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Championnat du monde Superbike – Un triplé Kawasaki

Un triplé Kawasaki

Le week-end à Misano a souri aux pilotes Kawasaki, et plus particulièrement à Jonathan Rea qui a décroché deux victoires sur la piste italienne. Le quadruple champion du monde a ainsi considérablement réduit son retard au classement général sur Alvaro Bautista.

Dimanche après-midi, la marque Kawasaki a écrit une belle page d’histoire grâce à Jonathan Rea, Toprak Razgatlioglu et Leon Haslam. Les deux Britanniques et le Turc sont effet montés ensemble sur le dernier podium du week-end de Mondial Superbike organisé sur le circuit de Misano. Un magnifique tir groupé, que le constructeur japonais n’avait plus réalisé depuis 1993 sur le circuit de Sugo, et qui est venu conclure un week-end très productif, notamment pour le quadruple champion du monde en titre. Samedi, Jonathan Rea avait en effet déjà fait parler de lui en signant sa troisième Superpole de la saison avant de s’imposer sur la ligne d’arrivée de la première course du week-end avec plus de trois secondes d’avance sur Tom Sykes, son ancien coéquipier. Une course difficile disputée sous la pluie.

« C’est la première fois de la saison que je roulais sur le mouillé, raconte Rea. La piste était délicate car le niveau de l’eau variait d’un tour à l’autre. J’ai longtemps bagarré avec Alex Lowes, jusqu’à sa chute qui m’a facilité la tâche. La moto était très stable, ça m’a beaucoup aidé dans ces conditions délicates. »

Cinquième du Sprint du dimanche après une petite chute qui l’a privé du podium, Rea s’est de nouveau imposé lors de la dernière course, cette fois devant Toprak Razgatlioglu et Leon Haslam. 
« Un super week-end pour Kawasaki », résume le Britannique. Leon Haslam était déjà monté sur le podium à l’arrivée du Sprint, et il aurait pu en faire autant la veille s’il n’était pas tombé après treize tours de course. Avant sa deuxième place dimanche après-midi, Razgatlioglu était lui aussi tombé samedi alors qu’il occupait la septième place. Le Turc s’est racheté le lendemain en enchaînant une quatrième et une valeureuse deuxième places. En Supersport, Lucas Mahias a lui aussi décroché son premier podium avec Kawasaki en se classant troisième après avoir signé une encourageante pole position. Hikari Okubo a franchi la ligne d’arrivée en cinquième position.

Le championnat

Grâce à son premier doublé de la saison, Jonathan Rea a considérablement réduit son retard sur le leader du championnat. Le Britannique est en effet revenu à seize points d’Alvaro Bautista. Toujours cinquième, Leon Haslam n’est quant à lui plus qu’à onze points d’Alex Lowes qui le précède. Quant à Toprak Razgatlioglu, il se hisse à la sixième place du classement général. En Supersport, Hikari Okubo conserve sa quatrième place alors que Lucas Mahias remonte en cinquième position à quatre points de son coéquipier japonais.

JEAN-ÉRIC VERGNE – ROI DE BERNE

Jean-Éric Vergne a signé une performance éblouissante lors de l’E-Prix de Suisse en cumulant la pole position, la victoire, ainsi que le trophée voestalpine du meilleur pilote sur les courses européennes. Le pilote DS TECHEETAH devient également le premier à décrocher une pole position en partant du Groupe 1 et le premier à compter trois victoires cette saison.

André Lotterer a pris le départ depuis le huitième rang. Remonté en quatrième position grâce à de magnifiques dépassements, il était classé en quatorzième position après une pénalité due à une incompréhension entre le pilote et l’équipe.

Mark Preston, Team Principal DS TECHEETAH : « Jean-Éric était en feu aujourd’hui. Il a mérité sa victoire. Mais je dois aussi saluer le travail de toute l’équipe pour cette incroyable performance. Nous nous retrouvons dans une situation que nous connaissons déjà avec les premières places des classements Pilotes et Teams avant d’aller à New York. Nous comptons désormais respectivement 32 et 43 points d’avance. Même si l’écart semble important, ce n’est jamais confortable en Formule E. Il reste encore deux courses et beaucoup de points à prendre. »

Xavier Mestalan Pinon, Directeur DS Performance : « Bravo à JEV et DS TECHEETAH pour cette exceptionnelle troisième victoire qui nous rapproche encore un peu plus des deux titres de la saison. Les dernières améliorations nous ont donné un réel avantage pour cette course. Je voudrais encore remercier toute l’équipe pour les efforts impressionnants qui ont été fournis»

André Lotterer, 14e : « C’est frustrant de recevoir une aussi lourde pénalité après avoir travaillé aussi dur pour remonter au classement. C’est un coup dur, car les points de la quatrième place étaient précieux dans la lutte pour le titre. Mais nous allons rester concentrés et préparer New York pour terminer la saison sur une bonne note. »

Jean-Éric Vergne, vainqueur : « L’équipe a si bien travaillé qu’il paraissait difficile de faire mieux. Les derniers tours ont été très stressants avec l’arrivée de la pluie. J’ai été vraiment prudent, car il était préférable d’être deuxième que de terminer dans le mur. Même si je donnais tout pour gagner, il fallait faire attention. Le week-end a été fantastique pour l’équipe avec la pole position, la victoire et quelques points de plus dans les deux championnats. Tout s’est très bien passé et je suis fier du travail que nous avons fait. »

Signatech Alpine Matmut fait coup double : nouvelle victoire aux 24 Heures du Mans et titre mondial en LMP2 !

Au terme d’une édition semée d’embûches, l’équipe Signatech Alpine Matmut s’offre son troisième succès en quatre ans dans la catégorie LMP2 des 24 Heures du Mans.

