Rallye d’Allemagne

Meeke si proche du but

Kris Meeke était leader du rallye d’Allemagne à trois spéciales de la fin, lorsqu’il a rejoint un imposant contingent de pilotes piégés par l’exigeant parcours tracé dans le relief des Länder de Rhénanie-Palatinat et de Sarre. Le pilote Citroën laisse la victoire à Thierry Neuville.

Les faits

Un dimanche comme seul le rallye peut en offrir au monde du sport automobile, c’est comme cela que la 9e des 13 manches de cette saison

2014 s’est terminée à Trêves. Pointant à une minute de la tête dimanche matin, au départ des quatre dernières des dix-huit spéciales

(74,6 km), Neuville a d’abord profité de la sortie de route du leader Jari-Matti Latvala dans les vignes mosellanes au cours de la première spéciale.

Meeke se retrouvait en tête avec une confortable avance. Las, le Nord-Irlandais partait dans le décor lors au premier virage de la spéciale suivante. Neuville retenait les deux leçons qui venaient de lui être administrées et assurait pour devancer son coéquipier chez Hyundai Dani Sordo, tenant du titre avec Citroën. Andreas Mikkelsen plaçait sa Volkswagen sur la troisième marche du podium. Celle de Sébastien Ogier, leader du Championnat, était depuis vendredi hors course, après la sortie de route du Français.

Les chiffres

5. – Le nombre de points qu’il manquait, dimanche soir à Volkswagen pour être titrée à domicile. Ce sera probablement pour l’Australie dans deux semaines.

12. – Citroën s’est inclinée en Allemagne pour la première fois depuis douze ans.

La phrase

“J’avais une note un peu trop optimiste en début de spéciale. Nous avons tapé avec la roue avant. J’ai senti une importante vibration et nous sommes sortis dans le virage suivant en heurtant un mur. Je suis vraiment déçu pour toute l’équipe qui travaille dur pour obtenir des résultats.” Meeke raconte la sortie de route qui lui a peut-être coûté sa première victoire en rallye.

L’anecdote

Neuville et son copilote Nicolas Gilsoul ont vécu un dimanche d’autant plus incroyable que lors du shakedown, jeudi soir, ils ont effectué six tonneaux. Il a fallu toute une nuit de travail à leur équipe pour leur permettre de prendre le départ vendredi. Un labeur qui a payé au final.

À suivre

Australie (11-14 septembre)

Grand Prix de Belgique

Ricciardo puissance 3

Daniel Ricciardo remporte sa troisième victoire en Formule 1, la deuxième consécutive en cette saison 2014 pour le pilote Red Bull, qui, comme au Canada et la Hongrie, a parfaitement maîtrisé sa course en Belgique pour l’emporter sous le drapeau à damiers, devant Nico Rosberg et Valtteri Bottas.

cr1-F1-Belgique-2014

 

 

 

 

Les faits

Au départ, sur une piste sèche, après des qualifications disputées sous des trombes, Rosberg (Mercedes), en pole, perdait immédiatement son avantage. Lewis Hamilton en profitait pour prendre la tête devant Sebastian Vettel, qui partait quelques mètres plus tard à la faute pour laisser les W05 aux commandes à la fin du premier tour.

Peut-être vexé d’avoir manqué son envol, Rosberg tentait alors de passer à l’extérieur et touchait son équipier, qui crevait. Contraint de changer ses gommes, Hamilton voyait sa course ruinée. L’Allemand passait quelques boucles plus tard, lui aussi, par le garage Mercedes pour changer son aileron avant.

Pendant ce temps-là, Ricciardo, révélation de la saison, construisait sa troisième victoire sur deux arrêts. Passé en tête avant la mi-course, l’Australien gérait ses pneus et ralliait l’arrivée en vainqueur. Vettel se classe cinquième.

