Grand Prix de Hongrie

Ricciardo sort du chaos

Daniel Ricciardo remporte sa deuxième victoire en Formule 1, la deuxième cette saison 2014 pour le pilote Red Bull, qui, après le Canada, a surgi du chaos hongrois pour l’emporter au terme d’une bataille à trois, devant Fernando Alonso (Ferrari) et Lewis Hamilton (Mercedes).

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Les faits

Le départ donné sur une piste mouillée, la course allait très vite s’emballer et Nico Rosberg (Mercedes), parti en pole position, tenait son avantage jusqu’à la première apparition de la Voiture de Sécurité, au septième tour, moment où l’Allemand ne trouvait pas le temps de plonger dans la voie des stands et lâchait quelques secondes après les commandes du GP.

Pendant ce temps-là, son équipier Hamilton, parti des stands, entamait une folle remontée au cœur du trafic, une habitude pour le Britannique, ces dernières courses. Au final, l’Anglais en profite pour récupérer trois point sur son principal rival, au Championnat des Pilotes.

Sur une stratégie décalée, Alonso n’était pas loin de la victoire mais ne pouvait rien faire, à trois tours du but, lorsque Ricciardo se portait à sa hauteur pour le passer et s’adjuger un superbe succès. Quelques instants plus-tôt, Ricciardo n’avait fait qu’une bouchée de Hamilton, sous les acclamations du garage Red Bull.

Le chiffre

9.- Comme le nombre de courses sans inscrire le moindre point en 2014 pour Romain Grosjean. Le pilote Lotus a de nouveau été contraint à l’abandon, ce dimanche après-midi en Hongrie. Le Français n’a plus accroché le top 10 depuis Monaco.

La phrase

« Quand on ne tente rien, on n’a rien. Mais abandonner derrière la Voiture de Sécurité, ça fait un petit peu mal ». Romain Grosjean, parti à la faute en essayant de chauffer ses pneumatiques derrière la Voiture de Sécurité.

L’anecdote

Victime d’un tête-à-queue après avoir glissé sur la bordure dans la ligne droite principal, Sebastian Vettel (7e) s’en est sorti en équilibriste, le flanc droit de sa RB10 frôlant le mur pour quelques centimètres.

À suivre

Belgique (22-24 août)

Grand Prix d’Allemagne

Rosberg roi d’Allemagne

Nico Rosberg remporte son Grand Prix national, en Allemagne, après s’être envolé de la pole position. Le jeune marié et leader au championnat des Pilotes a devancé Valtteri Bottas ainsi que son équipier Lewis Hamilton, auteur d’une grande remontée. Pour Red Bull et Lotus, le cap de la mi-saison est passé dans la discrétion.

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Les faits

Le ton de la course était donné dès le premier virage avec le tonneau de Felipe Massa (Williams), harponné par Kevin Magnussen (McLaren). Plus de peur que de mal pour le Brésilien, néanmoins toujours maudit en cette saison 2014.

Parti vingtième après un accident pendant la qualification samedi et un changement de boîte de vitesses dans la nuit, Hamilton a régalé les spectateurs avec des manœuvres de dépassements tout aussi magnifiques qu’osées. Le Britannique “sauve les meubles” à l’arrivée mais lâche dix points à son principal rival.

La bataille a fait rage pour les places d’honneur. Au volant de la Red Bull, Sebastian Vettel s’est offert les deux Ferrari d’un seul coup dans l’épingle pour se classer quatrième devant Fernando Alonso. Daniel Ricciardo, son coéquipier, termine en sixième position après une belle lutte avec la F14 T de l’Espagnol.

Le chiffre

10 – Dix. Comme le nombre de courses sans inscrire le moindre point en 2014 pour Pastor Maldonado. Le pilote Lotus a échoué en douzième position ce dimanche après-midi en Allemagne. Mais il a prolongé son contrat ce week-end pour 2015.

La phrase

« Nous avons pris des mesures pour que les leçons de 2014 soient bien apprises, et pour que nous puissions retrouver le niveau souhaité dès 2015, c’est-à-dire nous battre pour des podiums. Gardez-nous à l’œil en 2015 et au-delà ! ». Gérard Lopez, patron et copropriétaire de Lotus, qui croit en un retour de l’écurie au premier plan la saison prochaine.

L’anecdote

Sur la première marche du podium l’an dernier en Allemagne, Vettel ne s’est toujours pas imposé en 2014. Vainqueur de 38 courses en 5 saisons avec Red Bull, le quadruple champion du monde prend son mal en patience.

