Course d’Autriche

Lopez distance les Français

Avec de respectives troisième et première places dans les deux courses de la manche autrichienne du Championnat du Monde WTCC, José-Maria Lopez est plus que jamais en tête d’un Championnat toujours copieusement dominé par Citroën qui a remporté les deux courses de dimanche.

WTCC autriche

Les faits

Le barnum du WTCC a poursuivi ce week-end sa tournée en Europe centrale en s’arrêtant sur le Salzburgring, en Autriche, un circuit atypique avec de longues lignes droites et des épingles. Les Citroën C-Elysée étaient à nouveau au-dessus du lot malgré leur lest.

Dès les essais qualificatifs, la marque aux Chevrons apposait sa griffe sur la première ligne par l’intermédiaire de Muller, auteur de la pole position, devant Sébastien Loeb. C’est toutefois Gianni Morbidelli qui réalisait le meilleur temps avant d’écoper d’une pénalité.

Lors des deux courses de dimanche, la constance de Lopez allait porter ses fruits. Dans la première, Pechito réussissait un excellent départ pour terminer derrière Muller, intraitable, et Tom Coronel, et devancer Loeb.

La deuxième était pour lui la plus fructueuse puisque non seulement il empochait une troisième victoire cette saison, mais ses deux poursuivant au Championnat terminaient loin. Muller était victime d’un accrochage au premier tour et Loeb ne terminait pas mieux que septième.

Le chiffre

185,99 km/h – C’est la moyenne de Muller lors de son tour de qualification, la plus élevée de l’Histoire du WTCC.

La phrase

“Elle n’en finissait pas de prendre de la vitesse dans la ligne droite!” Lopez, le grand vainqueur du week-end, s’est montré élogieux envers sa mécanique. Si elle pouvait parler, sa C-Elysées le serait tout autant pour son pilote.

L’anecdote

Malgré 60 kg de lest, les Citroën ont trusté la première ligne, mais le meilleur temps est revenu à Gianni Morbidelli sur sa Chevrolet Cruze. L’Italien a ensuite été déclassé de cinq places pour s’être qualifié en Q2 sous drapeaux jaunes.

À suivre

Russie (6-8 juin)

Grand Prix de Monaco

Nouveau podium pour Ricciardo

Daniel Ricciardo s’est offert un deuxième podium consécutif avec une troisième place à Monaco, Lewis Hamilton lui a échappé en fin de course. Mercedes reste intouchable après six des dix-neuf courses de la saison.

F1 Monaco

Les faits

Le Britannique était en quête d’une cinquième victoire d’affilée. Mercedes a semblé une fois de plus une classe ou deux au-dessus des autres et il a fallu un grand Ricciardo pour venir inquiéter Hamilton sur la fin. L’Australien a su remonter après un envol raté, profitant des déboires de ses proches rivaux, à commencer par son équipier Sebastian Vettel, contraint à l’abandon dès le 7e tour sur cassé mécanique. Le pilote de Perth échoue à quatre dixièmes de la deuxième place.

Chez Lotus, la course a mal commencé avec l’abandon de Pastor Maldonado. Bloqué sur la grille au départ du tour de formation, le Vénézuélien assistera à la course depuis les stands. Il voyait son coéquipier Romain Grosjean prendre la 8e place, décrochée devant son compatriote Jules Bianchi qui a inscrit (comme son écurie Marussia) ses deux premiers points en Formule 1 au terme d’une épreuve marquée par huit abandons.

Le chiffre

141 – Red Bull figure au deuxième rang chez les constructeurs après six courses, avec 99 points contre 240 (déjà !) pour Mercedes. Soit 141 points de retard.

La phrase

« C’est Monaco ! » Romain Grosjean savait que sa seule chance était d’avoir une course chaotique. Le Français est resté en piste quand beaucoup abandonnaient ou partaient à la faute et a été récompensé avec une huitième place. “Pour être honnête, le Canada me fait un petit peu peur”, a-t-il ajouté.

L’anecdote

Vettel disputait ce week-end son 100e Grand Prix avec Red Bull, mais ce fut un week-end à oublier après la belle remontée vécue à Barcelone. Le quadruple champion du monde a été le premier à mettre le clignotant après le départ, perdant la puissance sur sa RB10.

