Grand Prix d’Espagne (Aragon)

Bradl revoit la lumière

Quatrième du Grand Prix d’Aragon, Stefan Bradl a égalé sa meilleure performance de la saison obtenue en avril au Texas. En Moto2, Rabat a fait un pas de plus vers le titre de champion du monde.

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Les courses

Alors que les essais s’étaient déroulés dans des conditions optimales, la pluie a eu la mauvaise idée de s’inviter pour la journée de courses à Aragon. Au terme d’un Grand Prix MotoGP ponctué de nombreuses chutes et au cours duquel les pilotes ont dû repasser par les stands pour changer de moto, Stefan Bradl a très bien tiré son épingle du jeu pour passer sous le drapeau à damier en quatrième position à une seconde du podium. En Moto2, Tito Rabat a encore augmenté son avance au classement général en terminant deuxième d’une course épargnée par la pluie alors que Mika Kallio, en proie à des problèmes de grip, n’a pu faire mieux que septième. Dans la catégorie Moto3, Miguel Oliveira s’est lui aussi classé septième. Andrea Migno et Jorge Navarro sont tous les deux allés à la faute sur une piste où les tâches d’humidité ont piégé de nombreux protagonistes.

Le championnat

Grâce à sa deuxième place à Aragon, Tito Rabat compte désormais 33 points d’avance au classement général sur son coéquipier Mika Kallio. Viñales étant relégué à 74 points malgré sa victoire, le team Marc VDS pourrait être assuré de décrocher le titre de champion du monde dès la prochaine course à Motegi. En MotoGP, Bradl demeure neuvième, mais le pilote du team Honda LCR n’est désormais plus qu’à 5 points d’Andrea Iannone. Dans la catégorie Moto3, s’il se maintient en neuvième position, Miguel Oliveira se retrouve à égalité de points avec Dany Kent. Migno et Navarro pointent quant à eux aux vingt-quatrième et vingt-huitième places du classement général.

L’histoire

La nouvelle est désormais officielle. Jack Miller effectuera l’an prochain ses débuts en MotoGP sous les couleurs du team Honda LCR, au côté de Cal Crutchlow. Agé de 19 ans, l’actuel leader du championnat du monde Moto3 disposera d’une Honda Open. Pour beaucoup, le passage du Moto3 à la catégorie MotoGP représente un pari très osé. « Je ne l’aurais pas fait, dit même Marc Marquez. Le Moto2 m’a permis de prendre mes marques avec une moto plus lourde et plus puissante avant de franchir une nouvelle marche vers le MotoGP. » Avec 200 chevaux de plus sous le réservoir, le jeune Miller aura en effet de quoi s’occuper. « Mais cela ne me fait pas peur, annonce-t-il. Si je ne m’étais pas senti capable, je n’aurais pas dit oui à Honda. On me donne le temps d’apprendre, c’est pour moi un projet à long terme. » Lucio Cecchinello se dit excité par ce nouveau challenge. « On va tout faire pour l’aider, confie le patron de l’équipe LCR. Nous avons les hommes et l’expérience pour cela. En 1998, Garry Mc Coy avait très bien réussi son passage de la classe 125 à la catégorie 500. Jack a le talent pour y parvenir. » Pour Christophe Bourguignon, le directeur technique de l’équipe Honda LCR, ce sont le poids de la moto et son inertie lors des freinages, des accélérations et des changements de direction qui demanderont le plus de temps d’adaptation. « Bien sûr que le MotoGP c’est un autre monde, admet Bourguignon. Les freins en carbone, la gestion du traction control, du frein moteur… Sans parler des wheelies qui n’existent pas en Moto3. Et puis bien évidemment les pneus et leur exploitation. Tout est différent, mais je pense que notre équipe sera à la hauteur pour l’aider à appréhender ce nouvel univers. »

Course des 24H du Mans

Cruelle nuit mancelle

Après avoir mené la course durant près de sept heures, le team SRC Kawasaki a dû abandonner au cœur de la nuit suite à une chute qui a mis fin au rêve de Gilles Stafler de remporter cinq éditions des 24 Heures du Mans de rang.