À suivre

Hongrie (25-27 juillet)

Résultats Superbike Laguna Seca

Le sprint était pour Sykes

Troisième de la première course américaine, Tom Sykes s’est offert dans la seconde sa huitième victoire de la saison au terme d’un sprint de sept tours qui restera dans les annales.

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Les courses

Parti en tête de la première course, Tom Sykes a malheureusement commis une petite erreur à l’entrée du Corkscrew dont ont profité Melandri et Guintoli pour lui passer sous le nez. Le temps de reprendre ses esprits, et de retrouver les débats avec six secondes de retard sur les deux pilotes Aprilia, le leader du championnat n’avait plus qu’à assurer la troisième marche du podium. La seconde manche courue sur seulement sept tours a en revanche permis au pilote Kawasaki d’étaler une fois de plus toute sa classe. Melandri étant allé au tapis, Sykes s’est vite mis à l’abri pour décrocher sa huitième victoire de la saison. « Un très bon résultat car nous avions pas mal de problèmes sur ce circuit la saison dernière, a commenté le Britannique. C’était important d’assurer deux podiums avant la trêve estivale. » Loris Baz a eu plus de mal sur le tracé de Laguna Seca. Neuvième de la première course, il a fait un peu mieux dans la seconde en terminant sixième. « Je ne peux pas être satisfait de ces résultats, expliquait le Français au soir de l’épreuve californienne. On a eu des problèmes de réglages tout au long du week-end et nous n’avons jamais réussi à les résoudre. J’avais du mal à faire tourner la moto, et sur ce genre de tracé très technique avec beaucoup de relief, ça ne pardonne pas. Je suis vraiment déçu de mon week-end. » Dans la catégorie Evo, David Salom s’est imposé à deux reprises. Dixième à trois secondes de Baz en première manche, L’Espagnol a fini huitième de la seconde devant Andreozzi et Camier. Comme chaque année, le Mondial Supersport a fait l’impasse sur le déplacement en Californie. Kenan Sofuoglu retrouvera la compétition début septembre à Jerez.

Le championnat

Grâce à ses deux podiums américains, Tom Sykes augmente encore un peu son avance au classement général. Le pilote Kawasaki mène désormais le classement général avec quarante-quatre points d’avance sur Sylvain Guintoli. Loris Baz rétrograde en revanche à la quatrième place. Le Français ne compte néanmoins que quatre petits points de retard sur Jonathan Rea. Douzième avec quatre-vingt-huit points au compteur, Salom consolide quant à lui sa place de premier pilote Evo.

L’histoire

L’hommage est celui de Sylvain Guintoli, deuxième du championnat du monde Superbike et adversaire principal de Tom Sykes dans la course au titre : « Personne ne peut battre Tom sur ce genre de sprint de sept tours. Il est vraiment très fort pour se mettre en action dès le premier virage. Contrairement à la plupart de ses adversaires, il est capable d’être tout de suite à cent pour cent. Et une fois qu’il est lancé, c’est difficile d’aller le chercher. » Ces propos, le dauphin du pilote Kawasaki les a tenus au soir de l’épreuve de Laguna Seca, après que Sykes eût remporté une deuxième manche réduite à sept tours. Un sprint dû à deux interruptions de course sur drapeaux rouges, la première causée par la chute d’Alex Lowes, la seconde par celle de Sylvain Barrier. « C’est peut-être aussi pour cela que je suis si fort lors des séances de Superpole, avance le champion du monde en titre et leader du championnat. Je parviens à me mettre très vite en action. Et sur ce genre de tracé très technique, faire la différence au départ, c’est se donner un énorme avantage. » Une qualité que l’Anglais doit aussi en partie à son passé en BSB, le championnat Superbike britannique dont la plupart des épreuves se déroulent sur de petits circuits qui réclament beaucoup d’explosivité.

Résultats MotoGP Allemagne

Le team Marc VDS trace sa route

En terminant deuxième et quatrième du Grand Prix d’Allemagne Moto2, Kallio et Rabat ont conforté leurs positions au classement général. Désormais séparés de dix-neuf points, les deux pilotes du team Marc VDS tracent leur route vers le titre mondial.