À venir

Grand Prix du Canada (6-8 juin)

RÉSULTATS SUPERBIKE GRANDE-BRETAGNE

Sykes reprend le pouvoir

En difficulté lors des deux dernières épreuves disputées aux Pays-Bas et en Italie, Tom Sykes s’est remis dans le sens de la marche sur le circuit de Donington. Fort de son second doublé de la saison, le pilote Kawasaki s’est réinstallé aux commandes du championnat.

Les courses

Comme à Aragon au mois d’avril, Tom Sykes et Loris Baz ont offert le doublé à l’équipe Kawasaki dans les deux courses organisées à Donington. Dans la première, le Français a longtemps mené les débats avant d’être rejoint par son coéquipier. A la lutte durant les trois derniers tours, Sykes a fini par s’imposer devant Baz. « Ce fut peut-être a plus belle course de ma carrière », a confié Tom à l’arrivée. La deuxième manche a été plus facile pour le Britannique. Mieux parti, il s’est rapidement porté au commandement pour franchir la ligne d’arrivée avec plus de trois secondes sur le Savoyard. « Je ne sais pas ce que Tom a mangé entre les deux courses, mais il était vraiment au-dessus du lot dans la seconde », témoignait Loris après coup. David Salom a terminé dixième dans les deux courses, et premier pilote Evo. En Supersport, le sort semble s’acharner sur Kenan Sofuoglu. Alors qu’il pensait renouer avec la victoire, le pilote turc a été obligé de ralentir à cause d’un nouveau problème technique. Il termine tout de même en quatrième position.

Superbike UK

Le championnat

Avec cinquante points dans la musette, Tom Sykes déloge Jonathan Rea de la première place du classement général. Le pilote Kawasaki reprend les rênes du championnat avec désormais vingt-six points d’avance sur Baz et Rea, au coude à coude derrière le tenant du titre. Leader de la classe Evo, Davis Salom pointe à la douzième place du classement général avec huit points d’avance sur Niccolo Canepa. Enfin en Supersport, Kenan Sofuoglu occupe désormais la septième position avec un capital de trente-huit points.

L’histoire

Après deux épreuves compliquées à Assen et Imola, où il avait été obligé de lâcher pas mal de points à ses adversaires, Tom Sykes s’est bien repris à l’occasion de l’étape britannique du championnat du monde de Superbike. Comme il l’avait fait l’an dernier, le local de l’étape s’est offert les deux victoires en s’imposant de main de maître. Tout n’a pas pour autant été simple pour le tenant du titre. En difficulté aux essais sous la pluie, Sykes n’était qualifié qu’en troisième ligne. « Et pour ne rien arranger, j’ai loupé mon départ, raconte le pilote Kawasaki. Je me suis alors retrouvé à la lutte avec Haslam et Rea pendant que les leaders s’échappaient. Comme tout le monde étaient en pneus neufs, c’était difficile de faire la différence. J’ai eu un petit moment de panique mais j’ai fini par me reprendre. » Et par rattraper les hommes de têtes. « A ce moment-là Loris menait la course, poursuit Sykes. On a fini les derniers roues dans roues et j’ai pu avoir le dernier mot. » La deuxième course a été plus limpide pour le pilote Kawasaki. Il s’est une nouvelle fois imposé devant son coéquipier, mais cette fois avec plus de trois secondes d’avance. Fort d’un second doublé en cinq épreuves, le champion du monde en titre se réinstalle à la première place du classement général avec désormais vingt-six points d’avance sur Baz et Rea.

Résultats MotoGP France

Un doublé pour Marc VDS Racing

Mika Kallio qui décroche sa deuxième victoire d’affilée et Tito Rabat qui monte sur la troisième marche du podium. Comme l’an dernier, le team Marc VDS Racing Team s’est offert un superbe doublé sur le circuit du Mans.

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Les courses

Arborant fièrement les couleurs Elf, Mika Kallio et Tito Rabat ont encore fait sensation à l’occasion du Grand Prix de France. Avec deux succès chacun, le Finlandais et l’Espagnol ont permis à l’équipe Marc VDS Racing de remporter quatre des cinq premiers Grands Prix du championnat. Au Mans, c’est Kallio qui a réalisé un nouveau récital pour s’imposer devant Corsi et Rabat. Un bon résultat pour Tito qui a souffert tout le week-end d’un problème de coliques néphrétiques. En MotoGP, Stefan Bradl a bouclé les deux premiers tours de course en deuxième position. Longtemps dans le groupe de tête, le pilote Honda LCR passe finalement sous le drapeau à damier en septième position. En Moto3, Miguel Oliveira s’est classé douzième et Arthur Sissis dix-septième. Quant à Livio Loi, il a dû se contenter d’une vingtième place faute de se sentir en confiance au guidon de sa Kalex KTM.