Le chiffre

50.- Comme le nombre de courses remportées par Red Bull dans son Histoire depuis dimanche. Vettel avait remporté la première en Chine en 2009. L’Allemand a aussi remporté la 10e (Europa 2010 à Valence), la 20e (Monaco 2011) et la 40e (Italie 2013). La 30e était pour Mark Webber (Grande-Bretagne 2012). Il faudra ajouter Ricciardo à cette liste.

La phrase

« Nous étions à la sortie de la Source, avec Jules (Bianchi) et Nico (Hülkenberg). Mon aileron a été endommagé et cela m’a empêché de me battre pour les derniers points avec les Force India et les Toro Rosso”. Romain Grosjean après son abandon prématuré à bord de la Lotus. Sur l’autre Lotus, Pastor Maldonado a abandonné rapidement.

L’anecdote

L’Ice Bucket Challenge, ce “défi du seau de glace” qui consiste à se

(faire) verser ledit seau sur la tête pour répondre audit défi lancé sur les réseaux sociaux, a déferlé sur Spa ce week-end. Ricciardo a été le premier à y passer vendredi soir avant de mettre au défi la direction de l’équipe (Christian Horner, Adrian Newey), qui s’est exécutée dans la bonne humeur.

À suivre

Italie (Monza, 5-7 septembre)

Grand Prix de République Tchèque

Rabat reprend la main

2014 11 GP Brno 04314Dans la lutte que se livrent les deux pilotes Marc VDS Racing pour le titre de champion du monde Moto2, Tito Rabat a repris l’avantage à Brno en enrayant la remontée de son coéquipier.

Les courses

Depuis sa victoire à Barcelone, Tito Rabat n’était plus monté sur le podium. Devancé depuis trois courses par Mika Kallio, le leader du championnat a repris la main en République tchèque en s’imposant avec classe et brio. Qualifié en pole position, Rabat a mené du premier au dernier tour pour s’offrir sa cinquième victoire de la saison ainsi qu’un nouveau record du tour. Malgré des problèmes de mise au point aux essais, Kallio a limité les dégâts en terminant deuxième, permettant ainsi au team Marc VDS de célébrer un nouveau doublé.

2014 11 GP Brno 06130En MotoGP, Stefan Bradl s’est lui aussi remis dans le sens de la marche. Après deux résultats blancs, le pilote Honda LCR a franchi la ligne d’arrivée en septième position. En Moto3, Miguel Oliveira a décroché une honorable septième place en devançant les Honda d’Efren Vazquez et Alex Rins. Arthur Sissis finit vingt-sixième alors que Jorge Navarro est tombé après s’être fait percuter dès le deuxième tour par John McPhee.

 Le championnat

Grâce à sa nouvelle victoire, Rabat reprend cinq points d’avance sur Kallio. Ce sont désormais douze points qui séparent les deux pilotes Marc VDS. Dans la catégorie MotoGP, Bradl reprend la neuvième place à égalité de points avec Bradley Smith. En Moto3, Miguel Oliveira est désormais neuvième à égalité de points avec Enea Bastiannini. Pas de changement pour Sisis et Navarro, 25e et 27e au classement général.

L’histoire

Avec ses deux pilotes en tête du championnat du monde Moto2 alors que la saison vient de basculer dans sa seconde moitié, Michael Bartholemy sait qu’il va avoir fort à faire pour gérer la rivalité entre Tito Rabat et Mika Kallio. « Je ne suis pas inquiet, tout se passe bien dans l’équipe, assure le responsable de l’équipe Marc VDS Racing. Chaque côté du garage s’occupe de son travail. Cette rivalité et cette lutte pour le titre de champion du monde doivent être une émulation, pas un combat interne. On a juste demandé à Tito et Mika de ne pas faire n’importe quoi l’un envers l’autre. Nous avons l’occasion de remporter le titre, il ne faut pas la gâcher. Leur lutte ne doit pas dégénérer, mais je ne suis pas inquiet. Ce sont deux grands garçons. L’objectif, c’est d’essayer de marquer quarante-cinq points à chaque Grand Prix. » Bartholemy sait mieux que quiconque que rien n’est jamais acquis tant que la ligne d’arrivée n’est pas franchie. En effet, l’an dernier, Scott Redding menait le championnat quand il s’est blessé en Australie. « Tout le monde doit rester bien concentré sur son travail, rappelle-t-il. C’est à ce prix que nous atteindrons notre objectif. »

