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COMBATTIFS, LES ROUGES ARRACHENT DES POINTS PRÉCIEUX AVEC C3 WRC EN SARDAIGNE

Si le résultat final du Citroën Total World Rally Team était compromis depuis le premier jour de course, Sébastien Ogier et Julien Ingrassia n’en ont pas moins rappelé que leur niveau de compétitivité restait intact, avec le deuxième temps dans la Power Stage synonyme de quatre points bonus, tandis qu’Esapekka Lappi et Janne Ferm ralliaient l’arrivée au septième rang après deux dernières étapes bien gérées.

Après leur erreur survenue le premier jour (ES 5), alors qu’ils tentaient de minimiser le handicap conséquent d’avoir à ouvrir la piste sur ces chemins techniques très sensibles au balayage, Sébastien Ogier et Julien Ingrassia, contraints de recourir au Rally 2, n’avaient d’autre ambition sur cette courte dernière étape (41,90 km) que d’essayer de glaner quelques points dans la Power Stage de Sassari – Argentiera. Une nouvelle fois particulièrement combattifs, les sextuples champions du monde français arrachaient quatre points, qui leurs valent de pointer désormais au deuxième rang du classement provisoire du championnat du monde, à quatre unités du premier.

Bien qu’en deçà des espérances du Citroën Total World Rally Team, ce résultat aura pour effet bénéfique de les voir disposer de routes balayées par un concurrent à la reprise des hostilités en Finlande (1-4 août), après une coupure estivale qui sera assurément mise à profit par l’équipe des Rouges pour redoubler d’efforts en vue de la deuxième partie de saison.

Sur terre, la première étape se révèle déterminante car elle détermine l’ordre des départs pour la suite, et Esapekka Lappi et Janne Ferm allaient hélas le constater à leurs dépens. Ils figuraient en 6e position et prenaient progressivement leurs marques, lorsqu’ils lâchaient près de 40’’ dans le décoincement d’un pneu (ES 4). Malgré tous les efforts déployés ensuite à bord de C3 WRC pour remonter (scratch dans l’ES5, 2e temps à seulement 0,1’’ dans l’ES 9), ils ne pouvaient faire mieux que 8e à l’issue de cette étape inaugurale, suite aussi à un problème de capteur (ES 6). Condamnés dès lors à un ordre de départs défavorable pour le samedi, ils n’en menaient pas moins une deuxième journée régulière, exempte de la moindre erreur, pour continuer à se familiariser avec C3 WRC sur terre et récupéraient la 7e position à la faveur des faits de course. C’est à cette même place qu’ils concluaient cette ultime journée. Cette course, abordée intelligemment dès lors qu’ils n’avaient plus la possibilité de s’exprimer, leur servira à coup sûr pour aborder le prochain rendez-vous, sur leurs terres finlandaises, dans de meilleures dispositions.

RÉACTIONS DE…

Sébastien Ogier, Pilote du Citroën Total WRT

« On a parfois des weekends sans en sport automobile, celui-ci en était clairement un, et il est maintenant temps de se concentrer sur l’avenir. En partant devant, on pouvait sans doute malgré tout espérer finir autour de la cinquième place, donc mes erreurs nous coûtent quelques points. Mais tout reste hyper serré au championnat, même si je ne suis pas du style à me réjouir des malheurs des autres, en particulier lorsqu’il s’agit d’Ott. Je vais désormais prendre des vacances, me ressourcer et on reviendra en Finlande en essayant de faire bien mieux. »

Esapekka Lappi, Pilote du Citroën Total WRT

« Ce n’est évidemment pas le résultat que nous espérions. Notre première journée mal négociée a grandement conditionné le reste de notre week-end. Elle nous a empêché de disposer ensuite d’un ordre de départs permettant de nous mettre en valeur et de remonter sur ce terrain qui évolue énormément de voiture en voiture. D’autant que nous avons aussi fait un mauvais choix de pneus le samedi matin. Mais au moins voyons-nous l’arrivée et nous allons dès à présent nous remettre au travail pour revenir plus forts à domicile en Finlande. »

