Rallye d’Espagne

Citroën réussit en Espagne

Tandis que Sébastien Ogier a remporté un deuxième titre de champion du monde des rallyes, Citroën réalise une nouvelle bonne performance avec la quatrième place de Mads Ostberg.

Les faits

À l’occasion du seul rallye mixte de la saison (une journée sur terre, deux sur asphalte), dans la région de Salou, au sud de Barcelone, il fallait de la polyvalence pour réussir de bonne performance et c’est exactement ce que possède Ostberg qui a tiré parti au maximum de sa DS3 WRC pour marquer les points de la quatrième place.

AUTO - WRC SPAIN RALLY 2014Au classement du Championnat, le Norvégien en profite pour dépasser son coéquipier Chris Meeke. Le Nord-Irlandais a dû faire une croix sur cette épreuve dès la première étape, vendredi. Il était dans le coup pour les gros points lorsqu’il a été victime d’une double crevaison alors qu’il n’avait embarqué qu’une seule roue de secours.

Le chiffre

50 – On disputait ce week-end le 50e rallye d’Espagne et pour marquer le coup une spéciale de 50 km, la plus longue de l’Histoire du rallye, était au programme, à parcourir deux fois.

L’anecdote

Ancien pilote Citroën, Sébastien Ogier a remporté sa le Championnat pour la deuxième fois en deux ans, au volant de la Volkswagen Polo R. Le Français a bel et bien pris la relève de son compatriote Sébastien Loeb, neuf fois titré avant lui.

La phrase

“Citroën a tourné sa priorité vers le WTCC alors que VW a engagé beaucoup d’argent dans le rallye. C’est donc difficile de gagner mais les ambitions de Citroën ne sont plus les mêmes… Et ils sont totalement satisfaits du titre en WTCC.” L’analyse de Loeb, qui a toujours un œil sur le rallye, malgré son engagement en WTCC, concernant les résultats de Citroën cette saison.

À suivre

Grande-Bretagne (13-16 novembre)

Course de Suzuka (Japon)

Lopez est champion

José Maria Lopez est le nouveau champion du monde WTCC, un titre que l’Argentin de l’équipe Citroën a assuré au Japon à un meeting de la fin.

Les faits

Les onze tours effectués sur le circuit de Suzuka, pour la première course de dimanche sonneront pour beaucoup comme un parfait raccourci de la saison, avec lui, Pechito Lopez, imperturbable devant, et les autres, à commencer par les deux légendes de la course automobile Yvan Müller et Sébastien Loeb derrière. Au bout d’un festival, le pilote de Rio Tercero, 31 ans, remportait une neuvième victoire cette saison alors qu’une quatrième place lui aurait suffi pour s’assurer définitivement la première position du Championnat qu’il n’a pas lâchée depuis le coup d’envoi de la saison au Maroc. Lopez s’imposait devant la Chevrolet de Tom Chilton et la C-Élysées de Loeb. Müller était lui victime d’une crevaison. Son “manque chronique de réussite”, comme il le dit lui-même, était également illustré dans cette course sur le grand circuit de Suzuka. Dans la deuxième course, dont le départ était donné avec la grille inversée, les outsiders s’en donnaient à cœur joie et Gabriele Tarquini faisait triompher sa Honda Civic. Lopez terminait sixième, juste derrière Loeb, avec un immense sourire! Pour Yves Matton, le directeur de Citroën Racing, Lopez est “un beau Champion du Monde, pour Citroën, pour l’Argentine et pour le FIA WTCC ! Nous sommes heureux et fiers de l’avoir conduit au titre, car c’est un garçon qui brille autant par ses performances que ses qualités humaines.”

Le chiffre

57. – Le nombre d’années depuis que l’on n’avait pas vu un Argentin champion du monde. Il s’agissait à l’époque d’un certain Juan Manuel Fangio, cinq fois champion du monde de F1 !

L’anecdote

Celui qui a devancé cette année deux champions du monde chez Citroën, José Maria “Pechito” Lopez, a été repéré par Citroën en 2013, lorsqu’en tant que pilote invité, il remportait l’une des deux courses à Termas de Rio Hondo. Le début d’un conte de fées.

La phrase

“C’est très spécial de gagner sur un des circuits fétiches d’Ayrton Senna. Il a conquis deux titres ici et je suis fier de faire de même.” Lopez rejoint une autre légende sud-américaine en triomphant à Suzuka. Après la course de son sacre, il a aussi remercié sa famille et bien sûr son équipe au grand complet.

