Résultats Superbike Pays-Bas

Sykes conserve les commandes

Disputées dans des conditions météos délicates, les deux courses néerlandaises du Mondial Superbike ont été moins fastes pour les pilotes Kawasaki que l’étape précédente en Espagne. Sykes est tout de même monté sur le podium alors que Baz a empoché de précieux points qui lui permettent de se maintenir dans le top trois du championnat.

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Les courses

Parti prudemment, Tom Sykes aurait peut-être pu s’offrir la victoire lors de la première course si celle-ci n’avait pas été écourtée à cause d’une trace d’huile laissée sur la piste par un concurrent. « Je revenais sur Guintoli à ce moment-là mais il était très rapide et il n’est pas dit que j’aurais pu le doubler, confie humblement le leader du championnat. La deuxième course s’est ensuite déroulée sur le mouillé et nous n’avions malheureusement pas les meilleurs réglages. Finir quatrième dans ces conditions n’est pas un mauvais résultat. Je suis même plutôt content de l’issue du week-end. » Meilleur temps des essais, Loris Baz espérait mieux sur le circuit hollandais. Quatrième de la première course, il s’est classé septième de la seconde. « Je me suis fait quelques frayeurs dans les premiers tours car la piste était un peu humide, raconte le Français. J’aurais toutefois pu finir sur le podium s’il n’y avait pas eu ce drapeau rouge car je revenais fort sur Rea quand la course a été arrêtée. La seconde a en revanche été beaucoup plus difficile car je manquais énormément de grip. » Un problème qui a également été celui de David Salom, douzième et quinzième des deux manches. En Supersport, Sofuoglu a été contraint à l’abandon au treizième tour sur problème technique alors que le podium lui semblait promis.

Le championnat

Moins brillant qu’à Aragon, Tom Sykes conserve néanmoins les commandes du championnat Superbike. Le pilote Kawasaki compte aujourd’hui cent huit points sur Guintoli alors que Loris Baz passe en troisième position avec quatre-vingt-treize points au compteur. David Salom perd la tête du classement Evo, mais l’Espagnol ne compte qu’un petit point de retard sur le leader. Enfin en Supersport, Sofugolu ne fait pas une très bonne affaire avec son deuxième résultat blanc en trois courses. Le pilote turc rétrograde à la septième place du classement général.

L’histoire

« J’avais un super feeling depuis le début du week-end et tout s’est mis en place avec justesse et précision. » C’est par ses motos que Loris Baz a expliqué le formidable chrono de 1’34”357 qui, samedi 26 avril, lui a permis de décrocher la première Superpole de sa carrière en Superbike. Par la même occasion, le pilote Kawasaki a amélioré le record du circuit d’Assen et relégué son dauphin, en l’occurrence Sylvain Guntoli, à 0”488. Pourtant spécialiste de l’exercice, Tom Sykes a concédé quant à lui près d’une seconde sur son jeune coéquipier. « Le matin, j’avais réalisé une bonne simulation de course, mais il me manquait deux petits dixièmes, poursuit Baz. Nous les avons trouvés avant la qualification. Avant d’attaquer la Superpole, j’étais vraiment détendu, ce qui est aussi la clef pour cet exercice. Je sentais qu’il risquait de pleuvoir, alors j’ai tout donné. Le chrono est venu seul, assez facilement. C’est aussi le résultat du travail que nous avons réalisé depuis le début de l’année pour adapter la moto à mon pilotage, et puis mes deux podiums à Aragon m’ont procuré cette confiance sans laquelle rien n’est possible en sport moto. »

Moto : résultats Bol d’Or

Et de trois pour Kawa

Pour la dernière édition nivernaise du mythique Bol d’Or, le team SRC Kawasaki s’est imposé au terme d’une course dantesque. Un troisième succès de rang pour les hommes de Gilles Stafler.