DEUX QUESTIONS À PIERRE BUDAR, DIRECTEUR DE CITROËN RACING

Quelle analyse faites-vous de ce week-end de course en Sardaigne ?
Le résultat n’est évidemment pas celui escompté, même si nous savions qu’en partant premiers sur cette manche où le balayage est massif, Sébastien et Julien n’auraient pas la partie facile. On ne peut pas les blâmer pour leurs erreurs tant ils sont d’ordinaire irréprochables. D’autant qu’ils se sont bien repris en faisant preuve d’une sacrée pugnacité dans la Power Stage. La première journée en demi-teinte d’Esapekka et Janne a malheureusement eu des conséquences sur la suite de leur week-end, en les contraignant à faire la trace pour les suivants. En Sardaigne, c’est un handicap quasi insurmontable. Mais ils ont intelligemment su composer avec la frustration générée pour accumuler des kilomètres à bord de C3 WRC, voir l’arrivée et repartir du bon pied en vue de la Finlande, où on sait qu’ils ont clairement le potentiel pour faire de très belles choses.

Avec un championnat aussi serré, la trêve estivale s’annonce studieuse…
En effet, la combativité de Sébastien et Julien, associée à l’issue rocambolesque de cette épreuve, font que tout reste ouvert au championnat. Cela ne change en rien la manière dont nous appréhendons notre campagne en WRC, nous allons continuer à mettre toutes nos forces dans la bataille ! Nous sommes en essais dès la semaine prochaine, et vous pouvez compter sur nous pour redoubler d’efforts afin d’offrir à nos pilotes la meilleure arme possible pour la deuxième partie de saison.

LE TEMPS FORT DU WEEK-END

Décrite par certains comme une spéciale de rallye-raid, tant elle est cassante, la Power stage de Sassari – Argentiera (6,89 km) a une nouvelle fois vu Sébastien Ogier et Julien Ingrassia, pourtant premier équipage WRC à s’élancer, effectuer une prestation majuscule.

Sébastien Ogier avait prévenu, la tâche s’annonçait ardue en Power Stage, tant le terrain, propice au balayage, devait gagner en adhérence au fil des passages. Sur pareil terrain sablonneux, où les rails se creusent, la prise de risques pouvait faire la différence. Sébastien et Julien y faisaient preuve d’un engagement extrême, que les images de caméras embarquées dirigées sur leurs visages ne pouvaient que trahir. Leur pilotage, d’ordinaire si propre, se révélait extrêmement agressif, mais cela faisait la différence à l’arrivée ! Seul Andreas Mikkelsen, pourtant parti cinq voitures après lui, se révélait plus rapide d’à peine plus de deux secondes. Les quatre points remportés de haute lutte à cette occasion pourraient se révéler déterminants à l’heure du bilan final.

CLASSEMENT FINAL PROVISOIRE

1- Sordo / Del Barrio (Hyundai i20 WRC) 3h32’27’’2
2- Suninen / Lehtinen (Ford Fiesta WRC) +13’’7
3- Mikkelsen / Jaeger (Hyundai i20 WRC) +32’’6
4- Evans / Martin (Ford Fiesta WRC) +33’’5
5- Tänak / Järveoja (Toyota Yaris WRC) +1’30’’1
6- Neuville / Gilsoul (Hyundai i20 WRC) +2’06’’7
7- Lappi / Ferm (Citroën C3 WRC) + 2’59’’6
8- Meeke / Marshall (Toyota Yaris WRC) +4’40’’1
42- Ogier / Ingrassia (Citroën C3 WRC) +1h22’58’’5

CHAMPIONNAT DU MONDE PILOTES

1- Ott Tänak – 150 points
2- Sébastien Ogier – 146 points
3- Thierry Neuville – 143 points
4- Elfyn Evans – 78 points
5- Teemu Suninen – 62 points
6- Kris Meeke – 60 points
7- Andreas Mikkelsen – 56 points
8- Dani Sordo – 52 points
9- Esapekka Lappi – 40 points
10- Jari-Matti Latvala – 40 points
* sous réserve de la publication du classement par la FIA

CHAMPIONNAT DU MONDE CONSTRUCTEURS

1- Hyundai WRT – 242 points
2- Toyota Gazoo Racing – 198 points
3- Citroën Total WRT – 170 points
4- M-Sport Ford WRT – 152 points

Championnat du monde MotoGP – Grand Prix d’Italie

Marquez enchaîne

Dans la foulée de sa victoire au Mans, Alex Marquez a décroché un deuxième succès de rang en Italie. Une série qui permet à l’Espagnol de revenir à la deuxième place du classement général à deux points du leader.