À suivre

Macao (Chine, 16 novembre)

Grand prix de Malaisie

Rabat sur le toit du monde

En terminant sur le podium de Sepang, Tito Rabat a décroché le titre de champion du monde Moto2 2014. Une récompense largement méritée pour le pilote Marc VDS qui n’a jamais quitté la première place du classement général.

Les courses

Même en cas de victoire de Mika Kallio, Tito Rabat pouvait se contenter d’une septième place pour s’assurer le titre de champion du monde avant la dernière épreuve à Valence. L’Espagnol a fait mieux en montant sur la troisième marche du podium après avoir mené la course durant les premiers kilomètres. Son coéquipier finlandais a tout tenté pour s’imposer mais il s’est finalement incliné derrière Viñales.

2014 17 GP Malaysia 00642En MotoGP, Stefan Bradl a bien résisté jusqu’à l’arrivée face à Bradley Smith pour passer sous le drapeau à damier en quatrième position, égalant ainsi sa meilleure performance de la saison. Jorge Navarro a lui réédité son meilleur résultat depuis son arrivée en Grands Prix en terminant douzième de la course Moto3. Oliveira a connu moins de réussite, le pilote Mahindra étant allé à la faute dès le premier tour alors qu’il s’était élancé dans le groupe de tête. Andrea Migno est lui aussi tombé avant l’arrivée.

Le championnat

Avant même la dernière épreuve de la saison à Valence, Tito Rabat a donc été sacré champion du monde Moto2 en Malaisie. Le pilote espagnol qui n’a jamais quitté la première place du classement général depuis l’ouverture au Qatar sera le premier champion de la catégorie à remettre en jeu son titre la saison prochaine. Même s’il n’a pu empêcher Viñales d’empocher à Sepang une nouvelle victoire, Kallio se maintient à la deuxième place du championnat avec une avance de quinze points sur le pilote de l’équipe de Sito Pons. En MotoGP, Stefan Bradl profite de sa quatrième place et du forfait d’Andrea Iannone pour remonter à la neuvième place du championnat. En Moto3, Oliveira repasse en onzième position alors que Navarro gagne deux places et se retrouve vingt-troisième à un Grand Prix de la fin. Migno rétrograde quant à lui en vingt-cinquième position.

L’histoire

Avec vingt-quatre motos pour cent habitants, la Malaisie est le pays du Sud Est asiatique qui possède la plus grande densité de deux-roues motorisés. « C’est aussi un des pays où il y a le plus de victimes d’accidents de la route, confie Antonio Miranda », le responsable Total Malaisie. D’où l’idée, de monter une campagne d’informations sur la sécurité routière. « Nous avons monté cette campagne dans une vingtaine de pays de la zone Asie Pacifique avec des messages simples adressés aux conducteurs de motos, de voitures et de camions. En faisant le parallèle avec la performance de nos produits pour la protection des moteurs, nous voulons inciter les premiers à porter le casque, les seconds à utiliser la ceinture de sécurité, et les troisièmes à respecter les distances de freinage. » La filiale qui communiquera le mieux autour de ces messages se verra offrir le casque de Stefan Bradl. Le pilote MotoGP du team Honda LCR s’est prêté volontiers au lancement de cette campagne à l’occasion du Grand Prix de Malaisie en dédicaçant le casque qui servira de récompense.

Grand Prix d’Australie

Marc VDS champion du monde

En plaçant ses deux pilotes aux troisième et quatrième places du Grand Prix d’Australie, le Marc VDS Racing Team est d’ores et déjà assuré de décrocher le titre de champion du monde Moto2.

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Les courses

Le circuit de Phillip Island n’est pas seulement l’un des plus beaux et des plus rapides tracés du calendrier MotoGP. C’est aussi un circuit où la météo joue toujours des tours aux pilotes et où les pneus sont mis à rude épreuve à cause d’un long dernier virage à gauche qui fait monter les gommes en température. « Et comme il y a peu de virage à droite, c’est facile de se faire piéger au freinage en entrée de virage », témoigne Bradl, victime d’une chute à huit tours de l’arrivée. En Moto2, les chutes ont également été nombreuses. Tito Rabat et Mika Kallio ont su rester sur leurs roues pour se classer troisième et quatrième derrière Viñales et Lüthi. Les deux pilotes se sont bagarrés dans le groupe de tête jusqu’à l’arrivée, évitant néanmoins de prendre trop de risques alors qu’ils jouent le titre de champion du monde. Dans la catégorie Moto3, Miguel Oliveira et Jorge Navarro se sont classés septième et douzième alors qu’Andrea Migno a échoué à la porte des points en dix-septième position.