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Même s’il restait en course pour le titre de champion du monde, le team SRC Kawasaki n’avait d’autre objectif que la victoire, au départ des 24 Heures du Mans, dernière épreuve du championnat du monde d’Endurance 2014. Victorieuse dans la Sarthe depuis quatre ans, la ZX-10R était d’ailleurs donné favorite après avoir signé la pole position. « Je n’ai jamais eu un équipage aussi homogène, se félicitait même Gilles Stafler, le manager du SRC. Pour mener à bien notre objectif, il faudra attaquer d’entrée et savoir rester sur ses roues. On a la moto et les hommes pour cela. S’il y a le titre au bout, ce sera la cerise sur le gâteau. » Après les problèmes rencontrés au Bol en début de saison, l’équipe Kawasaki avait décidé le mois dernier de s’engager aux Huit Heures d’Oschersleben pour préparer au mieux le dernier rendez-vous de la saison. « On voulait régler deux ou trois trucs et permettre à Fabien de rouler sur la moto, lui qui n’était pas avec nous à Magny-Cours. » Le plan de Gilles Stafler a parfaitement fonctionné jusqu’à 21h52, heure à laquelle Foret a commis la première erreur pour les Verts en allant au tapis dans le premier tour du relai qu’il venait d’entamer. « C’est l’erreur qu’il ne fallait pas commettre », regrette son team manager. Avec un petit quart perdu dans la manœuvre, la n°11 plongeait alors dans les profondeurs du classement. Revenu à la douzième place quelques heures plus tard, la machine du SERC allait aller malheureusement à nouveau au tapis aux mains de Mathieu Lagrive. Une seconde chute qui scellera cette fois le sort de la ZX-10R peu avant 6h00 du matin. « La fourche était touchée et la moto devenue dangereuse, explique Grégory Leblanc. On aurait perdu encore trop de temps à changer les pièces endommagées, ça ne servait à rien de continuer. C’est dommage car on était dans le coup depuis les essais, mais voilà, ça fait partie de la course. On reviendra plus fort au mois d’avril. »

Course d’Austin

Un podium frustrant à Austin

La Toyota TS040 HYBRID était le proto le plus rapide à Austin, samedi, pour la quatrième manche du Championnat du Monde d’Endurance, mais son équipage a dû se contenter de la troisième place aux Six Heures du Circuit des Amériques.

Les faits

Comme au Mans, Marcel Fässler, André Lotterer et Benoît Tréluyer ont imposé l’Audi R18 n°2 qui n’était pourtant pas la plus rapide. Ils ont remporté la victoire avec 53 secondes d’avance sur la n°1 et un peu plus d’une minute sur l’équipage parti en pole position, composé d’Anthony Davidson, Sébastien Buemi et Nicolas Lapierre sur la Toyota.

En qualification, Buemi a signé haut la main le meilleur temps, réussissant la pole position. Mais les choses se sont compliquées après une heure trente de course quand une forte averse inondait le circuit, la course était stoppée pendant 55 minutes, mais Nicolas Lapierre avait eu le temps de se faire piéger.

Sur une piste qui allait en s’asséchant, l’équipage de la n°8 ne pouvait refaire son retard d’autant qu’Audi opérait de meilleurs choix de pneumatique. Sur la Toyota n°7, Alex Wurz, Stéphane Sarrazin et Mike Conway se qualifiaient à la cinquième place pour finir sixièmes.

Le chiffre

11 points – C’est à présent l’écart entre l’équipage de la n°7, leader du Championnat, et celui de l’Audi vainqueur à Austin au classement du Championnat. Alors que le cap de la mi-saison est atteint, le suspense reste entier.

La phrase

“Il y a de la frustration parce que nous étions les plus rapides en piste. Les conditions de course étaient très difficiles et elles nous ont nuit plus qu’aux autres. Maintenant, on vise beaucoup mieux à Fuji.” Toshiaki Kinoshita, le patron de l’équipe Toyota, attend une réaction de ses hommes à domicile.

L’anecdote

Le Britannique Mike Conway, 31 ans, était pour la première fois en piste sur la Toyota à Austin. Le pilote IndyCar, vainqueur de deux courses, remplaçait Kazuki Nakajima, retenu pour courir au Japon. “On aurait préféré un meilleur résultat”, a-t-il dit. “Mais les sports mécaniques sont ainsi faits.”