Alex Marquez a bel et bien retrouvé son chemin. Alors qu’il n’avait plus gagné depuis le Grand Prix du Japon 2017, l’ancien champion du monde Moto3 vient d’enchaîner en France et en Italie deux victoires de suite. En 2014, alors sur la route de son titre, il avait réalisé la même performance en s’imposant à Barcelone puis à Assen. « J’ai fait la course dont j’avais besoin, confie le pilote Marc VDS. J’ai attendu intelligemment, j’ai géré la situation en laissant Lüthi et Schrotter rouler devant en début de course. Et quand je les ai doublés j’ai pu m’installer dans le rythme que j’avais eu ce matin au warm up. Ça a fonctionné. Petit à petit j’ai consolidé mon avance. Je suis très content car le team a encore fait du super boulot. L’an dernier nous avions eu du mal à régler la moto sur ce circuit. Cela nous fait deux victoires consécutives, mais il ne faut rien lâcher. Continuons à travailler comme cela car le championnat est encore très long. » Victime d’un accrochage en début de course avec Lecuona et Di Giananntonio, Vierge est remonté de la seizième à la douzième place. « Mon rythme a malheureusement baissé sur la deuxième partie de la course », regrettait le coéquipier de Marquez. Côté Tech 3, Philipp Oettl et Marco Bezzecchi ont souffert de problèmes de drible et ont dû se contenter des 21e et 23e positions sur la ligne d’arrivée. En MotoGP, Oliveira et Syahrin n’ont pas été plus heureux. Le Portugais a souffert d’un manque de motricité et s’est classé seizième alors que le Malaisien, qui avait donné des signes encourageants de progrès aux essais, a dû abandonner après plusieurs grosses glissades de l’avant qui ont douché ses ambitions.

Le championnat

En enchaînant deux victoires d’affilée, Alex Marquez revient à a deuxième place du classement général Moto2 à seulement deux points du leader Lorenzo Baldassari. Xavi Vierge se maintient en onzième position. Pour Marco Bezzecchi et Philipp Oettl, le compteur demeure à zéro points. En MotoGP, Miguel Oliveira perd une place et glisse de la dix-huitième à la dix-neuvième position. Hafizh Syarhin en perd lui deux et se retrouve vingt-troisième.

Championnat du monde MotoGP – Grand Prix de France

Marquez vainqueur au Mans

Privé de victoire depuis le mois d’octobre 2017, Alex Marquez a retrouvé le chemin du succès à l’occasion du Grand Prix de France organisé sur le circuit Bugatti.

« Je suis tellement heureux ! C’est vraiment savoureux de gagner à nouveau après avoir attendu si longtemps. »

A l’arrivée de la cinquième course de la saison, Alex Marquez est aux anges. Privé de victoire depuis le Grand Prix du Japon 2017, l’ancien champion du monde Moto3 s’est remis au Mans dans le sens de la marche grâce à un judicieux choix de pneu arrière sur la grille de départ.

«Une victoire d’équipe qui récompense le travail de tous depuis les essais hivernaux »

souligne Marquez. Qualifié sur la première ligne de la grille de départ, le Catalan s’est emparé des commandes de la course au quatrième tour. Il ne les a plus quittées.

« J’ai fait sept bons premiers tours et à partir de là j’ai géré en essayant de rester bien concentré. J’essayais de ne pas trop penser, juste piloter proprement. »

Cinquième sous le drapeau à damier, Xavi Vierge était lui aussi satisfait de son Grand Prix de France.

« On progresse à chaque fois, se félicite l’Espagnol. J’espère pouvoir me battre pour la victoire très rapidement. »

Du côté de l’équipe Tech 3, Marco Bezzecchi et Philipp Oettl se sont classés dix-huitième et dix-neuvième, juste devant Jorge Martin, autre pilote KTM. Hafizh Syahrin et Miguel Oliveira, les deux pilotes d’Hervé Poncharal engagés en MotoGP, sont en revanche rentrés tous les deux dans les points en se classant quatorzième et quinzième. Une première cette saison pour la structure française.