Le championnat

Il pouvait décrocher à Phillip Island le titre de champion du monde Moto2. Il fallait pour cela qu’il inscrive douze points de plus que son coéquipier. Tito Rabat n’y est pas parvenu, Mika Kallio ne s’avouant toujours pas battu. En revanche, le Finlandais est désormais le dernier pilote à pouvoir barrer la route du titre à celui qui mène le classement général depuis l’ouverture du championnat au Qatar. Mais la mission s’annonce difficile car ce sont désormais 41 points qui séparent les deux pilotes du team Marc VDS. Une chose est sûre, l’équipe de Michael Bartholemy est d’ores et déjà assurée de décrocher le titre avec l’un de ses deux pensionnaires. En MotoGP, Bradl rétrograde à la dixième place du classement général alors qu’en Moto3, Oliveira revient à égalité de points avec Brad Binder, dixième du classement général. Navarro remonte pour sa part à la vingt-cinquième place, et il n’est désormais plus qu’à un point d’Andrea Migno.

L’histoire

Le championnat MotoGP est-il en train de marcher sur les traces de la F1 ? Il y a une vingtaine d’années, l’acquisition de données était limitée à quelques capteurs -vitesse, régime moteur, ouverture des gaz et suspensions- et c’était au pilote de diriger et d’influencer son équipe technique aves ses seuls commentaires. « Bien évidemment, le pilote reste aujourd’hui une pièce maîtresse de la performance du team, mais les multiples relevés d’acquisition, les programmes de simulation de châssis, de boîte de vitesses, de distribution de couple, d’anti-patinage, de consommation et d’anti-wheelie facilitent les choix des techniciens en montrant clairement la voie à prendre, confie Christophe Bourguignon, le directeur technique de l’équipe Honda LCR. Les cartographies moteurs peuvent être définies avant même que le pilote ait enfilé son cuir. On peut lui expliquer la recette pour qu’il optimise le fonctionnement de sa moto. On peut lui montrer précisément, au centième de seconde près, où il perd du temps, où il ne prend pas assez d’angle, où il en prend trop, s’il freine au bon endroit, s’il accélère au bon moment…. Tout est affiné avant même le premier tour de roue. » Autant dire qu’il est plus facile aujourd’hui d’apprendre à devenir un bon pilote grâce au support de l’équipe technique. Une bonne nouvelle pour Jack Miller qui fera l’an prochain le grand saut du Moto3 au MotoGP.

Course de Fuji

Davidson et Buemi maîtres de Fuji

Toyota reste intraitable à Fuji, avoir un doublé réussi avec un tour d’avance sur la concurrence. La TS040 HYBRID d’Anthony Davidson et Sébastien Buemi a devancé celle de Stéphane Sarrazin, Kazuki Nakajima et Alexander Wurz. Audi n’est pas sur le podium.

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Les faits

La pluie avait un peu gâché la fête de Toyota l’année dernière avec une course derrière la Voiture de Sécurité, il n’en fut rien cette fois, sur une piste sèche où la n°8 de Buemi et Davidson s’élançait en pole position. Après quelques ratés au départ, le Suisse parvenait à reprendre son bien et était talonné par son coéquipier Nakajima qui se défaisait de la Porsche n°20 (Brendon Hartley, Mark Webber and Timo Bernhard).

Les deux prototypes japonais faisaient le trou dans le deuxième relais, doublé par Davidson et Sarrazin, qui offraient un tour d’avance à leur équipe. Le reste n’était que gestion, face à des adversaires déjà résignés à se battre pour la troisième place sur le podium.

Le chiffre

8 points – Avec ce doublé Toyota à Fuji, le constructeur nippon a pris la tête du classement des Constructeurs à Audi, et compte huit points d’avance sur Audi à trois courses de la fin.

La phrase

“Le premier tour était un peu fou !” Sébastien Buemi a tremblé à l’extinction des feux, glissant de la première à la troisième place avant de reprendre la tête avant le premier passage sur la ligne.