À suivre

Six Heures de Fuji (Japon, 12 octobre)

Grand Prix de Singapour

Red Bull, double podium

Lewis Hamilton (Mercedes) remporte sa septième victoire de la saison 2014 devant les Red Bull de Sebastian Vettel et Daniel Ricciardo dans la nuit de Singapour. Le Britannique en profite pour reprendre les commandes du Championnat des Pilotes.

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Les faits

Nico Rosberg, leader au classement, s’élançait depuis la voie des stands, suite à un souci électronique. En grande difficulté sur la piste, l’Allemand était contraint de tout stopper au treizième tour.

Une aubaine pour Hamilton, qui maîtrisait parfaitement son départ, l’intervention de la Voiture de Sécurité ainsi que son dernier arrêt, pour s’adjuger la victoire sous le drapeau à damiers, agité un tour plus tôt (60 au lieu de 61), les débats ayant dépassé la limite réglementaire des deux heures

De retour aux affaires avec un nouveau châssis, sur une piste où il s’était imposé lors des trois précédentes éditions, Vettel signait son meilleur résultat de la saison devant Ricciardo, alors que les deux

RB10 contenaient la Ferrari F14 T de Fernando Alonso. L’Espagnol rendait d’ailleurs une place à Vettel d’entrée, l’ayant dépassé en coupant le premier virage. Ricciardo devait attendre un peu plus.

Le chiffre

18.- Comme le nombre de points inscrit par Vettel à Marina Bay ce dimanche. Le quadruple champion du monde décroche son meilleur résultat de la saison après une troisième place en Malaisie et au Canada. Cependant, l’Allemand ne s’est toujours pas imposé, cinq courses avant l’épilogue de l’exercice 2014. C’est la deuxième fois cette année que les deux RBR sont sur le podium après le Canada.

Les mots

« Seul et sans aide. » Cet extrait de l’Article 20.1 du Code sportif de la F1 a fait couler encre et salive à Singapour. C’est pour qu’il soit mieux respecté que la FIA a décidé de limiter drastiquement les communications radios entre les pilotes et leurs stands aux procédures et à la sécurité. L’intention est louable mais, dans les faits, difficile d’éviter les messages codés.

L’anecdote

En terminant à la 12e place du Grand Prix de Singapour. Pastor Maldonado (Lotus) a égalé son meilleur résultat de la saison pour la troisième fois, après l’Autriche et l’Allemagne. Bien loin des attentes de l’écurie d’Enstone.

À suivre

Japon (Suzuka, 3-5 octobre)

 

 

 

 

Grand Prix d’Italie (San Marin)

Les pilotes VDS sur un nuage

Après Brno et Silverstone, Tito Rabat et Mika Kallio ont offert un troisième doublé de rang à l’équipe Marc VDS, le quatrième depuis le début de la saison pour le team de Michael Bartholemy qui se rapproche à grande vitesse vers son premier titre mondial.

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Les courses

Le scénario a été le même qu’à Silverstone. Mika Kallio est parti en tête, a tenté de s’échapper, puis il s’est fait reprendre et doubler par son coéquipier espagnol. Il restait neuf tours de course quand Tito Rabat a pris les commandes. « Il a profité d’une petite erreur de ma part, raconte le Finlandais. Je pensais néanmoins contrattaquer, mais quand je suis revenu au contact de Tito mon pneu arrière s’est effondré. » Rabat remporte à Misano sa troisième victoire d’affilée et devient le troisième pilote de l’histoire du Moto2 a réaliser une telle performance après Toni Elias et Marc Marquez. En MotoGP, l’équipe Honda LCR n’a pas connu le même succès. En difficulté aux essais, Stefan Bradl est tombé en course au septième tour alors qu’il occupait la huitième place. Miguel Oliveira a connu la même mésaventure en Moto3, laissant Andrea Migno signer le meilleur résultat du team Mahindra en se classant huitième. Jorge Navarro a lui aussi réussi à rentrer dans les points en terminant quinzième.

Le championnat

En empilant les succès Grand Prix après Grand Prix, Tito Rabat et Mika Kallio poursuivent leur cavalier seul aux deux premières places du championnat du monde Moto2. Si l’Espagnol compte désormais 22 points d’avance sur son coéquipier, Kallio en possède lui 57 sur Viñales. Malgré son nouveau résultat blanc, Bradl se maintient à la neuvième place du classement du championnat MotoGP. Tout comme Oliveira en Moto3. Grâce à ses huit premiers points inscrits à Misano, Migno entre au classement général en 24e position. Navarro conserve pour sa part sa 27e place.