Avec huit podiums en autant de courses, Nicolas Lapierre, André Negrão et Pierre Thiriet permettent à la marque d’obtenir sa deuxième couronne en Championnat du Monde FIA WEC.

Cette victoire conclut de manière retentissante une semaine marquée par la présentation de la Nouvelle Alpine A110S.

Obéissant fidèlement à une tradition bien établie, le départ des 87e 24 Heures du Mans était donné ce samedi à 15h00 et Nicolas Lapierre gagnait d’emblée une place pour se porter au deuxième rang de la catégorie LMP2.
 
Resté plus longtemps en piste que ses concurrents directs, le Français s’emparait de la tête dès le huitième tour de son premier double relais. Une fois celui-ci achevé, le pilote Signatech Alpine Matmut enchaînait sur un triple relais tout en tentant de contenir la G-Drive n°26, dont le retour était facilité par une stratégie plus agressive. 
 
Le duel se poursuivait lorsqu’il passait le témoin à Pierre Thiriet, puis à André Negrão, qui entrait en action au début de la sixième heure.
 
Au crépuscule, les drapeaux jaunes, slow zones et neutralisations se multipliaient sous quelques gouttes de pluie sur le Circuit de la Sarthe. Le Brésilien faisait peu de cas de ces conditions piégeuses pour replacer l’Alpine A470 au sommet avant la réplique de son rival, chaussé de pneus plus frais.
 
Après un arrêt au stand perturbé par un concurrent en LMP2 au tiers de la course, Nicolas Lapierre et Pierre Thiriet reprenaient la piste pour se lancer à la chasse des leaders.
 
Le Vosgien allait toutefois connaître son lot de mésaventures dans la nuit mancelle puisque deux neutralisations dans ses deux premiers relais changeaient radicalement la physionomie de la course. La voiture de sécurité s’intercalant entre la n°26 et lui, les Bleus perdaient une minute dans la première, puis de précieuses secondes lors de la deuxième intervention.
 
Relégué à deux minutes et demie, Pierre Thiriet bouclait son triple relais avant de laisser André Negrão et Nicolas Lapierre passer à l’attaque avant l’aube. S’ils parvenaient à regagner une minute au petit matin, leurs efforts étaient annihilés par l’accident de la Dragonspeed n°31 ramenant la voiture de sécurité en action.
 
Dans la foulée, l’équipe ajustait sa stratégie en relançant Pierre Thiriet en piste à sept heures du drapeau à damier. La détermination et la persévérance de l’équipage portaient enfin leurs fruits lorsque les leaders restaient bloqués dans les stands peu après 9h00. L’Alpine A470 récupérait ainsi la première place avec un tour d’avance sur son premier poursuivant et ultime rival encore en course pour le titre.  
 
Dès lors, le trio continuait d’enchaîner des chronos compétitifs tout en ayant le luxe de gérer son avance et son matériel.
 
Après le dernier relais d’André Negrão, Pierre Thiriet revenait au volant pour atteindre son temps minimum de roulage avant que Nicolas Lapierre ne soit chargé de rallier l’arrivée. 
 
Pour sa dernière apparition avec la marque au A fléché, Nico passait le premier sous le drapeau à damier pour sceller sa troisième victoire au Mans en quatre participations avec Alpine. 
 
Ce succès est également le troisième de Signatech Alpine Matmut dans la Sarthe après les victoires de 2016 et 2018, mais aussi son cinquième podium dans la catégorie LMP2 depuis 2014.
 
Enfin, ce triomphe acquis devant la Jackie Chan DC Racing n°38 permet à Alpine d’obtenir son deuxième titre LMP2 en Championnat du Monde FIA d’Endurance après celui de 2016… Une couronne qui sera remise en jeu dès le coup d’envoi de la saison 2019-2020 le 1erseptembre prochain à Silverstone !

Ils ont dit

Philippe Sinault, Team principal Signatech Alpine Matmut

« J’avais dit que nous étions prêts et nous l’étions bel et bien. La concurrence l’était tout autant, ce qui nous a offert un début de course très intense et disputé avec un rythme beaucoup plus élevé que d’habitude. Cela laissait présager une belle et longue bataille, où nous n’avons pas été surpris de retrouver les principaux prétendants à la victoire et au titre. Nous nous sommes tenus dans un mouchoir jusqu’à la tombée de la nuit, puis Le Mans a encore choisi son vainqueur. C’est dans de telles situations qu’il faut être prêt et présent. Nous l’avons été à tous les niveaux : la voiture n’a pas vu les graviers, nous avons su faire les bons choix, bien communiquer et nous adapter. C’est la clé pour un événement de cette ampleur et nous avons pris énormément de plaisir. Cette victoire a une saveur toute particulière par rapport à celle de l’an dernier, car nous allons pouvoir la fêter tous ensemble dès ce soir et nous avons pu entendre La Marseillaise sur le podium. Il faudra ensuite se renconcentrer rapidement puisque la prochaine échéance, le Prologue, arrive très vite ! »

Nicolas Lapierre

« Quelle journée pour toute l’équipe et nous ! Elle était essentielle et cruciale dans le dénouement du championnat et de cette course mythique des 24 Heures du Mans. Nous travaillons depuis plus d’une année pour atteindre ces deux objectifs et nous avons finalement réalisé notre rêve de remporter les deux. Nous avions d’abord décidé de nous focaliser sur le titre mondial, mais une fois le départ donné, nous nous sommes battus corps et âme contre la G-Drive. Ce n’était pas une concurrente directe au championnat, mais nous nous devions de respecter ce monument qu’est Le Mans en nous battant pour la victoire. Nos efforts ont payé et la victoire nous apporte le sacre. C’est un mélange très fort d’émotions, mais aussi la satisfaction du travail accompli sur une épreuve qui s’annonçait très difficile et disputée. D’un point de vue plus personnel, il s’agissait de ma dernière course avec Alpine. Peut-être que le futur nous réunira, mais il était important de finir de cette manière et nous ne pouvons être que fiers de cette équipe et de tout ce que nous avons accompli ensemble. » 