L’anecdote

Fuji est vraiment un circuit porte-bonheur pour Toyota qui y est toujours invaincue sur ce tracé, après sa troisième victoire. Alors que la n°7 s’imposait en 2012 et 2013, elle a laissé la voie libre à la N°8 cette fois.

À suivre

Six Heures de Shanghai (Chine, 2 novembre)

Course de Chine (Shanghaï)

Citroën remporte le titre

Un somptueux quadruplé sur le circuit de Shanghai a concrétisé l’exploit qui se dessinait depuis plusieurs mois de la part de Citroën, rafler le titre des Constructeurs en Championnat du Monde des voiture Tourisme pour sa première saison.

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Les faits

Une semaine après la manche de Pékin, le paddock s’est déplacé à Shanghai sur un tracé plus large et plus direct, laissant beaucoup mieux s’exprimer les qualités de la Citroën C-Élysée. Le résultat ne s’est pas fait attendre. Les Rouge et Blanc trustaient la première ligne avec José Maria Lopez devant Ma Qing Hua.

Yvan Muller menait la deuxième ligne et ces trois-là s’envolaient vers le podium de la première course sans effort apparent. Sébastien Loeb, cinquième sur la grille, ratait son départ, mais effectuait une belle remontée jusqu’à la quatrième place. Avec ce carton plein, Citroën mettait fin au suspense chez les Constructeurs.

Quand on domine à ce point la première course, difficile de briller dans la deuxième, avec la règle de la grille inversée. Un accrochage entre Müller (abandon) et Loeb (13e) corsait l’affaire dont Lopez tirait admirablement parti. L’Argentin terminait troisième derrière Mehdi Bennani (Honda, première victoire en WTCC) et Tiago Monteiro (Honda), ce qui lui permettait d’entrevoir le sacre chez les pilotes pour le prochain meeting.

Le chiffre

14. – Le nombre de titres de champion du monde des marques de Citroën.

Après huit titres en WRC et 5 en rallye-raid, celui conquis en WTCC est aussi le premier sur circuit, pour une première saison hors des routes et des pistes!

L’anecdote

Chez lui à Shanghai, Ma Qing Hua était particulièrement heureux d’avoir terminé la première course à la deuxième place, devant les deux champions du monde Müller et Loeb. “Terminer deuxième de la course 1, près du vainqueur, est un bon résultat. Pour moi, cela a encore plus de valeur que ma victoire à Moscou”, admettait-il. Il prenait aussi une belle 5e place dans la deuxième course.

La phrase

“J’étais plus nerveux que d’ordinaire.” Il faut croire que cela a fait du bien à Lopez. Une fois de plus, l’Argentin a été le meilleur pilote sur ce meeting avec une victoire et une troisième place. Il compte à présent 93 points d’avance sur Müller à six courses de la fin.

À suivre

Suzuka (Japon, 25-26 octobre)

Grand Prix du Japon

Rabat se rapproche du titre

En terminant sur le podium du Grand Prix du Japon et en devançant à nouveau son coéquipier finlandais, Tito Rabat s’est encore rapproché du titre de champion du monde Moto2.

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Les courses

Après avoir décroché la pole position, sa huitième depuis le début de la saison, Tito Rabat pensait pouvoir s’offrir une nouvelle victoire sur un circuit où il était déjà monté l’an dernier sur le podium. Tom Lüthi et Maverick Viñales l’en ont malheureusement empêché. « Je n’étais pas très à l’aise dans les premiers tours et Lüthi en a profité pour s’échapper, raconte le pilote Marc VDS. Il y a des jours comme ça, peut-être la pression du titre qui se rapproche… » En proie à des problèmes de motricité, Mika Kallio a lui rétrogradé en cinquième position après avoir ferraillé avec Rabat pour monter sur le podium. En MotoGP, Stefan Bradl a pris l’avantage sur Pol Espargaro pour franchir la ligne d’arrivée en septième position. En Moto3, Oliveira, Migno et Navarro sont tous les trois tombés alors qu’ils pointaient dans le top dix.

Le championnat

En montant une fois de plus sur le podium, Tito Rabat a porté à 38 points son avance sur Mika Kallio au classement général. Deuxième du championnat, le Finlandais compte pour sa part 32 points de plus que Viñales alors qu’il ne reste plus que trois courses à disputer. En MotoGP, Bradl se maintient à la neuvième place, mais le pilote allemand a perdu un petit point en terminant derrière Iannone qui le précède toujours au classement général. Enfin en Moto3, Oliveira rétrograde en onzième position alors que Migno et Navarro se maintiennent aux vingt-quatrième et vingt-huitième positions malgré leur résultat blanc à Motegi.