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Les courses

Leader de vingt-six des vingt-neuf tours du Grand Prix d’Allemagne, Mika Kallio aurait dû remporter au Sachsenring sa troisième victoire de la saison. Le Suisse Dominique Aegerter l’en a empêché en le doublant dans l’avant-dernier virage. « Il est très bien ressorti du virage 11 et je n’ai rien pu faire pour l’empêcher de se glisser devant moi en bas de la descente, raconte Kallio. J’ai bien tenté ma chance dans le dernier virage, mais il n’y avait rien à faire. » En bagarre avec Simone Corsi, Tito Rabat a vu quant à lui le podium lui échapper dans le dernier tour. « Je pensais pouvoir le redoubler dans le dernier virage, mais j’ai fait une erreur en rentrant trop fort et en sortant trop large », regrettait l’Espagnol. En MotoGP, Stefan Bradl a terminé hors des points après avoir pris le départ avec des réglages inadptés. Enfin en Moto3, Miguel Oliveira est allé à la faute alors qu’Arthur Sissis a réussi à franchir la ligne d’arrivée en treizième position. Livio Loi a lui abandonné à cause d’un problème mécanique après être sorti de la piste en début de course pour éviter un adversaire tombé devant lui.

Le championnat

Désormais séparés de dix-neuf points, Tito Rabat et Mika Kallio abordent la trêve estivale aux deux premières places du championnat Moto2 avec une confortable avance sur leurs adversaires. Troisième du classement général, Viñales compte en effet cinquante points de retard sur le leader espagnol. En MotoGP, Stefan Bradl perd une place et glisse en neuvième position au cap de la mi-saison. Pas de changement dans la catégorie Moto3 puisque Miguel Oliveira conserve sa huitième place. Livo Loi pointe lui, désormais, en dix-huitième position.

L’histoire

Ils ont joué, ils ont perdu. Mais pas de beaucoup. Quand les pilotes MotoGP viennent se ranger sur la grille de départ du Grand Prix d’Allemagne, une ondée vient de détremper le circuit du Sachsenring. Tout le monde est en pneus pluie. Mais la piste sèche rapidement. Stefan Bradl et son équipe décident alors de changer de roues pour prendre le départ en slicks. Mais il leur faut aussi modifier les réglages de suspensions. Et c’est là que tout se complique. « On a eu un petit problème avec l’amortisseur arrière, raconte Christophe Bourguignon, le directeur technique de l’équipe LCR. Le mécanicien qui s’occupait de la fourche a dû prêter main forte à celui qui travaillait à l’arrière, et nous n’avons pas eu le temps de changer les ressorts de fourche. Stefan a donc dû prendre le départ avec des réglages qui n’étaient pas adaptés à la situation. » Les hommes de Lucio Cecchinello avaient pourtant fait le bon choix, puisqu’à l’issue du tour de chauffe, tous les pilotes qui étaient en pluie sont repassés par les stands pour changer de machine. Parti seul en tête, Bradl n’a malheureusement pas pu profiter du bon coup qu’il avait senti. Après cinq tours en tête, devant son public, le pilote allemand a dû rendre les armes avant de franchir la ligne d’arrivée en seizième position.

Résultats Superbike Portugal

La tête et les jambes

Alors que la pluie avait décidé de s’inviter pour perturber la huitième manche du championnat du monde Superbike, Tom Sykes a fait preuve d’intelligence sur le circuit de Portimao. Grâce à une victoire et une huitième place, le tenant du titre a conforté son avance au classement général.

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Les courses

Après s’être offert sa vingt-deuxième Superpole samedi après-midi, Tom Sykes n’a pas fait de quartier lors de la première course du week-end portugais. Rapidement installé au commandement, il a parfaitement géré la brève averse venue jouer avec les nerfs des pilotes pour décrocher sa septième victoire de la saison, la vingt-et-unième de sa carrière en Superbike. Le pilote Kawasaki rejoint ainsi Max Biaggi au palmarès de la discipline. La seconde course qui s’est déroulée sur une piste détrempée a été plus délicate pour le champion du monde en titre. Manquant de grip, il s’est contenté d’une huitième place en évitant les pièges dans lesquels sont tombés plusieurs de ses adversaires. Troisième de la première course à trois secondes de son coéquipier, Loris Baz a fini devant lui dans la seconde manche en franchissant la ligne d’arrivée en sixième position. En Supersport où la course a été raccourcie de six tours à cause de la pluie, Kenan Sofuoglu est monté sur son troisième podium de la saison en terminant derrière Michael van der Mark et Jack Kennedy.