 

 

André Negrão 

« La plus haute marche du podium est vraiment un endroit magique et je suis fier d’y être avec Alpine et toute l’équipe. Non seulement nous remportons les 24 Heures du Mans pour la deuxième année consécutive, mais nous sommes également sacrés au championnat. Je suis aux anges et je pense même être le plus heureux d’entre nous tous aujourd’hui. Je viens de remporter mon premier titre et je m’en souviendrai toute ma vie. Je tiens vraiment à adresser un immense merci à l’équipe Signatech Alpine Matmut, à Philippe ou encore à Alpine et tous ceux qui ont cru en moi, m’ont soutenu et nous ont permis d’atteindre tous ensemble ce formidable doublé ! »

 

 

 

 

Pierre Thiriet

« C’était une course de folie. La bataille était véritablement intense et disputée, mais nous nous y attendions face à des concurrents de qualité qui se sont montrés propres et fair-play en piste. Je tiens vraiment à souligner le travail réalisé en amont par l’équipe pour préparer chaque manche et celui-ci a été évident ce week-end : la voiture n’a eu aucun souci et aucun de nous trois n’est parti à la faute. Je pense que c’est la clé pour réussir en LMP2 tant le moindre problème oblige à cravacher fort pour revenir. Nous formons également une famille très soudée, où règne un excellent état d’esprit. C’est un aspect important et il nous permet d’être doublement heureux aujourd’hui. Nico et André ont fait un travail incroyable, tout comme l’ensemble de l’équipe. Nous avons été comme portés par l’immense soutien des fans et des médias envers Alpine et son équipage comprenant deux pilotes français. Enfin, je tire mon chapeau à Jota. Ils ont été des adversaires exceptionnels lors de cette superbe saison. Leur pointe de vitesse nous a poussés à progresser et à nous sublimer et c’était un régal de se battre contre eux ! »

 

 

 

24 Heures du Mans – LMP2
1. Signatech Alpine Matmut n°36 368 tours
2. Jackie Chan DC Racing n°38 + 1 tour 
3. TDS Racing n°28 + 2 tours
4. United Autosports n°22 + 3 tours
5. IDEC Sport n°48 + 4 tours
6. G-Drive Racing n°26 + 4 tours 
7. Duqueine Engineering n°30 + 5 tours
8. Panis Barthez Compétition n°23 + 6 tours
9. Graff n°39 + 6 tours
10. Algarve Pro Racing n°25 + 11 tours

Trophée FIA LMP2 Équipes
1. Signatech Alpine Matmut n°36 – 181 points
2. Jackie Chan DC Racing n°38 – 166 points
3. Jackie Chan DC Racing n°37 – 138 points
4. DragonSpeed n°31 – 117 points
5. Larbre Competition n°50 – 85 points
5. Racing Team Nederland n°29 – 85 points
7. TDS Racing n°28 – 66 points

 

Championnat du monde MotoGP – Grand Prix de Catalogne

Marquez, vainqueur et leader

En décrochant sa troisième victoire de rang, Alex Marquez s’est emparé des commandes du championnat du monde Moto2 dans son jardin catalan. Une excellente opération pour le pilote espagnol.

Depuis la saison 2014 à l’issue de laquelle Tito Rabat avait été sacré champion du monde Moto2, plus aucun pilote espagnol n’avait réussi à enchaîner trois victoires d’affilée. Alex Marquez peut-il y voir un signe ? « Il est beaucoup trop tôt pour penser au titre, réplique ce dernier. Continuons à travailler comme nous le faisons depuis le début de la saison, et restons concentrés. La saison est encore longue. » Prudent dans ses déclarations, Alex Marquez ne vient pas moins d’enchaîner trois succès probants au Mans, au Mugello et à Barcelone. Devant le public catalan, le pilote du team Estrella Galicia 0,0 Marc VDS a bataillé avec Tom Lüthi avant de lâcher son adversaire à cinq tours de l’arrivée. « Cette course était difficile à contrôler car la piste était très glissante, raconte Marquez. J’y suis parvenu et je suis le plus heureux car je me retrouve ainsi en tête du classement général. » Vingtième sur la grille de départ, Xavi Vierge a réalisé pour sa part une très belle remontée jusqu’à la huitième place. « On s’est perdu dans les réglages samedi après-midi, confie le Catalan. On a néanmoins retrouvé la route dimanche matin et c’est ce qui m’a permis d’effectuer cette belle remontée. » Du côté de l’équipe Tech 3 KTM, Marco Bezzecchi s’est classé vingt-troisième alors que Philipp Oettl a dû renoncer à prendre le départ à cause d’une chute aux essais qui lui a valu une commotion cérébrale. En MotoGP, Miguel Oliveira est passé sous le drapeau à damier en douzième position malgré le fait qu’il ait dû sortir de la piste en début de course pour éviter l’accrochage entre les deux Aprilia de Bradley Smith et Aleix Espargaro. Hafyzh Syahrin a lui été victime d’une panne moteur qui l’a contraint à l’abandon.

Le championnat

Grâce à sa troisième victoire de rang, Alex Marquez se hisse à la première place du classement général de la catégorie Moto2. L’Espagnol devance désormais Tom Lüthi de sept points. Pas de changement pour Xavi Vierge, toujours onzième avec désormais trente-neuf points. En MotoGP, Miguel Oliveira gagne deux places. Le voilà dix-septième avec douze points à quatre longueur de Johann Zarco. Hafizh Syarhin recule quant à lui à la vingt-cinquième place.