Le championnat

Hommes forts de ce début de saison, Tito Rabat et Mika Kallio caracolent en tête du championnat du monde Moto2. Sept points séparent les deux hommes qui devancent d’une trentaine de longueurs Maverick Viñales. En MotoGP, Stefan Bradl conforte sa sixième place alors qu’en Moto3, Miguel Oliveira glisse en treizième position, juste devant Livio Loi qui n’a plus marqué de points depuis sa quatrième place en Argentine.

L’histoire

Il fut un temps où passer par l’hôpital pour se faire opérer rimait avec forfait pour la course d’après. Stefan Bradl a démontré au Mans que la médecine avait fait des progrès. Le pilote du team LCR est effet passé entre les mains d’un chirurgien allemand dans la foulée du Grand Prix d’Espagne. « Il fallait que je résolve mon problème de crampes à l’avant-bras droit, explique celui qui s’était retrouvé en difficulté à Jerez. J’avais déjà été opéré du syndrome des loges en 2012, mais l’incision n’avait pas été suffisante. Il fallait donc y retourner. Alors autant le faire le plus vite possible. » En remontant sur sa moto dix jours plus tard, Bradl n’a pas été vraiment gêné par les séquelles de cette intervention. Quatrième de la séance de qualification, le pilote LCR a bouclé la moitié du GP de France dans le top cinq avant de glisser à la septième place. Mais pas à cause de son bras. « On a fait des changements sur la moto après le warm up et nous ne sommes pas partis dans la bonne direction, explique-t-il. Je manquais de grip en sortie de virage et je n’étais pas en mesure de rattraper au freinage le temps que je perdais à l’accélération. Pour ce qui est de mon bras, j’avais bien une petite douleur en fin de course, mais aucun problème de contrôle des gaz et du frein. »

 

Résultats Superbike Italie

Des soucis en Italie

La quatrième épreuve de la saison à Imola n’a pas souri aux pilotes Kawasaki. La faute à un nouveau pneu arrière et à une mise au point difficile. Après le doublé de Jonathan Rea, Tom Sykes rétrograde à la deuxième place du classement général.

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Les courses

Inhabituellement qualifié sur la seconde ligne de la grille de départ, Tom Sykes n’a jamais été en mesure de prétendre à la victoire sur le circuit d’Imola, là où il avait pourtant réalisé l’an dernier un superbe doublé. Cette année, c’est Jonathan Rea qui a décroché les deux victoires de la journée. Le champion du monde en titre a réussi à sauver une place sur le podium lors de la première course, mais il a dû se contenter d’une cinquième place dans la seconde. « Nous n’étions pas à notre niveau, regrettait à l’arrivée le pilote Kawasaki. Je ne pensais pas, après les essais, que l’écart serait aussi important. Nous n’avons pas réussi à exploiter correctement le nouveau pneu arrière Pirelli, et nous allons devoir tirer les leçons de ce difficile week-end. » Modeste septième sur la grille de départ, Loris Baz a plutôt mieux négocié les courses en enchaînant deux quatrièmes places. « Je n’en espérais pas tant, confie le Français. On a amélioré le comportement de la moto au warm up, mais j’étais encore en difficulté en sortie de virage. Je perdais du terrain à chaque accélération, et il m’était très difficile de me mettre en position de dépassement. La deuxième course s’est un peu mieux passée, et si je n’avais pas perdu du temps derrière Giugliano, j’aurais pu accrocher la troisième marche du podium. Le week-end a été difficile, mais nous allons arriver sur des circuits plus favorables et la saison ne fait que commencer. » Malgré des problèmes de drible et une forte douleur au poignet, David Salom s’est quant à lui classé douzième et treizième. En Supersport, Kenan Sofuoglu a été contraint à un nouvel abandon sur problème technique alors qu’il menait les débats.