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L’an prochain, le Bol d’Or retrouvera le circuit Paul Ricard et le mois de septembre. Cela sera peut-être l’occasion pour les pilotes d’Endurance de retrouver la douceur d’une fin d’été provençale. En attendant, pour leur dernière sortie à Magny-Cours, les équipages engagés sur les légendaires deux tours d’horloge du 78e Bol d’Or n’auront pas été à la fête. Et c’est dans des conditions météorologiques épouvantables que Grégory Leblanc, Nicolas Salchaud et Mathieu Lagrive ont offert à Gilles Stafler son troisième succès de rang. « C’est notre plus belle victoire après la première aux 24 Heures du Mans 2010, affirme le patron du team Kawasaki SRC. En tout cas, ça a été la plus dure. » Il faut dire que dès les essais, Mathieu Lagrive s’est retrouvé à l’hôpital avec un traumatisme crânien et une vertèbre cassée. Contre l’avis des médecins, le pilote Kawasaki est revenu sur le circuit pour aider ses coéquipiers. « Mathieu a été un vrai guerrier, poursuit Stafler. S’il n’était pas sorti de l’hôpital, je ne sais vraiment pas que j’aurais fait. » Malgré un pilote blessé et une chute dans la première heure qui l’a fit plonger à la 32e place, la Kawasaki SRC est donc parvenue à arracher un succès inespéré. « Le staff technique est parfaitement au point et tout s’est donc bien terminé, » se réjouit Stafler. « Je m’attendais à une course difficile et elle l’a été, ajoute Grégory Leblanc. On avait un gros rythme et sur le sec, on serait remonté très vite. Je suis tombé sans trop savoir pourquoi, j’ai perdu l’arrière. Malgré sa vertèbre cassée, Mathieu a réussi à remonter jusqu’à la quatorzième place dans son relais. A partir de 23h00, il a fallu que Nicolas et moi doublions les nôtres, ç’a été vraiment dur. Je n’ai pas vu défiler les relais. C’est certainement la course la plus difficile de toute ma carrière. »

Résultats MotoGP Argentine

Rabat et Kallio têtes hautes

Grâce à un excellent début de saison, avec deux victoires et quatre podiums en trois courses, Tito Rabat et Mika Kallio concluent la première série de Grands Prix “outremer” aux deux premières places du classement général Moto2.

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Les courses

« Nous n’oublierons pas de sitôt notre première visite en Argentine », confiait Michael Bartholemy au soir de l’épreuve de Termas de Rio Hondo. Pour le patron de l’équipe Marc VDS, le troisième Grand Prix de la saison restera en effet dans les annales. Qualifié en pole position, Tito Rabat n’a fait qu’une bouchée de ses adversaires. Parti en tête, l’Espagnol a mené du premier au dernier tour pour remporter sa troisième victoire en trois courses. Mal placé sur la grille à cause de problèmes de grip aux essais, Mika Kallio a quant à lui réussi remonter jusqu’à la septième place. L’équipe Marc VDS a également brillé en Moto3 avec le jeune Livio Loi qui fêtait le jour du GP d’Argentine son dix-septième anniversaire. Neuvième sur la grille, le pilote belge s’est battu dans le group de tête jusqu’au dernier virage avant de terminer au pied du podium en quatrième position. En MotoGP, Stefan Bradl a obtenu une solide cinquième place après avoir longtemps bagarré avec Rossi, Pedrosa, Iannone, Smith et Esparagaro. « Un bon résultat, compte tenu de ma lourde chute en qualification et de ma mauvaise place sur la grille », commentait à l’arrivée le pilote Honda LCR.

Le championnat

En empochant onze points en Argentine, Bradl gagne une place au classement général du championnat MotoGP. Le voilà désormais sixième à un petit point d’Andrea Iannone. En Moto2, Rabat occupe désormais le fauteuil de leader avec une confortable avance de vingt-huit points sur son coéquipier. Grâce à sa quatrième place, Livio Loi effectue quant à lui un bond au classement du championnat Moto3. Le jeune pilote belge occupe désormais la neuvième place, sur les talons de Danny Kent.