COMBATTIFS, LES ROUGES ARRACHENT DES POINTS PRÉCIEUX AVEC C3 WRC EN SARDAIGNE

Si le résultat final du Citroën Total World Rally Team était compromis depuis le premier jour de course, Sébastien Ogier et Julien Ingrassia n’en ont pas moins rappelé que leur niveau de compétitivité restait intact, avec le deuxième temps dans la Power Stage synonyme de quatre points bonus, tandis qu’Esapekka Lappi et Janne Ferm ralliaient l’arrivée au septième rang après deux dernières étapes bien gérées.

Après leur erreur survenue le premier jour (ES 5), alors qu’ils tentaient de minimiser le handicap conséquent d’avoir à ouvrir la piste sur ces chemins techniques très sensibles au balayage, Sébastien Ogier et Julien Ingrassia, contraints de recourir au Rally 2, n’avaient d’autre ambition sur cette courte dernière étape (41,90 km) que d’essayer de glaner quelques points dans la Power Stage de Sassari – Argentiera. Une nouvelle fois particulièrement combattifs, les sextuples champions du monde français arrachaient quatre points, qui leurs valent de pointer désormais au deuxième rang du classement provisoire du championnat du monde, à quatre unités du premier.

Bien qu’en deçà des espérances du Citroën Total World Rally Team, ce résultat aura pour effet bénéfique de les voir disposer de routes balayées par un concurrent à la reprise des hostilités en Finlande (1-4 août), après une coupure estivale qui sera assurément mise à profit par l’équipe des Rouges pour redoubler d’efforts en vue de la deuxième partie de saison.

Sur terre, la première étape se révèle déterminante car elle détermine l’ordre des départs pour la suite, et Esapekka Lappi et Janne Ferm allaient hélas le constater à leurs dépens. Ils figuraient en 6e position et prenaient progressivement leurs marques, lorsqu’ils lâchaient près de 40’’ dans le décoincement d’un pneu (ES 4). Malgré tous les efforts déployés ensuite à bord de C3 WRC pour remonter (scratch dans l’ES5, 2e temps à seulement 0,1’’ dans l’ES 9), ils ne pouvaient faire mieux que 8e à l’issue de cette étape inaugurale, suite aussi à un problème de capteur (ES 6). Condamnés dès lors à un ordre de départs défavorable pour le samedi, ils n’en menaient pas moins une deuxième journée régulière, exempte de la moindre erreur, pour continuer à se familiariser avec C3 WRC sur terre et récupéraient la 7e position à la faveur des faits de course. C’est à cette même place qu’ils concluaient cette ultime journée. Cette course, abordée intelligemment dès lors qu’ils n’avaient plus la possibilité de s’exprimer, leur servira à coup sûr pour aborder le prochain rendez-vous, sur leurs terres finlandaises, dans de meilleures dispositions.

RÉACTIONS DE…

Sébastien Ogier, Pilote du Citroën Total WRT

« On a parfois des weekends sans en sport automobile, celui-ci en était clairement un, et il est maintenant temps de se concentrer sur l’avenir. En partant devant, on pouvait sans doute malgré tout espérer finir autour de la cinquième place, donc mes erreurs nous coûtent quelques points. Mais tout reste hyper serré au championnat, même si je ne suis pas du style à me réjouir des malheurs des autres, en particulier lorsqu’il s’agit d’Ott. Je vais désormais prendre des vacances, me ressourcer et on reviendra en Finlande en essayant de faire bien mieux. »

Esapekka Lappi, Pilote du Citroën Total WRT

« Ce n’est évidemment pas le résultat que nous espérions. Notre première journée mal négociée a grandement conditionné le reste de notre week-end. Elle nous a empêché de disposer ensuite d’un ordre de départs permettant de nous mettre en valeur et de remonter sur ce terrain qui évolue énormément de voiture en voiture. D’autant que nous avons aussi fait un mauvais choix de pneus le samedi matin. Mais au moins voyons-nous l’arrivée et nous allons dès à présent nous remettre au travail pour revenir plus forts à domicile en Finlande. »

DEUX QUESTIONS À PIERRE BUDAR, DIRECTEUR DE CITROËN RACING

Quelle analyse faites-vous de ce week-end de course en Sardaigne ?
Le résultat n’est évidemment pas celui escompté, même si nous savions qu’en partant premiers sur cette manche où le balayage est massif, Sébastien et Julien n’auraient pas la partie facile. On ne peut pas les blâmer pour leurs erreurs tant ils sont d’ordinaire irréprochables. D’autant qu’ils se sont bien repris en faisant preuve d’une sacrée pugnacité dans la Power Stage. La première journée en demi-teinte d’Esapekka et Janne a malheureusement eu des conséquences sur la suite de leur week-end, en les contraignant à faire la trace pour les suivants. En Sardaigne, c’est un handicap quasi insurmontable. Mais ils ont intelligemment su composer avec la frustration générée pour accumuler des kilomètres à bord de C3 WRC, voir l’arrivée et repartir du bon pied en vue de la Finlande, où on sait qu’ils ont clairement le potentiel pour faire de très belles choses.

Avec un championnat aussi serré, la trêve estivale s’annonce studieuse…
En effet, la combativité de Sébastien et Julien, associée à l’issue rocambolesque de cette épreuve, font que tout reste ouvert au championnat. Cela ne change en rien la manière dont nous appréhendons notre campagne en WRC, nous allons continuer à mettre toutes nos forces dans la bataille ! Nous sommes en essais dès la semaine prochaine, et vous pouvez compter sur nous pour redoubler d’efforts afin d’offrir à nos pilotes la meilleure arme possible pour la deuxième partie de saison.