L’histoire

Suite aux problèmes rencontrés l’an dernier sur certains circuits, les pilotes MotoGP disposent désormais de trois types de pneus avant. « Jusqu’à présent, nous n’en avions que deux, explique Christophe Bourguignon, le directeur technique du team Honda LCR. La direction de course et les responsables Bridgestone nous proposent depuis quelques Grands Prix une option supplémentaire en se donnant néanmoins la possibilité de choisir les pneus avant les mieux adaptés aux conditions météorologiques. Sur certains circuit, en fonction de ces conditions, et peut-être aussi des pilotes et des constructeurs, la tendance va soit vers le dur, soit vers le tendre. Bridgestone met à notre disposition trois spécifications de gomme (A, B, C), et ce sont leurs techniciens qui décident le jeudi soir quels pneus nous attribuer. Soit on part avec les A et B et une option C, soit avec les B et C et une option A. Dans ces cas-là, pour la journée du vendredi nous disposons de trois unités de chaque spécification prioritaire plus une unité de la spécification optionnelle. Et à nous le vendredi soir de choisir trois pneus supplémentaires selon nos besoins. S’il est positif d’avoir un choix de gomme plus large, on se retrouve souvent devant un problème de quantité. » D’où la gestion très délicate de cette allocation pneumatique en amont de la course.

Rallye d’Australie

Meeke, progrès confirmés

Tandis que Volkswagen a assuré le titre mondial en réussissant un triplé dans le rallye d’Australie, remporté par Sébastien Ogier, Kris Meeke s’est une nouvelle fois montré, à la quatrième place.

Les faits

À trois manches de la fin de la saison, le combat est fini pour la couronne des marques, avec 348 points, VW ne sera plus rejointe, même si Citroën réalise des prodiges en France, en Espagne et en Grande-Bretagne.

Les Polo R se sont même battues entre elles pour la victoire sur la terre de Coffs Harbour, à l’extrême est de l’île-continent. Le seul qui semblait en mesure de ce mêler à cette lutte était clairement Meeke. Le Nord-Irlandais a d’ailleurs occupé la tête lors de la première journée avant de céder du terrain dans sa lutte pour le podium, notamment en raison d’une pénalité tombée samedi soir.

Il termine à moins de 30 secondes d’Andreas Mikkelsen, sur la troisième place du podium et à près de deux minutes d’Ogier.

Sur l’autre DS3 WRC, Mads Ostberg a souffert de soucis mécaniques, notamment de la rupture d’un bras de suspension dimanche, qui l’a repoussé à la 16e place finale.

Le chiffre

61 secondes .– C’est la rude pénalité infligée à Meeke samedi pour avoir largement coupé un virage. Plus d’une minute qui lui faisait perdre une place en vue de la journée de dimanche.

La phrase

“C’est une sensation un peu étrange… Je pense que c’est mon rallye le plus abouti depuis le début de l’année même si nous ne terminons que quatrièmes avec cette pénalité.” Meeke estimait qu’il aurait mérité mieux que la quatrième place dimanche à Coffs Harbour

L’anecdote

Le rallye d’Australie s’est ouvert sous les meilleurs auspices pour l’équipe Citroën, avec le meilleur temps de Kris Meeke au Shakedown, devant Mads Ostberg. C’est ensuite que la machine Volkswagen s’est mise en route.

À suivre

France (2-5 octobre)

Grand Prix d’Espagne (Jerez)

Sykes prolonge et assure

Reconduit avec l’équipe Kawasaki pour les deux prochaines saisons, Tom Sykes est encore monté sur le podium au terme d’un week-end pourtant compliqué. Le pilote Kawasaki se rapproche encore plus d’un deuxième titre de champion du monde.