L’histoire

Quinze après sa dernière édition organisée du côté de Buenos Aires, le Grand Prix d’Argentine a retrouvé cette année le calendrier du MotoGP. Mais c’est désormais à Termas de Rio Hondo, dans la province de Santiago del Esterro que de se déroule l’épreuve sud-américaine. Contrairement à la plupart des nouveaux circuits conçus par l’architecte allemand Hermann Tilke (Sepang, Shanghai, Istambul Park, Yas Marina, Moscow Raceway, Buddh, Austin…), avant tout dédiés au sport automobile avec des successions de lignes droites et de virages serrés, la piste Termas de Rio Hondo a été dessinée par l’Italien Jarno Zaffelli. Ou plus exactement redessinée entre 2011 et 2012 puisque le tracé argentin existait déjà, mais sous une toute autre forme. Même si la piste argentine a aussi été pensée pour la voiture, Zafelli a fait le choix de tourner le dos au style “stop and go” pour privilégier la vitesse et la fluidité avec une série de quatorze virages tous plus intéressants les uns que les autres. Le résultat a séduit largement les pilotes, du Moto3 au MotoGP en passant par le Moto2. « Ce circuit pourrait être un mélange d’Assen et de Phillip Island, » résumaient-ils en choeur. A la tête de la société Dromo Racetrack Design, Zafelli s’est également distingué dans la réfection des tracés d’Imola et du Mugello.

Course de Silverstone

Doublé Toyota en ouverture

Toyota a réussi à placer ses deux TS040 HYBRID aux deux premières places lors des Six Heures de Silverstone, marquées par le double abandon d’Audi et amputée de la dernière demi-heure.

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Les faits

L’écurie japonaise a rapidement eu le champ libre après le retrait des deux R18 e-tron Quattro. La n°1, alors pilotée par Lucas Di Grassi, dans la première heure, la n°2 avec Benoit Tréluyer au volant juste après la mi-course, aucune n’a vu l’arrivée après une sortie de piste exactement au même endroit.

Les TS040 HYBRID se battaient ensuite contre Porsche, de retour en Endurance et performante lors des essais de pré-saison sur le Paul Ricard en mars dernier. Une seule sera classée, la n°20 (Brendon Hartley-Timo Bernhard-Mark Webber) termine troisième, deux tours derrière la Toyota n°8 (Sébastien Buemi-Anthony Davidson-Nicolas Lapierre), vainqueur devant sa jumelle, la n°7 (Kazuki Nakajima-Alexander Wurz-Stéphane Sarrazin). La course s’est jouée quand la pluie a commencé à tomber à la fin de la première heure, la n°8 avait chaussé les intermédiaires, la n°7 était revenue au stand pour mettre les pneus pluie.

Le chiffre

5 – La Toyota n°7 (Wurz, Sarrazin, Nakajima) a décroché la pole samedi pour cinq petits millièmes de seconde devant l’Audi n°1 (Lucas di Grassi, Loïc Duval, Tim Kristensen).

L’anecdote

La course s’est déroulée sous la pluie à Silverstone mais elle a redoublé d’intensité, ce qui a obligé la direction de course à tout arrêter pour des raisons de sécurité, il restait alors une demi-heure.

La phrase

« Les conditions étaient très difficiles à la fin, je pense que la direction de course a pris la bonne décision en arrêtant », a déclaré Sebastien Buemi, membre de l’équipage vainqueur, qui était au volant quand le déluge s’est abattu.

À Suivre

Six Heures de Spa-Francorchamps, le 3 mai

Course du Castellet

Citroën brille à domicile

Une semaine après un magnifique week-end à Marrakech, l’écurie Citroën confirme au Castellet sur le circuit Paul Ricard avec deux victoires et deux doublés.

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Les faits

Yvan Muller, champion en titre, décroche sa première victoire de la saison dans la course 1 malgré un départ manqué. Il se retrouvait troisième derrière Gabriele Tarquini et Norbert Michelisz (Honda) mais il n’avait besoin de trois tours seulement pour reprendre la tête, position qu’il conservait à l’arrivée.

Sébastien Loeb effectuait derrière une superbe remontée depuis le fond de la grille, se hissant au deuxième rang devant Tarquini à deux tours de la fin. Doublé Citroën comme lors de la course 2 neutralisée à deux reprises par la Voiture de Sécurité avec la victoire impressionnante de Jose Maria Lopez devant Muller. Au Championnat, l’Argentin mène avec 85 points, devant Loeb (73) et Muller (65).