LE TEMPS FORT DU WEEK-END

Décrite par certains comme une spéciale de rallye-raid, tant elle est cassante, la Power stage de Sassari – Argentiera (6,89 km) a une nouvelle fois vu Sébastien Ogier et Julien Ingrassia, pourtant premier équipage WRC à s’élancer, effectuer une prestation majuscule.

Sébastien Ogier avait prévenu, la tâche s’annonçait ardue en Power Stage, tant le terrain, propice au balayage, devait gagner en adhérence au fil des passages. Sur pareil terrain sablonneux, où les rails se creusent, la prise de risques pouvait faire la différence. Sébastien et Julien y faisaient preuve d’un engagement extrême, que les images de caméras embarquées dirigées sur leurs visages ne pouvaient que trahir. Leur pilotage, d’ordinaire si propre, se révélait extrêmement agressif, mais cela faisait la différence à l’arrivée ! Seul Andreas Mikkelsen, pourtant parti cinq voitures après lui, se révélait plus rapide d’à peine plus de deux secondes. Les quatre points remportés de haute lutte à cette occasion pourraient se révéler déterminants à l’heure du bilan final.

CLASSEMENT FINAL PROVISOIRE

1- Sordo / Del Barrio (Hyundai i20 WRC) 3h32’27’’2
2- Suninen / Lehtinen (Ford Fiesta WRC) +13’’7
3- Mikkelsen / Jaeger (Hyundai i20 WRC) +32’’6
4- Evans / Martin (Ford Fiesta WRC) +33’’5
5- Tänak / Järveoja (Toyota Yaris WRC) +1’30’’1
6- Neuville / Gilsoul (Hyundai i20 WRC) +2’06’’7
7- Lappi / Ferm (Citroën C3 WRC) + 2’59’’6
8- Meeke / Marshall (Toyota Yaris WRC) +4’40’’1
42- Ogier / Ingrassia (Citroën C3 WRC) +1h22’58’’5

CHAMPIONNAT DU MONDE PILOTES

1- Ott Tänak – 150 points
2- Sébastien Ogier – 146 points
3- Thierry Neuville – 143 points
4- Elfyn Evans – 78 points
5- Teemu Suninen – 62 points
6- Kris Meeke – 60 points
7- Andreas Mikkelsen – 56 points
8- Dani Sordo – 52 points
9- Esapekka Lappi – 40 points
10- Jari-Matti Latvala – 40 points
* sous réserve de la publication du classement par la FIA

CHAMPIONNAT DU MONDE CONSTRUCTEURS

1- Hyundai WRT – 242 points
2- Toyota Gazoo Racing – 198 points
3- Citroën Total WRT – 170 points
4- M-Sport Ford WRT – 152 points

KEVIN HANSEN STORMS FROM THE BACK TO GRAB PODIUM FINISH IN HELL

Hell, 16 June 2019 – Kevin Hansen went from the back row of the World RX of Norway Final to score a thrilling podium finish in Hell, going toe-to-toe with his championship rivals.

Team HANSEN MJP leaves Hell still leading both championships, with Timmy Hansen a single point ahead of Kevin in the drivers’ championship, while both drivers contribute to an 18 point advantage in the teams’ championship.

A tricky start on Saturday, where both Timmy and Kevin were repeatedly stuck in traffic, was turned around on Sunday morning with a 1-2 finish in Qualifying 3. Another strong run from both in Qualifying 4 put them on the first and second row of the grid respectively for Semi Final 2.

But there was a plot twist: a sudden downpour turned what had been a dry and sunny weekend into a wet weather Semi Final. With low grip on the front row, Timmy bogged down and dropped to last, mounting a heroic comeback and almost grabbing third place.

Timmy was beaten to that position by Kevin, whose late joker lap paid off and put him just in front of his older brother. A brilliant start from the back row in the Final put Kevin up to second place at the start, which briefly became first by passing Kevin Abbring for the lead.

Kevin dropped only one place when taking his joker lap and secured a very hard-fought second place, after a defensive masterclass over eventual winner Niclas Grönholm. He fell behind only due to a one second penalty for Kevin’s pass on Grönholm during the first lap in an otherwise faultless performance.

WORLD RX OF NORWAY RESULTS 

 

6th – Timmy Hansen

Qualifying 1   –  4th
Qualifying 2   –  6th
Qualifying 3   –  1st
Qualifying 4   –  2nd
Semi-Final –  4th
Final  

7th – Kevin Hansen

Qualifying 1   –10th
Qualifying 2   –  7th
Qualifying 3   –  2nd
Qualifying 4   –  4th
Semi-Final   –  3rd
Final – 2nd

TALKING POINTS

Both drivers’ pace was great in the dry after an improvement in set-up late on Saturday. But that effort went out the window in the Semi Finals when it started raining heavily!

Hell lived up to its reputation. After the rain came down, the middle and back rows of the grid provided the best launch, while the front row was almost the worst place to start.

After picking up a position in Abu Dhabi due to another driver’s penalty, Kevin would be demoted a place in a similar manner. It’s all square now!

The big number

3

The number of qualifying sessions this weekend where Timmy Hansen set the fastest lap, including the outright fastest lap of the weekend.

TIMMY HANSEN

“Though the Semi Final didn’t go our way, we scored some good points this weekend. We had a strong qualifying and that built a good foundation in terms of points. We kept ourselves in a good position before the rain came.

“The rain before the Finals was a big shock and turned everything upside down. We went through the entire season without wet conditions and suddenly it was fully wet. That meant we had to guess a few things and so we didn’t choose the right settings for the launch. I had a poor start and tried everything I could to get past, but couldn’t find a gap.

“Having Niclas back for this weekend was good to see, even if he beat us this time! It was nice to have a really good challenge through the weekend. If it had stayed dry we could have had a real battle on our hands. It was just not my turn today. I did my best, but today was not my day.”

