordan Taylor. Ferrari sauve l’honneur en GTE Am avec l’équipe SMP Racing.

Philippe Sinault, Team Principal Signatech-Alpine :

« Nous avions pris un excellent départ. L’objectif était d’être à portée de podium. Les deux premiers étant partis sur un rythme très rapide, la troisième place était une très bonne position pour commencer notre nuit. La stratégie établie pouvait nous donner un avantage déterminant. Mais Le Mans reste une course difficile. Nous ne connaissons pas encore les circonstances de la sortie de piste. Nous allons analyser tous les paramètres. Bravo, néanmoins, à toute l’équipe et à nos pilotes, qui ont fait un excellent travail en début de course et qui ont fait preuve d’abnégation lors des moments difficiles.»

 Prochain rendez-vous : 6 Heures du Nürburgring (30 août)

Grand Prix de Catalogne, 14 juin 2015

Meilleur résultat de la saison pour Redding

En terminant septième du Grand Prix de Catalogne, Scott Redding a obtenu à Barcelone son meilleur résultat de la saison. Tito Rabat est pour sa part à nouveau monté sur le podium. 

Les courses

Pourtant recalé en Q1 et contraint de s’élancer de la cinquième ligne de la grille de départ, Scott Redding a réalisé sa plus belle course de la saison pour égaler au final son meilleur résultat en MotoGP. Longtemps à la lutte pour la cinquième place, le Britannique a dû assurer sur la seconde partie de la course quand ses pneus se sont dégradés. « La piste était piégeuse et beaucoup de pilotes sont allés à la faute, explique-t-il. Il était important de finir sans faire d’erreur. Tout n’est pas encore parfait, mais nous avons réalisé des progrès tout au long du week-end, ce qui est encourageant. »

En Moto2, Tito Rabat a mené la course jusqu’au dernier tour. Une petite erreur à quelques encablures de l’arrivée a malheureusement permis à Zarco et à Rins de doubler le champion du monde en titre qui a ainsi dû se contenter de la troisième marche du podium. Percuté dans le premier tour par un adversaire, Alex Marquez a quant à lui réussi à revenir de la vingt-huitième à la onzième place en signant des chronos identiques à ceux du groupe de tête. 

Le championnat

Grâce aux neuf points inscrits à Barcelone, Redding remonte à la treizième place du classement MotoGP. Le Britannique n’est plus qu’à quatre points de la douzième place détenue par Aleix Espargaro.

En Moto2, Rabat se maintient à la deuxième place du championnat, mais ce sont désormais quarante points qui le séparent du leader, Johann Zarco. Marquez gagne lui une place. Il occupe à présent la seizième position du championnat avec un capital de vingt-trois points.

L’histoire

Hormis un résultat blanc en France, Alex Marquez est toujours rentré dans les points depuis ses débuts en Moto2. Néanmoins, avec pour meilleur résultat une neuvième place à Jerez, le champion du monde Moto3 en titre estime ne pas encore être là où il l’espérait en s’engageant avec le team Estrella Galicia 0,0 Marc VDS.

« Pour lui comme pour nous, c’est plus difficile qu’on l’imaginait, avoue Michael Bartholemy, le team manager de la structure belge. Le passage du Moto3 au Moto2 n’est jamais évident. Certains s’y mettent vite, mais d’autres ont besoin de plus de temps pour appréhender le poids de la machine ainsi que le comportement d’un moteur de série sans assistance électronique. Alex a par ailleurs été victime de deux chutes assez lourdes à Almeria, en début d’année. Cela ne l’a pas aidé à prendre confiance. On voit toutefois qu’il progresse bien depuis le Grand Prix d’Espagne. C’est un pilote intelligent qui comprend ce qu’il faut faire et qui sait où il veut aller. D’ailleurs, à Barcelone, il a roulé dans les chronos des leaders. S’il n’avait pas été percuté par un adversaire dans le premier tour, il aurait largement pu finir dans le top dix. »

 

Rallye d’Italie (Sardaigne) – 14 juin 2015

ØSTBERG PASSE LA DEUXIEME 

Fidèle à sa réputation, le rallye de Sardaigne s’est montré impitoyable. Victoire de Sébastien Ogier alors que Mads Østberg, cinquième pugnace au volant de sa DS3 WRC, s’est emparé de la deuxième place du championnat.

Mads le tenace

Le week-end a mal débuté pour le Citroën Total Abu Dhabi World Rally Team : sortie de route pour Kris Meeke dès le deuxième chrono, et Mads Østberg en difficulté. Cependant, le Norvégien, accrocheur, est remonté en troisième position, avant une faute le rejetant à la cinquième place. Ces points de l’abnégation lui valent la deuxième place du classement à 66 points du leader.

Ogier plane

Seul pilote parmi les ténors a avoir avalé l’épreuve sans soucis techniques ou écarts de conduite, le n°1 mondial conforte son leadership avec cette quatrième victoire sur six épreuves disputées.

 Mise aux points

Repartis en Rally2, Kris Meeke et Paul Naggle rapportent quelques points précieux au Citroën Total Abu Dhabi World Rally Team, qui conserve ainsi la deuxième place du championnat constructeurs. A noter la dixième place de Khalid Al-Qassimi.   