Le chiffre

5 – La France n’avait pas accueilli le WTCC depuis cinq ans, à l’époque sur le circuit de Pau-Ville. À domicile, l’écurie Citroën n’a pas failli. Les Alsaciens Yvan Muller (une victoire, un podium) et Sébastien Loeb (un podium) non plus.

La phrase

‘’C’est évidemment plus satisfaisant de gagner comme cela qu’en partant de la pole’’, a déclaré López après sa victoire dans la course 2 acquise malgré une dernière ligne sur la grille.

L’anecdote

Sébastien Loeb avait réussi la pole, sa première dans sa nouvelle catégorie, samedi devant ses coéquipiers López et Muller, ce dernier récupérait la pole de la course 1 après le déclassement de Loeb et López, rétrogradés en fond de grille, pour une soupape de sécurité défectueuse sur le circuit d’alimentation en carburant.

À suivre

Hongrie (Hungaroring), 3-4 mai

Grand Prix de Chine

Red Bull s’en rapproche

Au terme d’un cavalier seul sur le tracé de Shanghaï, Lewis Hamilton remporte sa troisième victoire de la saison devant son équipier Nico Rosberg et Fernando Alonso.

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Les faits

Après un départ propre, Hamilton, auteur de sa 34e pole position la veille sous la pluie devant Ricciardo et Vettel, conservait la tête au premier virage pour ne plus la lâcher et revenir à quatre points de son équipier au championnat. Derrière, la bagarre a longtemps fait rage pour le podium.

Nico Rosberg manquait son envol pour se retrouver au cœur du trafic mais faisait finalement son retour dans une W05 meilleure que la concurrence. Il offre à Mercedes un troisième doublé en quatre courses cette saison. Troisième, Fernando Alonso aura livré une course stratégique pour devancer les Red Bull de Daniel Ricciardo et de Sebastian Vettel. L’écurie Lotus n’a de son côté toujours pas inscrit de points, mais les progrès sont là.

Le chiffre

3 – Le chiffre du week-end ! Trois, comme le nombre de victoires en Chine pour Lewis Hamilton qui décroche, au passage, sa troisième victoire consécutive après la Malaisie et le Bahreïn. C’est également le troisième doublé pour Mercedes en ce début de Championnat 2014.

La phrase

“Si on prend l’ensemble du week-end, il y a 85% de positif, 15% de négatif.” Romain Grosjean, dans le top 10 en qualification mais contraint à l’abandon en raison d’un problème de boîte de vitesses alors qu’il occupait les points.

L’anecdote

Plus lent que Daniel Ricciardo, Sebastian Vettel n’a pas laissé passer son équipier, omniprésent dans ses rétroviseurs. Un fait qui rappelle étrangement l’épisode malais en 2013, où l’Allemand n’avait pas respecté la consigne de son écurie et s’était défait de Mark Webber, furieux à l’époque. Ce dimanche, Daniel Ricciardo est finalement passé.

Prochain GP

Espagne (9-11 mai)

Peugeot au Rallye Dakar 2015

Le Team Peugeot Total présente la 2008 DKR qui affrontera les pistes du Rallye Dakar 2015

Racée, musclée, bestiale… la Peugeot 2008 DKR réunit tous les attributs d’une conquérante à l’appétit féroce. C’est au volant de cette impressionnante monture, taillée sur mesure, que Carlos Sainz et Cyril Despres partiront à l’assaut du prochain Dakar au sein du Team Peugeot Total.

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Trois semaines après la retentissante annonce de la participation de Peugeot, Red Bull et Total au Rallye Dakar 2015, la lionne qui portera les couleurs de l’équipe dévoile enfin ses formes tant attendues. L’air de famille avec le dernier-né des crossovers de Peugeot est évident. Toutefois, contraintes de la compétition obligent, la 2008 DKR a pris du muscle et présente, dans toutes ses dimensions, des proportions extrêmes. Cette ligne spectaculaire est le fruit d’une coopération étroite entre le centre du style de Peugeot et le bureau d’études de Peugeot Sport.