L’histoire

Du calendrier MotoGP, Motegi est certainement le circuit le plus exigeant au niveau du freinage. C’est d’ailleurs depuis le dernier Grand Prix du Japon que les équipes MotoGP sont autorisées à utiliser des disques de 340 mm en lieu et place des 320 mm habituels. Sur le circuit nippon, il y a trois gros freinages où les pilotes arrivent en cinquième et un autre où ils déboulent à fond de sixième. Même les virages plus lents sont très exigeants pour les freins. Le grip du pneu avant est généralement très bon, ce qui augmente encore les contraintes au niveau de la décélération. Depuis deux ans, la température des disques est particulièrement surveillée. Les motos sont de plus en plus rapides, plus lourdes et mieux équilibrées, ce qui permet de freiner plus tard et de vraiment solliciter les freins. Pour les pilotes Honda, la situation est sous contrôle. « Sur certains circuits, on utilise les 340 mm, mais ce n’est pas un choix dicté par la sécurité, plutôt une question de feeling personnel, explique Christophe Bourguignon, le directeur technique de l’équipe Honda LCR. Néanmoins, Motegi offre des conditions extrêmes. Certaines équipes vont d’ailleurs jusqu’à installer des écopes pour refroidir les étriers. Il est difficile de descendre en dessous de 420 degrés, alors qu’on sait qu’il ne faut pas dépasser 750 degrés. La plage est restreinte. Les disques de 340 mm permettent de gagner une quinzaine de degrés. Les plaquettes haute densité qui vont avec et les écopes d’air pour refroidir les pinces permettent de gagner encore une trentaine de degrés… On demande aussi aux pilotes d’éviter les aspirations, qui perturbent le refroidissement et augmentent la vitesse, donc les contraintes et la pression sur les freins. »

Grand Prix de Russie

Red Bull cède son titre

Lewis Hamilton (Mercedes) remporte sa quatrième victoire consécutive, sa neuvième de la saison 2014 devant son équipier, Nico Rosberg ainsi que le pilote Williams Valtteri Bottas. Mercedes en profite pour déposséder Red Bull du titre de champion du monde des Constructeurs.

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Les faits

Parti en pole position, Hamilton, actuel leader au championnat des Pilotes, voyait son équipier lui passer devant, avant de bloquer ses roues au premier freinage. Contraint de passer immédiatement par son stand pour changer ses pneus, l’Allemand laisse la voie libre au champion du monde 2008, qui faisait cavalier seul.

Sur les mêmes gommes pendant 51 tours, Rosberg réalisait une belle remontée jusqu’à la deuxième place, pour signer un neuvième doublé Mercedes en 2014.

L’écurie de Brackley ne pourra plus être rejointe pour le titre de championne du monde des Constructeurs, trois courses avant l’épilogue de la saison. Jamais dans le rythme, les Red Bull se contentent des septième et huitième places, avec un avantage pour Daniel Ricciardo sur Sebastian Vettel à l’arrivée.

Le chiffre

10. Le nombre de courses consécutives sans inscrire le moindre point pour l’écurie Lotus. Une année 2014 noire pour l’équipe d’Enstone, qui pointe en huitième position au classement des Constructeurs avec 8 unités. En comparaison, Mercedes, sacrée à Sotchi, compte 565 points.

La phrase

« En plus d’avoir une voiture qui est ‘inconduisible’, on est en train de perdre un ami. » Romain Grosjean, après sa modeste 16e place des qualifications, dans un contexte morose chez les Français, six jours après le dramatique accident qui laisse toujours Jules Bianchi dans un état critique à Suzuka

L’anecdote

Le patron de l’équipe Red Bull Christian Horner était dimanche, au baisser du drapeau à damier, le premier à aller féliciter son homologue de Mercedes Toto Wolff, son successeur au palmarès. “Cette équipe a fait un travail fantastique cette année”, lançait-il. Respect.

À suivre

États-Unis (Austin) 31 octobre – 2 novembre

Course de Chine (Pékin)

Trois pour un titre

Sur le petit circuit de Goldenport Park, à Pékin, Citroën n’a pas connu son meilleur résultat de la saison, laissant filer les deux victoires, mais s’assurant de tenir dans ses rangs le champion du monde.