Marek Nawarecki (Deputy Team Principal Citroën Racing) :

« Ce rallye a tenu ses promesses d’épreuve extrême. En perdant une DS 3 WRC dès la deuxième spéciale, nous n’étions pas dans la meilleure situation. Mads est monté en puissance, mais il a lui aussi connu son lot de mésaventures. Il faut se contenter de cette cinquième place, qui lui permet de passer en deuxième position au Championnat du Monde. Les points marqués par Kris permettent également à l’équipe de conserver sa place au classement Constructeurs. »

Prochain rendez-vous : rallye de Pologne (2 au 5 juillet)

 

 

 

 

WSK Portugal (Portimao – 7 juin 2015)

Encore un doublé pour Rea

Après Sykes à Donington, c’est Rea qui a fait le spectacle à Portimao en remportant les deux courses de la septième épreuve du championnat du monde. Pour le pilote Kawasaki, c’est le quatrième doublé de la saison. Un nouveau triomphe qui lui permet continuer de creuser à nouveau l’écart sur ses adversaires. Sykes s’empare quant à lui de la deuxième place du classement général. 

Les courses

Dire que l’équipe Kawasaki domine cette saison le championnat du monde Superbike tient de l’euphémisme. Au Portugal, Rea et Sykes ont encore terminé la première course aux deux premières places. Un doublé réalisé dans des conditions difficiles, l’arrivée de la pluie ayant contraint les pilotes à repasser par les stands. Sykes a longtemps fait jeu égal avec son coéquipier avant qu’un petit problème technique ne lui en fasse perdre le contact.

Lors de la deuxième course disputée sur le sec, Rea s’est tranquillement imposé alors que Sykes a dû composer avec un pneu perdant de la pression et déstabilisant par la même occasion le comportement de sa machine. Le Britannique a dû rendre la main au fil des tours et se résigner à terminer en huitième position. En Supersport, Kenan Sofuoglu est de nouveau monté sur le podium en terminant deuxième après avoir mené la course jusqu’à l’entrée du dernier tour. Marco Faccani est lui passé sous le drapeau à damier en douzième position.

 Le championnat

Avec 330 points encaissés sur 350 possibles, Jonathan Rea caracole en tête du classement général du Mondial Superbike. Le pilote Kawasaki compte en effet 124 points d’avance sur son nouveau dauphin, qui n’est autre que son coéquipier. Fort de son septième podium de la saison, Tom Sykes s’est emparé de la deuxième place du championnat avec sept longueurs d’avance sur Leon Haslam. En Supersport, Kenan Sofuoglu demeure lui aussi un solide leader. Le pilote Kawasaki possède en effet 40 points d’avance sur le vainqueur du jour, le Français Jules Cluzel. Marco Faccani se maintient pour sa part dans le dix. Avec 36 points inscrits, l’Italien occupe la neuvième place du classement général.

L’histoire

Rien ne semble pouvoir cette année enrayer la marche royale de Jonathan Rea. Malgré une chute en Superpole, samedi après-midi, qui l’a contraint à s’élancer à deux reprises de la troisième ligne de la grille de départ, le leader du championnat a encore survolé les débats pour s’imposer à chaque fois. Sur les sept premières épreuves de la saison, Rea compte dix victoires, dont quatre doublés, et deux deuxième places. Le Britannique devient ainsi le premier pilote de l’histoire à inscrire 330 points en quatorze courses, effaçant des tablettes son compatriote Neil Hodgson. Une formidable réussite qui n’altère pas la modestie du pilote Kawasaki.

« J’ai une moto géniale et une équipe géniale, estime Jonathan. Chaque week-end nous parvenons à mettre en place la bonne stratégie. Nous avons su tirer les leçons de nos erreurs de Donington. J’ai désormais une solide avance au classement général, mais cela ne changera pas ma façon d’aborder les prochaines courses. »

 

 

 

Grand Prix de Russie – 7 juin 2015

La bonne affaire pour Yvan Muller

Vainqueur de la première course sur le Moscow Raceway, avant d’assurer les points dans la seconde, le Français passe à la deuxième place du classement, à 35 points de José María López, son coéquipier du team Citroën Total.

Un record porté à 44 victoires

Depuis la pole position, Yvan Muller s’est imposé dimanche dans la première course après avoir résisté à son coéquipier, le N°1 mondial en titre argentin José María López. C’est la 44e victoire en WTCC, nouveau record, du quadruple champion du monde français. La troisième cette saison. Parti en dixième position sur la grille de la Course 2, l’Alsacien a assuré la sixième place au terme d’une course très animée. Il reprend seize points à José María López, tout en délogeant Sébastien Loeb de la deuxième place du classement général.

Honda et Lada brillent

Le Portugais Tiago Monteiro (Honda Civic) ne s’était plus imposé depuis 2013 en WTCC, sa victoire dans la seconde course lui permet de consolider sa quatrième place au classement derrière les pilotes Citroën Total. Lada a également brillé à domicile avec deux autos dans le top 4 de la Course 2, son meilleur résultat.

Les C-Elysées revanchardes en Slovaquie ?

La souveraineté du team Citroën Total a été discutée ce week-end. Les hommes du Losange sont donc attendus réactifs dans quinze jours à Bratislava…

Yves Matton (Directeur de Citroën Racing) :

« Ce week-end moscovite a offert un beau spectacle sportif, avec un net resserrement des performances. Il faudra attendre les prochains circuits et les ajustements de poids de compensation pour voir s’il s’agit d’une tendance durable ou d’un phénomène ponctuel. »