Résultats Superbike Aragon

Triomphe espagnol

Les Kawasaki ont tout raflé sur le circuit d’Aragon. Doublé en Superbike avec Sykes et Baz, victoire en Supersport pour Sofuoglu : une journée historique pour les verts.

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Les courses

Sur un circuit qui ne lui avait pas vraiment réussi l’an dernier, et dans la foulée d’une première épreuve australienne en demi-teinte, Tom Sykes a remis les pendules à l’heure en signant en Espagne son premier doublé de la saison. Le champion du monde en titre n’a pas fait de détails en première manche, s’imposant avec quatre seconde d’avance sur Loris Baz, son jeune coéquipier. Sykes a réédité son succès dans la seconde course, mais il a dû cette fois s’échiner à laisser Baz derrière lui. Le Français ne termine en effet qu’à 0,3 seconde du Britannique. David Salom a quant à lui confirmé son statut de favori pour la place de meilleur pilote Evo. Treizième en première manche, l’Espagnol est rentré dans le top dix dans la seconde. En Supersport, Kenan Sofuoglu a décroché son premier succès de la saison malgré une modeste sixième place sur la grille de départ.

Le championnat

Grâce à ses deux solides victoires en terre espagnole, Tom Sykes s’empare des commandes du championnat avec quatre points d’avance sur Loris Baz. Le tenant du titre confirme ainsi qu’il reste le meilleur candidat à sa propre succession. En Evo, David Salom consolide lui aussi sa première place de la catégorie. L’Espagnol pointe désormais en onzième position au classement du championnat du monde. Rentré d’Australie avec zéro point au compteur, Kenan Sofuoglu s’est bien repris en Espagne. Grâce à sa victoire, le pilote Kawasaki remonte à la quatrième place du championnat du monde Supersport à six points du leader, le Britannique Kevin Coghlan.

L’histoire

Carton plein ! Autant le dire, l’équipe Kawasaki s’est offert un véritable triomphe sur la piste du Motorland d’Aragon. En Superbike, Tom Sykes a commencé par décrocher sa vingtième pole position, celle qui fait de lui le quatrième meilleur “performer” de l’histoire de la discipline. Le Britannique n’est plus désormais qu’à une pole de son compatriote et légende Carl Fogarty. Sykes a enfoncé le clou le lendemain en s’offrant les deux victoires du second round de la saison pour s’emparer des commandes du championnat. Aux essais comme en course, le champion du monde en titre a devancé son jeune coéquipier qui confirme quant à lui son très bon début de saison. Grâce à ses deux deuxièmes places, Loris Baz conforte par ailleurs sa seconde position au classement du championnat du monde. Et comme si cela n’était pas suffisant, Kenan Sofuoglu a balayé ses adversaires en Supersport pour signer sa première victoire de la saison. L’équipe officielle Kawasaki n’est pas prête d’oublier ce mémorable 13 avril 2013.

Résultats MotoGP Amériques

Bradl se rassurre

Malchanceux au Qatar pour l’ouverture du championnat, Stefan Bradl s’est bien repris au Texas. Quatrième du Grand Prix des Amériques, le pilote Honda LCR s’est remis dans le droit chemin.

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Les courses

Les Etats-Unis réussissent plutôt bien à Stefan Bradl. L’an dernier, le pilote Elf s’était mis en valeur à Laguna Seca. Il a cette fois brillé sur le circuit des Amériques. Après s’être qualifié sur la première ligne aux côtés de Marquez et Pedrosa, Bradl a terminé la course au pied du podium en remportant une bagarre acharnée face aux deux pilotes Yamaha Tech 3. En Moto2, Tito Rabat a confirmé son joli début de saison. Malgré des problèmes de boîte de vitesses, le pilote l’équipe Marc VDS Racing a réussi à monter sur la deuxième marche du podium. Son coéquipier a dû composer avec une vilaine douleur à l’épaule. Handicapé en fin de course, Kallio parvient tout de même à décrocher la quatrième place. En Moto3, le jeune Livio Loi inscrit ses premiers points de la saison en franchissant la ligne d’arrivée en douzième position. Miguel Oliveira se classe cinquième alors qu’Arthur Sissis, son coéquipier, n’a encore pas réussi à franchir la ligne d’arrivée. Percuté par Antonelli, le pilote Mahindra a dû jeter l’éponge dès le premier tour de course.