KEVIN HANSEN

“The first day was tricky. The speed was there but we had to start from the outside, which is really tricky in Hell. For the second day we adopted some of Timmy’s set-up, made some changes, and that seemed to make a difference.

“Looking at what happened when the rain came, starting from the second row for the Semi Final was a lot better than the first, so I was very happy to start there! We pulled off some amazing launches in the wet.

“I had to drive carefully in the Final as there was wiper fluid spraying everywhere inside the car! That also meant I couldn’t clear mud from the windscreen too. But we managed to cope with that well. Gronholm behind me pushed so hard but we kept our cool, did our thing and kept the grip all the way. With a good joker lap we managed to finish P2 but then got a penalty and were P3 instead. It’s not nice when you get a penalty but in the end I think it was a fair decision.”

THE BOSS – KENNETH HANSEN

“It was a bit of a mixed weekend for us. Saturday wasn’t ideal with a few mistakes from us as a team and some problems for the drivers out on the track. Sunday went much better but in the end, it wasn’t the result we wanted.

“Looking at the positives, we did learn a lot. We expected to have a little more speed here but we’ve learned a lot and there are some things we’ll do differently for the future, especially the next round at Höljes, our home event.”

NEXT ROUND: 
WORLD RX OF NORWAY

It’s an exciting time of year for Team HANSEN MJP, as the team heads to its home round of the championship at Höljes. Team principal Kenneth Hansen is the most successful driver of all time here, taking five Division 1 European RX wins behind the wheel. Kevin also scored a Euro RX win here in 2016, but the team is still seeking an elusive first win in World RX after the nearest of misses in 2015. Hopefully 2019 will be our year!

Endurance Huit Heures – d’Oschersleben

Nouveau leader

Deuxième des Huit Heures d’Oschersleben, le team Kawasaki a repris la première place du classement général du championnat du monde d’Endurance. Le titre se jouera dans un mois sur le circuit de Suzuka.

Contrainte à l’abandon après moins de deux heures de course en Slovaquie, l’équipe de Gilles Stafler avait à cœur de se racheter à l’occasion des Huit Heures d’Oschersleben, avant-dernière épreuve du championnat du monde d’Endurance. Les pilotes Kawasaki ont été à la hauteur. Dès les essais, Jeremy Guarnoni, Erwan Nigon et David Checa se sont mis en évidence en allant décrocher la pole position. « Même si elle n’est pas déterminante pour une course d’Endurance, la première place sur la grille de départ offre aujourd’hui cinq points à l’équipage qui la réalise », rappellait Gilles Stafler. Et quand on a à rattraper dix points sur le nouveau leader, à savoir le SERT, depuis la dernière course en Slovaquie, cela méritait de faire un petit effort en qualification. Encore fallait-il ensuite transformer l’essai en course. Ce que Guarnoni et Nigon ont fait brillamment. Les deux Français ont en effet enchaîné les relais à deux. Une stratégie qui a payé puisqu’ils ont réussi à amener la Kawasaki n°11 sur la deuxième marche du podium. « David était ce week-end aussi rapide que Jeremy et Erwan, mais son pilotage est malheureusement plus gourmand en carburant, explique le patron du SRC. Le faire rouler en course nous aurait coûter un ravitaillement supplémentaire et nous ne pouvions pas nous le permettre. » En Allemagne, l’objectif de l’équipe Kawasaki était d’essayer de récupérer les commandes du championnat au SERT. « Quand Gregg Black est tombé, nous n’avons pas pris de risque mais calquer notre course sur celle de la Suzuki », poursuit Stafler. Seulement dixième sous le drapeau à damier, l’équipage du SERT a donc rendu la première place du classement général au team SRC Kawasaki. Le patron des Verts espère désormais pouvoir participer à la finale du championnat à Suzuka pour essayer d’y décrocher le titre mondial, fort de ses cinq points d’avance.

Championnat du monde Superbike – Espagne

Rea réduit son retard

En montant sur le podium tout en profitant de la chute d’Alvaro Bautista lors de la dernière course du week-end, Jonathan Rea a réduit son retard sur le leader du championnat.

Si tout n’a pas été parfait à Jerez pour le quadruple champion du monde Superbike, Jonathan Rea a tout de même réussi à profiter de son passage en Andalousie pour réduire de deux points son retard sur Alvaro Bautista. Quatrième de la première course du week-end à vingt secondes du pilote Ducati, quatrième du sprint de la Superpole, Jonathan Rea a su augmenter le rythme dimanche après-midi pour se hisser sur la deuxième marche du podium derrière le Néerlandais Michael Van der Mark. « Un vrai podium après un samedi difficile, commentait le pilote Kawasaki. Je n’avais pas de feeling avec le train avant de la moto mais l’équipe a travaillé dur pour trouver des solutions et je me sentais beaucoup mieux dimanche malgré l’augmentation de la température de la piste. Nous allons maintenant effectuer des tests à Misano où j’espère que nous continuerons à progresser avec la mise au point de notre machine. » Souffrant lui aussi d’un manque de grip de son pneu avant, Leon Haslam s’est classé neuvième samedi avant d’enchaîner dimanche une sixième et une cinquième places. De son côté, Toprak Razgatlioglu a réussi à retrouver le chemin du podium un mois après y avoir goûté à Imola. Le pilote Kawasaki a terminé cinquième de la première course, septième du sprint, et troisième dimanche, sur les talons de Jonathan Rea. En Supersport, Lucas Mahias et Hikari Okubo sont passés sous le drapeau à damiers en sixième et septième positions.

Le championnat

En montant sur la deuxième marche du dernier podium du week-end espagnol, Jonathan Rea a réduit à 41 points sur le leader du classement général. Deuxième du championnat, le pilote Kawasaki n’a pas renoncé à conserver son titre mondial malgré la domination affichée par Alvaro Bautista sur la première partie du championnat. Leon Haslam conserve de son côté la cinquième place alors que Toprak Razgatlioglu se hisse en septième position. Pas de changement en revanche du côté des pilotes Supersport. Hikari Okubo se maintient en quatrième position avec 59 points tandis que Lucas Mahias ne bouge pas de la septième place.