Le championnat

Grâce à sa victoire dans la Sarthe, Alex Marquez remonte à la quatrième place du classement général à seulement quatorze points du leader Lorenzo Baldassari, victime d’une chute au Mans. Xavi Vierge passe lui de la quatorzième à la onzième place. En MotoGP, Miguel Oliveira glisse en dix-huitième position alors que Hafizh Syahrin, qui empoche ses deux premiers points de la saison, rentre au classement à la vingt-et-unième place.

C3 WRC S’OFFRE UN SIXIÈME PODIUM CONSÉCUTIF, GRÂCE À LA 2E PLACE DE OGIER-INGRASSIA !

Une nouvelle fois à la pointe du combat pour leur découverte des difficultés chiliennes, Sébastien Ogier et Julien Ingrassia ont continué leur impressionnante série de podiums, avec une deuxième place acquise de haute lutte au volant d’une C3 WRC encore optimisée par les hommes du Citroën Total World Rally Team depuis l’Argentine. Cette performance leur vaut de retrouver les commandes du championnat. De plus en plus à l’aise au fil des kilomètres, Esapekka Lappi et Janne Ferm, sixièmes au final, sont venus compléter la belle prestation d’ensemble de l’équipe.

Avec de nouvelles spéciales étroites et rapides à découvrir au rythme de course, cette dernière étape ne manquait déjà pas de difficultés, mais elle était encore davantage corsée par l’importante humidité, consécutive à la tombée d’une fine bruine depuis la veille. Dans ces conditions, Sébastien Ogier et Julien Ingrassia voyaient le troisième revenir d’emblée à 1’’1. Les sextuples champions du monde allaient alors produire le genre de performances dont seuls eux ont le secret : à la faveur d’un engagement de tous les instants sur les 18,06 kilomètres de Lircay, soit l’ES la plus étroite du rallye, ils signaient leur deuxième scratch du week-end avec 4’’2 de marge sur leur rival. Le duo tricolore gérait dès lors l’écart, pour terminer à la deuxième place, et signer ainsi son cinquième podium en six courses, après les victoires du Monte-Carlo et du Mexique, la deuxième place corse et la troisième argentine.

Avec les quatre points également glanés dans la Power Stage, Sébastien Ogier et Julien Ingrassia repartent du Chili aux commandes du championnat, nantis de dix unités d’avance sur le deuxième. Ce sixième podium en autant de manches cette saison, assorti à la 6e position de Lappi-Ferm, vaut également au Citroën Total World Rally Team de rester au contact du deuxième au classement constructeurs. • Sur des pistes en sous-bois gorgées d’humidité par les précipitations d’avant départ, Sébastien Ogier et Julien Ingrassia s’étaient immédiatement positionnées en dauphins le premier jour. Et si la matinée du deuxième s’était révélée plus difficile, ils avaient, en collaboration avec l’équipe, parfaitement su réagir l’aprèsmidi venue, avec notamment un scratch et un troisième temps, pour doubler leur avantage sur le troisième. C’était hélas sans compter sur le brouillard et la pluie apparus tardivement dans la dernière spéciale d’hier, qui avait ainsi remis leur rival dans le match à l’orée de cette dernière journée.

Après une entame de course prudente et appliquée, Esapekka Lappi et Janne Ferm étaient revenus à seulement 10’’3 du cinquième suite à un 3e temps dans l’ultime ES d’hier. Ils confirmaient leur montée en puissance régulière aujourd’hui, en s’emparant notamment d’un cinquième puis d’un quatrième temps. Leurs temps partiels étaient également prometteurs dans la Power Stage avant une petite erreur, il n’empêche qu’ils finissaient sixièmes. Soit un résultat encourageant sur lequel ils vont désormais pouvoir capitaliser, afin d’entamer la prochaine manche au Portugal dans de meilleures dispositions.

En bagarre à la seconde pour la suprématie en WRC2 Pro jusqu’à ce qu’un petit souci de freins ne les handicape sur la boucle matinale du samedi, Mads Ostberg et Torstein Eriksen devaient finalement se contenter de la 2e place de catégorie. Mais les Norvégiens n’en ont pas moins signé douze meilleurs temps sur seize possibles, preuve encore de la compétitivité de C3 R5.