Les faits

À l’abord d’un tracé tortueux, avec beaucoup de lest et devant des adversaires en gros progrès, les Citroën C-Élysées repartent pour la première fois bredouille lors de leur première saison à ce niveau.

Elles ont laissé la pole position à la Chevrolet Cruze de Tom Chilton, ce dont le Britannique a profité pour s’imposer dans la première course, devant les Citroën d’Yvan Müller et José Maria Lopez, après les soucis mécaniques de Gabriele Tarquini (Honda), longtemps deuxième.

Dans la seconde course de la journée, celle courue en grille inversée, un format propice aux surprises et à l’action, une petite page d’histoire s’écrivait avec la première victoire d’une Lada, celle de Rob Huff. Derrière le Britannique, Tom Coronel (Chevrolet) et Sébastien Loeb, pour 0”03 devant Lopez, complétaient le podium.

Neuvième seulement, Müller perdait du terrain au Championnat sur Lopez avant la deuxième épreuve en Chine, dans une semaine seulement à Shanghai. Sur un circuit totalement différent, celui qui accueille la Formule 1 chaque année, Citroën aura l’occasion de sceller le titre des Constructeurs.

Le chiffre

92. – Le nombre de points qui sépare le dernier des trois pilotes Citroën, Loeb, troisième, de Tiago Monteiro. Ce qui veut dire que le Portugais ne peut plus empêcher la marque aux Chevrons d’être championne chez les pilotes pour sa première année dans la série.

L’anecdote

La journée de dimanche a été particulièrement chargée pour les pilotes puisque la qualification avait lieu le matin et les deux courses dans la foulée. Un menu quelque peu indigeste pour le quatrième pilote Citroën, Ma Qing Hua, meilleur temps des essais libres, samedi, mais beaucoup moins en vue dimanche, avec une 14e place et une sortie de route.

La phrase

“Je ne suis pas particulièrement optimiste, mais je vais continuer à donner le meilleur.” Müller qui a très peu d’espoir de rattraper ses 66 points de retard sur Lopez pour le titre. Le tenant essaiera toutefois de faire le spectacle sur un continent très important au plan économique pour Citroën.

À suivre

Shanghai (11-12 octobre)

Rallye de France

Meeke fait briller Citroën

Tandis que Volkswagen a assuré un nouveau doublé, Citroën, qui évoluait à domicile dans le Rallye de France, en Alsace, a tiré son épingle du jeu avec la troisième place de Kris Meeke.

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Les faits

Une fois que Sébastien Ogier était éliminé sur des soucis mécaniques dès les premières spéciales, vendredi, Latvala n’a quasiment connu aucune résistance pour aller chercher sa première victoire sur asphalte, ne quittant pas la première place.

Le podium était déjà établi vendredi soir puisque Chris Meeke occupait déjà la 3e place derrière Andreas Mikkelsen. Le Nord-Irlandais est monté dimanche sur le podium pour la quatrième fois de la saison.

L’invité surprise de l’équipe est passé à cette occasion devant son coéquipier Mads Ostberg à la 6e place. Il est le meilleur pilote Citroën.

Entre le Colmar, Strasbourg et Saverne, sur les routes bien connues de Sébastien Loeb, l’empereur des rallyes, 9 fois champion du monde, le Norvégien a enlevé un scratch pour terminer septième.

Le chiffre

9 .– Cela faisait neuf ans qu’un Français s’imposait chez lui, dans le rallye de France, qui se déroule en Alsace après la Corse. Latvala a enlevé un scratch prend la suite de l’Estonien Markko Märtin qui l’avait emporté en Corse en 2004. Sébastien Loeb et Sébastien Ogier avaient depuis fait le bonheur des supporters français.

La phrase

“J’ai le sentiment que nous avons été très solides durant tout le week-end. Cette régularité nous offre un nouveau podium. Et je pense que nous pouvons encore progresser et signer de meilleurs résultats prochainement.” Meeke était heureux dimanche, mais il espère encore mieux dans les deux derniers rallyes.

L’anecdote

En l’emportant en France tandis qu’Ogier(13e avec les 3 points de la Power Stage) faisait quasiment chou banc, Latvala préserve le suspense pour le titre des pilotes, privant le Gapençais d’un sacre à domicile.

À suivre

Espagne (23-26 octobre)