Championnat du monde MotoGP – Grand Prix d’Italie

Marquez enchaîne

Dans la foulée de sa victoire au Mans, Alex Marquez a décroché un deuxième succès de rang en Italie. Une série qui permet à l’Espagnol de revenir à la deuxième place du classement général à deux points du leader.

Alex Marquez a bel et bien retrouvé son chemin. Alors qu’il n’avait plus gagné depuis le Grand Prix du Japon 2017, l’ancien champion du monde Moto3 vient d’enchaîner en France et en Italie deux victoires de suite. En 2014, alors sur la route de son titre, il avait réalisé la même performance en s’imposant à Barcelone puis à Assen. « J’ai fait la course dont j’avais besoin, confie le pilote Marc VDS. J’ai attendu intelligemment, j’ai géré la situation en laissant Lüthi et Schrotter rouler devant en début de course. Et quand je les ai doublés j’ai pu m’installer dans le rythme que j’avais eu ce matin au warm up. Ça a fonctionné. Petit à petit j’ai consolidé mon avance. Je suis très content car le team a encore fait du super boulot. L’an dernier nous avions eu du mal à régler la moto sur ce circuit. Cela nous fait deux victoires consécutives, mais il ne faut rien lâcher. Continuons à travailler comme cela car le championnat est encore très long. » Victime d’un accrochage en début de course avec Lecuona et Di Giananntonio, Vierge est remonté de la seizième à la douzième place. « Mon rythme a malheureusement baissé sur la deuxième partie de la course », regrettait le coéquipier de Marquez. Côté Tech 3, Philipp Oettl et Marco Bezzecchi ont souffert de problèmes de drible et ont dû se contenter des 21e et 23e positions sur la ligne d’arrivée. En MotoGP, Oliveira et Syahrin n’ont pas été plus heureux. Le Portugais a souffert d’un manque de motricité et s’est classé seizième alors que le Malaisien, qui avait donné des signes encourageants de progrès aux essais, a dû abandonner après plusieurs grosses glissades de l’avant qui ont douché ses ambitions.

Le championnat

En enchaînant deux victoires d’affilée, Alex Marquez revient à a deuxième place du classement général Moto2 à seulement deux points du leader Lorenzo Baldassari. Xavi Vierge se maintient en onzième position. Pour Marco Bezzecchi et Philipp Oettl, le compteur demeure à zéro points. En MotoGP, Miguel Oliveira perd une place et glisse de la dix-huitième à la dix-neuvième position. Hafizh Syarhin en perd lui deux et se retrouve vingt-troisième.

CITROËN TRUSTE LES PODIUMS !

Éloignés de la lutte pour la victoire par leurs positions successives en piste, Sébastien Ogier et Julien Ingrassia n’en ont pas moins jamais renoncé, et ils ont vu leur combativité justement récompensée par leur 6e podium cette saison, le 7e du Citroën Total World Rally Team en autant de rendez-vous. Particulièrement méritants jusqu’alors, Esapekka Lappi et Janne Ferm se sont hélas fait piéger pour le compte en vue de l’arrivée.

Avec seulement quelque cinquante-deux kilomètres au programme du jour, sur des spéciales très bien connues de tous, les chances de voir Sébastien Ogier et Julien Ingrassia combler l’écart de 11’’8 les séparant du podium étaient infimes. Aussi, les porte étendard du Citroën Total WRT se concentraient sur la Power Stage, qui donne lieu à attribution de points bonus, tout en restant à l’affut d’une erreur d’une concurrence sous pression. Elle se produisait dans la dernière ES et permettait à l’équipage français de se hisser en 3e position, et accrocher ainsi son 6e podium cette saison, le 7e du Citroën Total WRT, au terme d’une course encore très intelligemment menée. Avec les cinq unités supplémentaires glanées suite au scratch signé dans la Power Stage, Sébastien et Julien conservent les rênes du championnat.

Arrivés en leaders au Portugal, et donc contraints de s’élancer en premiers, les sextuples champions ne s’imaginaient pas limiter ainsi les dégâts à la vue des conditions particulièrement meubles et sèches rencontrées en reconnaissances. Ils allaient pourtant réaliser une première journée héroïque, ralliant le parc de fin d’étape à la 5e place à seulement 3’’ du podium, à l’issue notamment d’un pari pneumatique payant. Mais la différence de positions sur la route avec les autres prétendants au podium était telle le samedi qu’elle ne permettait pas à Sébastien et Julien de lutter à la régulière. D’où leur retard de 11’’8 sur le troisième, au moment d’entamer ce matin cette dernière journée.

Esapekka Lappi et Janne Ferm, pointés à seulement 2’’3 du 4e après l’ES 2, avaient également effectué une bonne entrée en matière, mais ils étaient hélas victime du décoincement d’un pneu à la réception d’une bosse (ES 3), et rétrogadaient au 8e rang au soir de la première étape. Mais ils allaient bluffer leur monde le samedi, en remontant 5e à la faveur notamment de trois 4e chronos, après avoir pourtant passé les deux tiers de la journée à s’élancer depuis une très handicapante 2e position. Malheureusement, une toute petite erreur dès l’entame du dimanche (ES 16) se révélait lourde de conséquences : une épingle droite, abordée un poil trop à la corde, les envoyait en tête à queue puis en tonneaux, et en voulant défendre leur 5e place dans l’ES suivante, ils heurtaient un talus, endommageaient la suspension arrière gauche et devaient renoncer en vue de l’arrivée.