RÉACTIONS DE…

Sébastien Ogier, Pilote du Citroën Total WRT «Avec ce nouveau podium, nous confirmons notre très bon début de saison, très régulier et effectuons une belle opération pour le championnat. Cela n’a pas été un week-end facile néanmoins, même si les choses sont allées dans le bon sens après l’assistance du samedi midi. Nous avons encore une fois tiré le meilleur parti de C3 WRC. Nous devons désormais la faire évoluer encore pour être plus compétitifs dans les situations de faible niveau d’adhérence. »

Esapekka Lappi, Pilote du Citroën Total WRT « Le début de course a été difficile pour nous, mais nous sommes parvenus à progresser étape par étape, nous avons également su améliorer avec l’équipe les réglages de C3 WRC, si bien que notre rythme commençait à être correct aujourd’hui. J’ai bon espoir que nous continuions dans cette voie dès nos prochains essais. En tout cas, ce week-end est positif pour ma confiance.»

DEUX QUESTIONS À PIERRE BUDAR, DIRECTEUR DE CITROËN RACING

Quel bilan dressez-vous de cette sixième manche ?
Il est clairement positif, avec cette belle deuxième place conquise par Sébastien et Julien à l’issue d’une prestation encore tout à l’attaque, sur ce terrain complètement nouveau qui nécessitait une bonne dose d’adaptation. Ils sont récompensés de leur persévérance en reprenant ainsi la tête du championnat. L’autre motif de satisfaction concerne aussi les sensations retrouvées d’Esapekka et Janne, lesquels ont su preuve faire d’intelligence et de maturité pour terminer, après une course menée crescendo. C’est de bon augure pour la suite, d’autant que l’on va désormais arriver sur des épreuves qu’ils connaissent mieux. Je retiens également que nous avons su réagir et apporter quelques petites évolutions concluantes dans le court laps de temps dont nous disposions depuis l’Argentine. Nous avons toutefois pleinement conscience que ce n’est pas encore suffisant pour lutter avec les plus rapides dans toutes les conditions, et nous allons encore intensifier nos efforts pour continuer à progresser.

Qu’avez-vous pensé de cette première édition du rallye du Chili ?
Cette épreuve a fait une entrée réussie dans le championnat ! Pour avoir parcouru les spéciales en reconnaissances, je dois reconnaître qu’elles sont particulièrement jolies et offrent un superbe terrain de jeu à la fois roulant et très varié. De surcroît, nous avons eu un excellent accueil de la part de la population locale, qui s’est particulièrement enthousiasmée pour les cérémonies de départ et d’arrivée, mais s’est aussi déplacée en nombre sur le parc d’assistance.

LE TEMPS FORT DU WEEK-END

En creusant un écart de 4’’2 et entérinant ainsi leur deuxième place ce dimanche dans l’ES 14 de Lircay, soit le chrono le plus étroit du rallye, Sébastien Ogier et Julien Ingrassia ont une nouvelle prouvé leur faculté à prendre des notes d’une précision ultime, en même temps que leur capacité à frapper fort au moment opportun. Le pilote de la C3 WRC flanquée du numéro 1 raconte…
« Avec Julien, on s’est donnés à fond dans toutes les spéciales, ça c’est évident. Si on n’est pas forcément encore capables de rivaliser avec les meilleurs quand c’est technique et à faible grip, je savais en revanche que les ES 14 et 15 avaient un profil qui nous convenaient mieux. Elles étaient rapides, les moyennes horaires étaient d’ailleurs pour la première fois du week-end supérieures à 100 km/h, or on sait que C3 WRC marche bien dans ces conditions et il ne fallait donc pas laisser passer l’occasion ! D’autant que l’on venait de concéder 4’’ d’un coup dans le premier chrono du jour. On devait réagir et on l’a fait. »

CLASSEMENT FINAL PROVISOIRE

1. Tänak / Järveoja (Toyota Yaris WRC) 3h15’53’’8
2. Ogier / Ingrassia (Citroën C3 WRC) +23’’1
3. Loeb / Elena (Hyundai i20 WRC) +30’’2
4. Evans / Martin (Ford Fiesta WRC) +1’36’’7
5. Suninen / Salminen (Ford Fiesta WRC) +3’15’’6
6. Lappi / Ferm (Citroën C3 WRC) +3’45’’4
7. Mikkelsen / Jaeger (Hyundai i20 WRC) +4’39’’0
8. Meeke / Marshall (Toyota Yaris WRC) + 7’33’’4
9. Rovanperä / Halttunen (Skoda Fabia R5) + 7’52’’5
10.Ostberg / Eriksen (Citroën C3 R5) +8’16’’1