Le championnat

Après avoir lâché du lest aux Pays-Bas, Tom Sykes perd cette fois la tête du championnat. Désormais deuxième, le pilote Kawasaki ne compte toutefois que quatre points de retard sur la Honda de Rea. Loris Baz pointe en quatrième position à seulement vingt points du leader. Du côté de la catégorie Evo, c’est David Salom qui récupère la première place. Enfin en Supersport, Kenan Sofuoglu qui n’a marque des points qu’en Espagne, à l’occasion de sa victoire sur le circuit d’Aragon, glisse à la neuvième place du classement général.

L’histoire

Imola, c’est le circuit de la famille Costa. Ceccho, le père et le créateur de la piste italienne, et Claudio, le fils qui a lui fondé la légendaire clinique mobile après que naquit sa vocation, en 1957, en venant au secours de Geoff Duke alors victime d’une chute sur la piste romagnole. Vingt ans plus tard, le docteur Costa équipait un fourgon Fiat pour suivre et assister les pilotes du Continental Circus. Devenue un élément incontournable du paddock des Grands Prix comme de celui du Mondial Superbike, la clinique mobile a cette année changé de mains. Après près de trente ans de bons et loyaux services, Claudio Costa a en effet décidé de passer le relais à Michele Zasa et Guido Dalla Rosa Prati.

« Certaines personnes qui occupent des postes à responsabilité n’ont pas toujours la possibilité de nommer de successeur, a expliqué le docteur Costa. Ou elles le font lorsqu’elles sont déjà trop vieilles. J’aurai bientôt 73 ans et c’est pourquoi j’ai décidé de nommer quelqu’un pour poursuivre le travail que j’ai entamé en 1977 avec mon père Checco. J’assisterai désormais à moins de Grands Prix, mais je suis certain que mon successeur fera un excellent travail. Il parle plusieurs langues et possède déjà une solide expérience auprès des pilotes. »

Course de Slovaquie

Citroën insubmersible

Dans des conditions dantesques en Slovaquie, Citroën a poursuivi une domination sans partage dans le Championnat du Monde WTCC avec la victoire de Sébastien Loeb dans la première course.

Les faits

Après la Hongrie, le paddock a fait un saut de puce pour traverser la frontière slovaque et se rendre à l’est de Bratislava sur le Slovakia Ring. Dès le samedi, l’équipe française a affiché la couleur en plaçant José Maria Lopez à la première place. Pechito devançait Loeb et Yvan Müller.

Le lendemain, le grand soleil laissait place à un ciel noir au-dessus de l’Europe centrale qui n’a pas attendu longtemps avant de déverser des trombes d’eau sur le circuit. Pas de quoi impressionner Loeb, qui sautait son coéquipier au départ de la première course pour aller s’imposer devant l’Argentin, dans une manche raccourcie par les condition atmosphériques. Les deux hommes avaient bien du mérite à faire un sans-faute

En revanche, la direction de course a préféré jouer la prudence en annulant la seconde course alors que la piste était inondée. Si bien que Lopez conserve sa première place au Championnat après ce week-end particulièrement humide.

Le chiffre

323. – Le nombre de points de Citroën au classement des Constructeurs, c’est presque le total de ses deux adversaires, Honda (204) et LADA (104).

La phrase

“ J’ai fait une erreur dans ma procédure de départ.” Cela arrive même aux meilleurs dit-on. Yvan Müller n’a pas cherché d’excuse après avoir été pénalisé pour un départ anticipé, dimanche.

L’anecdote

Depuis 2005, date à laquelle le Championnat a pris sa forme actuelle, c’est la première fois qu’une course est annulée en raison de la pluie.

À suivre

Autriche (Salzburgring), 24-25 mai

Course d’Argentine

Meeke mène encore Citroën au podium

Pour sa première participation au rallye d’Argentine, Kris Meeke a mené la Citroën DS3 WRC sur la troisième marche du podium, derrière deux Volkswagen toujours un cran au-dessus. La victoire est revenue à Jari-Matti Latvala mais Sébastien Ogier, deuxième, reste leader du Championnat.

Les faits

Sur la terre toujours capricieuse des montagnes de l’ouest de Cordoba, au cœur de l’Argentine, une première sélection par l’arrière s’est opérée dès vendredi, jour de la première étape, avec les gros ennuis de cinq des prétendants à des places d’honneur, sinon à la victoire. Si bien que le podium était déjà joué après les quatre premières spéciales et quelque 157 km sélectifs.

Samedi et dimanche, les écarts ne faisaient que se stabiliser. Tandis que Volkswagen est maintenant invaincue depuis neuf courses, Meeke rééditait son exploit du Monte-Carlo, en début de saison, en terminant à la troisième place.