Le championnat

Grâce aux treize points inscrits au Texas, Bradl efface le mauvais souvenir de sa chute de Losail pour rentrer au classement du championnat MotoGP en septième position. En Moto2, Rabat conforte son leadership. Le vainqueur du Grand Prix du Qatar compte désormais sept points d’avance sur Maverick Viñales. Mika Kallio se maintient pour sa part en troisième position. En Moto3, Miguel Oliveira glisse en treizième position alors que Livio Loi pointe le museau de son carénage à la treizième du classement général.

L’histoire

Cette saison, Bridgestone propose aux pilotes MotoGP une nouvelle génération de pneumatiques. Des enveloppes bénéficiant d’un traitement spécial afin d’éviter qu’elles ne prennent trop de température. « Les Japonais invoquent la sécurité des pilotes pour expliquer la mise en place de ces nouvelles gommes, explique Christophe Bourguignon, le directeur technique de l’équipe Honda LCR. On connaît cette spécification de pneus puisqu’on a déjà pu l’utiliser l’an dernier sur certains circuits exigeants comme le Sachsenring ou Phillip Island. Qui dit protection contre la prise de température trop importante dit moins de grip, principalement sur l’angle maxi. C’est pour s’adapter à cette nouvelle spécification que l’on a travaillé cet hiver. L’objectif était de trouver des réglages permettant de mettre ses nouveaux pneus en température afin de garder un niveau de performance acceptable. » Le pilote doit aussi modifier son pilotage. « Avec moins de grip sur l’angle maxi, le pneu accepte moins de couple, poursuit Bourguignon. Il faut attendre un peu plus avant d’ouvrir les gaz et redresser la moto. » Etonnamment, les équipes MotoGP ont dû utiliser au Texas un pneu medium ancienne génération. « Nous avons rencontré des problèmes de production, » s’est justifié le manufacturier japonais. Cela a malheureusement pénalisé les équipes qui travaillent depuis le début de l’année pour adapter leur moto aux enveloppes 2013.

 

Course du Maroc

Loeb gagne pour sa première

Citroën a fait des débuts tonitruants sur circuit en raflant pole, meilleur tour et cinq des six podiums en jeu sur le circuit Moulay El Hassan, à Marrakech (Maroc), avec en prime une victoire du débutant Sébastien Loeb dans le deuxième course.

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Les faits

Depuis ses temps canons lors des essais privés officiels à Valence le mois dernier, la Citroën C-Elysées faisait figure de favorite pour cette première manche d’une saison qui marque le premier engagement de la marque aux Chevrons dans un Championnat du Monde sur circuit, mais nul n’avait vraiment prévu une telle domination. Dès les qualifications, José-Maria Lopez a montré le chemin en réussissant la pole position devant Loeb avant de remporter la première course pour un triplé Citroën. Dans la deuxième, c’est le nonuple champion du monde des rallyes qui raflait la mise, pas mal pour un débutant.

Le chiffre

11. – Le dernier triplé en Mondial de Citroën datait d’il y a onze ans, en 2003, au Rallye Monte-Carlo, quand Loeb, déjà lui, qui s’imposait devant Carlos Sainz et le regretté Colin McRae.

La phrase

“Nous n’aurions jamais osé rêver du résultat d’aujourd’hui.” Le patron de Citroën Racing Yves Matton lui-même avait du mal à réaliser l’ampleur du résultat de Citroën pour ses débuts dans cette série.

L’anecdote

Le champion du monde Yvan Müller s’est montré un peu en retrait par rapport à ses deux coéquipiers. S’il est monté sur la troisième marche du podium dans la première course, le Français n’a pu éviter la Chevrolet Cruze de Tom Coronel au départ dans la deuxième. “Nous allons lui préparer une voiture au top pour la deuxième manche”, a déjà promis Matton.

À suivre

France (Le Castellet), 19-20 avril