CHAMPIONNAT DU MONDE PILOTES

1. Sébastien Ogier – 122 points
2. Ott Tänak – 112 points
3. Thierry Neuville – 110 points
4. Kris Meeke – 59 points
5. Elfyn Evans – 55 points
6. Sébastien Loeb – 39 points
7. Andreas Mikkelsen – 36 points
8. Esapekka Lappi – 34 points
9. Jari-Matti Latvala – 32 points
10. Teemu Suninen – 30 points

CHAMPIONNAT DU MONDE CONSTRUCTEURS

1. Hyundai WRT – 178 points
2. Toyota Gazoo Racing – 149 points
3. Citroën Total WRT – 143 points
4. M-Sport Ford WRT – 100 points

Herrero et Parisy ouvrent la saison en beauté

Avec des courses intenses et disputées jusqu’au drapeau à damier, l’Alpine Elf Europa Cup a enthousiasmé le public des Coupes de Pâques ! Vainqueurs des deux premières manches de la saison à Nogaro, Mateo Herrero (Milan Compétition) et Mike Parisy (CMR) en profitent pour s’installer en tête du classement général.

Après la séance de répétition organisée le mois dernier, le peloton se retrouvait samedi à Nogaro pour les essais libres. Gaël Castelli (CMR) donnait le ton d’entrée en signant le meilleur temps dans la première session en 1’34’’271, un nouveau record pour la catégorie sur le Circuit Paul Armagnac.


COURSE 1 : LA PREMIÈRE POUR HERRERO
En qualifications, Mateo Herrero soufflait la pole position avec trente-trois millièmes d’avance sur Nicolas Milan (Milan Compétition) au terme d’une séance interrompue prématurément par la sortie de Mike Parisy.

Malgré quelques gouttes de pluie, les concurrents conservaient les slicks au départ. Mateo Herrero gardait l’avantage tandis que Gaël Castelli débordait Nicolas Milan dans un peloton marqué par l’accrochage entre Julien Neveu (Autosport GP), Rodolphe Wallgren (Milan Compétition) et Mike Parisy.

Au fil des passages, les débats gagnaient en intensité et une véritable bataille à cinq se dessinait pour la victoire entre Mateo Herrero, Gaël Castelli, Nicolas Milan, Laurent Hurgon (Autosport GP) et Marc Guillot (Milan Compétition).

Appliquant une pression de tous les instants sur le leader, Gaël Castelli ne trouvait pas l’ouverture. Derrière, le ton montait entre Laurent Hurgon et Marc Guillot. Les deux hommes reléguaient Nicolas Milan au cinquième rang avant que Marc Guillot ne tente de ravir la troisième place à Laurent Hurgon, sans succès.

Du haut de ses dix-sept ans, célébrés trois jours plus tôt, le Junior Mateo Herrero s’imposait avec six dixièmes de seconde d’avance sur Gaël Castelli. Laurent Hurgon complétait le podium devant Marc Guillot et Nicolas Milan.

Yann Zimmer (CMR) remportait son duel pour la sixième position face à Antoine Miquel (Milan Compétition) tandis que Mike Parisy, Vincent Beltoise (Racing Technology) et Julien Fébreau (Racing Technology) – vainqueur chez les Gentlemen – formaient la suite du top dix dans cet ordre.


COURSE 2 : PARISY PREND SA REVANCHE
La deuxième séance de qualifications était encore plus disputée que la première puisque Mike Parisy signait la pole position avec moins d’un dixième de seconde d’avance sur Yann Zimmer, Mateo Herrero et Vincent Beltoise. Preuve du niveau de compétitivité de l’Alpine Elf Europa Cup, les neuf premiers se tenaient en moins d’un quart de seconde !

Au départ, Mike Parisy conservait l’avantage sur Yann Zimmer tandis que Vincent Beltoise surprenait Mateo Herrero. Deux boucles plus tard, le peloton se resserrait lorsque Mike Parisy passait dans le bac à graviers. Yann Zimmer tentait alors une manœuvre pour prendre les commandes, mais Vincent Beltoise, Mateo Herrero et Marc Guillot profitaient de son optimisme pour le dépasser.