Le chiffre

0. – Il n’y avait cette saison, sur la liste des engagés au rallye d’Argentine aucun ancien vainqueur. Latvala s’y est donc ajouté.

La phrase “J’ai pris un retour de volant dans la main droite. Nous avons essayé de continuer aujourd’hui malgré la blessure. En ne me servant que de ma main gauche, c’était devenu trop dangereux et trop douloureux. Il n’était pas prudent de continuer.” Mads Ostberg, sur la deuxième Citroën, explique son abandon de dimanche alors que le Norvégien avait déjà perdu toutes chances, vendredi, en sortant de la route dès la deuxième spéciale.

L’anecdote

Le rallye est un sport national en Argentine et l’ancien n° 3 mondial de tennis David Nalbandian est un passionné. Il a disputé l’épreuve dans sa déclinaison nationale sur une Chevrolet Agile. “Le but est d’arriver au bout et de se faire plaisir”, a-t-il dit avant de terminer au-delà de la 10e place.

À suivre

Sardaigne (5-8 juin)

Grand Prix d’Espagne

Red Bull, la deuxième force

Lewis Hamilton remporte sa quatrième victoire de la saison, dans le Grand Prix d’Espagne à Barcelone, et prend les commandes du Championnat devant Nico Rosberg. Daniel Ricciardo se classe troisième, Sebastian Vettel termine au pied du podium et Red Bull se rapproche de Mercedes.

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Les faits

Après un départ propre, Hamilton, auteur de sa 35e pole position la veille devant son équipier, conservait la tête au premier virage pour ne plus la lâcher malgré la pression du pilote allemand, qui le poussait dans ses derniers retranchements, jusqu’au drapeau à damiers. Avec 100 points, Hamilton en profite pour s’emparer de la première place au classement des pilotes pour trois unités.

Parti quinzième en raison d’une pénalité consécutive à un changement de boîte de vitesses, Vettel a livré une grande course pour remonter au cœur du trafic, après deux jours très compliqués (quatre tours le vendredi) et accrocher une belle quatrième place derrière Ricciardo.

Bloqué dans les premières boucles du GP dans les roues de Valtteri Bottas, l’Australien a attendu son heure pour passer et gérer ensuite tranquillement sa troisième position. Cinquième au départ, Romain Grosjean termine huitième à bord d’une Lotus elle aussi en progrès.



Le chiffre


4 – Quatre, comme le nombre de points marqués en Espagne par Grosjean qui décroche, au passage, son premier top 10 depuis le début de la saison et débloque également le compteur de l’écurie Lotus.

La phrase

“Jamais je n’aurais pensé que nous serions une seconde au tour plus rapides que les Red Bull. Je suis vraiment heureux de notre quatrième doublé. Cela paraît même irréel”. Lewis Hamilton à l’issue de sa première victoire en Espagne, la quatrième déjà cette saison. La quatrième de suite aussi, la plus belle série de sa carrère.

L’anecdote

Vainqueur il y a deux ans à Barcelone, Pastor Maldonado avait “un bon sentiment” avant le début du week-end. Le pilote vénézuélien terminera dans le mur dès la Q1 avant d’être pénalisé pour un nouvel accrochage après quelques tours en course.

À suivre

Monaco (23-25 mai)

COURSE DE HUNGARORING

Citroën toujours au top

Citroën a encore signé un doublé ce week-end sur le Hungaroring, mais a aussi laissé filer un podium, une première cette saison.

Les faits

Citroën avait réussi une qualification parfaite samedi, Yvan Muller partait
donc en pole de la course 1 devant Jose Maria Lopez et Sébastien Loeb.
Mais le nonuple champion du monde des rallyes se manquait au départ, il
terminait septième après s’être battu toute la course derrière Norbert
Michelisz (Honda Civic). Muller s’imposait devant Lopez, encore un
doublé pour l’écurie française, et un autre pilote Honda Tiago Monteiro.

Pas autant de réussite dans la deuxième manche de la journée, remportée par
Gianni Morbidelli (Chevrolet) sur le fil devant Monteiro et son
coéquipier Hugo Valente. Aucune C-Élysee sur le podium, une première
cette saison en six courses. Mais les trois pilotes repartent de Hongrie
toujours en tête du championnat, Lopez mène avec 115 points devant
Muller (105) et Loeb (84).