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Les courses

Après le circuit d’Aragon en avril, c’est la piste andalouse de Jerez qui était l’hôte, en ce premier week-end de septembre, du championnat du monde Superbike. Antépénultième épreuve de la saison, cette seconde étape espagnole a réservé des fortunes diverses aux pilotes Elf. Après un break de sept semaines, Loris Baz s’est mis en valeur aux essais en s’offrant une remarque SuperPole. Le Français a malheureusement manqué de réussite par la suite. Alors qu’il pouvait envisager la victoire lors de la première course, le Français est tombé après que Melandri l’a accroché. La deuxième course a été aussi difficile, mais pour une toute autre raison. Parti en tête, Baz a dû en effet rétrograder jusqu’à la septième place à cause d’un problème de pneumatique. Tom Sykes s’est lui classé cinquième de la première course à cause d’un départ raté, mais il a réussi à monter par la suite sur la troisième marche du podium. « Le week-end n’aura pas été facile, a commenté le Britannique. On n’a jamais vraiment réussi à trouver les bonnes solutions et la moto est restée difficile à piloter. » David Salom a terminé premier pilote Evo de la première course avant de chuter dans la seconde. En Supersport, Kenan Sofuoglu a franchi la ligne d’arrivée en treizième position après avoir dû s’élancer des stands. Le pilote turc s’est néanmoins consolé avec le record du tour.

Le championnat

Même s’il a lâché à Jerez quelques points à ses adversaires, Tom Sykes se maintient à la première place du classement général avec 31 points d’avance sur Sylvain Guintoli. Alors qu’il ne reste plus que deux rounds à disputer, le Britannique peut sérieusement commencer à penser à un nouveau titre. De son côté, Loris Baz occupe désormais la cinquième place du championnat, mais son retard sur le quatrième n’est que de cinq points. Dans la classe Evo, David Salom demeure un solide leader. Douzième au général, l’Espagnol dispose désormais d’une avance de 41 points. Dans la classe Supersport, Sofuoglu pointe en revanche en septième position avant les deux dernières épreuves qui auront lieu à Magny-Cours et à Doha.

L’histoire

Champion du monde en titre et leader du classement général, Tom Sykes vient de prolonger de deux ans son contrat avec l’usine Kawasaki. Agé de 29 ans, le pilote britannique a fait ses débuts avec l’écurie KRT en 2010. « Je suis très heureux de pouvoir continuer l’aventure, a-t-il déclaré en paraphant son nouveau contrat. Cette décision n’a pas été difficile à prendre car Kawasaki et moi partageons une belle histoire. J’ai tellement travaillé pour développer la ZX-10R que je ne pouvais pas imaginer de la laisser à un autre pilote. » Depuis ses débuts en Superbike, Tom Sykes a obtenu tous ses succès sous les couleurs Kawasaki, à savoir 47 podiums, 22 victoires et 23 pole position. « Je crois que Tom et toute l’équipe partagent un profond respect mutuel, a dit Steve Guttridge, le manager de Kawasaki Motors Europe. C’est un grand champion et un superbe ambassadeur pour notre marque. »

 

Grand Prix d’Italie

Ricciardo devance Vettel à Monza

Lewis Hamilton s’est imposé à Monza devant Nico Rosberg, les deux Williams et les deux Red Bull. Le Britannique reprend sept points sur son coéquipier au championnat.

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Les faits

Les deux Mercedes en première ligne, le départ pouvait se révéler mouvementé, cela n’a pas été le cas. Hamilton a connu un léger retard à l’allumage pour se retrouver quatrième. Il remonte vite au deuxième rang derrière Rosberg. Hamilton lui met la pression après le passage au stand, le leader du championnat ne résistait pas longtemps, il partait à la faute dans la chicane du Rettifilo. Hamilton reprenait la première place qui était sienne sur la grille pour ne plus la lâcher.

Felipe Massa retrouve le podium pour la première fois depuis l’Espagne 2013, devant les tifosi qui l’ont encouragé pendant huit saisons quand il courait pour Ferrari. Il prend la troisième place devant son coéquipier Valtteri Bottas et Daniel Ricciardo, qui avaient eux aussi manqué leur envol. L’Australien, grâce à son dépassement autoritaire sur Sebastian Vettel (6e) en fin de course, a confirmé un peu plus son statut dans l’écurie Red Bull.

Les deux RB10 terminent donc dans les points sur ce circuit très rapide de Monza, week-end à oublier pour l’équipe Lotus. Romain Grosjean s’est classé 16e, deux positions derrière son équipier Pastor Maldonado. Enstone espère maintenant vivre un meilleur moment à Singapour, dans deux semaines, sur une piste où la puissance du moteur est moins importante.