Le championnat

En maîtrisant parfaitement des conditions piégeuses à souhait, Tom Sykes a conforté à Portimao sa position de leader. Alors que le championnat vient de basculer dans sa seconde moitié, le tenant du titre compte désormais quarante-trois points d’avance sur Sylvain Guintoli. Quant à Loris Baz, troisième du classement général, il ne compte plus que cinq points de retard sur son compatriote et néanmoins adversaire. En Supersport, Kenan Sofuoglu profite pour sa part des seize points empochés à Portimao pour revenir à la quatrième place du championnat.

L’histoire

Pour décrocher un titre de champion du monde, il faut parfois se contenter de jouer la sécurité et inscrire les points qui compteront en fin de saison. Tom Sykes a confirmé au Portugal qu’il est bien le plus rapide en piste, mais il a également démontré qu’il sait gérer quand la situation l’exige. Solide vainqueur de la première course, le pilote Kawasaki n’a pas tenté le diable lors de la seconde manche disputée sous la pluie. Laissant ses adversaires directs aller à la faute, il s’est intelligemment contenté d’inscrire huit précieux points en évitant d’en faire trop. « La météo avait décidé de jouer avec nos nerfs, raconte le Britannique. Nous sommes partis sur le sec pour la première course, et je me suis rapidement installé à la première place. Et puis à un moment il a commencé à tomber quelques gouttes. C’était perturbant car j’étais seul en tête et je n’avais personne devant moi pour me servir de repère. Mais l’équipe m’a bien panneauté et j’ai pu assurer quelques tours, le temps que la pluie se dissipe. J’ai ensuite augmenté à nouveau le rythme pour remporter la course. Pour le second départ, la piste était cette fois détrempée. Je n’étais pas super à l’aise dans ces conditions, et je n’ai donc pas tenté le diable. L’adhérence était délicate. D’ailleurs, derrière moi, Guintoli et Melandri se sont accrochés. Sylvain a pu repartir et a même fini par me doubler, mais il ne m’a repris qu’un point. Au final, j’ai encore augmenté mon avance au classement général. »

Grand Prix de Grande-Bretagne

Ricciardo troisième à Silverstone

Lewis Hamilton s’est imposé pour la deuxième fois de sa carrière à Silverstone, devant Valtteri Bottas et Daniel Ricciardo. Il revient à quatre points de Nico Rosberg au championnat.

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Les faits

La course a commencé fort avec l’accident très violent de Kimi Raikkönen dès le premier tour. Le pilote Ferrari a explosé sa monoplace tout seul dans les barrières de sécurité, provoquant une heure d’interruption pour procéder aux réparations. À la reprise, Lewis Hamilton est quatrième derrière Nico Rosberg et les deux McLaren de Jenson Button et Kevin Magnussen. ll est vite revenu sur son coéquipier, contraint plus tard à renoncer à cause d’un problème de boîte de vitesses.

Le chouchou du public se retrouvait alors en position idéale pour triompher, six ans jour pour jour après sa première victoire à Silverstone. Il ne laissait pas passer sa chance et s’imposait avec une énorme avance (trente secondes) sur Bottas et Ricciardo, troisième grâce à une stratégie décalée à un seul arrêt. Sur la ligne, l’Australien gardait sa place pour huit dixièmes de seconde face à Jenson Button. L’autre pilote Red Bull Sebastian Vettel s’est classé cinquième, malgré un départ mal maîtrisé (passé de la 2e à la 5e place dans le premier tour).

Son duel avec Fernando Alonso en fin de course est splendide, musclé, à la limite du correct, l’Allemand en est finalement sorti vainqueur. Pas de Lotus dans les points en Grande-Bretagne, Romain Grosjean a dû se contenter d’une douzième place à l’arrivée, Pastor Maldonado était encore plus loin quand son moteur a rendu l’âme à trois tours de la fin.

Le chiffre

8 – Daniel Ricciardo a souffert en fin de course avec ses pneus usés, Jenson Button revenait à raison d’une seconde au tour. L’Australien a conservé sa troisième place pour huit dixièmes et s’est adjugé son quatrième podium de la saison.

La phrase

« Il (Fernando Alonso) ne me laisse pas assez de place », s’est souvent plaint Vettel dans sa radio quand il était à la lutte avec le pilote espagnol avant de trouver l’ouverture.

L’anecdote

L’acteur britannique Jude Law était invité par l’écurie Lotus à Silverstone, il a passé un excellent moment avec les pilotes notamment Romain Grosjean, un  »vrai gentleman » selon ses mots.

À venir

Grand Prix d’Allemagne (18-20 juillet)