RÉACTIONS DE…

Sébastien Ogier, Pilote du Citroën Total WRT « Je ne pensais pas pouvoir scorer vingt points ce week-end, et si la victoire n’a jamais été envisageable pour nous en raison de notre ordre de départs, nous avons à chaque fois tout donné quelles que soient les situations et ce résultat est une juste récompense. J’espérais effectivement ne pas ouvrir en Sardaigne, mais chaque point compte en fin de saison. Je suis satisfait de constater que nous étions compétitifs dans la Power Stage, qui était à peu près la seule spéciale du week-end où nous étions dans les mêmes conditions d’adhérence que nos rivaux. Cela signifie que l’on a aussi progressé en performance même si cela a été difficile de le montrer ce week-end vu les circonstances. »

Esapekka Lappi, Pilote du Citroën Total WRT « Après notre tonneau, la voiture n’avait pas trop de mal, si ce n’est qu’il lui manquait l’aileron. Je pensais retrouver un bon rythme dans la spéciale suivante mais je me suis montré trop optimiste sur un droite en ciel, j’ai tapé un talus, ce qui a aussitôt causé une crevaison, puis la rupture de la suspension. Il restait trop de kilomètres à parcourir avec une réparation de fortune. Je suis sincèrement désolé pour toute l’équipe qui méritait mieux. »

DEUX QUESTIONS À PIERRE BUDAR, DIRECTEUR DE CITROËN RACING

 

Sébastien Ogier et Julien Ingrassia ont encore fait preuve d’une parfaite gestion de la course ce week-end…

En effet ! Compte tenu de leur position sur la piste le premier jour, mais aussi les suivants, ils ont clairement fait fort à nouveau sur ce terrain où le balayage revêt une importance capitale. À défaut de pouvoir lutter à armes égales, ils ont su maintenir la pression, rester à l’affut et ils ont vu leur opiniâtreté récompensée avec ce nouveau podium, synonyme de points conséquents au championnat. Ils avaient de bonnes sensations à bord de C3 WRC, cela confirme également que nous avons effectué des progrès sensibles et que nous travaillons dans la bonne direction. Nous allons désormais continuer à redoubler d’efforts car nous serons encore de corvée de balayage en Sardaigne.

Malgré l’abandon d’aujourd’hui, il y a également des motifs d’espoir dans la prestation d’Esapekka Lappi et Janne Ferm…

On est effectivement déçus qu’ils n’aient pas rallié l’arrivée aujourd’hui suite à deux erreurs, d’autant plus après leur très belle journée d’hier. Après de très bons essais d’avant course où nous avons mis le doigt sur des réglages de différentiels qui leur conviennent mieux, ils étaient vraiment en train de construire quelque chose d’intéressant, et j’espère qu’ils pourront capitaliser là-dessus en Sardaigne. Nous allons à présent travailler ensemble et les accompagner pour qu’ils puissent mieux gérer ce genre de situations à l’avenir.

LE TEMPS FORT DU WEEK-END

 

Thomas Breton, l’ingénieur d’exploitation de Sébastien Ogier et Julien Ingrassia, revient sur l’incroyable performance réalisée par son équipage à l’occasion d’une première journée conclue à une cinquième place presque inespérée…

« Avec ce qui nous attendait ce week-end en termes de balayage, nous avions particulièrement axé notre travail, lors de nos essais préparatoires, sur l’optimisation de l’équilibre en conditions de faible grip. Et hormis la première ES du vendredi, où il leur a sans doute fallu prendre la mesure du degré de pollution, Seb et Julien ont été vraiment bluffants. Il faut dire aussi que dans ce premier chrono, Seb est par inadvertance passé en mode road, et le temps de réaliser, il a sans doute lâché deux secondes dans l’affaire. La deuxième boucle surtout a été très réussie, puisqu’ils étaient à seulement deux dixièmes au kilomètre du scratch. C’est sans doute aussi grâce à un choix de pneus payant. En raison de notre première position en piste, en raison également du fait que Seb est un pilote qui n’use pas les gommes, on s’est décalés un peu des autres dans notre stratégie l’après-midi en conservant deux Michelin médiums, malgré la chaleur élevée, quand tous optaient pour cinq durs. Mais encore fallait-il en faire bon usage ! On le voit aux acquisitions de données, Seb sait ne pas trop en faire quand ce n’est pas nécessaire et ça paie au chrono. »

CLASSEMENT FINAL PROVISOIRE

1 -Tänak / Järveoja (Toyota Yaris WRC) 3h20’22’’8
2 -Neuville / Gilsoul (Hyundai i20 WRC) +15’’9 
3 -Ogier / Ingrassia (Citroën C3 WRC) +57’’1
4 -Suninen / Salminen (Ford Fiesta WRC) +2’41’’5
5 -Evans / Martin (Ford Fiesta WRC) + 7’08’’3
6 -Rovanperä / Haltunen (Skoda Fabia R5) + 10’34’’2
7 -Latvala / Anttila (Toyota Yaris WRC) + 11’28’’2
8 -Kopecky / Dresler (Skoda Fabia R5) + 11’41’’9

CHAMPIONNAT DU MONDE PILOTES

1 -Sébastien Ogier – 142 points
2 -Thierry Neuville – 132 points
3 -Elfyn Evans – 65 points
4 -Kris Meeke – 56 points
5 -Teemu Suninen – 44 points
6 -Sébastien Loeb – 39 points
7 -Jari-Matti Latvala – 38 points
8 -Andreas Mikkelsen – 36 points
9 -Esapekka Lappi – 34 points

CHAMPIONNAT DU MONDE CONSTRUCTEURS

1 -Hyundai WRT – 202 points
2 -Toyota Gazoo Racing – 182 points
3 -Citroën Total WRT – 158 points
4 -M-Sport Ford WRT – 122 points