À son tour, Vincent Beltoise plaçait Mike Parisy sous pression, mais le leader résistait fermement. Le retour de Mateo Herrero derrière son rival lui permettait même de reprendre ses distances, mais le vainqueur de la première course était débordé par Marc Guillot, Yann Zimmer et Nicolas Milan dans la foulée.

Gérant son avance d’une main de maître, Mike Parisy s’imposait devant Vincent Beltoise tandis que Yann Zimmer s’offrait la troisième marche du podium aux dépens de Marc Guillot dans le dernier tour.

Promu au cinquième rang après l’abandon de Nicolas Milan et Laurent Hurgon au dixième tour, Gaël Castelli se classait cinquième devant Mateo Herrero, à nouveau meilleur Junior. Julien Neveu prenait la septième place face à Antoine Miquel alors que Jean-Baptiste Mela et le Gentleman Rodolphe Wallgren intégraient le top dix.

L’Alpine Elf Europa Cup se poursuivra le mois prochain au Hockenheimring (24-26 mai).


ET AILLEURS…
Tout au long du week-end pascal, Alpine a brillé sur le Circuit Paul Armagnac de Nogaro. Outre les courses intenses et disputées opposant les Alpine A110 Cup, l’Alpine A110 GT4 de Stéphane Lémeret et Pierre-Alexandre Jean s’est offerte un retentissant doublé pour prendre les commandes du classement général en Championnat de France FFSA GT.


ILS ONT DIT

Mateo Herrero (vainqueur course 1, leader du classement général)
« Le bilan de ma première manche en Alpine Elf Europa Cup est vraiment positif. J’ai gagné ma première course dimanche et j’en étais vraiment fier vu l’expérience de mes adversaires. La deuxième était un peu plus compliquée, mais j’avais un bon rythme. Je pensais que les différences avec la monoplace seraient plus importantes, mais j’ai réussi à m’adapter rapidement. Il est désormais temps de bien préparer le prochain rendez-vous à Hockenheim. Vu mes résultats, j’ai peut-être une cible dans le dos maintenant, mais le plus important est que les performances soient au rendez-vous ! »

Mike Parisy (vainqueur course 2) 
« Nous étions plutôt à l’aise en essais, mais nous sommes entrés dans une spirale défavorable avec un problème technique causant une sortie de piste en qualifications, puis un accrochage dans la première course. Nous avions à cœur de remonter la pente pour montrer notre rythme et c’est exactement ce que nous avons fait avec la pole. J’ai pu user de toute mon expérience pour gérer le trafic et creuser l’écart au moment opportun. Une fois en sécurité, j’ai pu m’atteler à maîtriser le reste de la meute et remporter cette victoire qui compense notre première journée assez négative. Malgré mon expérience, je suis un peu novice dans ce championnat très relevé, excitant et sympathique. Je prends extrêmement de plaisir avec l’Alpine A110 Cup. Nous allons désormais poursuivre notre travail sur la voiture avec l’équipe CMR avant d’attaquer les circuits internationaux. Ce sont donc des débuts encourageants, mais la saison est encore longue ! »

Julien Fébreau (pilote invité) 
« C’était un week-end fantastique et vraiment génial. J’ai su dès mon premier tour que ce ne serait que du plaisir. J’avais juste peur de ne pas progresser autant que je le voulais, mais j’y suis parvenu et c’est un grand motif de satisfaction, tout comme ma victoire chez les Gentlemen ! J’ai découvert l’Alpine A110 Cup samedi matin. C’est une voiture très facile à prendre en main et jamais vicieuse. Au fil des trois jours, j’ai réduit l’écart sur les meilleurs temps de 4’’0 à 1’’4. Cela reste un monde en sport automobile, mais on peut vraiment aller chercher ses limites d’entrée, même sur un circuit redoutable comme celui de Nogaro. Que l’on soit débutant, gentleman ou pilote professionnel, je crois que chacun peut y trouver du plaisir et du défi. C’est à la fois une voiture-école et une voiture de compétition pure quand on voit le niveau exceptionnel des pilotes aux avant-postes… Et je ne parle même pas de la cote de popularité ! »