Grand Prix d’Indianapolis

Un Kallio flamboyant

Fort d’une superbe victoire sur le Motor Speedway d’Indianapolis, Mika Kallio revient à sept points de Tito Rabat au classement général du championnat Moto2. La bataille pour le titre entre les deux pilotes Marc VDS Racing s’annonce palpitante.
mika_kallio

Les courses

Malgré une première journée d’essais difficile sur un circuit qui ne lui avait jusqu’à présent jamais vraiment réussi, Mika Kallio a totalement renversé la tendance durant le week-end en s’imposant haut la main après avoir décroché la pole position. Malgré l’arrêt de la course suite à la chute de quatre pilotes alors qu’il avait pris deux secondes d’avance sur ses poursuivants, le Finlandais ne s’est pas laissé perturber par les aléas de la compétition. De nouveau parti en tête, le pilote Marc VDS a parfaitement géré son affaire pour remporter sa troisième victoire de la saison. En proie à des problèmes de grip, Tito Rabat a lui dû se contenter de la quatrième place. Peu en verve sur la piste d’Indianapolis, Bradl est tombé alors qu’il occupait la neuvième place de la course MotoGP. En Moto3, Jorge Navarro a fait de très bons débuts à la place de Livio Loi. Pour sa première course aux Etats-Unis, avec une nouvelle moto et une nouvelle équipe, l’Espagnol a marqué deux points après s’être qualifié en sixième position. Miguel Oliveira a quant à lui glissé sa Mahindra en septième position alors qu’Arthur Sissis s’est classé 21e.

Le championnat

En profitant de sa victoire et de la quatrième place de Tito Rabat sur le circuit d’Indianapolis, Mika Kallio réduit à sept points son retard sur le leader du championnat Moto2. En MotoGP, Bradl glisse en dixième position alors qu’en Moto3 consolide sa huitième place. Pour ses débuts en Grands Prix, Navarro rentre au classement général en 27e position, avec un point de moins que Sissis, 25e du championnat.

 L’histoire

Après trois saisons sous les couleurs Honda LCR, Stefan Bradl a décidé de changer d’équipe pour la saison 2015. « A l’heure où se prépare le futur et où se négocient les contrats pour le prochain championnat, nous avons mis un peu temps à réunir notre budget, explique Lucio Cecchinello. Tout s’est joué après le Grand Prix d’Allemagne. Lorsque j’ai été en mesure de faire une offre à Stefan pour prolonger notre association, celui-ci s’était déjà engagé ailleurs. Avec l’accord du HRC, nous avons donc décidé de proposer sa place à Cal Crutchlow. » Le Britannique n’a pas mis longtemps à donner son accord. « Cal fait partie des pilotes capables de rivaliser avec les “4 fantastiques” que sont Marquez, Rossi, Lorenzo et Pedrosa, se réjouit Christophe Bourguignon, le directeur technique de l’équipe LCR. Cette année est plus difficile pour lui car il n’a pas réussi à s’adapter à la Ducati, mais c’est un pilote qui se donne toujours à 100% et nous sommes très heureux de la perspective de travailler avec lui l’an prochain. Cal est aussi un gros freineur et on sait que c’est le point fort de la Honda. Avec des suspensions Ohlins et des freins Brembo, mais aussi le soutien du HRC, on devrait avoir un package très performant. » Mais avant cela, l’objectif du team Honda LCR reste bien évidemment de finir le championnat 2014 avec Stefan Bradl de la meilleure des manières.