Le chiffre

271 – Ses trois pilotes dominent au classement, Citroën pointe donc
largement devant chez les Constructeurs avec 271 unités, contre 172 pour
son dauphin Honda. Un gouffre qui semble déjà décisif.

La phrase

« Nous savons que c’est un circuit sur lequel il est difficile de dépasser,
avoir pris un bon départ a donc été la clé », déclarait Muller après sa
victoire dans la course 1. Citroën a d’abord réussi un doublé en partant
devant, mais plus tard, en s’élançant dans le peloton, elle a fini loin
du podium.

L’anecdote

Les Citroën C-Élysee ont été lestées de 60 kg pour le Hungaroring après
avoir tout gagné depuis le début de l’année. Ce poids supplémentaire n’a
pas empêché l’écurie française de réussir un bon week-end hongrois avec
une qualification parfaite et un doublé lors de la course 1.

À suivre

GP de Slovaquie (Slovakia Ring), 10-11 mai

RESULTATS MOTOGP JEREZ

Kallio gagne à son tour

Mika Kallio a dignement fêté le retour du championnat sur le sol européen. Le pilote finlandais du team Marc VDS s’est offert à Jerez son premier succès de la saison.

Les courses

Depuis l’ouverture du championnat du monde au Qatar, l’équipe de Michael Bartholemy a toujours placé l’un de ses pilotes sur le podium de la catégorie Moto2. En Espagne, c’est Mika Kallio qui s’est à son tour imposé devant Dominique Aegerter et Jonas Folger. Le Finlandais a ainsi remporté son premier succès de la saison, le second de sa carrière en Moto2. Victime d’une chute aux essais et bousculé au premier virage de la course, Tito Rabat a dû quant à lui se contenter d’une quatrième place qui, pour la première fois de la saison, le prive du podium.

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En MotoGP, Stefan Bradl a souffert de crampes aux avant-bras. Le protégé de Lucio Cecchinello n’a rien pu faire face à Bradley Smith et Pol Espargaro qui le devancent sur la ligne d’arrivée. Le pilote Honda LCR termine dixième à plus de trente secondes du vainqueur. Dans la classe Moto3, Livio Loi et Arthur Sissis ont été bien malchanceux. Le premier est tombé à six tours de l’arrivée alors que le second a abandonné dès le début de course sur problème technique. Miguel Oliveira s’est quant à lui classé quatorzième.

Le championnat

Grâce à sa belle victoire en terre andalouse, Mika Kallio conforte sa deuxième place au classement général du championnat Moto2 en revenant à seize points de son coéquipier, Tito Rabat. Malgré sa difficile course de Jerez, Stefan Bradl se maintient à la sixième place de la catégorie MotoGP à égalité de points avec Aleix Espargaro et à seulement une longueur de Jorge Lorenzo. En Moto3, Livio Loi et Miguel Oliveira figurent respectivement en onzième et douzième positions.

L’histoire

La nouvelle est tombée à la veille de la première journée d’essais du Grand Prix d’Espagne. En 2016, Bridgestone ne sera plus le fournisseur officiel du championnat MotoGP. « Nous avons décidé de ne pas prolonger notre contrat avec Dorna Sports, ont expliqué les responsables du manufacturier de pneumatiques japonais. Nous avons atteint l’ensemble de nos objectifs depuis notre arrivée dans cette compétition, et nous souhaitons aujourd’hui réorienter notre stratégie pour le futur. » Arrivé en MotoGP en 2002, Bridgestone était devenu le fournisseur officiel du championnat en 2009 après que Michelin eût choisi de se retirer des Grands Prix. Si une page s’apprête à se tourner, pas question pour le promoteur du championnat de revenir à une compétition multimarque. « Cela serait trop coûteux, » estime Lucio Cecchinello, le patron de l’équipe Honda LCR. « Si la compétition était à nouveau ouverte, Bridgestone récupérerait les trois équipes officielles et les autres devraient composer avec les nouveaux manufacturiers qui ne pourraient évidemment pas être au niveau », ajoute Hervé Poncharal, le président de l’Irta, l’association des teams de Grands Prix. Quoi qu’il en soit, quel que soit le prochain manufacturier du championnat MotoGP, son challenge sera de taille. Parvenir à fabriquer des pneus performants et fiables pour des pilotes et des motos différents n’est pas, en effet, une petite affaire.