Le chiffre

60 – Le nombre de points qui sépare Daniel Ricciardo et Sebastian Vettel au classement pilotes à six manches du terme de la saison. Le quadruple champion du monde subit la loi du successeur de Mark Webber en 2014, nouvelle preuve en Italie.

La phrase

« Peut-être au Japon, grâce à un typhon ! » Romain Grosjean ne pense pas inscrire d’autres points cette saison, le Français l’a bien fait comprendre avec ces mots pleins d’ironie. Chez Lotus, on va se tourner vers 2015.

L’anecdote

Le circuit historique de Monza, au calendrier depuis la création du Championnat du Monde de Formule 1 en 1950 (hormis en 1980 et l’intérim Monza), a été modifié pour l’édition 2014. Les graviers situés à l’extérieur de la Parabolique ont disparu au profit d’une large bande d’asphalte.

À venir

Grand Prix de Singapour (19-21 septembre)

Grand Prix de Grande-Bretagne

Encore un doublé pour MVDS

Pour la troisième fois cette saison, Tito Rabat et Mika Kallio ont offert au team Marc VDS Racing un retentissant doublé. L’Espagnol et le Finlandais en profitent pour creuser l’écart au classement du championnat du monde Moto2.

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Les courses

C’est un duel à couteau tiré auquel se sont livrés les deux pilotes de Michael Bartholemy. « Je suis sûr que les fans ont apprécié, mais pour nous sur le muret, c’était un peu plus stressant », a déclaré le patron de l’équipe VDS Racing. Longtemps leader, Kallio s’est fait déborder dans le dernier tour par son coéquipier, plutôt prudent en début de course. « J’ai pu commencer à attaquer quand mon réservoir d’essence a commencé à s’alléger, explique l’Espagnol. Je suis content car je n’étais pas le plus rapide sur ce circuit et les autres avaient de meilleurs réglages que nous aujourd’hui. » En MotoGP, Stefan Bradl a très bien entamé son week-end en décrochant le deuxième temps de la première journée d’essais. Malheureusement, en chutant en FP4, le pilote du team Honda LCR ne s’est pas mis dans les meilleures dispositions pour la qualification et la course. Neuvième sur la grille, il s’est classé septième en course, comme à Brno. En Moto3, Miguel Oliveira est passé tout près du podium. Le pilote Mahindra termine quatrième à un dixième de seconde du vainqueur alors que le jeune Andrea Migno, remplaçant d’Arthur Sissis, est lui tombé en début de course. Chute également pour Jorge Navarro, mais dans le dernier tour. Le pilote Marc VDS qui occupait alors la 17e place a réussi à repartir pour passer sous le drapeau à damier en 27e position.

Le championnat

Ce sont désormais 17 points d’écart qui séparent les deux pilotes Marc VDS au classement général Moto2. Deuxième, Kallio devance Viñales de 50 points. Pas de changement pour Bradl en MotoGP. Le pilote Honda se maintient à la 9e place du classement général mais porte à neuf points son avance sur Smith. Dans la catégorie Moto3, Oliveira conserve lui aussi sa 9e place. Navarro demeure 27e.

L’histoire

L’an prochain, l’équipe Honda LCR alignera deux pilotes dans la catégorie MotoGP, l’un avec une moto d’usine, l’autre en classe Open. Une décision importante et longuement mûrie par Lucio Cecchinello. « Nous avons réussi à étoffer notre budget pour pouvoir engager deux machines, se félicite le patron de l’équipe LCR. Bien évidemment, c’est un projet validé par Honda. On le sait, un team indépendant ne peut pas prétendre au titre de champion du monde. C’est pour cela que j’aimerais développer un projet avec une vraie vision pour le futur en travaillant de plus près avec Honda pour former de jeunes pilotes. » En s’étoffant, l’équipe LCR va aussi revoir sa logistique. « Pour nous qui avons toujours fonctionné avec un seul pilote en MotoGP, le changement est de taille, estime Christophe Bourguignon, le directeur technique LCR. Nous allons devoir tout réorganiser : camion, remorques, flight cases, outillage, intérieur de box, équipements… Il va falloir également embaucher. L’aspect positif de tout cela, c’est que nous allons prendre de l’importance dans le paddock. Cela va nous permettre aussi de renforcer notre relation avec le HRC. Un team avec deux pilotes a toujours plus de pouvoir pour attirer les sponsors et participer aux décisions importantes pour l’avenir du MotoGP. »