 

Course d’Argentine

Pechito, l’homme de Rio Hondo

Sur le circuit où il s’était révélé il y a un an, à Termas de Rio Hondo, dans son Argentine natale, José Maria Lopez n’a laissé que des miettes à ses adversaires, remportant les deux courses du neuvième des treize meetings de la saison.

cr1-wtcc-argentine-2014

 

 

 

 

Les faits

Devant un public acquis à sa cause, Pechito n’a fait qu’une bouchée ou presque de tous ses adversaires, y compris les deux légendes françaises, Yvan Müller, champion en titre, et Sébastien Loeb, neuf fois champion du monde des rallyes. Il les dominait dès la qualification où les trois Citroën C-Elysées terminaient dans cet ordre.

Par 32°C dans le nord de l’Argentine, le natif de Rio Tercero n’a pas laissé l’ambiance se refroidir dimanche. Après avoir expédié la première course dans un époustouflant cavalier seul, le pilote de 31 ans remontait comme une balle dans la deuxième, avec départ en grille inversée, pour déposséder Rob Huff de la tête au 9e des 13 tours. Il signe le meilleur tour sur les deux courses.

Le chiffre

40 000. – Le nombre de spectateurs qui a fait le déplacement dimanche, à Termas des Rio Hondo, pour soutenir Pechito. Il y a un an, alors inconnu de l’autre côté de l’Atlantique, il remportait la deuxième course, ce qui poussa Citroën à l’engager, au plus grand bonheur des deux parties.

L’anecdote

Après ce bref passage sur le continent américain, le Championnat met maintenant le cap sur l’Asie pour les quatre derniers rendez-vous. Deux en Chine (Pékin et Shanghai), un au Japon (Suzuka) et un à Macao.

La phrase

“Je pense avant tout à 2015. Avec près de 100 points de retard sur Pechito, je ne m’estime plus en lice pour le titre.” Sébastien Loeb lucide dimanche soir. Müller est lui à 60 points de l’Argentin.

À suivre

Pékin (4-5 octobre)

 

Rallye de Finlande

Meeke saute sur le podium

Suivant à distance une superbe explication entre Jari-Matti Latvala et Sébastien Ogier, les deux leaders du Championnat, Kris Meeke et sa Citroën DS3 se sont offert leur troisième podium en huit courses en Finlande.

Les faits

Après Monaco et l’Argentine, le Nord-Irlandais talonne à nouveau les intouchables Polo R au prix de quatre jours intenses. Il occupa même la deuxième place devant Ogier vendredi soir. Si Latvala a été leader du début à la fin, le Finlandais a souffert sur ses terres et l’a emporté sur le leader du Championnat pour moins de 4 secondes !

Samedi, alors qu’il avait une confortable avance, Latvala a endommagé ses freins dans dans la 20e spéciale, rendant l’issue du rallye incertaine, pour la victoire seulement, car pour la troisième place, Meeke et Paul Nagle ont collé une minute à la Volkswagen d’Andreas Mikkelsen.

Le chiffre

1. – Devant l’écrasante domination de VW, Meeke a tout de même sauvé l’honneur en chapardant un scratch à l’équipe championne du monde, lors de la 7e des 26 spéciales. Pour le reste, il ne put que subir et s’accrocha vaillamment.

La phrase

“Je suis monté sur le podium à Monte-Carlo et en Argentine, mais là, c’est spécial. Je suis vraiment allé le chercher.” Kris Meeke résume son week-end et son bonheur en peu de mots.

L’anecdote

À la veille de la première étape, Mads Ostberg a remporté la “Helsinki battle”, une épreuve exhibition devant 20 000 personnes dans le port de la capitale. Sa particularité, elle met aux prises les pilotes actuels et d’anciens champions du monde. Ostberg a ainsi battu Marcus Grönholm, le Finlandais double champion du monde en 2000 et 2002. Par la suite, le Norvégien a été moins heureux, il a abandonné samedi après avoir cassé son arceau de sécurité à l’issue d’un des spectaculaires sauts qui caractérisent l’ancien rallye des mille lacs.

À suivre

Allemagne (21-24 août)